Fulbert Boussaton

68 posts

Fulbert Boussaton

Fulbert Boussaton

@FBoussaton

Katılım Haziran 2023
71 Takip Edilen5 Takipçiler
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@RageCultureMag Tout cela m'a donné l'envie de relire quelques textes d'Henri Corbin qui reliait le chiisme duodécimains des perses/iraniens avec des considérations platoniciennes en faisant cette même distinction entre l'être et les étants. Merci pour ce texte en tous cas.
Français
0
0
1
95
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@Mahboiii Et si on oublie la politique et l'histoire deux secondes (oui, je sais...) comment vous aider ? Ne pensez pas que vous êtes seul. Vous ne l'êtes pas.
Français
0
0
1
60
Prophet of Doom
Prophet of Doom@Mahboiii·
Quand j'y repense tout ça a commencé avec Lola et Thomas. Je m'en rappelle encore très bien. Quand l'affaire Lola est arrivée j'avais un job que j'ai virtuellement lâché sur place. J'étais obnubilé par la colère, la monstruosité de ce système diabolique qui exige le silence et la soumission pendant qu'on massacre les nôtres en se servant des bons sentiments d'abrutis de bourgeois de merde qui n'ont pas vécu avec les noirabes. Faut faire l'école avec, tu comprends tout quand tu les connais avant qu'ils apprennent à cacher le pire d'eux. Moi qui l'ai fait avec je voyais parfaitement l'horreur de haine arabe que cette pauvre fille a subi dans son supplice. J'étais absolument furieux et ça ne s'est jamais calmé. Depuis l'enfance on est forcés par le système de culpabilisation à se taire et laisser faire le massacre de Français par des étrangers sans même avoir le droit de dire qui commet les massacres. Les noirs et arabes, toujours eux, éternellement eux. Tu perds ton job, tu es poursuivi en "justice", tu es pourchassé par la presse pour dire la vérité et vouloir défendre tes enfants de l'envahisseur. Et toute ma vie j'ai subi ce système atroce comme tout le monde, entre les abrutis qui croient à la propagande et pensent que les arabes sont des amis incompris et les blancs qui veulent se défendre des ultra-nazis. Après Lola je n'y arrivais plus. Je ne voulais plus bosser, je ne voulais plus rien faire à part me révolter contre tout ça. Puis il y a eu Thomas. Là c'est autre chose qui a cassé. Il y a eu ce moment où les flics ont été envoyé pour tabasser les gosses qui sont partis manifester. L'avocat noir commis d'office qui leur a "conseillé" de demander la comparution immédiate -> taule. Les arrestations dans tout le pays pour ceux qui collaient des affiches avec les coups sur la porte à 6h du matin. Quiconque a un bout de cerveau comprendra le message tout de suite: tu vas laisser tes enfants se faire massacrer par l'Afrique, tu vas la fermer, et tu vas payer des impôts ultra lourds pour que la police te tabasse et t'arrête, et si t'es pas content la presse te pourchassera toute la journée, balancera ton adresse aux noirabes et ils s'occuperont de toi. Quiconque a un bout de cerveau comprend qu'on est dans un système totalitaire et génocidaire tourné contre les Français et les Européens en général. J'ai tout lâché à ce moment là. Job, revenus, tout. J'ai fait semblant de "chercher autre chose" mais au fond je faisais à peine semblant car je n'en pouvais plus. Je n'en peux plus de prétendre que nous sommes un "pays" alors que les traîtres ont infesté tout le système judiciaire et médiatique et que la politique a complètement cédé à l'ennemi depuis des décennies. Je n'en peux plus de faire semblant socialement, de prétendre qu'il faut travailler et être un membre productif de la société. Je n'en peux plus de jouer le faux-semblant du "il faut faire avec" alors qu'il faut combattre l'ennemi et pas composer avec. Je n'en peux plus de me dire que je vais déclarer mes impôts/payer mes "dûs" quand tout indique que je paye un Etat traître tenu par des traîtres qui font massacrer les nôtres puis nous écrasent quand on essaye de se défendre nous-mêmes. C'est monstrueux, ce système qui nous empoisonne est diabolique et impardonnable. Comme je ne travaillais plus et n'avais plus rien à faire de ma vie, je vivotais sur Twitter. Et un jour j'ai eu envie de faire des gros fils d'Histoire de l'Amérique. Rien d'autre à faire d'utile et je pensais que ça m'occuperait 3 semaines. J'ai passé 8 mois dessus. Ca a fini par devenir un livre de 700 pages. J'ai passé 8 mois parce que je ne connaissais qu'à moitié l'histoire et que je me suis documenté en même temps que je l'écrivais (j'ai même du réécrire une grande partie en plein milieu). À mesure que j'apprenais toutes les parties que je connaissais moins (1900-1960), j'ai compris énormément de choses. J'ai compris qui était derrière toute cette manipulation démoniaque pour nous amener à nous laisser massacrer nos enfants. J'ai compris qui voulait nous voir envahis sans qu'on se défende, qui voulait notre mort et notre esclavage, qui était derrière toute la propagande "gauchiste", les médias totalement contrôlés, l'agression permanente du peuple Français (et du reste de l'Europe aussi), qui organisait tout pour que notre propre police tabasse les nôtres pour nous punir de refuser de laisser nos gamins se faire tuer, qui organisait notre appauvrissement permanent, notre asphyxie politique, notre ruine mentale. J'ai compris qui était l'ennemi. L'ennemi c'est l'Amérique. C'est eux qui organisent le "gauchisme" totalitaire, eux qui ont exterminé toute voix dissonante dans les médias, eux qui tournent la loi contre les honnêtes, eux qui laissent le crime s'étendre, eux qui ont fait partir les usines et la richesse, eux qui étouffent tout droit, même le droit à la survie, et ont tourné toutes les pièces contre nous, politique, économique, médiatique et judiciaire. C'est eux le Diable, eux l'ennemi de l'humanité, eux le Grand Satan comme disent les Iraniens. Depuis que j'ai compris ça et sorti ce bouquin, il n'y a qu'une seule chose qui m'obsède: tout le monde doit comprendre ce que j'ai compris. Doit comprendre que vos gosses massacrés, vos filles qui ont peur dans la rue, votre argent pillé, votre pays envahi, vos médias subvertis, toute cette pourriture incessante ne vient pas de gauchistes désorganisés et fous mais bien d'une volonté profondément maléfique, démoniaque, organisée par Washington. Que tout ce qui vous arrive, peu importe l'agent que vous blâmez, islamiste, juif, allemand, UE, Chinois, est fomenté, organisé par un Empire démoniaque qui n'a pour seule obsession que de vous détruire car votre existence libre les empêche d'être les maîtres suprêmes qu'ils rêvent d'être et qu'ils passeront par tous les artifices, toutes les tierces parties, tous les masques pour vous y forcer. Vos "problèmes" sont tous organisés, maintenus et aggravés par eux et vous DEVEZ le comprendre. Du peu de gens qui ont pris mon bouquin et l'ont fini, je n'ai pas entendu un seul vrai avis négatif. Plein de critiques légitimes sur le style parfois raté, la mise en page dégueulasse ou le dernier chapitre complètement bizarre. Mais personne n'en est sorti en n'ayant pas compris qui est le Mal, la source même de tout ce qui nous détruit. Depuis que je l'ai sorti, je ne peux plus penser à autre chose. Il FAUT que vous compreniez, il FAUT que ça rentre, que vos débats débiles entre droite et gauche ne servent à rien, que tout n'est que distraction, que peu importe ce que vous dites ou faites, tout sera utilisé pour détruire votre pays encore plus puisque l'ennemi véritable, l'Empire Américain, n'est jamais combattu. Quand vous voterez à droite, la droite ruinera le pays, quand vous voterez à gauche, la gauche ruinera le pays, car dans les deux cas la droite et la gauche qui seront autorisées à gagnées auront été gangrenées par l'Amérique au préalable dans 100% des cas. Tous ceux qui pourraient vous aider, qui pourraient vous sauver, seront précisément toujours ceux qui perdront. Vous perdrez toujours à jouer aux cartes quand le croupier est un pourri qui veut votre perte. Mon livre explique pourquoi et comment ils font pour vous détruire. C'est un manuel pour comprendre comment ils en sont arrivés là. Et depuis que je l'ai sorti, plus que jamais, je n'arrive plus à "retourner bosser". C'est pas faute d'avoir de l'énergie et d'être compétent à mon ex-job (même après 2-3 ans j'ai rien oublié). C'est pas faute d'avoir envie, je ne fais plus rien de ma vie, je n'ai plus d'argent, je vais perdre mon logement. J'ai vraiment besoin de "juste retourner travailler". Mais je n'y arrive plus. Si on me donnait 100 balles par jour, le travail serait fait, c'est pas le problème. Mais "faire semblant", c'est plus possible. "Faire une interview" c'est plus possible. "Dire qu'on est motivé" c'est plus possible. "Montrer qu'on en veut", c'est plus possible. "Payer ses impôts", c'est plus possible. "parler politique", "parler fiscalité", "parler de la criminalité", ce n'est plus possible. Ce n'est plus possible car chaque jour