Kitenge Kyungu Junior
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Kitenge Kyungu Junior
@Junior_Kitenge_
Doctorant en Droit Public || Enseignant de Droit ⚖️📚 || Chercheur en Droit international || Fièrement Congolais 🇨🇩🇨🇩











🇨🇩🇷🇼 Francophonie : l’erreur stratégique de la RDC pour contrer le Rwanda Par Kiki #Kienge La décision de la République démocratique du Congo de présenter un candidat à la tête de l’Organisation internationale de la @OIFrancophonie (OIF), dans le seul but de contrer une troisième candidature de Louise @LMushikiwabo, apparaît moins comme un acte de diplomatie mûrement réfléchi que comme une réaction émotionnelle mal calibrée. À Kinshasa, on semble avoir confondu tribune diplomatique et terrain de règlement de comptes. Or, la Francophonie n’est ni un ring politique ni un espace destiné à exporter les tensions bilatérales entre la RDC et le Rwanda. C’est précisément là que réside l’erreur stratégique : vouloir instrumentaliser une organisation multilatérale pour répondre à un contentieux régional. Une diplomatie guidée par l’émotion Le rapport de force est pourtant connu. Kigali dispose de réseaux diplomatiques solides, patiemment construits, là où la RDC peine encore à structurer une influence cohérente au sein des grandes organisations internationales. Dans ce contexte, présenter un candidat congolais, sans large consensus préalable, relève davantage du réflexe nationaliste que du réalisme diplomatique. Une approche plus fine aurait consisté à soutenir un candidat issu d’un pays tiers, perçu comme neutre, mais partageant les réserves sur une énième candidature rwandaise. Ce choix stratégique aurait permis de fédérer un front discret mais efficace de pays réticents, sans exposer frontalement la RDC à un nouvel isolement. Le piège de la neutralité internationale En diplomatie multilatérale, la logique est implacable : dès lors qu’un vote est perçu comme une prise de position dans un conflit bilatéral, la majorité des États choisissent la neutralité. En présentant son propre candidat, la RDC contraint de nombreux membres de la Francophonie à s’abstenir ou à regarder ailleurs, de peur d’être aspirés dans une querelle régionale qui ne les concerne pas directement. Ce réflexe de prudence n’est ni une hostilité envers Kinshasa ni un soutien implicite à Kigali. C’est simplement la grammaire classique des relations internationales, une grammaire que le gouvernement congolais semble, une fois de plus, sous-estimer. Une occasion manquée Au lieu de renforcer sa crédibilité, cette initiative risque de révéler les limites de la diplomatie congolaise : trop réactive, pas assez stratégique. La Francophonie offrait une opportunité de construire des alliances, d’influencer en coulisses et de peser collectivement sur l’avenir de l’OIF. Elle se transforme aujourd’hui en vitrine d’une erreur de calcul. En politique internationale, l’émotion fait du bruit, mais seule la stratégie produit des résultats. Sur ce dossier, la RDC semble avoir choisi le bruit — au risque de sortir perdante d’un jeu diplomatique où la patience et la subtilité sont les véritables monnaies d’échange. @Presidence_RDC @PatrickMuyaya @PrimatureRDC













🇨🇩 La République Démocratique du Congo peut-elle être à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ? Réponse ce soir avec Junior Kitenge, Secrétaire général du Mouvement pour la Révolution des Élites, le collectif qui porte ce plaidoyer historique

















URGENT/EXETAT 2025! Publication des résultats du Kasaï Oriental 1, Haut Katanga 1 et Kinshasa Mont Amba. Voici la liste des meilleurs lauréates de ces trois provinces éducationnelles :







