Quentin Lecocq · Systèmes IA

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Quentin Lecocq · Systèmes IA

@QuentinLecocq_

J’implémente des systèmes IA pour consultants et petites équipes : workflows, contexte, outils, garde-fous, validation humaine. Je documente le mien ici.

Lille, France Katılım Haziran 2024
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Quentin Lecocq · Systèmes IA@QuentinLecocq_·
Mon Obsidian est un repo Github privé. Mon agent IA tourne sur un VPS. Les deux bossent ensemble pendant que je suis au boulot. On m'a demandé le détail après mon post d'hier. Le setup, brique par brique. 1. Mon vault Obsidian vit dans un repo GitHub privé. C'est la décision qui débloquent tout le reste : des fichiers markdown versionnés, zéro format propriétaire. 2. Hermes, mon agent, tourne sur un petit VPS chez LumaDock, 10euros par mois. Concrètement : un abo ChatGPT à 20e par mois, rien que pour lui. Je ne lui demande jamais une ligne de code. C'est un assistant qui bookmarke ce que je lui envoie, fait mes recherches, mes briefs le matin, etc etc et il a le repo en local : il lit et écrit dans mes notes de n'importe où, même Mac éteint. 3. Le bridge ente lui et moi : Discord. Un channel = une fonction = son propre contexte : veille tech / CRO, morning brief, brain dump intelligent, un channel pour mes posts X avec les idées qui vivent dans mon Obsidian, même un pour le spoort. Les discussions ne se polluent jamais entre elles. Telegram ne sait pas faire ça, c'est ce qui a tranché. 4. Sur le mac : Obsidian + un plugin git qui pull et push toutes les 10-15 minutes automatiquement. 5. Sur le téléphone : Obsidian Sync à 5e par mois. Le vault complet dans la poche, toujours à jour. Pourquoi Obsidian et pas un autre outil : Les backlinks. Chaque note se relie aux autres, et tu vois des "bulles" de contenu grossir dans le graph au fil des mois. Mes idées de posts naissent là. Tout est markdown. Lisible part n'importe quelle IA, éditable dans VS Code demain si je veux : mes notes ne sont enfermées nulle part. Et les plugins qui installent des habitudes sans effort : la daily note qui se crée seule le matin, le git qui pousse tout seul. Dedans, du PARA adapté : projets, casquettes (mes areas), ressources, archives. Et mes ajouts : l'inbox où tout atterrit, le journal, le jardin de notes atomiques reliées entre elles, les MOC en index. Ce que ça donne au quotidien : Une daily note se crée toute seule chaque matin, et je journalise dedans au fil de la journée : tâches en cours, idées, décisions. Bonus de dev en CDI : à l'entretien annuel, j'ai le log de mon année, jour par jour. Un lien à garder, une idée dans le train : je balance ça sur Discord, Hermes bookmarke et range dans le vault. Une question : il fait la recherche et la réponse atterrit en note. Chaque matin, un morning brief m'attend dans son channel. Et des brouillons de posts dans le vault, générés depuis mes propres notes pendant que je dors. Ce que ça a supprimé : les bookmarks que je ne relisais jamais, les notes éparpillées entre Apple Notes et des onglets ouverts, et le « je l'ai lu quelque part mais où ». Tout finit au même endroit, relié au reste. Je sais que tout ce que j'ai lu, vu ou entendu et qui a de la valeur à mes yeux se trouve dans mon Obsidian. Côté temps : Une petite soirée pour monter le tout. Ensuite l'entretien tient en deux habitudes : le journal se remplit en vivant, et 20-30 minutes le dimanche soir pour la revue qui garde le système propre. Le principe qui tient tout le système : chaque note déclare ce qu'elle est. Une décision, une hypothèse, une capture au vol, ce n'est pas le même poids. Sans ça, ton agent te ressort une intuition de mars avec l'aplomb d'une décision d'hier. Et la règle qui protège le reste : Hermes n'écrit que dans l'inbox. Ailleurs dans le vault, il ne touche à rien sans mon feu vert explicite. Lui capture, moi je range. Et si demain je veux tout quitter : git clone, et je pars avec mes fichiers. Si tu veux monter le même : commence par le vault dans un repo privé et la daily note. L'agent vient après, quand il y a déjà quelque chose à lire. Tu veux le détail de quoi en ensuite ? 1. Le bridge Discord de A à Z 2. Les consignes exactes que je donne à Hermes 3. Mes weekly reviews et autre skills avec Claude dans Obsidian
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