qui passe je sais que les choses empirent et je sais que le temps passé à "bosser" c'est du temps passé à nourrir leur système monstrueux, c'est les laisser profiter de ma complicité. Et je n'en peux plus de penser que je continue de faire marcher leur horreur car je sais exactement ce qu'ils font, ce qu'ils sont. Je sais comment ils manipulent votre pantomime politique. Je sais pourquoi ils vous écrasent avec une fiscalité délirante. Pourquoi tous les profits que vous dégagez sont volés. Je sais pourquoi la presse ment du matin au soir. Je sais qui organise l'invasion du pays, la destruction de notre peuple, la ruine générale qui est volontairement imposée pour vous réduire en esclavage avec les noirabes comme geoliers. Je le sais, je l'ai écrit, et chaque fois que je devrais juste "retourner" à comme avant, je me dis que non, il faut se battre, il faut hurler, dire, passer le message, que les abrutis qui continuent de nourrir cette atrocité par leur obéissance et leurs discussions stériles là uniquement pour occuper le vide sortent du piège et cessent de nourrir le monstre. Lola m'a convaincu d'arrêter d'essayer de composer avec l'ennemi. Thomas m'a convaincu qu'il faut voir l'Etat comme un serviteur de l'ennemi. Mon livre m'a convaincu que l'ennemi n'est pas en France ni en Europe et qu'on n'arrivera à rien sans comprendre qui il est, pourquoi il fait ce qu'il fait, et sans le voir comme un ennemi monstrueux et démoniaque et non un simple "camp politique". Vous vous rappelez du Corvid? "Tu te soumets aux règles pour que l'horreur cesse et c'est parce que tu te soumets qu'elle s'aggrave." Je comprends les gens qui ont des enfants, des familles, qui pensent qu'il faut courber l'échine. Mais au final personne n'aura le choix. Rien ne s'arrangera avant qu'on regarde l'ennemi en face et qu'on le dénonce pour ce qu'il est. Il faut que les abrutis comprennent. Il faut qu'on arrête le Démon Américain qui veut notre extermination. Tout ce que vous ferez hors de ça, peu importe combien vous travaillerez, vous donnerez de vous-même, peu importe ce que vous ferez, sera utilisé contre vous. Ils corrompront tout, ils prendront tout, et s'en serviront pour vous faire taire et vous faire tabasser quand vous vous révolterez après qu'ils aient tués vos enfants. Il faut que vous compreniez, on n'avancera jamais sans ça. Jamais. Je veux bien foutre le bouquin en PDF en ligne gratos tout de suite si les gens le lisent, mais il faut qu'ils le lisent. Je peux juste plus revenir dans le Monde de Mensonges de ces démons, je ne peux plus faire semblant, j'ai des bras, des jambes et une tête et je veux bien faire tous les boulots possibles et imaginables mais je ne peux plus faire semblant. C'est impardonnable.
Prophet of Doom tweet mediaProphet of Doom tweet media
Français
9
13
86
2.2K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@GiorgioCurious @lelapindufutur Il a une chaîne Youtube très intéressante, je suis sûr que vous pourriez prendre beaucoup de plaisir à l'écouter. Et pourquoi opposer Godard à Mann ? On peut apprécier les films des deux non ? Merci pour la réponse détendue en tous cas, ça fait plaisir.
Français
1
0
2
109
Venezia.Veneto
Venezia.Veneto@GiorgioCurious·
@FBoussaton @lelapindufutur C'est peut être ça le problème : personne ne le connaît. Oh bien sûr, vous allez nous sortir un public de connaisseurs. Mais c'est comme avec le cinéma, je n'attends pas l'assentiment d'un Godard ou Tarkovski pour apprécier Michael Mann.
Français
3
0
7
674
le lapin du futur
le lapin du futur@lelapindufutur·
"c'est pas bien", "c'est pauvre", "on dirait du William Sheller", "j'ai pensé à de l'IA", Étienne Guéreau (Piano Jazz Concept sur youtube), musicien classique, analyse la bande originale de Clair Obscur Expedition 33 (et complimente Nobuo Uematsu, compositeur des Final Fantasy)
Français
208
54
1.3K
719.6K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@ThiccBarbarian @lelapindufutur Oui aux deux premières questions. Etienne est très plaisant à écouter et il est en plus très pédagogue. Ça serait trop demander à tout le monde de débrancher son cerveau reptilien de son clavier ?
Français
1
0
6
177
L'Ancien
L'Ancien@ThiccBarbarian·
@lelapindufutur Est-ce que quelqu'un (de son plein gré) a--il un jour écouté une composition d'Etienne Guéreau ? Quelqu'un connaissait-il même son existence jusqu'à ce qu'il fasse cette vidéo ? Non ? C'est bien ce que je pensais.
Français
5
0
35
2.5K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@larroumecj Merci pour ça. Les points 19 et 20 mériteraient un développement, j'ai l'impression que vous avez beaucoup de choses à dire :)
Français
0
0
1
111
Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Le Shift Project a publié le 14 avril son rapport identifiant vingt chantiers de décarbonation jugés incontournables pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Ils ont 4,5 millions d’euros pour imposer ces chantiers dans la campagne présidentielle, et Janco a commencé sa tournée des plateaux. Le cadre est comme toujours au shift un peu trop axé sur le renoncement aux usages par rapport à l’innovation. Néanmoins nous pouvons nous y retrouver en modifiant légèrement leur programme, car le gros de leurs objectifs autour de l’électrification et de la relocalisation des chaînes de production sur notre territoire va dans le bon sens d’une France puissante. Une lecture qui chercherait à concilier ambition écologique et ambition nationale conserverait treize chantiers, en modifierait quatre, en rejetterait trois, et préférerait systématiquement les variantes hautes des leviers technologiques. Le résultat carbone resterait équivalent. Le résultat de puissance serait opposé. Bref, il est possible de travailler avec le Shift project sur beaucoup de sujets. Liste des mesures du shift avec amendements nécessaires : 🚆 Transports ✅ 1. Vélo (25% des distances) On garde. Libère du foncier urbain pour le logement familial, supprime des importations de pétrole, crée un environnement urbain moins stressant et plus pro-famille. Pas vraiment de pertes en terme de puissance et de prospérité. ✅ 2. Transports en commun ×2 On garde. Soutient Alstom et le Grand Paris Express, densifie la mobilité familiale. Crée des mégalopoles plus densément connectées, ce qui favorise l’innovation et la compétitivité internationale. 🔧 3. Voiture électrique européenne On modifie. Le Shift voulait des petites voitures sobres. Il serait naïf de penser que ce seul segment règnera en maître dans toute l’Europe et que l’on puisse bazarder le positionnement premium / les plus gros formats sans créer une énorme dépendance à la Chine. Au lieu de faire un pari 100% baisse d’usage, faisons un pari technologique sur la conduite autonome qui est quasi-prête et permettra de diminuer le nombre de véhicules par personnes tout en maintenant le haut de gamme et donc le bilan carbone final. ✅ 4. Train passagers ×3 On garde, variante haute. Cœur de la banane rouge, soutient Alstom. ❌ 5. Aérien : baisse du trafic On rejette. Attaquerait Airbus, Air France et la connectivité de puissance. Substituts par SAF, e-fuels etc. Si l’amélioration des TGV et la voiture autonome généralisée attaque le marché national de l’aviation, qu’il en soit ainsi. Mais toute mesure coercitive empêcherait l’industrie aérienne de s’adapter et de chercher à gagner en efficience. ✅ 6. Fret ferroviaire (9% → 30%) On garde, variante haute. Armature de la banane rouge. ✅ 7. Camions électriques 100% On garde. Soutient Renault Trucks et la filière des batteries lourdes. 🏠 Logement 🔧 8. Rénovation thermique ciblée On modifie. La rénovation indifférenciée a un coût par tonne de CO2 évitée parmi les plus élevés du plan (350 €/tCO2 vs 20-30 €/tCO2 pour le nucléaire). On cible strictement les passoires thermiques DPE F/G qui conditionnent l’efficacité des PAC, et on redirige 2 Md€/an du budget MaPrimeRénov’ vers l’accélération du programme EPR2. (Il vaut mieux une passoire thermique chauffée au nucléaire qu’un bâtiment 100% normes nouvelles chauffé au fioul.) ✅ 9. Pompes à chaleur On garde. C’est en réalité ici que se joue la décarbonation du chauffage. Filière européenne déjà solide. 💻 Numérique ❌ 10. Maîtrise des data centers On rejette à 1000%: Reviendrait à externaliser l’IA française vers les hyperscalers américains. On capte au contraire cette demande sur le territoire pour la souveraineté IA. Le modèle social français n’est tenable que si l’on peut transférer la fiscalité du travail vers le capital, et le capital au XXIe siècle ce sera principalement du data center. 🏭 Industrie ✅ 11. Acier bas-carbone On garde. Réancre l’industrie lourde sur le territoire. ✅ 12. Hydrogène bas-carbone On garde. Filière de souveraineté pour l’acier, les engrais et les e-fuels. 🔧 13. CCS étendu On modifie. Le Shift le limite aux résidus industriels difficiles. On l’étend au BECCS, à la cimenterie complète et à la chimie lourde. 