N'KATE Padou
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N'KATE Padou
@NKATEPadou
Mari, Père, Patriote Congolais et Apprenant perpétuel 🇨🇩
Kalemie, TANGANYIKA/DRC Katılım Kasım 2015
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Vous connaissez 2Pac, mais connaissez-vous l'histoire de sa mère ? 🔥Militante des Black Panthers, révolutionnaire, exilée. Son combat a façonné Tupac. "Assata Shakur : Une Autobiographie"
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#BibliothèqueElectronique lance un challenge sur deux biographies inédites: "Martin Luther King" et "Mobutu". Les deux livres sont très récents. Seuls les abonnés seront bénéficiaires. Vos e-mails en commentaires


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Vendredi dernier, je recevais une notification de X m'annonçant que mon compte X était éligible à la monétisation. X m'invitait alors à fournir un certain nombre d'informations, notamment un numéro de compte où j'allais recevoir mes virements (calculés en fonction des interactions enregistrées sur mes X, chaque semaine).
Il y a quelques minutes, je suis tombé sur cette bonne nouvelle : mon premier paiement est arrivé : 90.31$ pour les interactions comptabilisées au cours de la semaine dernière.
Esengo to esengo te! 🙂

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@benbabunga Merci Ben. Franchement, celui qui vous lit souvent, aura raison de dire qu'il est en face d'une munie bibliothèque historique !
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Novembre 2022... Dans le cadre d'une étude dans la province du Sud-Kivu, j'explore les possibilités des micro-barrages comme solution pour illuminer nos villages, en RD Congo. Je visite, en territoire de Kalehe, cette mini-centrale hydroélectrique installée dans le village de Sangano, et qui permet d'alimenter en courant électrique les villages de #Ihusi, #Chibanja et #Munanira. L'électricité produite par cette mini-centrale est permanente... Pas de coupures de courant ni de "délestage" ici.
La RD Congo dispose d'un système hydrographique immense, et la masse d’eaux y est également abondante. Mais ce potentiel est très peu exploité pour la production d’énergie électrique, surtout dans nos villages. Il est pourtant possible d'envisager l'installation de petites centrale hydroélectriques, et ainsi assurer un développement énergétique durable dans les milieux ruraux de l'ensemble du pays.
Dans un rapport de 2018 sur l'électrification en Afrique subsaharienne, la Banque Mondiale estimait que l’électrification universelle passerait par les "mini-réseaux" et les "micro-réseaux" interconnectés ou autonomes. Cela permettrait de desservir de petits groupes de consommateurs d’électricité par les systèmes domestiques hors réseau.
Il existe, depuis quelques années, des solutions des machines et turbines mises au point pour les petites puissances et les faibles chutes, faciles à installer dans les zones rurales. C'est notamment le cas des machines Archimède, la turbine à tourbillons ou la turbine Very Low Head (VLH).




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IL Y A 20 ANS JOUR POUR JOUR... Anicet Kashamura Chambu décédait à Kinshasa. C'était le 18 août 2004.
Anicet a été Ministre de l’Information et des Affaires culturelles du gouvernement Lumumba en 1960 et Président de la Commission Constituante (l'équivalent de Assemblée nationale) sous LD Kabila en 1997.
Anicet Kashamura voit le jour en décembre 1929 à Idjwi/Mulamba (Sud-Kivu). Il fait ses études primaires et moyennes à Nyangezi, et plus tard des cours de journalisme par correspondance. Par la suite, il décrochera son PhD en Sociologie du Travail à la Sorbonne où il fut Professeur de Kiswahili.
Sa carrière professionnelle débute en 1949 lorsqu'il est engagé à l’Institut pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale (IRSAC/Lwiro) comme commis-comptable. Pendant la même période, il est l'un des rares congolais à exercer le métier de commis-comptable à Bukavu. En 1954, il quitte l'IRSAC pour la régie des Eaux, puis l'Office des Produits agricoles, qu'il quittera également en 1956 pour se consacrer de nouveau à son métier de commis-comptable à Bukavu.
