
Pierre Mennerat
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Pierre Mennerat
@PMennerat
Doctorant histoire contemporaine de l‘Allemagne @UmrSirice @LettresSorbonne. Ancien élève @ENS_Ulm. Agrégé d'allemand. Rédacteur @Grand_Continent. 🇫🇷🇩🇪🇪🇺









@Leopard24theWin Eine Interpretation wäre, dass Macron mit seiner ostentativen, scheinbar naiven, Unterstützung für FCAS bei der MSC am Ende die Deutschen zum heutigen groben Foulspiel gezwungen hat. Jetzt kann 🇫🇷 ziemlich glaubhaft die deutsche Seite inkonsequentes Verhalten zuschreiben.

🚨 Le chancelier Merz vient de franchir un cap. Il dit que le #SCAF peut s’arrêter. Berlin met une sortie de secours sur la table. En France, on continue comme si cette option n’existait pas. "Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un véritable problème concernant le profil des besoins. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, alors nous ne pourrons pas poursuivre le projet." Voilà. C’est net, c’est assumé, et ça dit une chose : à Berlin, on ne tremble plus à l’idée de menacer le programme. Le point de friction est simple. La France veut un appareil pour assurer la mission de dissuasion et capable d’opérer depuis un porte-avions. L’Allemagne dit qu’elle n’en a pas besoin. Très bien. Mais dans ce cas, il faut arrêter de faire semblant : soit on construit un avion qui intègre ces capacités, soit on change complètement la logique du programme. On ne peut pas demander à la France de revoir à la baisse ce qui structure sa stratégie. Et quand j’entends : "La France veut construire un seul avion aligné sur ses propres spécifications. Mais ce n’est pas ce dont nous avons besoin", ça fait tiquer. Parce que présenté comme ça, on dirait une lubie française. Ce n’en est pas une. C’est la logique d’un pays qui assume sa dissuasion, sa capacité d’action autonome, sa projection. Ce n’est pas "Paris qui impose", c’est Paris qui refuse de fabriquer un futur avion amputé de ce qui fait sa stratégie. Je pars d’un principe : sur un programme de cette nature, la cohérence opérationnelle et la clarté de la maîtrise d’œuvre priment sur les compromis de façade. Le fond, au fond, c’est le leadership. L’Allemagne veut se poser en chef de file de la défense européenne. Très bien. Mais là, j’ai l’impression qu’elle veut surtout être chef de file… du cadrage : définir ce qui compte, ce qui ne compte pas, et garder la sortie de secours ouverte. "Les Français ont besoin d’un avion de nouvelle génération capable d’emporter l’arme nucléaire et d’opérer depuis un porte-avions. La #Bundeswehr n’en a pas besoin pour l’instant." Ce n’est pas comme ça qu’on construit une Europe de la défense. C’est comme ça qu’on met la France devant un choix : céder sur l’essentiel, ou assumer la rupture. Et franchement, si l’heure de vérité arrive, autant qu’elle arrive maintenant, pas après dix ans de réunions, pour finir avec un avion que personne ne veut vraiment. euractiv.com/news/germany-d…














Friedrich Merz veut faire de la Bundeswehr « l’armée la plus puissante » d’Europe legrandcontinent.eu/fr/2026/02/13/…