🌾 Agriculture ❌ 14. Baisse cheptels bovins On rejette. Sacrifierait la souveraineté alimentaire et le tissu rural, tout ça pour importer plus. Substituts technologiques équivalents (3-NOP, génétique INRAE, méthanisation). ✅ 15. Légumineuses et gestion azotée On garde. Souveraineté azotée vs engrais russo-biélorusses. ✅ 16. Puits de carbone On garde, variante haute. Le levier le plus puissant en valeur absolue (swing de 75 MtCO2). ⚡ Énergie 🔧 17. Nucléaire variante haute On modifie. Le Shift retient 6 EPR2 dans son scénario médian. On vise la variante haute : 14 EPR2, prolongation au-delà de 60 ans, filière SMR avant 2035. Apport de +110 TWh/an, financé en partie par la réallocation MaPrimeRénov’. ✅ 18. Photovoltaïque relocalisé On garde. Filière française à reconstruire, sortie de la Chine. Possibilité de belles synergies avec notre industrie spatiale si le PV spatial se développe. ✅ 19. Éolien conditionné On garde avec parcimonie. Priorité offshore, sécurisation des composants critiques. L’éolien reste aujourd’hui un pari technologique peu confirmé avec un coût d’opportunité élevé. ✅ 20. Bioénergies On garde. Méthanisation agricole comme revenu rural. Conclusion Quelques leviers concentrent l’essentiel de la décarbonation : voiture électrique, camions électriques, CCS étendu, puits de carbone, nucléaire variante haute. Quatre des cinq sont des paris industriels offensifs cohérents avec une France puissance technologique. Treize chantiers conservés, quatre modifiés, trois rejetés et compensés par paris industriels. Le pivot de puissance tient en trois mouvements : préférer les variantes hautes du nucléaire et des puits de carbone, substituer trois renoncements de puissance par trois paris industriels offensifs (CCS étendu, élevage technologique, infrastructure IA souveraine), et réorienter les dépenses publiques inefficientes (rénovation indifférenciée) vers les leviers à fort effet de levier carbone. Deux différences philosophiques avec le Shift project expliquent ces divergences : 1. Le Shift project ne s’intéresse pas aux questions géopolitiques, de puissance relative, de capacité à assurer un avenir désirable à nos enfants dans un monde qui sera justement de plus en plus dangereux et compétitif, au-delà des pures questions écologiques. Or l’écologie est importante mais elle n’est pas tout. Il est nécessaire de prendre en compte les autres facteurs qui déterminent s’il fera bon être Français dans 30 ans. 2. ⁠le Shift project a un biais anti-technologie (moins fort cependant que chez beaucoup d’organismes militants) qui fait qu’il préfère s’asseoir sur toute la révolution robotique/IA plutôt que de réfléchir à comment la mobiliser pour atteindre ses buts. Avec les quelques amendements ci-dessus, nous arrivons à préserver l’essentiel de leurs mesures, à avoir un impact écologique sensiblement identique et pourtant à ne pas désarmer complètement la France dans un monde qui réclame de la puissance pour ne pas être écrasé et paupérisé.
Joan Larroumec tweet mediaJoan Larroumec tweet media
Français
25
45
226
14K
Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Je ne sais pas quels sont ses arguments, donc difficile de lui répondre. Seule chose que l'on peut dire : ce n'est pas un politique donc il n'est pas censé avoir de vision à 360. Oui dans l'absolu et isolé de toutes les autres questions, sortir du marché de l'électrcité pourrait se tenir. Mais si l'on prend en compte : - les gains à obtenir versus les gains à obtenir plus facilement - le coût institutionnel - le coût politique - le coût d'opportunité ce n'est pas la stratégie la plus rationnelle. Si l'on se soucie seulement d'EDF et pas de la stratégie optimale pour la France, c'est une autre question
Français
1
0
0
40
Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Bon ce qui est rigolo c’est que les deux sont à l’Ouest. Commençons par Retailleau. Il avance que le grand avantage de la France c’est pouvoir exporter 100 TWh. C’est ne pas comprendre un truc ultra basique de l’économie : plus on exporte un produit brut, plus on se fait arnaquer. C’est l’intelligence, la sophistication, la transformation d’un produit brut en produit avancé qui fait la richesse. C’est pour ça que tout pays pauvre pour s’enrichir cherche à remonter la chaîne de valeur. S’enorgueillir d’exporter du TWh c’est l’équivalent d’être content d’exporter de la fève de cacao à 3 euros le kg plutôt que la transformer en coffret ganache Alain Ducasse découverte à 211 euros du kg. En 2026 il se trouve qu’on a un moyen simple de sophistiquer de l’électricité pour faire un poil mieux que de la vendre 58 euros du MWh à nos voisins. On utilise cette énergie pour faire tourner du data center en inférence pour servir du modèle d’IA frontière et tout à coup ça rapporte 10 ou 15 000 euros du MWh. Bref Retailleau semble trouver hyper cool et stratégique pour la France de brader son électricité alors que l’année dernière ça nous a rapporté 5 petits milliards et que transformé sur place en IA ça nous aurait rapporté 1 280 milliards d’euros. De quoi combler au bulldozer notre déficit commercial (70 milliards) et notre déficit public (152 milliards). Bon en vrai au mieux on aurait du mal à mobiliser plus de 20 TWh sur des méga clusters IA. Mais bon, ça reste de quoi faire beaucoup beaucoup de bon pognon. C’est très inquiétant que Retailleau n’ait pas conscience de ça. (Ou qu’il en ait conscience mais ne considère pas ses électeurs comme assez intelligents pour s’élever un peu.) S’il avait un peu de vision, il ajouterait une ligne budgétaire de 2 milliards de centre de calcul militaire IA souverain, histoire d’amorcer la pompe de la montée en gamme de la France. Passons à Bardella. Il designe Bruxelles et son marché de l’énergie comme le problème, alors que Bruxelles a déjà essentiellement lâché l’affaire. En effet depuis 2023, Paris a obtenu le droit de vendre son nucléaire à son coût réel via des contrats longs régulés, les fameux CfD et PPA, et la réforme européenne d’avril 2024 l’a gravé dans le marbre. Traduction simple : le prix de l’électricité française peut déjà être complètement déconnecté du spot et du merit order allemand sans rien renégocier du tout. Le cadre légal existe, il faut juste s’en servir. Donc quand Bardella dit qu’il va « remettre en cause les règles de fixation des prix » pour baisser la facture des ménages et des entreprises, il désigne un combat qui a déjà eu lieu et qui a essentiellement été gagné. Ce qui bloque la baisse des factures aujourd’hui et avant tout, ce n’est pas Bruxelles, ce sont les verrous franco-français. Premier verrou : l’héritage de quinze ans de loi NOME et d’ARENH. Ce dispositif, qui a forcé EDF à brader son nucléaire à 42 €/MWh à des fournisseurs alternatifs qui ne produisent rien, s’est éteint au 1er janvier 2026. Mais les dégâts, eux, restent : EDF surendettée, incapable de fournir à prix coûtant sans ingénierie financière lourde (SPV EPR, obligations nucléaires, garanties d’État), et une industrie de revendeurs installés qui se bat pour préserver ses marges dans le régime post-ARENH. Deuxième verrou : le nouveau mécanisme EDF-État qui remplace l’ARENH vise 70 €/MWh, pas le coût réel du nucléaire historique que la CRE estime à 60 €/MWh. L’écart de 10 €/MWh est un choix politique, pas une contrainte européenne, et il ponctionne les industriels au profit du désendettement d’EDF et des caisses de l’État. Troisième verrou : la Programmation pluriannuelle de l’énergie traîne à définir un cadre clair pour les contrats industriels longs, parce que les lobbys ENR ne veulent surtout pas que le nucléaire écrase leur prix de sortie et parce que Bercy veut croquer sa part de rente par la fiscalité. Quatrième verrou : l’État n’a toujours pas tranché politiquement entre « rente pour les ménages », « rente pour les électro-intensifs », « rente pour EDF » et « rente pour les caisses de l’État ». Tant que cet arbitrage n’est pas posé, on reste dans des demi-mesures. Donc le vrai truc à faire pour Bardella, ce n’est pas d’aller taper du poing à Bruxelles sur une porte déjà ouverte, c’est de se battre en France : solder proprement l’héritage ARENH/NOME au bilan d’EDF, renégocier à la baisse le mécanisme post-ARENH pour se rapprocher du coût réel du nucléaire, dégager les fournisseurs alternatifs qui ont squatté la rente pendant quinze ans sans rien produire de stratégique, et forcer un arbitrage politique clair sur la destination de cette rente. Ça c’est du boulot de chef de gouvernement, pas de la com pour CNews. On pourra toujours aller gratter à Bruxelles à la marge, mais soyons clairs : l’essentiel du gain potentiel pour le pouvoir d’achat des Français est national, pas européen. Y consacrer du capital politique, c’est se tromper de bataille. Bref, sur ce sujet ultra basique et essentiel de l’énergie les candidats de 2027 ne sont pas encore du tout au point.
Jordan Bardella@J_Bardella

