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@Ivo0208
« Contemplatif au milieu du monde. » 🇧🇪 ✝️ 🇻🇦


🔴"Ces cathos de gauche qui préfèrent la messe tradi" ! passionnante enquête de Timothée de Rauglaudre dans l'hebdo La Vie de cette semaine 📰👍 @TimdeRauglaudre @laviemediafr








❤️🔥 « C’est le grand rendez-vous d’Amour qui m’attend » : le testament spirituel du père François Potez ➡️ Dans un texte dense et profondément marquant, le père François Potez, décédé le 20 mai et dont les obsèques ont été célébrées le 26 mai à Saint-Sulpice, livre son testament spirituel. Il y évoque son chemin intérieur, ses combats, sa confiance en la miséricorde divine et son amour de l’Église, tout en adressant un ultime message d’espérance et d’exigence aux fidèles. Texte intégral. 👉 famillechretienne.fr/47168/article/…











Pourquoi les jeunes vont mal ? ➡️ Écoutez le coup d'oeil d'@EugenieBastie tous le vendredis à 8h45 sur #Europe1 #Europe1Matin











Alors que la question "tradie" revient dans l'actualité, voici le texte intégral de ma tribune publiée par La Croix hier soir la-croix.com/a-vif/tradis-v… Opinion Auteur invité Tradis vs conciliaires : « Cessons de coller une étiquette selon la préférence liturgique » Loïc Mérian Directeur général des éditions Artège Publié le 18 mai 2026 à 17h04 Alors que le pape Léon XIV vient d’appeler à mieux accueillir les traditionnalistes, l’éditeur Loïc Mérian propose, pour restaurer l’unité entre les différentes sensibilités de l’Église, de « faire la paix » avec persévérance même si beaucoup ont du mal à la mettre en œuvre. Seul moyen selon lui de refermer les plaies. J’ai 60 ans. Presque l’âge de la réforme liturgique. Je suis un modeste laïc. Un produit standard de l’après-68. Des parents pratiquants par culture. Une vie chrétienne qui s’arrête après la première communion. Rien ni personne ne m’a retenu dans l’Église. Et puis à 18 ans, la rencontre avec des jeunes animés d’une foi profonde et pour qui l’attachement au Christ était la chose la plus importante de leur existence ; et ça se voyait, dans leur vie quotidienne, leur souci de se former, d’agir dans la société ; et au cœur de tout cela, la messe, célébrée dans une forme sacrée qui mettait Dieu au centre de tout. J’avais rencontré des « tradis » ! J’en ignorais tout ; cette rencontre a changé ma vie et je suis éternellement reconnaissant de ce cadeau de la foi chrétienne qui m’a ensuite amené à fonder une famille puis à quitter ma carrière pour essayer de servir modestement le message de l’Évangile par mon travail. Un accueil généreux de la vie Même si je fréquente aujourd’hui une paroisse classique de mon diocèse, j’assiste régulièrement à des messes traditionnelles dans des monastères. C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de jeunes et de familles qui s’en portent très bien. Bien sûr, dans les communautés « tradis » que j’ai pu fréquenter (mettons de côté la Fraternité Saint-Pie-X, qui soulève d’autres questions), il m’est arrivé de rencontrer des gens aigris, aux idées curieuses ou parfois extrêmes, des militants parfois peu spirituels, des idéologues et même des nostalgiques d’une Église imaginaire passée. Comme on peut en rencontrer dans tout groupe qui, à tort ou à raison, est ou se croit stigmatisé, critiqué, repoussé. Mais j’ai surtout rencontré une très grande majorité de personnes animées d’une foi profonde, une jeunesse ardente, de belles familles, pratiquant un accueil généreux de la vie, avec le souci de transmettre (quand vos jeunes ont encore la foi à 20 ans c’est que vous n’avez pas trop mal réussi), la volonté de connaître et aimer l’enseignement de l’Église et de vivre courageusement, même si c’est difficile, son enseignement moral, la volonté de s’engager au service des autres avec générosité. Évidemment, rien de tout cela n’appartient en propre à ces groupes, mais y trouver tout cela c’est une grande richesse. Régulièrement, des