Quentin Lecocq · Systèmes IA@QuentinLecocq_·
Mon Obsidian est un repo Github privé. Mon agent IA tourne sur un VPS. Les deux bossent ensemble pendant que je suis au boulot. On m'a demandé le détail après mon post d'hier. Le setup, brique par brique. 1. Mon vault Obsidian vit dans un repo GitHub privé. C'est la décision qui débloquent tout le reste : des fichiers markdown versionnés, zéro format propriétaire. 2. Hermes, mon agent, tourne sur un petit VPS chez LumaDock, 10euros par mois. Concrètement : un abo ChatGPT à 20e par mois, rien que pour lui. Je ne lui demande jamais une ligne de code. C'est un assistant qui bookmarke ce que je lui envoie, fait mes recherches, mes briefs le matin, etc etc et il a le repo en local : il lit et écrit dans mes notes de n'importe où, même Mac éteint. 3. Le bridge ente lui et moi : Discord. Un channel = une fonction = son propre contexte : veille tech / CRO, morning brief, brain dump intelligent, un channel pour mes posts X avec les idées qui vivent dans mon Obsidian, même un pour le spoort. Les discussions ne se polluent jamais entre elles. Telegram ne sait pas faire ça, c'est ce qui a tranché. 4. Sur le mac : Obsidian + un plugin git qui pull et push toutes les 10-15 minutes automatiquement. 5. Sur le téléphone : Obsidian Sync à 5e par mois. Le vault complet dans la poche, toujours à jour. Pourquoi Obsidian et pas un autre outil : Les backlinks. Chaque note se relie aux autres, et tu vois des "bulles" de contenu grossir dans le graph au fil des mois. Mes idées de posts naissent là. Tout est markdown. Lisible part n'importe quelle IA, éditable dans VS Code demain si je veux : mes notes ne sont enfermées nulle part. Et les plugins qui installent des habitudes sans effort : la daily note qui se crée seule le matin, le git qui pousse tout seul. Dedans, du PARA adapté : projets, casquettes (mes areas), ressources, archives. Et mes ajouts : l'inbox où tout atterrit, le journal, le jardin de notes atomiques reliées entre elles, les MOC en index. Ce que ça donne au quotidien : Une daily note se crée toute seule chaque matin, et je journalise dedans au fil de la journée : tâches en cours, idées, décisions. Bonus de dev en CDI : à l'entretien annuel, j'ai le log de mon année, jour par jour. Un lien à garder, une idée dans le train : je balance ça sur Discord, Hermes bookmarke et range dans le vault. Une question : il fait la recherche et la réponse atterrit en note. Chaque matin, un morning brief m'attend dans son channel. Et des brouillons de posts dans le vault, générés depuis mes propres notes pendant que je dors. Ce que ça a supprimé : les bookmarks que je ne relisais jamais, les notes éparpillées entre Apple Notes et des onglets ouverts, et le « je l'ai lu quelque part mais où ». Tout finit au même endroit, relié au reste. Je sais que tout ce que j'ai lu, vu ou entendu et qui a de la valeur à mes yeux se trouve dans mon Obsidian. Côté temps : Une petite soirée pour monter le tout. Ensuite l'entretien tient en deux habitudes : le journal se remplit en vivant, et 20-30 minutes le dimanche soir pour la revue qui garde le système propre. Le principe qui tient tout le système : chaque note déclare ce qu'elle est. Une décision, une hypothèse, une capture au vol, ce n'est pas le même poids. Sans ça, ton agent te ressort une intuition de mars avec l'aplomb d'une décision d'hier. Et la règle qui protège le reste : Hermes n'écrit que dans l'inbox. Ailleurs dans le vault, il ne touche à rien sans mon feu vert explicite. Lui capture, moi je range. Et si demain je veux tout quitter : git clone, et je pars avec mes fichiers. Si tu veux monter le même : commence par le vault dans un repo privé et la daily note. L'agent vient après, quand il y a déjà quelque chose à lire. Tu veux le détail de quoi en ensuite ? 1. Le bridge Discord de A à Z 2. Les consignes exactes que je donne à Hermes 3. Mes weekly reviews et autre skills avec Claude dans Obsidian
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Shen🇨🇭
Shen🇨🇭@ShenDigital·
Franchement, fonce, j'ai halluciné sur la simplicité. Petite astuce : ne modifie pas directement l'@OpenWebUI pour ne pas le casser en cas de mise à jour, mais crée un patch avec des variables prioritaires au projet. L'avantage, c'est que tu pourras continuer à mettre à jour ton interface sans que celle-ci ne casse.
