
Fege
3.9K posts















Puisque nous allons beaucoup parler de la proposition de loi de @CarolineYADAN cette semaine, consacrée à la répression des « nouvelles formes d’antisémitisme », je voulais livrer ici une réflexion sur le sujet. La députée écrit ceci, à titre d’exemple, dans l’exposé des motifs de la loi qui sera examinée jeudi à l’ @AssembleeNat : « Pis encore, la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi est devenue monnaie courante. À cet égard, le terme « nazification », employé pour qualifier l’État d’Israël, lève tous les interdits et légitime les agressions contre les Juifs. Comme l’écrivait Vladimir Jankelévitch : « Et si les juifs étaient eux‑mêmes des nazis ? Ce serait merveilleux. Il ne serait plus nécessaire de les plaindre : ils auraient mérité leur sort. » « Si les Juifs étaient eux mêmes des nazis… » Peut-être Caroline Yadan ne connait-elle pas l’histoire récente de son pays. Yitzhak Rabin, premier ministre d’Israël a été assassiné à Tel-Aviv, le 4 novembre 1995, par un extrémiste religieux juif, Yigal Amir, opposé aux accords d’Oslo signés en 1993 par Rabin et le leader palestinien Yasser Arafat. Ce geste meurtrier est intervenu après une intense campagne menée par le Likoud - la droite israélienne - et tous les groupuscules d’extrême droite du pays opposés à ces accords. Cette propagande extrêmement violente dénonce à l’époque Yitzhak Rabin en le qualifiant de « nazi » », c’est à dire en lui reprochant d’organiser la disparition des Juifs comme l’avait programmé, avant lui, Adolf Hitler. Cette campagne odieuse culmine avec l’organisation d’un meeting, le 5 octobre 1995, à Jérusalem, soit un mois avant l’assassinat du premier ministre. De nombreuses pancartes montrent le visage de Rabin sur un costume de SS, les pires exécutants du nazisme. Certains témoignages ont même assuré que la vareuse qui figurait sur ce montage était celle d’Adolf Eichman, l’architecte de la Solution finale, enlevé en Argentine par le Mossad en 1960, puis jugé, condamné à mort et exécuté en Israël en juin 1962. L’orateur principal de ce meeting est le jeune chef du Likoud, Benyamin Netanyahou, 46 ans, qui dirige le parti depuis deux ans et qui deviendra premier ministre d’Israël l’année suivante. Son discours, dans cette atmosphère d’une extrême violence, marque les esprits de l’époque par sa violence. La presse qui en rend compte dénonce ses excès, ses outrances et redouté l’installation d’un climat de guerre civile. C’est en réponse à cette manifestation que les partisans des accord d’Oslo organisent un « meeting pour la Paix » à Tel Aviv, à l’issue duquel Yitzhak Rabin, 73 ans, ancien chef d’Etat-major de Tsahal, sera assassiné. Jusqu’à sa mort, à l’automne 2000, Leah Rabin, veuve du premier ministre, a refusé de serrer la main de Benyamin Netanyahou lors des multiples hommages rendus à son mari, le tenant pour moralement responsable de sa mort. La députée Caroline Yadan soutient l’action de l’actuel premier ministre israélien. Pour cette raison, sa référence à l’accusation de « nazisme » formulée par certains contre les habitants d’Israel apparaît curieuse et déplacée. Si elle le fait par ignorance, la voici informée.






















« Si vous comptez sur les ouvriers blancs catholiques pour faire le socialisme en France, ça n’aura pas lieu. » Jean-Luc Mélenchon à l’institut La Boétie, le 9 avril 2026.



La fille de @gallaghereport fait tout sourire la promotion de sa ligne de fringues “SA7TEN” (Saturday 7 October en référence au jour funeste où des terroristes palestiniens ont massacré 1,200 personnes en Israel). Le commerce de l’antisémitisme se porte bien. #FamilyBusiness











