Diwall
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@IFDiwall
passionnée par les marchés financiers , fan de tennis et contre les éoliennes en mer
Katılım Ağustos 2012
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🌊 Éolien en mer : la France fonce-t-elle vers un naufrage financier ?
Pendant que l’horloge de la dette publique tourne à une vitesse vertigineuse — plus de 3,5 millions d’euros supplémentaires chaque minute — l’État continue d’engager des dizaines de milliards dans une fuite en avant énergétique dont l’utilité réelle devient de plus en plus contestée.
La question mérite d’être posée clairement : pourquoi la France s’endette-t-elle massivement pour développer l’éolien en mer alors que notre électricité est déjà parmi les plus décarbonées du monde ?
La Cour des comptes a lancé un sérieux avertissement dans son rapport de mars 2026 sur le soutien public aux énergies renouvelables. Les charges de service public de l’énergie explosent : près de 11 milliards d’euros mobilisés en 2025 pour financer les mécanismes de soutien aux ENR et les coûts associés.
Et ce n’est qu’un début.
Pour raccorder les futurs parcs éoliens offshore, RTE prévoit à lui seul 37 milliards d’euros d’investissements dans les infrastructures électriques : câbles sous-marins, postes en mer, renforcement du réseau terrestre… auxquels pourraient s’ajouter 10 milliards supplémentaires après 2040.
Autrement dit : des dizaines de milliards financés par la collectivité pour injecter une production intermittente dans un système électrique qui fonctionne déjà largement sans carbone.
Car c’est là tout le paradoxe français.
Selon l’Académie des sciences, l’électricité française affiche déjà une intensité carbone extrêmement faible : seulement 21,3 g de CO₂ par kWh, grâce au nucléaire et à l’hydraulique.
La France exporte même régulièrement des volumes massifs d’électricité vers ses voisins européens.
Alors pourquoi continuer à artificialiser les côtes, défigurer les paysages maritimes et mobiliser des sommes colossales pour des installations dont la production est intermittente et dépendante des conditions météorologiques ?
Le discours officiel parle de “transition énergétique”. Mais à ce stade, beaucoup de Français y voient surtout une mécanique budgétaire incontrôlée.
La réalité est brutale : l’État emprunte pour subventionner des infrastructures dont la rentabilité économique et stratégique reste contestée, alors même que les finances publiques sont au bord de l’asphyxie.
La dette publique dépasse désormais les 3 200 milliards d’euros. Chaque nouveau programme engage les générations futures pour plusieurs décennies. Pendant ce temps, les services publics se dégradent, l’industrie souffre d’un coût de l’énergie instable, et les ménages voient leurs factures exploser.
Peut-on encore parler d’écologie lorsqu’une politique énergétique contribue elle-même à fragiliser le pays ?
L’éolien en mer était présenté comme une solution d’avenir. Il devient progressivement le symbole d’une planification technocratique déconnectée des réalités économiques françaises.
La France n’a pas besoin d’une fuite en avant idéologique. Elle a besoin d’une stratégie énergétique rationnelle, pilotée par l’intérêt national, la stabilité du réseau et la maîtrise des finances publiques.
Avant d’engager encore des dizaines de milliards, une question simple devrait s’imposer :
À quoi bon produire toujours plus d’électricité intermittente quand le problème principal — la décarbonation de notre électricité — est déjà largement résolu ?
La transition énergétique ne peut pas devenir le prétexte d’un endettement sans limite.
🇫🇷 Il est temps d’ouvrir le débat. Vraiment.
#ÉolienEnMer #DettePublique #Énergie #CourDesComptes #RTE #Nucléaire #TransitionÉnergétique #FinancesPubliques #SouverainetéÉnergétique #PPE3

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🚨Éolien : quand la transition énergétique achète le consentement 🚨
➡️ Le projet de parc éolien du BNO , 67 machines de plus de 285 mètres de haut, 1,2 GW installés sur 250 km² de territoire, est présenté comme une avancée majeure pour la transition énergétique.