Vous devriez travailler vos dossiers cher @BrunoRetailleau. Ce matin même sur CNews, j’ai indiqué qu’avec nous aux responsabilités, la France, exportatrice d’énergie, resterait bien entendu au sein du marché européen de l’électricité, mais que nous remettrions en cause les règles de fixation des prix, afin de baisser les factures des entreprises et familles françaises. Le président Macron, dont vous avez été l’un des ministres dévoués, a fait un mal considérable à notre filière nucléaire et au pouvoir d’achat.

Français
48
334
1K
114.7K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@larroumecj @CH_Gallois Dans ce contexte, comment expliquer la position d'Henri Proglio qui préfèrerait que la France quitte le marché européen de l'électricité ? Je voie une contradiction entre ces deux positions mais je n'arrive pas à la résoudre... x.com/larroumecj/sta…
Joan Larroumec@larroumecj

Bon ce qui est rigolo c’est que les deux sont à l’Ouest. Commençons par Retailleau. Il avance que le grand avantage de la France c’est pouvoir exporter 100 TWh. C’est ne pas comprendre un truc ultra basique de l’économie : plus on exporte un produit brut, plus on se fait arnaquer. C’est l’intelligence, la sophistication, la transformation d’un produit brut en produit avancé qui fait la richesse. C’est pour ça que tout pays pauvre pour s’enrichir cherche à remonter la chaîne de valeur. S’enorgueillir d’exporter du TWh c’est l’équivalent d’être content d’exporter de la fève de cacao à 3 euros le kg plutôt que la transformer en coffret ganache Alain Ducasse découverte à 211 euros du kg. En 2026 il se trouve qu’on a un moyen simple de sophistiquer de l’électricité pour faire un poil mieux que de la vendre 58 euros du MWh à nos voisins. On utilise cette énergie pour faire tourner du data center en inférence pour servir du modèle d’IA frontière et tout à coup ça rapporte 10 ou 15 000 euros du MWh. Bref Retailleau semble trouver hyper cool et stratégique pour la France de brader son électricité alors que l’année dernière ça nous a rapporté 5 petits milliards et que transformé sur place en IA ça nous aurait rapporté 1 280 milliards d’euros. De quoi combler au bulldozer notre déficit commercial (70 milliards) et notre déficit public (152 milliards). Bon en vrai au mieux on aurait du mal à mobiliser plus de 20 TWh sur des méga clusters IA. Mais bon, ça reste de quoi faire beaucoup beaucoup de bon pognon. C’est très inquiétant que Retailleau n’ait pas conscience de ça. (Ou qu’il en ait conscience mais ne considère pas ses électeurs comme assez intelligents pour s’élever un peu.) S’il avait un peu de vision, il ajouterait une ligne budgétaire de 2 milliards de centre de calcul militaire IA souverain, histoire d’amorcer la pompe de la montée en gamme de la France. Passons à Bardella. Il designe Bruxelles et son marché de l’énergie comme le problème, alors que Bruxelles a déjà essentiellement lâché l’affaire. En effet depuis 2023, Paris a obtenu le droit de vendre son nucléaire à son coût réel via des contrats longs régulés, les fameux CfD et PPA, et la réforme européenne d’avril 2024 l’a gravé dans le marbre. Traduction simple : le prix de l’électricité française peut déjà être complètement déconnecté du spot et du merit order allemand sans rien renégocier du tout. Le cadre légal existe, il faut juste s’en servir. Donc quand Bardella dit qu’il va « remettre en cause les règles de fixation des prix » pour baisser la facture des ménages et des entreprises, il désigne un combat qui a déjà eu lieu et qui a essentiellement été gagné. Ce qui bloque la baisse des factures aujourd’hui et avant tout, ce n’est pas Bruxelles, ce sont les verrous franco-français. Premier verrou : l’héritage de quinze ans de loi NOME et d’ARENH. Ce dispositif, qui a forcé EDF à brader son nucléaire à 42 €/MWh à des fournisseurs alternatifs qui ne produisent rien, s’est éteint au 1er janvier 2026. Mais les dégâts, eux, restent : EDF surendettée, incapable de fournir à prix coûtant sans ingénierie financière lourde (SPV EPR, obligations nucléaires, garanties d’État), et une industrie de revendeurs installés qui se bat pour préserver ses marges dans le régime post-ARENH. Deuxième verrou : le nouveau mécanisme EDF-État qui remplace l’ARENH vise 70 €/MWh, pas le coût réel du nucléaire historique que la CRE estime à 60 €/MWh. L’écart de 10 €/MWh est un choix politique, pas une contrainte européenne, et il ponctionne les industriels au profit du désendettement d’EDF et des caisses de l’État. Troisième verrou : la Programmation pluriannuelle de l’énergie traîne à définir un cadre clair pour les contrats industriels longs, parce que les lobbys ENR ne veulent surtout pas que le nucléaire écrase leur prix de sortie et parce que Bercy veut croquer sa part de rente par la fiscalité. Quatrième verrou : l’État n’a toujours pas tranché politiquement entre « rente pour les ménages », « rente pour les électro-intensifs », « rente pour EDF » et « rente pour les caisses de l’État ». Tant que cet arbitrage n’est pas posé, on reste dans des demi-mesures. Donc le vrai truc à faire pour Bardella, ce n’est pas d’aller taper du poing à Bruxelles sur une porte déjà ouverte, c’est de se battre en France : solder proprement l’héritage ARENH/NOME au bilan d’EDF, renégocier à la baisse le mécanisme post-ARENH pour se rapprocher du coût réel du nucléaire, dégager les fournisseurs alternatifs qui ont squatté la rente pendant quinze ans sans rien produire de stratégique, et forcer un arbitrage politique clair sur la destination de cette rente. Ça c’est du boulot de chef de gouvernement, pas de la com pour CNews. On pourra toujours aller gratter à Bruxelles à la marge, mais soyons clairs : l’essentiel du gain potentiel pour le pouvoir d’achat des Français est national, pas européen. Y consacrer du capital politique, c’est se tromper de bataille. Bref, sur ce sujet ultra basique et essentiel de l’énergie les candidats de 2027 ne sont pas encore du tout au point.

