Information en bref
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Éditorial : L’arrogance comme mode de gouvernance, un péril pour l'unité nationale Soutenir que la crise qui fragilise la République Démocratique du Congo n’est pas multidimensionnelle relève d’une pure supercherie. S’enfermer dans ce déni nous conduit irrémédiablement vers la ruine. Cette évidence absolue commande une humilité profonde, seule disposition capable de favoriser une issue politique apaisée. Si la prédation des ressources est un poison qui enivre, il est sidérant de constater à quel point elle peut plonger les dirigeants dans une telle cécité. Le ton employé par le porte-parole du gouvernement dans sa récente intervention traduit une inconscience alarmante. Sa volonté manifeste d’ostraciser certains acteurs clés du dialogue national, pourtant réclamé par le peuple pour sa sincérité et son inclusivité est une provocation. Plus qu'une maladresse, c'est un abus d’autorité qui frise l'indécence. La République Démocratique du Congo est notre patrimoine partagé. Le maintien d'un état de guerre serait-il devenu un confort politique ? La question s'impose face à la banalisation systématique des hostilités par les sommets de l’État, sous le prétexte de leur éloignement géographique. Les sorties successives de Jules Alingete, d’Anthony Kinzo et, dernièrement, de Patrick Muyaya, tendent toutes à déconnecter le drame de l’Est de la réalité kinoise. C’est une insulte à la mémoire des victimes. En annonçant l'exclusion de figures majeures de la classe politique et de la société civile, le pouvoir commet une erreur stratégique : croire que la paix peut se négocier par procuration auprès des puissances étrangères, c'est bâtir sur du sable mouvant et condamner le pays à une insécurité cyclique. Seule une concertation nationale, ouverte à toutes les forces vives, permettra de restaurer la vérité historique et de réconcilier les cœurs pour bâtir un Congo réunifié. Entre l’érosion de notre prestige diplomatique, la rupture de confiance envers les institutions et une gouvernance qui laisse prospérer le tribalisme, le rejet du dialogue ,tel que pensé par l'ECC-CENCO, est un péril majeur. Faire obstruction à cette voie pacifique, c'est ouvrir la porte à la violence systémique comme ultime recours. Le risque est alors double : une insurrection contre l'autoritarisme ou une imposition du régime par la force. Dans les deux cas, c'est le sang du peuple qui coulera. Fidèles à leur mission prophétique, nos pères spirituels ne doivent céder ni à l’intimidation, ni au chantage. Ils demeurent les derniers remparts de notre conscience nationale. Devant la tourmente, ils ont le devoir sacré de porter la voix des sans-voix et de protéger les intérêts supérieurs de la Nation. Il est légitime de s'interroger : ce conflit « périphérique » n'est-il pas entretenu pour servir les intérêts du pouvoir central ? L’opacité financière, justifiée par le prétexte sensible de « l’effort de guerre », permet trop souvent le détournement des ressources publiques. Face à cette dérive illibérale qui menace nos fondements, l’opposition a l’obligation historique de resserrer ses rangs au sein d’une coalition cohérente et déterminée.



L’enlèvement de l’honorable Aubin Minaku, président honoraire de l’Assemblée nationale de la RDC (du 12 avril 2012 au 24 avril 2019) : UNE MISE EN SCÈNE DE LA TERREUR OU LE CHOIX DE LA GOUVERNANCE PAR LA PEUR Le mode opératoire utilisé contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, calqué sur les précédentes répressions visant la direction de notre parti, relève d’une théâtralisation de la violence. Le déploiement disproportionné des forces de sécurité n’avait d’autre but que d’instaurer une psychose collective. Cet enlèvement brutal, marqué par des dégradations matérielles, vise à sceller l’humiliation de l’adversaire politique. Ce scénario, digne d'une époque que nous croyions révolue, est un montage cynique du régime actuel pour simuler une puissance régalienne en plein centre urbain, là où le calme règne. C’est un affront à notre jeune démocratie. Cet acte de diversion cherche à détourner l'attention d'un peuple exigeant le rétablissement de la sécurité et du progrès social. Pendant ce temps, la direction du pays s'illustre par une « diplomatie de l'image ». Qu'il s'agisse des accords miniers opaques avec l'administration Trump ou des visites d'État aux objectifs flous, notamment en Serbie ; ces missions ne produisent aucun dividende tangible pour le Congolais moyen. Gouverner par la peur semble être l’unique boussole de la dynastie régnante : arrestations arbitraires et parodies de justice deviennent les piliers d'un système qui préfère la force au consensus. Triste destin pour notre géant, la RDC, prise en otage par les tâtonnements d’une gouvernance sans fondement légitime et dépourvue d’une vision claire. Peuple congolais, notre salut a une identité : SAUVONS LA RDC









