"Au Festival de Cannes, deux films français se répondent sans jamais se ressembler. Notre salut, présenté en Sélection officielle, regarde les années noires de la Collaboration depuis l’intimité d’un homme ordinaire glissant lentement vers sa propre disparition morale. Mariage au goût d’orange, montré dans la section Cannes Premières, enferme une famille dans une noce où les chansons populaires couvrent mal le bruit des blessures anciennes.
Emmanuel Marre et Christophe Honoré filment chacun à leur manière des êtres qui cherchent une place dans un monde déjà en train de leur échapper. Entre les couloirs administratifs de Vichy et les nappes blanches d’une salle des fêtes nantaise, une même question affleure : comment continuer à aimer lorsque les récits collectifs, familiaux ou politiques, finissent toujours par dévorer les êtres qui les habitent"
elwatan.dz/cannes-2026-le…
"Lorsque résonne "Quand on s’promène au bord de l’eau", popularisé par Jean Gabin dans "La Belle Équipe" (Julien Duvivier, 1936), quelque chose devient limpide : le cinéma d’Honoré rêve depuis toujours d’être l’héritier du réalisme poétique français, ce cinéma des communautés blessées, des chansons recouvrant le désespoir, des êtres condamnés avant même d’avoir commencé à vivre. Mais là où Julien Duvivier, Jean Renoir ou même Marcel Carné faisaient naître la fatalité des décors, des visages et du monde social lui-même, Honoré ne travaille plus que des références culturelles. Il cite une mémoire du cinéma au lieu d’en retrouver la nécessité."
Coécrit avec @rossellizouztsounami.fr/cannes-2026/ma…
Cannes 2026
Jour 7
elwatan.dz/cannes-2026-jo…
"Cette année, deux œuvres présentées en sélection officielle semblaient moins demander à être aimées immédiatement qu’à être traversées, chacune à sa manière malgré leurs différences apparentes : L’Inconnue d’Arthur Harari et Moulin de László Nemes. Deux films pourtant éloignés par leurs récits, leurs temporalités et leurs matières — l’un plongeant dans le fantastique identitaire, l’autre dans la Résistance française et la mécanique concentrationnaire du XXe siècle — mais unis par une même obsession : celle des corps traversés."
Cannes 2026
Jour 6
"Le grand film annoncé n’est peut-être pas exactement celui que l’on croit. Il est plus instable, plus malade, plus mystérieux. Et c’est peut-être pour cela qu’il continue de hanter."
elwatan.dz/cannes-2026-jo…
Cannes 2026
elwatan.dz/cannes-2026-jo…
"A Cannes, Ryusuke Hamaguchi, Radu Jude et Asghar Farhadi auscultent chacun à sa manière une même crise contemporaine : celle du lien humain. Entre soin, écrans et récits, leurs films interrogent ce qu’il reste encore de présence, de contact et de communauté dans des sociétés organisées par la séparation des êtres."
Jour 2
"Tilaï d’Idrissa Ouedraogo (Cannes Classic), Merci d’être venu d’Alain Cavalier (Quinzaine des réalisateurs), L’Abandon de Vincent Garenq (Hors compétition) et The Match de Juan Cabral et Santiago Franco (Cannes première).
Rien, en apparence, ne rapproche véritablement ces quatre films. Les époques diffèrent, les formes aussi, tout comme les sujets et les gestes de mise en scène. Pourtant, quelque chose circule secrètement de l’un à l’autre : une même interrogation sur la manière de filmer ce qui dépasse les êtres. Comment filmer la loi, la mémoire, la mort, l’Histoire ou les mythologies collectives sans aussitôt les enfermer dans un discours qui prétendrait les expliquer entièrement ? Comment laisser encore au réel la possibilité de résister aux récits que le cinéma construit autour de lui ?"
elwatan.dz/2e-jour-du-fes…
Jour 0
elwatan.dz/cannes-2026-le…
PS : Petite correction concernant le film "À quoi rêvent les Maknines" de Sarra Ryma : je l’ai présenté par erreur comme un long-métrage, alors qu’il s’agit d’un court-métrage. Toutes mes excuses pour cette confusion.
Merci à vous, 15 000 fois merci.
À vous qui regardez, partagez, commentez — celles et ceux qui font vivre Microciné au quotidien. Merci aussi aux attaché·e·s de presse pour leur confiance, et aux invité·e·s pour leurs voix, leurs regards, leurs mondes ouverts devant nous.
Et merci, oui, même aux détracteur·rice·s : sans vos remarques (parfois sportives), on n’aurait jamais autant peaufiné nos plans.
Comme dans Dao, dernier film d'Alain Gomis, dont l’insert d’ouverture murmure : « Dao est un mouvement perpétuel et circulaire qui coule en toute chose et unit le monde », cette chaîne est peut-être, au fond, un peu de cela — un flux d’images, d’idées et de rencontres qui nous relie toutes et tous.
Merci.
7k... On s'en fiche des chiffres mais je dois vous dire quand même merci ! Pour la fidélité et votre passion dans les partages/commentaires surtout.
Et merci à celles et ceux qui sont là depuis si longtemps ou même récemment mais avec qui je discute si souvent 😉
À partir de 21h, soirée spéciale consacrée à Merzak Allouache, à l’occasion de la sortie de son dernier film Première ligne - الصف الاول, en salles depuis le 22 avril.
21h : discussion avec Merzak Allouache
youtu.be/F4qwsUV-xXI
22h : discussion avec Hamoudi Laggoune, directeur de la photographie et collaborateur d’Allouache sur huit films.
youtu.be/u2ToK6zLUJ0
Un grand merci à Thierry Videau, Jacques Choukroun et Pauline Richard (Les Films Des Deux Rives), ainsi qu’à Amina Salem Castaing, pour leur précieuse contribution à la conception de cette émission.
Le 23 avril à partir de 18h30, la boutique @PotemkineFilms accueille la soirée de lancement du premier livre de @rossellizouz , cofondateur et rédacteur en chef de @revue_tsounami : New York. Les Safdie. Uncut Gems, publié aux éditions @MarestEditeur .
On en parle ce soir à 21h avec Nicolas Moreno, Severine Flou et Pierre-Julien Marest ici : youtu.be/UfTyeHVG1Og?si…