Français
1
0
0
30
Fulbert Boussaton retweetledi
Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Oui l’UMP et Sarkozy ont commis une des pires décisions (forfaiture ?) du XXIe siècle avec la loi NOME. Mais ça ne change pas le fait que sortir du marché européen de l’électricité n’est pas rationnellement au bénéfice de notre pays. Oui le CfD ne modifie pas le merit order, mais on s’en moque. Un industriel français sous CfD à 60 €/MWh paie 60, que la dernière centrale appelée soit une turbine à gaz bavaroise ou un réacteur de Civaux, depuis la réforme d’avril 2024. Pour avoir un prix national pour les industriels français il suffit d’utiliser le dispositif plus agressivement et de calibrer le mécanisme EDF-État sur le coût réel CRE. La seule chose que permettrait une sortie du marché européen c’est un gain marginal pour les ménages de quelques dizaines d’euros par an (la fourniture ne représente qu’un tiers de la facture, le reste étant TURPE et fiscalité nationale, donc des sujets 100 % français). En revanche ce gain marginal nous coûterait moult procédures et amendes CJUE et surtout un renchérissement de la prime de risque sur la dette souveraine et corporate d’EDF au moment même où il faut lever des dizaines de milliards pour les EPR2. +50 à +100 points de base sur le spread OAT-Bund en cas de rupture ouverte, soit 1,5 à 3 milliards d’intérêts additionnels dès la première année, montant progressivement vers 15-30 milliards par an à mesure que le stock se refinance. De quoi plus qu’éliminer tous les gains espérés par ailleurs. Sans compter griller du capital politique avec Berlin et Rome au moment où la France essaye d’obtenir des choses autrement plus cruciales de leur part pour notre futur énergétique : nucléaire dans la taxonomie verte, financement BEI des EPR2. Ça ce sont de vrais combats. Je ne suis pas du genre à penser que la France doive s’écraser devant l’Europe. Mais d’un point de vue rationnel et stratégique, c’est vraiment cramer notre énergie (lol) dans la mauvaise bataille.
Français
2
4
34
1.8K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@larroumecj Merci pour votre réflexion et merci de la poster ici. Je suis heureux de voir qu'il existe des gens qui ont envie. Et heureux d'entendre parler de silicium et de compute, si la France était autonome en CI en général et en SOC en particulier, le monde serait très différent...
Français
1
0
4
308
Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
SAUVER LA FRANCE ET L'EUROPE EN FAISANT LE SEUL PARI QUI VAILLE (série banane rouge) I. COMME BONAPARTE : CONCENTRER LES FORCES, PAS LES DILUER Dans le discours politico-industriel d'aujourd'hui, on entend surtout une longue litanie des faiblesses françaises et une longue liste de réformes pour essayer de les corriger. Tentation classique mais mortifère de vouloir corriger les nombreuses erreurs du passé. C'est une erreur stratégique fatale. Nous sommes en pleine troisième révolution industrielle IA/robotique. Toutes les cartes de la puissance et de la prospérité mondiale sont en train d'être rebattues. Il n'est plus temps de consacrer notre énergie à autre chose. Quand j'entends le discours actuel, j'ai l'impression d'un mauvais remake du plan Becquey de 1821 où au moment où la Grande Bretagne allait se couvrir de rails de chemin de fer, la France de Louis XVIII misait tout sur la construction de canaux. Heureusement Napoléon III vint corriger la trajectoire, mais les 20 ans de retard pris nous plombèrent pendant tout le XIXe siècle. Une révolution industrielle récompense la concentration. Un territoire, une brique décisive, un effet de gravité qui aspire capital et talent. Manchester et le textile, Detroit et l'automobile, la Silicon Valley et le logiciel, Shenzhen et l'électronique. On ne devient pas riche et puissant avec des stratégies diversifiées. Ça c'est un truc de gens qui veulent maximiser leur stabilité au prix d'une lente décadence. Une stratégie européenne quoi. Aucun des grands hubs mondiaux n'a émergé d'une stratégie diversifiée : tous ont fait le pari de la bonne brique au bon moment. Et la bonne brique pour la France est unique, évidente. Une seule brique où la France a des avantages structurels, une seule brique où la demande double tous les six à douze mois, une seule brique qui détermine le futur des nations. Sans IA souveraine, la France et l'Europe deviennent durablement des vassaux de l'Amérique ou de la Chine pour leur défense, leur recherche, leur santé, leur administration régalienne, leur industrie et jusqu'à leur indépendance cognitive. L'IA n'est pas une option parmi d'autres. C'est la brique qui détermine si un pays reste souverain et prospère dans la décennie qui vient. II. IL EXISTE UNE STRATÉGIE GAGNANTE POUR LA FRANCE La France détient cinq actifs technologiques clés rares en Europe. 1. Parc nucléaire donnant l'électricité industrielle parmi les moins chères et les plus décarbonées du continent. 92,3 TWh exportés nets en 2025, 373 TWh nucléaires, mix à 95 % bas carbone. Programme EPR2 engagé pour six réacteurs. 2. Écosystème IA réel autour de Mistral, seul laboratoire européen de frontière, valorisé près de 14 milliards de dollars. Complété par H Company, LightOn, Pleias, HuggingFace, AMI (levée d'1 milliard en seed par LeCun), etc. 3. Deuxième rang mondial en quantique derrière les États-Unis, avec Pasqal, Quandela, Alice & Bob, C12, Quobly. Seul pays au monde à couvrir cinq approches physiques en parallèle. 4. Première référence industrielle européenne en robotique humanoïde opérationnelle avec le déploiement en usine des robots Wandercraft, qui détiennent des records en capacité de portage (40kg à bout de bras, versus 15kg pour Unitree, ce qui en fait un vrai outil pertinent en usine). 5. BITD complète autour de Dassault, Thales, MBDA, Safran, Naval Group, Ariane 6. Base défense-spatial autonome que seul le Royaume-Uni approche en Europe. La France souffre de quatre fragilités qui neutralisent ces atouts. 1. Industrie manufacturière rachitique à 10,4 % du PIB contre 19,7 % en Allemagne. 2. Profondeur capitalistique d'un ordre de grandeur sous les États-Unis, inférieure au Royaume-Uni sur le venture late-stage. Scale-ups qui basculent à Wall Street au stade commercial. 3. Souveraineté sur les intrants critiques quasi nulle hors Crolles et Soitec. 