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Discord ne rend pas mon agent IA plus intelligent. Il m'empêche simplement de lui parler dans le désordre. Mon bridge entre mon cerveau et Hermes tient en trois éléments : un channel, une session, une consigne. J'ai d'abord testé Telegram. Je ne connaissais pas encore l'existence des topics. La veille, les idées, les questions et les logs finissaient donc dans le même fil. Ça fonctionnait, mais tout se mélangeait. Je suis ensuite tombé sur une ressource qui recommandait Discord pour piloter Hermes. J'ai testé, et la logique des channels et des threads m'a paru immédiatement plus naturelle. J'ai donc créé un serveur Discord dédié, avec un channel par usage : - #-brain-dump : j'envoie un lien ou une idée ; Hermes le classe, crée la note dans Obsidian, puis commit et push la modification ; - #-brain-dump-logs : il dépose la trace détaillée de ce qu'il a fait, sans polluer le channel principal ; - #-morning-brief : le point de livraison réservé à mon briefing automatisé ; - #-veille-tech : je centralise les recherches et synthèses sur le CRO, Next.js et Hermes ; - #-x : je travaille les angles, brouillons et analyse lié à mon contenu ; - #-general : la discussion libre, avec un thread isolé par sujet. Mais créer des channels ne suffit pas. Pour les workflows spécialisés, j'associe aussi une consigne au channel. Elle est réinjectée à chaque message. Pour #-brain-dump, elle ressemble à ça : « Traite chaque message comme une capture freelance ou CRO. Identifie son type, range-le au bon endroit dans Obsidian, commit et push. Réponds ici par une confirmation courte et envoie les détails dans le channel de logs. Demande mon accord avant toute action sensible. » Le bot ne déduit donc pas son workflow grâce au nom du channel. Hermes reçoit la session et la consigne associées à l'endroit où je lui parle. Au quotidien, ça donne quelque chose de très simple : une idée dans le train → #-brain-dump → une note rangée dans Obsidian, versionnée sur GitHub et disponible sur mes appareils. Discord ne contient pas ma connaissance. Il transporte seulement la demande. Aucune clé API, aucun mot de passe ou token, aucune donnée client et aucun document confidentiel n'y transitent. Ces éléments restent dans leur système source ou dans des fichiers locaux. Et l'agent ne publie ni n'envoie rien sans ma validation. J'ai découvert après coup qu'Hermes savait aussi isoler des topics Telegram et leur associer des consignes. Discord n'est donc pas techniquement supérieur. C'est simplement l'interface qui rend mon découpage le plus évident au quotidien. Le vrai gain n'est pas d'avoir davantage de channels. C'est de ne plus demander à l'agent de deviner ce que chaque message signifie. Vous structurez vos échanges avec votre agent par projet, par topic ou par usage ?
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Shen🇨🇭
Shen🇨🇭@ShenDigital·
@QuentinLecocq_ Perso, j'ai monté une interface @OpenWebUI avec Hermes derrière. J'ai rajouté à l'interface une bibliothèque média/fichier. Le tout caché derrière un WireGuard.