âmes bien intentionnées s’étonnent de la situation conflictuelle qui dure depuis tant d’années entre les « tradis » et le reste de l’Église, et proposent un processus de paix fait de concessions mutuelles. Profondément, je ne crois pas à ces tentatives, car cela fait maintenant presque soixante ans et on n’a pas avancé d’un pouce ou presque… Légitime diversité J’en veux pour preuve les réactions récentes recueillies à Lourdes par les journalistes auprès de nos évêques suite à l’invitation du pape Léon à « mieux accueillir les tradis » : on va « aller vraiment au fond des choses », « le sujet doit être traité au niveau théologique », « il y a tout un débat théologique que certains ne perçoivent pas », le mot « sacré » ou « tradition », est un mot « piégé et souvent mal compris », et pour finir « derrière la liturgie, il peut aussi y avoir parfois une idéologie politico-religieuse, qui vire à l’antisémitisme dans certains milieux tradis » ! Et c’est reparti. Je ne nie pas que chaque « camp » peut avoir de vrais griefs de fond envers l’autre, mais dès qu’on recommence à faire la liste des torts des uns et des autres, on s’enfonce encore plus ! Si on veut sincèrement la paix, est-ce la bonne manière de procéder ? Alors que l’Église est riche de ses traditions, de sa légitime diversité, comment en est-on arrivé à considérer que des fidèles attachés à plus de sacré, d’intériorité, de silence, de transmission fidèle de la foi, de valeurs morales, seraient de trop et que ces valeurs seraient périmées ? Comment a-t-on pu dire que ce qui avait nourri tant de saints serait une nourriture mauvaise ? Comment a-t-on pu donner un tel exemple au monde extérieur qui regarde l’Église ou aux nouveaux convertis ? Un effort « asymétrique » On a donné l’impression que l’Église reniait son propre passé et qu’elle n’aimait pas certains de ses enfants. Où est donc passé le « Voyez comme ils s’aiment » ? Peut-on dire que l’Église est ouverte à tous si cela s’applique de manière variable ? Si nous n’avons pas progressé en soixante ans et que les griefs se sont accumulés, nous ne sortirons de cette opposition que par un effort « asymétrique » ; pour restaurer une unité durable, il faut que certains « fassent » la paix avec persévérance même si beaucoup d’autres ont du mal à la mettre en œuvre. Ce que je propose est simple : que chacun arrête la critique, même s’il continue à la subir, que chacun s’intéresse à ce que l’autre fait même si l’autre s’en moque, que chacun prenne l’habitude de relever les belles et bonnes choses réalisées et laisse de côté les épiphénomènes, les outrances ponctuelles, les personnages autoproclamés qui ne représentent qu’eux-mêmes ; qu’on cesse de chercher le mot ou la phrase qu’on va pouvoir rapporter pour discréditer l’autre, ses faiblesses ou ses errements ; qu’on cesse de coller une étiquette selon la préférence liturgique. Il n’y a que des hommes et des femmes qui essayent de suivre le Christ et proclament leur fidélité à l’Église, c’est bien assez ; et arrêtons donc d’amalgamer, de tout mélanger, de considérer que toutes les idées que nous n’aimons pas sont portées par un seul groupe de personnes qu’on range complaisamment dans une case bien pratique. Une coexistence bienveillante Sur les réseaux sociaux, dans nos écrits, dans nos relations, mettons cela en œuvre même si perdurent colère, critique et aigreur chez certains. Bref, soyons des chrétiens bienveillants, cohérents, aimants, patients et miséricordieux envers ceux dont nous ne partageons pas forcément les choix liturgiques, spirituels ou catéchétiques. Pour effacer soixante ans de querelles, trois mois ne suffiront pas. C’est un temps long de coexistence bienveillante dont nous avons besoin, disons, vingt ans ? Et peut-être qu’alors on pourra fraternellement échanger sur les questions profondes, s’écouter et se comprendre… voire se laisser convaincre.



Comment s’est passée la messe, les amis ?









