Momocrypto
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🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.

🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.

🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.

Pour aller plus loin sur cette clause de non-concurrence : EDF ne pourra pas, pendant 2 ans, fournir une activité de HPC (dont minage), même indirectement. Surtout, EDF ne pourra pas être partie prenante d'un projet HPC/minage au-delà du simple rôle de fournisseur d'électricité. Par exemple, EDF ne pourra pas être co-investisseur, opérateur, intégrateur, partenaire industriel d'un conglomérat qui réunirait des acteurs européens, comme le projet FlexMine le propose depuis des mois. Dès que l’offre dépasse la simple fourniture d'électricité et commence à ressembler à une offre intégrée (énergie + calcul), un montage industriel "clé en main", ou une valorisation stratégique de l’électricité via le calcul, on entrerait dans le champ de la non-concurrence.

🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.






🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.
