4. Déficit à 5,1 % du PIB en 2025, dette à 115,6 %. Marges de manœuvre financières très contraintes. III. LA BANANE ROUGE, SEUL HUB IA-ROBOTIQUE INTÉGRÉ POSSIBLE EN EUROPE La banane rouge, corridor Marseille-Lyon-Paris-Le Havre adossé au nucléaire, ne doit pas essayer de singer la banane bleue deux siècles trop tard. Elle doit être pensée comme ossature d'un hub IA-robotique verticalement intégré. Un tel hub superpose cinq couches qui doivent être coprésentes sur le même territoire : 1. énergie pilotable (parc nucléaire) 2. silicium (fab ASIC et packaging avancé) 3. compute (gigaclusters) 4. modèle (Mistral, H Company, Pasqal) 5. robotique (Wandercraft, assemblage et intégration) Concentrer les couches sur l'axe crée un écosystème qu'aucun concurrent européen ne peut répliquer. Le Royaume-Uni a talent et capital mais pas d'énergie ni de fab ni de champion humanoïde. Les nordiques ont l'énergie mais ni laboratoire de frontière ni fab. L'Allemagne est en grave et durable crise énergétique. Elle a Neura Robotics, mais plus de laboratoire IA de frontière, Aleph Alpha étant en rapprochement annoncé avec le canadien Cohere en avril 2026. Les vrais concurrents sont extra-européens : Texas pour la pile compute-robotique intégrée avec Tesla Optimus et Figure à Austin, Émirats via G42 adossée à OpenAI et Nvidia avec achat massif de flottes Unitree (si la situation iranienne se calme à horizon proche), Singapour, la Chine. Les deux fenêtres compute et robotique se ferment simultanément dans la poignée d'années à venir. Sans la France dans ce rôle, l'Europe n'a de pôle ni sur l'une ni sur l'autre. Ainsi le futur économique et souverain de l'Europe repose en bonne partie sur le succès français. IV. UTILISER PROPREMENT LE LEVIER NUCLÉAIRE Nos grands-parents ont construit 56 réacteurs en quinze ans pour que la France ne dépende de personne. Nous exportons aujourd'hui leur héritage à des pays qui ont fait de mauvais choix énergétiques et qui s'en servent pour fabriquer ce que nous devrions fabriquer. La France a reçu en héritage un surplus énergétique annuel de 92 TWh qu'elle gaspille en l'exportant au lieu de le transformer. Exporter de la matière première plutôt que de la transformer en produit fini est une stratégie de pays dominé. Rediriger cette énergie vers une stratégie IA/robotique peut tout changer. Voici comment elle devrait utiliser son surplus énergétique : 1. 60 à 70 TWh sur 35 à 45 hyperscale data centers, dont deux à trois gigaclusters souverains de 300 à 500 MW dédiés par contrat d'exclusivité à Mistral, H Company, INRIA et acteurs défense, sur modèle xAI Colossus. 2. 15 à 20 TWh sur un cluster semi-conducteurs d'inférence et packaging avancé autour de Crolles et Soitec. 3. 2 à 3 TWh sur l'assemblage et l'intégration robotique industrielle. 4. Réserve 5 TWh. Thomas Veyrenc, DGA RTE, a déclaré en décembre 2025 que c'est désormais le réseau qui attend les projets, pas l'inverse. Reste à faire émerger ces projets. Même si toute l'Europe a intérêt au succès de la France, pour permettre une telle allocation, il nous faudra naviguer intelligemment dans le cadre restrictif européen. >> Sanctuariser par exemption militaire 50 à 60 TWh d'énergie nucléaire. Tirer les articles 346 TFUE et 4.2 TUE qui offrent une exemption militaire jusqu'à leur limite interprétative. La jurisprudence Insinöörit 2012 exige justification dossier par dossier mais n'interdit pas une pratique agressive. Italie et Pologne utilisent aujourd'hui cette marge plus systématiquement que la France. Il nous faut classer infrastructure essentielle de sécurité nationale l'ensemble du compute servant les fonctions régaliennes, et la robotique duale (logistique défense, sécurité intérieure, continuité opérationnelle). Qualifier Crolles-Soitec via le dual-use étendu, porter un troisième IPCEI défense microélectronique. Étendre le décret IEF à tout acteur développant plus de 10^25 FLOPs, composants sous-2nm, capacités quantiques au-delà de 100 qubits logiques, ou plateformes robotiques humanoïdes à usage dual. Le délai de la CJUE de trois à cinq ans offre une fenêtre opérationnelle pour créer des effets de cluster irréversibles. Berlin a utilisé cette tactique sur Lufthansa Covid et TenneT. >> Négocier avec l'Allemagne l'usage des 30 à 40 TWh supplémentaires. Pas le choix, il faut dealer, en laissant notamment l'Allemagne croquer. Exemple de piste : deal franco-allemand sur le silicium Crolles-Dresde avec partenariat STMicro-Infineon. En échange, Berlin ne bloque pas la qualification sécurité nationale française et accepte le Projet Important d'Intérêt Européen Commun compute-IA. Il devient ensuite possible d'élargir cet IPCEI avec Pays-Bas, Italie, Espagne, autour d'une enveloppe de 15 à 20 milliards publics et 30 à 40 privés sur sept ans. Utiliser la future présidence française du Conseil pour orienter la révision 2027 de l'AI Act vers un sandbox industriel renforcé. V. CONCENTRER LE CAPITAL, LE TALENT ET LES INVESTISSEMENTS EUROPÉENS La banane rouge est un projet qui est au bénéfice de toute l'Europe, et qui nécessite le concours de toute l'Europe. Trop souvent les politiques français pensent principalement à comment mobiliser les assurances-vie françaises, ou comment former plus d'étudiants français aux métiers de l'IA, oubliant que les pays qui réussissent ne comptent pas que sur leurs propres forces mais créent des systèmes qui leur permettent de bénéficier de la force des autres. >> CAPITAL : capter 30 à 50 milliards sur 2026-2030. L'Europe regorge d'épargne, mais elle s'investit traditionnellement aux États-Unis. Drame pour le continent : notre argent construit l'économie d'un concurrent. Trump a dissipé l'illusion américaine. Les fonds de pension néerlandais (2 000 milliards d'actifs) et les family offices allemands et suisses (environ 1 000 milliards) cherchent désormais une alternative européenne. Un véhicule France-compute lisible, piloté par Bpifrance avec reporting et fiscalité anglo-saxonne, peut en lever 5 à 10 milliards à lui seul. À compléter par un green bond souverain dédié aux data centers nucléaires (20 à 30 milliards, taux préférentiel grâce à la taxonomie verte européenne) et un meilleur usage de la BEI et du fonds STEP, où la France sous-capte aujourd'hui son dû. >> TALENT : capter 15 000 à 25 000 ingénieurs en trois ans. Levier 1 : payer les ingénieurs à des salaires compétitifs. Un ingénieur payé 150 000 euros brut coûte 220 000 à son employeur à Paris, 170 000 à Londres, moins encore à Zurich. Pour s'aligner sur le marché mondial, l'employeur français doit débourser 30 à 40 % de plus, ce qui rend l'embauche structurellement non compétitive. Il nous faut plafonner les cotisations patronales au niveau britannique au-delà de 100 000 euros de salaire brut, pour les entreprises du périmètre IEF étendu IA-robotique-quantique. Coût budgétaire brut d'environ 500 à 700 millions par an pour 20 000 profils captés, autofinancé dès 120 000 euros de salaire par l'IR et la TVA indirecte. C'est juridiquement tenable, avec les précédents JEI et régime des impatriés. Levier 2 : capter les équipes d'ingénierie allemandes en restructuration. Bosch coupe 1 200 postes dans sa division software, VW Cariad 1 600, Mercedes MBition réduit, SAP contracte, Aleph Alpha en voie d'absorption