Son engagement en politique date d'août 1958. Cette année-là, il fonde le CEREA (Centre de Regroupement Africain) qui est, au début, une association culturelle, mais qui deviendra, une année après (en 1959) un parti politique. Il noue alors des liens très solide avec Emery Patrice Lumumba, qui restera son ami de tout le temps. C'est durant la même période qu'il excelle aussi dans le journalisme à Bukavu, collaborant avec les journaux Belges "Temps nouveaux" et "Europe-Afrique".
Aux législatives de mai 1960, il parvient à se faire élire député national du Kivu. Il va alors à Kinshasa siéger au Parlement et un mois après, lorsque Lumumba forme son Gouvernement, c'est à Kashamura qu'il confie le Ministre de l'information et des Affaires culturelles. En septembre 1960, lorsque Kasa Vubu révoque Lumumba et certains membres de son gouvernement, Anicet Kashamura perd aussi son poste. Disparu de Léopoldville (Kinshasa) le même jour que messieurs Lumumba, Mpolo et Okito (27 septembre), il réapparaît à Bukavu en déc 1960. Beaucoup de ses partisans le croient mort (ils avaient même réclamé son corps au Président Kasa Vubu). En février 1961, il quitte Bukavu et rejoint Stanleyville (Kisangani) où les fidèles de Lumumba s'étaient retranchés. Anicet sera nommé Ministre des affaires économiques dans le gouvernement d'Antoine Gizenga; mais lorsque le gouvernement central reprend la ville, Anicet Kashamura prend le chemin de l'exil, comme tous les autres lumumbistes.
Après plus d’une décennie en exil, il a été amnistié en 1975. Il fut Directeur du Centre de Recherche, puis fut nommé Ambassadeur du Zaïre en Suède, puis en Iran, en Egypte, Ministre Conseiller en France, puis Ambassadeur en Guinée. Il reviendra au pays en 1991 pour assister à la Conférence Nationale Souveraine, puis repart de nouveau à l'étranger. C'est en 1998 qu'il décide de rentrer au pays. Il est nommé par LDKabila Président de la Commission Constituante (l'équivalent de Assemblée nationale). Son dernier poste sous Kabila était la direction de la Cour Constitutionnelle. Anicet Kashamura décède le 18 août 2004 à Kinshasa. Le gouvernement congolais lui décerna, à titre posthume, la Médaille d'Honneur de la RD Congo.



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@jessy_kabasele @Paris2024 C'est gentil de reconnaître son tort et de présenter des excuses. Courage et bon boulot compatriote !
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Contrairement à notre tweet du 11 Août dernier annonçant la disparition de nos ambassadeurs aux @Paris2024 , nous tenons à rectifier car nous avons été trompés par nos sources. les 3 athlètes congolais sont rentrés à Kinshasa ce mardi 13 Août en provenance de #Paris2024. Il s'agit de la boxeuse #BrigitteMbabi, la nageuse #DivineMiansadi et du Judoka #ArnoldKisoka.
NOUS NOUS EXCUSONS!!!



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@MwandoKatempa @senatrdc @StanysBujakera @wembi_steve @Chrismayasi01 @BimitiaFaustin @Makinduath @moise_katumbi @Ensemble_MK Du courage à vous et bonne mission parlementaire. Les meilleurs restent à venir...
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Je salue l’élection du bureau définitif du @senatrdc et félicite mes collègues sénateurs élus, à qui je souhaite un fructueux mandat.
Étant la seule femme de l’opposition au @senatrdc , je continuerai à contribuer au combat de la femme au sein des institutions en portant haut la voix de milliers de femmes congolaise.

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@benbabunga Un épisode bien triste qui a endeuillé des milliers des familles. Que c'est désolant !
Merci #Ben
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CE JOUR-LÀ... 12 août 2016, le 6ème "Kamuina Nsapu" est abattu à Tshimbulu (au Kasaï-Central). Il s'agissait de Jean-Pierre Mpandi, âgé de 50 ans. La région du Kasai s'était embrasée dans des violences sans précédent, qui avaient fait plusieurs morts.
