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@PatrickLafran13
Toujours authentique et recommence a zéro







Merci, Mathieu, de présider le Conseil des régions, une équipe de fiers députés qui sauront mettre à profit leur connaissance du territoire afin de proposer des actions gouvernementales adaptées aux réalités de chaque région. @mlevesquecaq

Je vous mets ici mon texte de ce matin dans le journal de Montréal 👇 Pendant longtemps, le Québec a été une terre de bâtisseurs. Des PME qui naissaient dans des garages, des entrepreneurs qui prenaient des risques, des fleurons qui devenaient des symboles de fierté collective. On créait, on innovait, on exportait. Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire : cette époque semble de plus en plus loin derrière nous. Pendant que l’Ontario avance, attire les capitaux, simplifie ses règles et accélère ses processus, le Québec s’enfonce dans une lourdeur bureaucratique qui étouffe tranquillement son tissu entrepreneurial. Créer une entreprise ici, en 2026, ce n’est plus un défi stimulant, c’est un parcours du combattant. On parle souvent d’encourager l’entrepreneuriat. Mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait pour ceux qui veulent se lancer? Des formulaires à n’en plus finir, des délais interminables, des règles qui changent constamment, des coûts qui explosent avant même d’avoir généré un premier dollar. On parle d’innovation, mais on administre comme dans les années 90. Et que dire du financement? Sur papier, on a des institutions puissantes comme Investissement Québec ou la Caisse de dépôt. Dans la réalité, pour une PME ou un entrepreneur en démarrage, c’est presque un mirage. Les critères sont lourds, les processus sont longs, et l’accès est limité à une poignée de dossiers déjà sécurisés. Résultat : ceux qui ont déjà les moyens obtiennent plus, et ceux qui veulent bâtir… abandonnent ou quittent. Parce que oui, il faut aussi le dire : plusieurs entrepreneurs québécois regardent ailleurs. Pas par manque d’attachement au Québec, mais par instinct de survie. Quand c’est plus simple, plus rapide et plus rentable de lancer et financer une entreprise en Ontario ou ailleurs au Canada, la question ne se pose même plus. Et il y a un autre malaise dont on parle trop peu : la jalousie. Le succès dérange. Les PME qui percent, les entrepreneurs qui réussissent, deviennent rapidement des cibles. Critiqués, jugés, soupçonnés avant même d’être compris. Est-ce que ce climat freine l’ambition? Est-ce que ça décourage ceux qui voudraient se lancer? Énorme question. Pendant ce temps, on continue de se raconter qu’on est une société entrepreneuriale. On célèbre quelques succès, on met de l’avant des exceptions, mais la réalité du terrain est toute autre. Le Québec est en train de perdre sa capacité à créer des PME en volume et en vitesse. Et sans PME, il n’y a pas de richesse durable. Il n’y a pas de classe moyenne forte. Il n’y a pas de relève économique. Le problème, ce n’est pas le talent. Ce n’est pas les idées. Ce n’est pas l’ambition. Le problème, c’est le système. Un système trop lent, trop rigide, trop déconnecté de la réalité de ceux qui prennent des risques. On peut continuer à fermer les yeux et à se dire que tout va bien. Ou on peut décider, collectivement, de faire un vrai virage. Alléger, simplifier, accélérer. Redonner de l’oxygène à ceux qui bâtissent. Est-ce que le Québec est en train de reculer… au point d’être né pour un p’tit pain? #quebec #PME

Steven Guilbeault: "we still have an industrial price on pollution… We still have clean fuel standards... We still have (strict emissions) targets for vehicles.“ A pertinent reminder from the former environment minister that despite the bluster, all of these de-facto taxes remain—and continue to drive up the cost of essentials for Canadians.

