dans Cohere. Plusieurs milliers d'ingénieurs IA appliquée, robotique et software automobile entrent sur le marché européen en 2026-2027. Pas des chercheurs de frontière type DeepMind, mais exactement la compétence qui manque à Wandercraft, Renault, Stellantis, Thales pour leurs briques robotiques et autonomes. Levier 3 : l'infrastructure elle-même. Les ingénieurs IA suivent les GPU et les grands projets. Un gigacluster de 500 MW ouvert à l'INRIA, au CNRS, à l'EPFL et à Max Planck attire mécaniquement les chercheurs européens de frontière, comme Colossus au Texas et G42 aux Émirats. >> INVESTISSEMENTS : capter les projets d'expansion étrangers. Doctrine : chaque cible attirée doit remplir un trou dans la chaîne de valeur française ou renforcer un champion en évitant de cannibaliser les acteurs français. Trois cibles qualifiées. Cible 1. Les divisions IA, software et composants de spécialité des corporates allemands, dont les nouveaux investissements R&D et greenfield ne sont pas couverts par l'Industriestrompreis. Cibles filtrées pour renforcer l'écosystème compute-robotique français : Siemens Digital Industries, Bosch Sensortec, SAP Joule, Infineon, Trumpf, Merck Materials Science. Leur offrir un package intégré (PPA nucléaire long terme, aide à l'investissement via IPCEI bilatéral, ruling fiscal à dix ans, terrain pré-aménagé avec raccordement garanti à dix-huit mois) via une task-force Bpifrance-KfW en guichet unique. Instruction en huit à douze mois maximum, modèle IDA irlandais. Cible 4 à 8 milliards de CAPEX captables. Cible 2. Les fournisseurs et spécialistes européens de l'écosystème robotique. De Didier la chaîne d’approvisionnement autour de Wandrcraft. Fournisseurs d'actionneurs et capteurs haute performance (Harmonic Drive, Maxon, Schunk, Zeiss industrial), équipes IA embarquée en restructuration allemande (Bosch XC, VW Cariad, Mercedes MBition), acteurs robotiques adjacents non humanoïdes (logistique, médical, agricole, cobots, drones). Leviers : PPA nucléaire compétitif, accès Crolles-Soitec pour composants, participation Bpifrance minoritaire, et surtout contrats de sous-traitance Wandercraft garantis via commande publique française. Logique : renforcer le champion national par son écosystème, pas par la concurrence. Cible 3. Les scale-ups européens et françaises tentés par Londres ou Nasdaq, sous réserve d'être complémentaires ou adjacentes à nos champions, pas frontalement concurrentes. Cibles d'attraction non-françaises : Helsing (IA défense, adjacent Mistral), Wayve (conduite autonome, adjacent Wandercraft), Synthesia (IA vidéo applicative), DeepL, Lovable. Cibles de rétention françaises : Contentsquare, Pigment, Doctolib, et l'ensemble des scale-ups IA françaises en approche de cotation. Créer un régime "siège de scale-up technologique" (IS à 15 % sur cinq ans, BSPCE exonérés d'IR et CSG-CRDS jusqu'à 2 millions par salarié, ruling DGFiP préalable) couplé à un quota de 2 à 5 % du compute des gigaclusters souverains réservé. Lancer en parallèle un compartiment Euronext Tech Premium aligné sur les standards Nasdaq Select, ce qui résout le blocage historique français sur les exits. CONCLUSION Soit la France a confiance en elle-même, et décide de s'appuyer sur ce qu'elle est encore, une puissance nucléaire, scientifique et industrielle qui tient dans ses mains les cinq briques du siècle à venir. Soit elle continue à essayer de limiter ses risques, saupoudrer ses moyens, tenter de corriger ses vieilles erreurs, s'imaginer en sous-Bade-Wurtemberg ou en mini-Silicon Valley, et elle sort pour très longtemps de l'Histoire, en embarquant avec elle toute l'Europe. Tout est là pour prendre notre destin en main. 92 TWh d'électricité nucléaire que nous bradons à nos voisins. Mistral, AMI, Pasqal, Wandercraft qui attendent un État qui joue enfin sa partie. 2 000 milliards de fonds de pension européens qui cherchent une alternative à Wall Street. Rien ne manque sauf la vision politique et le courage pour l'incarner. Nous sommes la nation qui à partir d'un pays dévasté, divisé et humilié par la seconde guerre mondiale est devenue en quelques années une immense puissance industrielle et technologique. - Première puissance nucléaire militaire indépendante des États-Unis et de l'URSS avec l'essai Gerboise Bleue. - Première puissance spatiale indépendante avec le plan Pierres Précieuses qui aboutit à la mise en orbite de notre propre satellite Astérix, envoyé dans l'espace avec nos propres lanceurs orbitaux. - Première puissance de nucléaire civil du monde avec le plan Messmer. - Créateurs des trains et avions les plus rapides de la planète. Il est désormais temps de déclencher le plan banane rouge.
Joan Larroumec tweet media
Français
44
98
350
35.2K
jean Yves Camus
jean Yves Camus@jeanYvesCamus1·
@FBoussaton @FrDesouche @jylgallou Dans quel camp? Je suis un juif religieux engagé avec la social-démocratie. Voilà. Ce qui me sauve, c’est que je ne dîne pas en ville, ne fréquente aucun réseau. J’étudie la Torah, je lis, j’écris des livres et des articles scientifiques.
Français
2
1
8
327
Pierre Sautarel
Pierre Sautarel@FrDesouche·
Les spécialistes de l’extrême gauche sont d’extrême gauche ; ceux de l’extrême droite le sont aussi.
Pierre Sautarel tweet media
Français
23
98
466
10K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@jeanYvesCamus1 @FrDesouche @jylgallou Très bonne question, puis-je profiter de Twitter pour vous le demander ? Les personnes d'extrême-droite qui vous ont rencontré vous décrivent comme quelqu'un d'honnête et respectable, mais j'imagine que vous ne vous rangeriez pas dans ce camp :) Alors quid ?
Français
1
0
1
106
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@dhh That's funny : I routinely create specially tailored "distributions" for my clients and they, too, can install an ISO that only they have. It's not a badge of honor, it's the way the trade works. Good job man.
English
0
0
7
2.3K
DHH
DHH@dhh·
You can spot an aggrieved Linux loser by the attempt to gatekeep the term "distribution" like it was a royal distinction of honor. I don't give a fuck what you call a compilation of configs, tools, and programs with a custom installer that ships on an ISO.
English
146
103
3.4K
372.4K
Towa 🇫🇷
Towa 🇫🇷@TowaYowaIowa·
Les plus de 40 ans n'ont jamais appris au collège/lycée à se souvenir d'un mot de passe aléatoire composé de chiffres et de lettres disposés n'importe comment, pour eux il est naturel d'avoir pour mot de passe un truc à la con le plus facile possible à retenir. Dans toutes les boîtes où j'ai été, chaque fois qu'on m'a demandé d'utiliser un ordinateur, le mot de passe pour accéder à l'intranet et à tous les logiciels de la boite était *nom de l'entreprise*-*année en cours* ou un truc du même acabit.
Baptiste Detombe@BaptisteDetombe