Les hommes du chef coutumier "Kamuina Nsapu" affrontaient, dans des combats violents, des éléments de la police congolaise. Le bilan officiel fera état de 19 morts, parmi lesquels se trouvait le chef coutumier Kamuina Nsapu lui-même. Il était le 6ème Kamuina Nsapu (titre honorifique accordé à un chef traditionnel dans cette région du Kasai), désigné depuis 2011 par la famille régnante pour succéder à son oncle à la tête du clan des Bajila-Kasanga (dans le groupement de Dibatayi, au sud-est de Kananga).
Mais le gouverneur du Kasaï-central (Alex Kande) aurait refusé depuis lors de reconnaître à Jean-Pierre Mpandi le droit de régner sur les Bajila-Kasanga, peuple majoritaire dans le Kasaï-central. Et c'est la genèse du conflit. Ses revendications coutumières vont attiser une révolte populaire doublée d’un mécontentement à l’égard du pouvoir central de Kinshasa, dans cette région considérée comme le bastion de l’opposition (lors du scrutin de 2011, Etienne Tshisekedi y avait raflé près 75% de voix).



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@Tresor_Buti @habariRDC @RdBlogueur @AzzureHistoire @politicocd Il était issu d'1e famille intelligente. Je connais bien l'un d ses frères :Emmanuel BISONGO ke j'ai côtoyé profsionlm près de 2ans à Kalemie, où il travaillait cô l'1 des cons du Gouverneur de Province du Tanganyika, et moi-mê kom cons juridique au min prov de l'intérieur et séc
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@divinekayemb Franchement, entre le texte et l'image, il y a antiphrase ! Fin X
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CE JOUR-LA... 28 juillet 1998, Mzee Laurent-Désiré Kabila rappelle de la Chine Joseph Kabila, qui y était en formation militaire. A son retour au pays, Joseph Kabila est nommé Chef d'État-Major chargé des opérations des Forces Armées Congolaises (FAC).
Les choses étaient allées vite... La veille, le Président Laurent Désiré Kabila venait de mettre fin à la "Mission de coopération" des militaires Rwandais en RD Congo, en leur demandant de plier bagage. Le Général rwandais James Kabarebe, avec environ 3.000 soldats rwandais, quitteront Kinshasa par l'aéroport international de N'djili et les autres provinces, les 28 et 29 juillet.
Dès ce 28 juillet 1998, le jeune Général-Major Joseph Kabila va alors être placé à la tête des opérations des Forces Armées Congolaises (FAC). A ce moment-là, les Forces Armées Congolaises étaient officiellement estimées à 140.000 hommes (effectifs avant le début de la rébellion). Toutefois, le nombre des troupes restées loyales au Président Laurent-Désiré Kabila n'était pas clairement établi, car au moins les deux meilleures brigades que comptait le pays (10è et 12è Brigades, stationnées dans l'est du pays, et dont l'une était commandée par Jean-Pierre Ondekane) s'étaient ralliées à la rébellion, dès le 2 août 1998.
Mais seulement 5 jours après la nomination du Général-Major Joseph Kabila à la tête des opérations des Forces Armées Congolaises, le Rwanda lancera simultanément, à partir d'Uvira, de Bukavu et de Goma, une rébellion contre le pouvoir de Kinshasa. Des combats vont aussi opposer à Kitona et à Kinshasa les FAC et des éléments proches des rebelles. C'est la naissance de la rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), qui occupera toute la partie est du pays, et tentera de foncer dans le Nord-Katanga et le Kasaï.
Dans un premier temps, le gouvernement de Laurent Désiré Kabila va attribuer cette insurrection aux "éléments armés se disant insatisfaits du départ des militaires rwandais" et aux "inciviques qui ont pris les armes pour troubler l'ordre public". Mais quelque temps après le début de cette insurrection, le Président Laurent-Désiré Kabila va lui-même accuser le Rwanda et l'Ouganda d'être à l'origine de cette rébellion et d'y participer. Il menacera "d'exporter la guerre au Rwanda... si les agresseurs ne se retirent pas de mon pays". De son côté, la rébellion congolaise, pour justifier son action militaire, va accuser le Président Laurent Désiré Kabila de népotisme, de despotisme, de corruption, de mauvaise gouvernance et d'avoir attisé la haine entre les différentes ethnies du pays.
