
Ce qui irrite profondément l’athée hédoniste dans la religion n’est ni la métaphysique, ni les rites, ni même Dieu. C’est avant tout l’obligation de devoir rendre des comptes. Car la modernité a habitué l’individu à se croire souverain de lui-même. Et la religion le dérange parce qu’elle brise cette illusion, en rappelant qu’il existe une autorité morale supérieure aux désirs et à l’ego. Et en fin de compte, l’athée hédoniste ne rejette pas la morale en soi. Il rejette toute morale qui ne soit pas négociable, modulable selon ses envies et ses émotions.