Encore un retard français sur la cybersécurité : le mot de passe pour accéder aux systèmes de vidéosurveillance était « LOUVRE », celui des logiciels édités par Thalès était « THALES ». Tout tournait sur Windows 2000 et Windows XP... liberation.fr/checknews/louv…

Français
21
7
159
17K
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@FrDesouche Cher Pierre, merci de rassembler en quelques mots choisis la pensée de beaucoup. On étouffe de toutes ces compromissions et mensonges et soyez sûr que votre prose, calme et équilibrée, fait beaucoup de bien.
Français
0
0
2
68
Pierre Sautarel
Pierre Sautarel@FrDesouche·
Je n’ai aucune haine envers lui ; je le tiens simplement pour un nuisible, un traitre, un corrompu, un être vile et un fossoyeur de la France pour des raisons objectives que j’ai déjà exposées en long, en large et en travers. x.com/RobertCHFranci…
Robert Francis@RobertCHFrancis

@FrDesouche Votre haine de sarko vous aveugle, vraiment.

Français
129
287
2.6K
49.5K
Alexandre Moatti
Alexandre Moatti@A_Moatti·
Sur Wikipédia certains contributeurs ne s'occupent que des pages à supprimer / à conserver, et ne font aucun autre apport à l'encyclopédie. Je me doutais que cela existait, mais c'est la première fois que j'en décèle un.
Français
1
2
6
527
Fulbert Boussaton
Fulbert Boussaton@FBoussaton·
@FrDesouche Question très naïve : ces wagons-restaurant n'existent plus ? Je crois qu'en 2013-2014, excepté les couleurs, c'était encore ces modèles là, non ?
Français
1
0
1
198
Pierre Sautarel
Pierre Sautarel@FrDesouche·
J'ai connu ces trains là. J'ai même connu le Paris-Strasbourg avec service sur une nappe dans le Wagon restaurant .
Pierre Sautarel tweet media
Français
19
26
265
7.2K
Le Glaive
Le Glaive@LeGlaive·
Mon pseudo "le glaive" n'est pas un hasard. Il est un des symboles historiques de la Justice : Une Femme, aux yeux bandés, tenant dans sa main gauche une Balance, dans sa main droite un Glaive. La Balance représente l’équilibre, le Glaive la force. Depuis des décennies, vous vivons dans un régime qui a fait de la Balance l’alpha et l’oméga de la Justice et son action, ou plutôt inaction. Le Glaive, lui, a été remisé au placard, vu comme une relique d’un temps où nous étions barbares. Vestige d’une époque "sauvage" de laquelle nous serions désormais sortis, et au regard de laquelle nous serions plus grands, plus sages, plus civilisés, plus intelligents. Les fossoyeurs pensaient que nous pourrions nous en passer mais voilà... ...le glaive n'est plus, la balance est rouillée, les criminels font de la balançoire dessus, et le peuple n’en peut plus. Désormais les monstres en robe noire, et fossoyeurs de la justice font des cérémonies, à travers lesquelles ils enterrent en réalité le glaive. Il bâtissent leur pensée autour d'un raisonnement faux : - être une immonde pourriture est une condition nécessaire pour devenir meilleur. Mais de Lola à Maëlys en passant par Thomas et Matisse, tous étaient bons, et tous auraient aimé avoir le droit de devenir meilleur, tous seraient devenus meilleurs, mais qu'importe... Pour ces monstres en robe noire, ils ne sont plus, ne méritent donc ni défense ni attention. Ils n'élèvent « le droit de devenir meilleur » au rang de sacré, que pour ceux qui l'ont volé à d'autres. Ne vous méprenez pas : Ces monstres en robe noire ne servent pas la Justice. Ces monstres en robe noire servent le mal.
Le Glaive@LeGlaive

Et Lola, elle a le droit de devenir meilleure Lola ? Et Philippine, elle a le droit de devenir meilleure Philippine ? Et Thomas, il a le droit de devenir meilleur Thomas ? Et Matisse, il a le droit de devenir meilleur Matisse ? Et Maëlys, elle a le droit de devenir meilleure Maëlys ?

Français
5
21
126
4.3K