Sur le papier, l’ambition est louable. Mais derrière cette vitrine se dessine une réalité plus dérangeante : celle d’un territoire transformé en zone industrielle diffuse, au prix d’un mécanisme financier qui interroge directement notre fonctionnement démocratique.
▶️ Car il faut appeler les choses par leur nom. Les millions d’euros promis -via notamment l’IFER - ne constituent pas un “bonus” pour les habitants. Ils sont le prix du consentement : une mécanique bien rodée qui consiste à injecter de l’argent pour rendre acceptable ce qui, sans cela, susciterait un rejet massif.
Et cet argent ne tombe pas du ciel.
Il provient en grande partie des citoyens eux-mêmes.
Les dispositifs de soutien à l’éolien compléments de rémunération, garanties de prix sont financés par la facture d’électricité et par le budget public.
❗️Les habitants paient donc deux fois : comme riverains, en subissant la transformation de leur cadre de vie ; comme usagers, en finançant les revenus des exploitants.❗️
Ces revenus sont loin d’être marginaux. Il suffit d’observer les projets en mer, comme le parc éolien en baie de Saint-Brieuc, où des mécanismes publics garantissent des rentabilités élevées sur plusieurs décennies.
Le BNO s’inscrit dans cette même logique.
▶️ Avec 67 éoliennes sur 250 km², il ne s’agit plus d’un simple projet énergétique, mais d’une industrialisation du territoire, profonde et durable. Pourtant, les retombées locales restent limitées et inégalement réparties : quelques centaines de milliers d’euros par commune, tandis que l’intercommunalité concentre l’essentiel. Ceux qui vivent au plus près des installations n’en sont pas les principaux bénéficiaires.
Ce déséquilibre est au cœur du système.
✖️Nous avons construit un modèle où l’argent oriente les décisions publiques : plus un projet est vaste, plus il devient attractif pour les collectivités. Refuser devient coûteux, accepter presque inévitable.
⁉️ Peut-on encore parler de libre choix lorsque plusieurs millions d’euros annuels sont en jeu ? Peut-on parler de consentement lorsqu’il est conditionné par de telles incitations financières ❓
▶️ Le BNO ne révèle pas seulement un projet éolien, mais un modèle :
des coûts diffus et supportés par tous, des bénéfices concentrés et sécurisés pour quelques acteurs, et des territoires réduits à des variables d’ajustement.
On appelle cela une transition énergétique. Mais une transition ne peut pas se construire sur un tel déséquilibre.
On ne peut pas demander aux citoyens de financer, via leurs factures, des dispositifs qui servent ensuite à acheter l’acceptabilité de projets imposés localement. À force, on nourrit la défiance, on fracture les territoires et on fragilise les décisions publiques.
Il est temps de poser une limite claire.
Oui à la transition énergétique.
❌ Mais non à un système où l’on fait payer les citoyens pour rendre acceptables des projets qu’ils n’ont pas réellement choisis.
Non à un modèle où l’argent remplace le débat. Non à une industrialisation des
territoires sous perfusion financière.
Refuser cela, ce n’est pas refuser l’avenir.
C’est refuser qu’il se construise contre les territoires — et avec l’argent de ceux qui y vivent.

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« Un choix déraisonnable » : En Bretagne, l’eurodéputée Isabelle Le Calennec vent debout contre l’éolien en mer
ouest-france.fr/bretagne/un-ch…
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Par Isabelle Lecallennec, députée européenne LR-PPE et conseillère régionale de Bretagne, qui vient d’être élue porte-parole du groupe PPE (Parti populaire européen) sur le sujet de la pêche.
" ... Nous ne sommes pas contre les énergies marines renouvelables. Mais le pays dispose déjà de l’énergie la plus décarbonée d’Europe. Avec le développement des renouvelables en Espagne et en Irlande, le risque est d’injecter trop d’électricité dans le réseau européen, qui est interconnecté ..."