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
Oui, sur la mémoire pure tu as raison : Discord n’ajoute rien à Hermes. Le gain est surtout côté humain et routage : je sais où déposer chaque demande, et le channel sélectionne la bonne session + la bonne consigne sans que j’aie à les repréciser. Donc pas une “meilleure mémoire”, plutôt moins d’ambiguïté et une organisation plus lisible pour moi. C’est aussi pour ça que je précise que Discord n’est pas techniquement supérieur 🙂
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Papa Builder
Papa Builder@bizapapa·
@QuentinLecocq_ Si tu clean bien tes chan à la limite pourquoi pas, ya une petite optimisation de conso. En revanche pour la mémoire et l’organisation je vois pas du tout où c’est mieux que ce que Hermès fait déjà ?
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Kevin Lenga
Kevin Lenga@LengaWrites·
@QuentinLecocq_ Surtout quand tu compares deux marques inconnues au même prix. Celle qui a une vraie histoire gagne presque toujours.
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Les fondateurs bootstrappés que je croise méprisent le branding. « C'est du vernis. Moi, je vends un produit. » C'est exactement pour ça qu'ils convertissent mal. Dans l'équation de conversion, la motivation pèse plus lourd que la friction, le CTA ou le formulaire. Et rien ne bouge la motivation autant que la marque. La preuve la plus bête : personne ne sait vraiment expliquer pourquoi il prend Coca plutôt qu'un cola inconnu au même prix. La motivation est inconsciente. Le branding est le seul levier qui l'atteint. Le hic, c'est que ça ne se teste pas en deux semaines. Alors on préfère bidouiller la couleur d'un bouton, parce que le gain se voit vite et se met dans un rapport. Résultat : le levier le plus rentable pour une marque jeune reste celui que personne n'ose toucher. Je ne te dis pas de négliger l'UX. Je te dis d'arrêter de croire qu'un design qui sort du lot et une histoire qui n'est qu'à toi, c'est du secondaire. Sur une marque que personne ne connaît encore, c'est là que se joue le premier oui.
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
5 lignes de microcopy qui décident si ton visiteur signe ou ferme l'onglet sur ton SaaS. Aucune ne demande du trafic pour être corrigée. Juste un œil honnête sur ta page. 1. Tes messages d'erreur. « Erreur : champ invalide. » Tu viens d'accuser l'utilisateur au pire moment. Bannis « erreur », « échec », « système ». Dis ce qui bloque et comment le régler : « Il manque le @ dans ton adresse. » 2. Le label qui disparaît dès qu'on remplit le champ. Le placeholder qui s'efface à la première frappe force l'utilisateur à se rappeler ce qu'on lui demandait. Sur un signup, chaque micro-doute est une porte de sortie. Garde le label visible en permanence, au-dessus du champ. 3. Le texte de ton bouton. « Envoyer » ne vend rien. Le CTA doit dire la valeur obtenue, pas l'action mécanique. « Créer mon espace », « Voir mon rapport ». Et une ligne juste dessous pour lever la dernière peur : « Sans carte bancaire. » 4. Ton champ email en bas de page. « Inscris-toi à la newsletter » se traduit par « donne-moi ton adresse pour du spam ». Dis la valeur, la fréquence et qui écrit : « Un mail par semaine sur le CRO, écrit par moi, désabo en un clic. » 5. Et juste après le signup : ton écran de confirmation. C'est un pic d'émotion positive, et la plupart le gâchent avec un « Merci » vide. Sers-t'en : prochaine étape claire, ou premier petit oui suivant. La microcopy, ce n'est pas du détail. C'est ta page qui parle à voix basse pendant que l'utilisateur hésite.
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djtyroon
djtyroon@djtyroon·
@QuentinLecocq_ Si ton hébergeur le permet, personnellement je préfère jouer avec le Firewall depuis la console de l'hébergeur. Ca me semble plus fiable et tout le temps à jour.
