Warsama Osman Hachi
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Warsama Osman Hachi
@LeftsideOsman
Un homme au service de la Nation Djiboutienne.




Être irrespectueux, impoli, grossier ou égoïste n’a rien de « cool ». Il faut sortir ça de la tête des plus jeunes notamment, parce que c’est une pensée qui fait des ravages. Il est nécessaire de souligner que la véritable grandeur d'âme réside dans la capacité à faire le bien, et non dans la domination ou la manipulation. Être une personne honnête, intègre, droite, franche, loyale est loin d’être une formalité. C’est d’ailleurs pour cela que ces personnes sont si rares, surtout de nos jours.





















🔴 Trump attaque le Pape puis il se poste en Jésus, sauveur de l'humanité. Le tout en une soirée. Dimanche soir. Trump rentre de Floride. Les négociations d'Islamabad ont échoué, le cessez-le-feu vacille. Il ouvre Truth Social et écrit au Pape. "Le Pape Léon est FAIBLE sur la Criminalité, et terrible pour la Politique Étrangère." "Léon devrait se reprendre en tant que Pape, faire preuve de Bon Sens, arrêter de cajoler la Gauche Radicale, et se concentrer sur le fait d'être un Grand Pape, pas un Politicien." Quelques minutes plus tard, il poste une image générée par l'IA : lui-même en robe biblique, imposant les mains sur un homme alité, des rayons de lumière jaillissant de ses doigts, des aigles et un drapeau américain dans le ciel. Analysons ce que cette séquence révèle. La méconnaissance institutionnelle. Trump s'adresse au Pape comme à un chef de gouvernement récalcitrant en le qualifiant de "terrible pour la Politique Étrangère", "Faible sur la Criminalité". Ce sont les grilles d'évaluation qu'il appliquerait à un Premier Ministre. Le Pape n'est pas le chef de gouvernement d'un État souverain au sens où Trump l'entend. Il est le chef spirituel de 1,4 milliard de catholiques dans le monde. Sa légitimité vient d'un conclave. Lui enjoindre de "se concentrer sur le fait d'être un Grand Pape, pas un Politicien" trahit une incompréhension absolue de ce qu'est une autorité morale. La revendication de paternité. "Si je n'étais pas à la Maison Blanche, Léon ne serait pas au Vatican." Trump affirme avoir fait le Pape. C'est faux factuellement. Le conclave papal est souverain et secret et ne reçoit aucune influence politique de ce type. Mais Trump ne peut concevoir qu'une autorité indépendante de lui puisse exister sans lui être redevable. L'incapacité à tolérer une voix morale. Un officiel du Vatican a répondu : "Cette attaque est une déclaration d'impuissance. Si Léon était sans importance, il ne mériterait pas un mot. Au lieu de cela, il est interpellé, nommé, combattu : un signe que sa parole touche juste." L'identification au Christ. Dans la foulée de cette attaque contre le Pape, Trump a posté une image générée par l'IA le montrant vêtu d'une robe biblique, imposant les mains sur un homme alité, des rayons de lumière émanant de ses doigts, entouré d'admiratrices, d'un soldat et d'un infirmière, avec des aigles et un drapeau américain dans le ciel. La séquence est cliniquement parlante. Il attaque le Vicaire du Christ et se place symboliquement au-dessus du Pape en se représentant tout bonnement en Christ lui-même. Dans Le Pantin de la Maison Blanche, j'analyse le profil narcissique clinique qui structure cette présidence. L'un de ses marqueurs les plus documentés est l'incapacité à tolérer toute autorité concurrente surtout morale. Le Pape est la seule figure au monde dont l'autorité sur les catholiques américains — 22% de l'électorat, dont 55% ont voté Trump — ne peut pas être déléguée, achetée ou intimidée. C'est précisément pour cela qu'il le traite en adversaire politique. Et c'est précisément pour cela que cette séquence est le baromètre le plus révélateur de l'état psychique de cette présidence. 📖 Le Pantin de la Maison Blanche → amazon.fr/dp/B0GPCCMS68/
