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@ReveilsTerroirs
Le communiqué porté par Réveils des Terroirs, aux côtés de l’Union Française des Pêcheurs Artisans et de l’Alliance Européenne des Pêcheurs Artisans, exprime une inquiétude que nous partageons pleinement : la stratégie actuelle de développement de l’éolien offshore relève moins d’une planification rationnelle que d’une fuite en avant politique.
Il est temps de dire les choses clairement.
➡️ Oui, l’éolien en mer a un coût réel bien supérieur à ce qui est affiché. Les prix mis en avant dans les appels d’offres ne disent rien des dépenses induites : raccordements massifs, renforcement du réseau piloté par RTE, coûts d’équilibrage liés à l’intermittence, mécanismes de soutien public sous forme de taxes impactant nos factures d’électricité.
Au final, ce sont des milliards supplémentaires engagés, sans transparence sur les sommes déjà dépensées, dans un contexte de finances publiques CATASTROPHIQUE.
➡️ Oui, l’éolien offshore reste une énergie intermittente. Même en mer, le vent n’est ni constant ni pilotable. Cela signifie une dépendance structurelle à des moyens de production stables, et donc une duplication des investissements. En clair : nous payons deux systèmes au lieu d’un.
➡️ Oui, les impacts environnementaux sont réels et largement minimisés.
Conflits d’usage avec la pêche artisanale, artificialisation des fonds marins, perturbations acoustiques, atteintes à la biodiversité : les signaux d’alerte s’accumulent.
Peut-on d’ailleurs considérer que ces projets sont conduits avec le souci de protéger le vivant, la biodiversité quand les études d’impact vont être confiées à des bureaux d’étude privés, avec le risque de conflits d’intérêt ?
➡️ Oui, cette stratégie est incohérente dans le contexte énergétique français
Notre pays dispose déjà d’un des mix électriques les plus décarbonés d’Europe grâce à l’énergie nucléaire. Le gain marginal en CO₂ de l’éolien offshore est faible, alors que les coûts et les impacts, eux, sont bien réels.
➡️ Dès lors, deux question s’imposent :
1) pourquoi persister dans une trajectoire aussi contestable, sinon par un acharnement idéologique du côté des soutiens du gouvernement actuel ?
2) comment expliquer la fébrilité de ce dernier pour passer en force, usant du rouleau compresseur des services de l’État, sinon par son inquiétude grandissante à l’approche des prochaines échéances électorales alors même que les derniers scrutins ont démontré en terme de voix la perte massive de confiance des citoyens vis-à-vis de lui ?
Plus grave encore : les services de l’Etat font le forcing pour imposer des projets conduits dès leur conception jusqu’à aujourd’hui sans réelle concertation, et le plus souvent contre les territoires concernés. Les pêcheurs, les élus locaux, les habitants du littoral ne peuvent être réduits à des variables d’ajustement d’une stratégie décidée d’en haut.
⛔️ Nous refusons cette logique.
Nous sommes contre une transition coûteuse et imposée, qui fragilise nos territoires et le vivant.
Nous demandons donc solennellement et collectivement, dans une exigence de cohérence, de transparence, de responsabilité :
- un moratoire immédiat sur les projets offshore BNO et Bretagne Sud, et les projets dans les tiroirs dans le cadre de la PPE3
- une évaluation dans le cadre de la représentation nationale des projets conduits à leur terme : coûts réels, ratio entre les dépenses et le bénéfice pour la collectivité
- une évaluation transparente et contradictoire des effets sur la biodiversité, le vivant, les conséquences pour la filière halieutique
- une réelle évaluation de la pollution induite par ces installations industrielles en tenant compte des récents retours d’expérience sur les parcs éoliens d’Europe du Nord.