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
Plus de 20 000 tentatives d’authentification par mot de passe sur le serveur de mon agent IA en 7 jours. Environ une toutes les 30 secondes. Jour et nuit. Personne ne me cible personnellement. C’est simplement ce qu’internet fait à un port SSH ouvert. Beaucoup vont installer leur premier agent IA ce week-end. Avant de lui donner accès à vos fichiers, la question à vous poser est simple : Si quelqu’un entre sur le serveur où il tourne, il repart avec quoi ? Chez moi : des tokens, la mémoire de l’agent et une copie de mes notes Obsidian. Une bonne partie de ma vie numérique tient sur un VPS à 10 $ par mois. Hermes y tourne depuis deux mois. Voici les couches que j’ai placées entre internet et tout ça. Avec deux compromis que j’assume. Le VPS est livré avec Hermes préinstallé. Au premier login, le wizard de configuration se lance automatiquement. Je l’ai coupé. Je ne voulais pas configurer les accès de mon agent sur un serveur que je n’avais pas encore verrouillé. Première couche : l’authentification. Je pensais avoir désactivé la connexion SSH par mot de passe. J’avais bien ajouté « PasswordAuthentication no » dans le fichier de configuration. Puis, en préparant ce post, j’ai vérifié la configuration réellement appliquée avec la commande sshd -T. Verdict : « passwordauthentication yes » et « permitrootlogin yes ». Le serveur autorisait toujours l’authentification par mot de passe pour root. Le problème venait d’un fichier généré par cloud-init et chargé avant mes réglages. Sur OpenSSH, la première valeur rencontrée gagne. Mon fichier disait une chose. Le serveur en appliquait une autre. J’ai corrigé la priorité des règles : mot de passe désactivé, authentification interactive fermée et accès root autorisé uniquement par clé SSH. Mais modifier un fichier ne suffit pas. J’ai ensuite forcé une tentative de connexion sans clé. Réponse du serveur : « Permission denied (publickey) ». Deuxième couche : la validation. Pendant toute cette opération, j’ai gardé une session SSH ouverte dans un autre terminal. Si je me coupais accidentellement l’accès, cette session était ma bouée de sauvetage. Tester que la clé fonctionne, presque tout le monde le fait. Tester explicitement que le mot de passe échoue, beaucoup moins. J’ai failli publier un post expliquant que mon serveur était en « clé SSH uniquement » alors que sa configuration effective disait le contraire. Un hardening sans test négatif, c’est une hypothèse. Pas une protection. Troisième couche : le firewall. UFW refuse toutes les connexions entrantes par défaut. Une seule exception : le port 22 utilisé par SSH. Je n’ouvre jamais un port « au cas où ». Un service a besoin d’être accessible, j’ajoute une règle. Pas avant. Quatrième couche : le dashboard Hermes. C’est depuis ce dashboard que je configure les accès les plus sensibles de l’agent. Il n’est pas exposé publiquement. Il écoute uniquement sur l’adresse locale 127.0.0.1, au port 9119. Pour y accéder depuis mon Mac, je passe par un tunnel SSH. Le dashboard reste local au serveur sans nécessiter un deuxième port public. Cinquième couche : le temps. Un serveur ne reste pas sécurisé simplement parce qu’il l’était le jour de son installation. Les mises à jour de sécurité Ubuntu sont appliquées automatiquement. Fail2ban surveille aussi les tentatives SSH et bannit temporairement les IP qui insistent. Sur les 30 derniers jours, il a enregistré plus de 13 000 bannissements concernant plus de 1 300 IP distinctes. Ce n’est pas une attaque ciblée. C’est le bruit de fond permanent d’un serveur visible sur internet. La dernière validation consiste à redémarrer complètement le VPS. Hermes, UFW, fail2ban et les mises à jour automatiques doivent revenir sans intervention manuelle. Si ta stack ne survit pas à un reboot, tu n’as pas un service. Tu as une session qui dure longtemps. Il reste deux compromis que j’assume. Le premier : Hermes tourne en root. C’est pratique sur ce VPS dédié à un seul service, mais ce n’est pas la configuration la plus sûre. Si Hermes était compromis, l’attaquant aurait accès à toute la machine. Un utilisateur dédié ne protégerait pas les fichiers que l’agent doit déjà lire. Il réduirait toutefois ce qu’un attaquant pourrait modifier ensuite : services système, comptes Linux, configuration SSH, firewall ou mécanismes de persistance. J’ai privilégié la simplicité. Pas la sécurité maximale. Le second compromis : mon port SSH reste public. Je n’ai pas placé le serveur derrière un VPN privé. Une clé SSH dédiée, aucune authentification par mot de passe, un firewall restrictif et fail2ban me semblent proportionnés à ce que ce VPS héberge aujourd’hui. Le jour où il accueille d’autres services ou des données client, ce modèle de menace doit être revu. C’est ce que je retiens de cette installation : Une checklist te dit quoi configurer. Un modèle de menace te force à comprendre ce que tu protèges, contre qui, et jusqu’où tu acceptes d’aller. Et surtout : le fichier que tu as modifié n’est pas la vérité. La configuration réellement appliquée l’est.