Le Général-Major Joseph Kabila s'illustrera sur le front sud-est (dans l'ex-Katanga), notamment dans la défense de la localité de Pweto. Mais Pweto finira par tomber sous contrôle de la rébellion du RCD en juin 2000, rendant le Président Laurent-Désiré Kabila fou furieux. Selon certaines confidences, le Président Laurent-Désiré Kabila avait même menacé de fusiller son fils (Joseph Kabila), pour servir d'exemple aux autres commandants militaires qui ne parvenaient pas à stopper l'avancée des rebelles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Lors de la bataille de Pweto, le Général-Major Joseph Kabila aura la vie sauve grâce à un hélicoptère lui envoyé par Katumba Mwanke (alors Gouverneur du Katanga), et qui était parvenu à l'exfiltrer vers la Zambie.
De mes contacts, notamment des anciens de la rébellion du RCD, qui avaient pris part à la conquête de la localité de Pweto, j'ai notamment appris que lorsque l'hélicoptère envoyé par Katumba Mwanke cherchait à exfiltrer Joseph Kabila du champ de bataille à Pweto, les éléments de la rébellion du RCD étaient sur le point de bombarder l'hélicoptère et tous ses occupants. Mais vu que pour une telle opération, il fallait avoir l'aval de la haute hiérarchie, le Général rwandais James Kabarebe aurait alors demandé qu'on ne tire pas sur l'hélicoptère. Joseph Kabila sera alors exfiltré de Pweto vers la Zambie, et c'est de la Zambie qu'il rejoindra Lubumbashi. Joseph Kabila restera terré à Lubumbashi de juin 2000 à janvier 2001, et ne rentrera à Kinshasa que la nuit du 17 janvier 2001, à l'assassinat de son père.



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@benbabunga L'une des meilleures langues .
Lugha bora n'a tukufu ya kiswahili, swahili bora
Indonesia

Le 7 juillet de chaque année : JOURNÉE DE LA LANGUE KISWAHILI.
C'est depuis septembre 2017 que l’Assemblée générale des Nations Unies avait, par sa résolution 71/328 portant sur le multilinguisme, retenu le 7 juillet de chaque année pour célébrer la langue Kiswahili (la première langue la plus parlée du continent africain)
J'ai retrouvé, dans mes archives, une de mes fréquentes interventions sur Rfi Kiswahili. Nous abordions, ce jour-là, avec le journaliste Reuben Ben Saleim, les 30 ans de la destruction du Mur de Berlin.
Swahili ina utamu wake !!!
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@benbabunga Quelle triste fin d'un Président aussi tout puissant de sa génération. Rien ne dure pour toujours, tout est vanité !
Vivons humblement.
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CE JOUR-LA... 18 mai 1997, Mobutu Sese Seko quitte définitivement le sol zaïrois. Il n'y retournera plus jamais et mourra au Maroc 4 mois plus tard. Kinshasa, capitale du Zaïre, venait d'être investie par les hommes de Laurent-Désiré Kabila le même jour (17 mai).
Ecrit du témoignage du Major Ngani (Chef-Adjoint de la Garde présidentielle du Président Mobutu) et de quelques éléments tirés de "Ainsi Sonne Le Glas. Les derniers jours du Maréchal Mobutu" d'Honoré Ngbanda (ex-chef des Renseignements du Président Mobutu).