Le débat doit être national, et ne pas évacuer les parcs éoliens terrestres présents et futurs en Bretagne intérieure, au mépris des zones protégées
❗️Il est encore temps de corriger le cap❗️
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🚨 Bientôt sur nos côtes bretonnes 🚨
Laurence Beneux@Lau_Be1
Oui! J’ai été choquée l’automne dernier en Andalousie du Sud Ouest où je ne retournerai plus. Je n’ai pas vu une seule mouette, ni un seul goéland. Et voilà comment les Espagnols ont vandalisé une côte magnifique ! Tout ça pour se retrouver en blackout en avril 2025…
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❗️Éoliennes flottantes en Bretagne : assez des promesses, place à la vérité ❗️
On nous annonce des milliards. On nous promet des emplois. On nous vend une renaissance industrielle. Mais à force de répéter les mêmes éléments de langage, une question s’impose : à qui profite vraiment l’éolien flottant en Bretagne ?
Car derrière les “3 milliards d’euros d’investissement”, il n’y a pas une pluie d’or sur le territoire breton. Il y a des contrats captés par de grands groupes internationaux, des équipements produits ailleurs, et une dépendance assumée à des industriels comme Siemens Gamesa ou Vestas. La Bretagne, elle, récupère quoi ? Des miettes logistiques, quelques bases de maintenance, et beaucoup de communication.
Même chose pour les “milliers d’emplois”. Ce chiffre est devenu un mantra, répété sans nuance. Mais combien d’emplois durables, non délocalisables, réellement accessibles aux travailleurs locaux ? Très peu. La majorité sera temporaire, précaire, ou hautement spécialisée — donc captée ailleurs. On gonfle les chiffres pour faire passer la pilule.
Et pendant ce temps, qui paie ? Les contribuables. Subventions, infrastructures portuaires, prix garantis de l’électricité : la facture est bien réelle, mais soigneusement dissimulée derrière des projections optimistes. On socialise les coûts, on privatise les bénéfices.
On nous parle aussi de “filière industrielle bretonne”. Mais sans maîtrise des technologies clés, sans contrôle des chaînes de valeur, cette filière restera dépendante. Sous-traitante. Fragile. Un mirage de souveraineté industrielle dans un marché dominé par quelques géants.
Le plus grave, c’est peut-être l’absence de débat honnête. Toute critique est disqualifiée, renvoyée à un prétendu refus du progrès. Pourtant, refuser les illusions n’est pas refuser la transition énergétique. C’est exiger qu’elle soit juste, transparente, et réellement bénéfique pour les territoires.
La Bretagne mérite mieux que des promesses gonflées et des retombées incertaines. Elle mérite une stratégie énergétique qui crée de la valeur ici, pas ailleurs. Elle mérite des emplois durables, pas des chiffres gonflés. Elle mérite la vérité.
Il est temps de sortir du récit marketing. Et de regarder, enfin, la réalité en face.

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♦️Éolien flottant en Bretagne : une étude sur commande, des chiffres gonflés, une promesse fragile ♦️
Trois milliards d’euros d’investissement. Jusqu’à 11 400 emplois. Des milliards de retombées économiques. À lire les chiffres avancés autour du projet d’éoliennes flottantes en Bretagne, l’affaire semble entendue : il faudrait foncer.
Mais derrière cette démonstration bien huilée, une question simple s’impose : peut-on encore parler d’analyse, ou s’agit-il d’un exercice de communication politique habillé en expertise ?
L’étude brandie comme référence est réalisée par EY… mais financée par la Région Bretagne, principale promotrice du projet. Autrement dit, le donneur d’ordre est aussi celui qui a le plus à gagner à des conclusions favorables. Dans ce contexte, parler d’indépendance relève de la fiction. EY ne fait ici que fournir la caution technique attendue d’un rapport de commande.
Le problème ne s’arrête pas là. Le cabinet est dirigé en France par Jean-Roch Varon, dont les engagements dans des cercles liés à l’immobilier et à l’énergie (comme la Fondation Palladio ou l’Urban Land Institute) le placent au cœur même des réseaux qui bénéficient de ces projets. Ce n’est pas un détail : c’est une question de crédibilité. Peut-on sérieusement croire à une neutralité totale quand l’écosystème décisionnel et industriel se confond à ce point ?
Viennent ensuite les chiffres. Les fameux « milliers d’emplois » reposent sur une manipulation classique : l’agrégation. Emplois directs, indirects, induits, tout est mélangé pour produire un chiffre spectaculaire. Mais combien d’emplois réellement créés, durables, non précaires ? La réponse reste floue. Pire : les emplois potentiellement détruits dans la pêche ou fragilisés dans le tourisme sont purement et simplement absents de l’équation. On additionne les gains, on oublie les pertes.
Enfin, le projet repose sur une promesse encore plus fragile : l’éolien flottant. Une technologie non mature, aux coûts instables, sans véritable retour d’expérience industriel. Et pourtant, on projette déjà des milliards de valeur ajoutée à l’horizon 2050. C’est moins une prévision qu’un pari financé aujourd’hui par de l’argent public.
Le débat sur l’énergie mérite mieux que des études à charge et des projections incantatoires. Avant d’engager des milliards, la moindre des exigences serait d’examiner ce projet avec un minimum de rigueur et un peu moins de mise en scène.

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@88_ASPP88 Ils veulent s’en mettre plein les poches avant de tout laisser tomber ? 🤫
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Un message clair de l'UE : Bruxelles insiste sur la nécessité d'éviter la fermeture prématurée des centrales nucléaires epochtimes.fr/un-message-cla…
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@PaysagesIroise L’agence en question est financée par la région Bretagne dont le président est pro-éolien 🙄
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"En Bretagne, des milliers d’emplois et des milliards d’euros de retombées grâce à l’éolien en mer? Ce que dit une étude"
Quand d'autres études montrent qu'~70% des revenus de ces parcs proviennent de subventions publiques, DE QUI SE MOQUE-T-ON ???🤬🤬🤬
ouest-france.fr/economie/energ…
Ventdesmaires@ventdesmaires
Les estimations suggèrent que près de 69 % des revenus de certains parcs éoliens offshore français, notamment à Saint-Brieuc, à Saint-Nazaire, à Fécamp, proviennent de subventions via le complément de rémunération. atlantico.fr/article/rdv/qu…
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🚨Ce décret organise le passage en force contre le vivant:
Il faut arrêter de tourner autour des mots. Le décret du 21 avril 2026 « relatif à la simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et à l’accélération de certains projets » n’est pas une simple réforme technique. C’est un outil politique. Un outil conçu pour aller plus vite, oui — mais surtout pour empêcher que l’on puisse encore dire non.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : réduire au silence celles et ceux qui défendent le vivant.
Moins de juges, des procédures plus coûteuses, des délais impossibles, des pièges juridiques à chaque étape… Ce texte ne “simplifie” rien. Il trie. Il élimine. Il écarte tous ceux qui n’ont ni les moyens financiers ni les armées d’avocats des grands groupes industriels.
Et pendant ce temps-là, que se passe-t-il ? Les projets avancent. Toujours plus vite. Toujours plus loin. Y compris en mer, là où les écosystèmes sont parmi les plus fragiles et les moins bien connus.
Qu’on soit clair : sans recours, il n’y a pas de protection réelle de la biodiversité.
Les lois existent, bien sûr. Les études d’impact aussi. Mais sans la possibilité de les contester efficacement, elles deviennent des formalités. Des cases à cocher. Des alibis.
Combien de projets ont été corrigés, ralentis, parfois annulés grâce à des recours ? Combien d’espèces protégées ont été réellement prises en compte uniquement parce que des associations se sont battues, dossier après dossier ?
Ce décret attaque précisément ce contre-pouvoir.
Il ne détruit pas directement les espèces. Il fait pire : il affaiblit ceux qui les défendent.
Et tout cela au nom de quoi ? De l’urgence climatique, nous dit-on. Mais utiliser le climat pour justifier l’affaiblissement des protections environnementales est une imposture. Une écologie qui sacrifie le vivant n’est pas une écologie. C’est une fuite en avant.