=> Deux jours auparavant (16 mai 1997), alors que les troupes de la Division Spéciale Présidentielle (DPS) vaincues à Kenge refluaient sur Kinshasa, tous les généraux de Mobutu avaient compris que plus rien n'empêcherait aux troupes de Laurent-Désiré Kabila d'entrer dans la capitale, Kinshasa. Les Généraux Likulia, Mahele, Nzimbi, Ilunga (ministre de l’Intérieur) et Vungbo (Garde civile) lui disent clairement : "Nous ne pouvons plus garantir votre sécurité". Vers 10h, Mobutu et une grande partie de sa famille sont sur l’aéroport de Ndjili où un Boeing 737 de la présidence, piloté par le Commandant Mukandila, les attend. Direction : Kawele (village de Mobutu, dans sa province natale de l'Equateur, où il s'était fait construire un gigantesque palais).
=> Tôt le matin du 17 mai 1997, le capitaine Kongulu Mobutu (fils du Président Mobutu Sese Seko, très connu au Zaïre sous "Saddam Hussein") appelle son papa depuis Brazzaville où il venait d'arriver avec les derniers membres de la famille qui n'avaient pas pu faire le déplacement de Gbadolite et Kawele la veille. Il demande à Mobutu de leur envoyer l'avion présidentiel depuis Gbadolite, afin que tous les membres de la famille regroupés à Brazzaville rejoignent Mobutu où il sera. Mobutu instruit son aide de camp, le Major Ngani : envoyer rapidement l'avion présidentiel à Brazzaville. C'est au Commandant Mukandila, Chef d'équipage, que la tâche est confiée. On lui remet aussi la somme de 13.000$ pour l’achat du carburant à Brazzaville et le payement d’autres frais aéroportuaires.
=> Vers 10h30, Mukandila atterrit à Brazzaville où tous les autres membres de la famille Mobutu attendent impatiemment de monter à bord de l'avion. Surprise : Mukandila refuse d'embarquer qui que ce soit. Il informe Kongulu Mobutu (alias "Saddam Hussein") qu'il a décidé de se mettre à la disposition du nouveau régime et qu'il va ramener l'avion présidentiel à Kinshasa, pour servir le nouveau Chef de l'Etat, Laurent-Désiré Kabila. Kongulu Mobutu informe son père de l’attitude affichée et des propos tenus par l’équipage de l'avion présidentiel. Furieux, Mobutu téléphone alors son ami Gnassingbé Eyadema, Président du Togo. C'est Eyadema qui enverra rapidement un avion récupérer la famille de Mobutu à Brazzaville. Direction : Lomé.
=> A Kawele, la situation est tendue. Bien que Mobutu soit en sécurité sur les terres de ses ancêtres dans la province de l'Equateur, Kinshasa, la capitale, est déjà aux mains des rebelles de Laurent-Désiré Kabila. Les rebelles ne tarderont pas à chercher à s'emparer de Gbadolite également. Dans la soirée de ce 17 mai, le Major Ngani, Chef-Adjoint de la Garde présidentielle du Président Mobutu) entend des coups de feu. Inquiet, il prend avec lui quelques éléments de la Division Spéciale Présidentielle (DSP, l'Unité chargée de la protection du Président Mobutu) et une jeep équipée d’une mitrailleuse et va jusqu’à Gbadolite (environ 13Km de Kawele, ce petit coin où Mobutu avait construit son palais). Le Major Ngani remarque que toute la ville s'est vidée de ses habitants. Le Major Ngani va foncer jusqu'à 3 km de la cité de Mobayi-Mbongo. C'est là qu'il croise des militaires de la DSP, envoyés à Yakoma pour stopper l’avancée des militaires de l’AFDL, commencer à rebrousser chemin. Ils sont très en colère. Ils disent ne pas comprendre comment leur Commandant (le Général Etienne Nzimbi) les avait envoyé à la mort au front, alors que lui-même avait déjà fui le pays. Personne ne veut se battre.
=> Inquiet, le Major Ngani fait demi-tour et rentre en toute hâte à Kawele. Il fait rapport au Président Mobutude la menace que constitue maintenant pour lui les éléments de sa propre garde. Mais Mobutu et sa famille ne veulent plus partir. C'est le colonel Motoko (chef de la sécurité de Mobutu) et son fils Nzanga qui les raisonneront finalement. Mais Mobutu n'a plus d'avion avec lui, à Kawele. Son avion est bloqué à Brazzaville par le Commandant Mukandila qui s'est mis à la disposition des nouvelles autorités. Le Major Ngani va alors se dépêcher vers l'aéroport de Gbadolite où on lui apprend qu'un gros porteur Iliouchine appartenant au rebelle angolais Jonas Savimbi s'apprête à décoller. En effet, conscient de la chute du régime Mobutu, Jonas Savimbi avait dépêché ce gros porteur à Gbadolite récupérer son matériel militaire qui y était stocké. C'est donc le dernier avion disponible pour évacuer Mobutu. Le Major Ngani va empêcher le décollage de l’avion en arrêtant sa jeep devant l’aéronef.
=> Selon les détails fournis dans le témoignage du Major Ngani, c'est tôt vers 4 heures du matin (nous sommes déjà le 18 mai 1997), que Mobutu avait fini par accepter d'être évacué. Mais son épouse, Mama Bobi Ladawa, va se mettre à pleurer en disant qu’elle ne partira nulle part. Le colonel Motoko, Chef de la garde présidentielle, essaiera de la calmer, expliquant à l'épouse de Mobutu que si elle refusait de monter dans le véhicule, il allait lui tirer une balle dans la tête et ensuite, il se tuerait lui-même. Devant cette situation tendue, le Dr Byamungu, un des médecins traitant de Mobut, aurait carrément poussé l'épouse de Mobutu dans le véhicule. Le colonel Motoko est au volant, Nzanga Mobutu, l’un des fils de Mobutu, est assis à côté du conducteur et le président Mobutu sur le siège arrière. Les autres membres de la famille suivent dans les autres véhicules.
=> Une fois à l'aéroport, l'équation se pose sur comment embarquer. Comme le gros porteur était un avion cargo, il n’y avait pas de sièges pour passagers. C'est ainsi qu'on prendra la décision de faire voyager Mobutu dans sa voiture Mercedes embarquée dans l’avion. Il est déjà vers 5h du matin, le 18 mai 1997. Pendant les 3 heures de vol entre Gbadolite et Lomé (Togo), Mobutu restera cloitré dans sa limousine embarquée dans l'avion cargo. A son arrivée à Lomé, Mobutu et sa suite sont pris en charge par le Président togolais, Gnassingbé Eyadema. Mobutu fera 5 jours à Lomé, avant de trouver, enfin, refuge chez son vieil ami Hassan II, Roi du Maroc. C'est le 23 mai 1997 que Mobutu débarque à Rabat, accompagné de sa femme (Bobi Ladawa) et de 56 personnes de sa famille et de son entourage proche.
=> Dans un premier temps, le séjour au Maroc de Mobutu sera annoncé comme devant être bref. Mais le refus de la France, de l'Afrique du Sud et du Portugal de l'accueillir finira par convertir l'exil marocain en séjour définitif. Mobutu et la cinquantaine de personnes qui l'accompagnent resteront quelques semaines dans un hôtel de la petite ville balnéaire de Skhirat (25km de Rabat). Puis, en début juin, Mobutu, accompagné de sa famille et de sa suite, vont se replier à Tanger (au nord du Maroc). Le Roi Hassan II avait mis une résidence à leur disposition. L'état de santé de Mobutu, qui souffrait d'un cancer de la prostate à un stade avancé, aggravé de complications cardiaques, était à ce moment-là qualifié de critique. La détérioration de son état de santé va l'obliger à retourner à Rabat. Vers la fin du mois de juillet 1997, Mobutu est admis à l'hôpital Avicenne de Rabat pour y être soigné de saignements dus aux suites de son cancer. C’est là, à Rabat, que Mobutu décédera le 7 septembre 1997, à l’âge de 66 ans. Il sera inhumé dans un modeste tombeau au cimetière européen de Rabat.


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@benbabunga MOBUTU n'était pas prudent. Après avoir dirigé le pays pendant 32 ans, son armée perdant des nombreuses batailles au début de 1997, il devrait accepter cette retraite dorée. Peut-ê ke allait-il vivre encore plus longtemps et participer à des nombreuses étapes de la vie du pays
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