La mer n’est pas un espace vide à équiper. Ce n’est pas une zone industrielle en devenir. C’est un monde vivant, complexe, déjà sous pression. Chaque installation, chaque câble, chaque fondation a un impact. Parfois invisible. Souvent irréversible.
Et pourtant, on accélère. On simplifie. On impose.
Ce décret marque une rupture : désormais, ce n’est plus la protection de la nature qui prime, mais la sécurisation des projets.
C’est un basculement politique majeur.
Face à cela, il ne suffit pas de s’inquiéter. Il faut s’opposer.
S’opposer à une vision autoritaire de l’écologie. S’opposer à une transition qui écrase les territoires et contourne le débat. S’opposer à l’idée que la nature peut être sacrifiée au nom de la vitesse.
Défendre le vivant aujourd’hui, c’est aussi défendre le droit de le défendre.
Et ce droit est en train d’être méthodiquement démantelé.

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🌊 LES CHRONIQUES DU LITTORAL MENACÉ
🪶 Épisode 03 : le géant blanc face à une menace industrielle en Bretagne Nord-Ouest
Au large de la Bretagne, un simple rocher battu par les vents concentre un enjeu majeur : l’île Rouzic. C’est ici que se trouve l’unique colonie reproductrice de Fous de Bassan en France. Une seule. Toute une responsabilité nationale sur quelques hectares.
Le Fou de Bassan est le plus grand oiseau marin d’Europe. Capable de parcourir des centaines de kilomètres en une journée et de plonger à près de 100 km/h, il incarne une perfection évolutive… mais fragile.
Car l’espèce se reproduit lentement : maturité à cinq ans, un seul œuf par an, peu de jeunes viables sur toute une vie. Chaque adulte compte. Chaque perte pèse immédiatement.
Et la colonie a déjà été durement touchée.
En 2022, une épidémie de grippe aviaire a décimé l’île Rouzic : environ 80 % des poussins et plus de la moitié des adultes ont disparu. La colonie est passée d’environ 20 000 couples à moins de 11 000.
Aujourd’hui, elle se relève lentement. Mais elle reste fragile, et sa reconstruction prendra des décennies.
C’est dans ce contexte qu’un projet industriel d’envergure est envisagé en mer : 110 structures de 285 mètres de haut, réparties sur 350 km², au cœur des zones fréquentées par les oiseaux.
Or cet espace est vital.
Depuis Rouzic, les Fous de Bassan parcourent jusqu’à 180 km pour se nourrir. Leur technique de chasse les rend vulnérables : en plongée, leur regard est fixé sur l’eau et ils ne peuvent interrompre leur trajectoire.
Les structures en hauteur deviennent alors un danger direct.
Les études européennes montrent qu’ils désertent massivement ces zones, jusqu’à 98 %. Une partie de leur territoire devient alors inutilisable.
Conséquence : ils doivent aller plus loin, dépenser plus d’énergie, dans un contexte où les ressources diminuent déjà. Cela impacte directement leur capacité à se nourrir et à élever leurs jeunes.
S’ajoute un effet barrière.
La Bretagne est un axe majeur de déplacement pour l’espèce. Installer un tel dispositif revient à imposer un obstacle sur leurs routes naturelles, les obligeant à contourner et à s’adapter.
Pour les adultes, c’est une contrainte. Pour les jeunes, déjà très vulnérables, cela peut être décisif.
Et ici, c’est toute une population qui est en jeu.
La colonie de Rouzic est unique. Elle représente à elle seule la présence reproductrice de l’espèce en France.
Ce risque n’est pas théorique. Il est biologique, concret, et déjà observé ailleurs.
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Sinon le ZFE ça avance bien pour sauver la planète ?🤬
Le_patriote13@Le_Patoff
« Il jette tout par la fenêtre ! » Terrifiant 😳
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