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profpicsou@profpicsou

À tous les développeurs et tous ceux qui ont des agents IA. Je vous explique la situation : Je suis un flemmard, je veux créer un agent IA qui me sert d’assistant / secrétaire Un autre qui sert pour ma femme et moi Ce week-end je vais mettre en place ces agents Est-ce facile pour un novice ? Merci à @RosoAI de m’avoir donné envie de faire ça.

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djtyroon
djtyroon@djtyroon·
@QuentinLecocq_ Si comme moi t’as une ou plusieurs ip fixe, tu peux en complément bloquer l’accès au port ssh sur ces ip. C’est une couche de plus.
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
Le vibe coding accélère la mise en ligne. Pas la responsabilité. Avant de donner une app à de vrais utilisateurs, je vérifie au minimum : - les secrets restent côté serveur - les entrées sont validées côté serveur - les accès aux données sont verrouillés - les parcours d’échec sont testés - les endpoints coûteux sont limités - les erreurs ne révèlent rien de sensible Une app qui fonctionne seulement dans le happy path n’est pas prête pour de vrais utilisateurs. On parle souvent du vibe coding comme d’un problème de qualité de code. Mais côté conversion, les dégâts sont très concrets : - formulaire qui casse - reset de mot de passe incohérent - erreur anxiogène - données trop exposées - coût API hors contrôle La sécurité et les parcours d’échec font aussi partie de l’expérience utilisateur.
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IA pour tous
IA pour tous@iapourtous_off·
@QuentinLecocq_ L'agent branché sur des notes en désordre te ressort du désordre. Ton gain vient des années de règles et d'habitudes derrière, pas du modèle. J'ai vu des équipes poser une IA sur un système inexistant en espérant qu'elle range à leur place. Elle amplifie, elle crée rien.
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Quentin Lecocq · Systèmes IA
Mon agent IA a accès à mon Obsidian. Mais la partie la plus importante de mon système n’a rien à voir avec l’IA. Quand Hermes est arrivé, mon organisation avait déjà plusieurs années d’habitudes, de règles et d’essais derrière elle. Il s’est greffé dessus. Il ne l’a pas créée. Ce qui empêche mon vault de devenir un cimetière de notes vient surtout de la rencontre entre deux approches. PARA, découvert dans le livre The PARA Method de Tiago Forte, m’aide à organiser l’information selon son utilité actuelle. Zettelkasten, notamment à travers le live How we take smart notes, m’a appris à transformer ce que je capture en idées écrites avec mes propres mots, puis à relier ces idées entre elles. PARA répond à : « Où cette note peut-elle m’être utile aujourd’hui ? » Zettelkasten répond à : « Que dit réellement cette idée, et avec quelles autres idées est-elle en relation ? » Prenons une observation sur une page pricing. Je pourrais la classer dans : - marketing - SaaS - psychologie - copywriting - UX - CRO Toutes ces réponses seraient justes. C’est justement le problème d’un classement uniquement thématique : une même information peut parler de plusieurs sujets. Avec PARA, je me demande plutôt : « À quoi cette information peut-elle me servir maintenant ? » Est-ce qu’elle fait avancer un projet en cours ? Est-ce qu’elle concerne une responsabilité que je dois maintenir ? Est-ce une connaissance qui pourrait resservir plus tard ? Est-ce devenu inactif ? C’est cette logique qui donne Projects, Areas, Resources et Archives. Une information n’a pas de place définitive. Elle peut passer d’une ressource à un projet lorsqu’elle devient utile, puis rejoindre les archives lorsque le projet est terminé. L’organisation suit l’action. Je n’essaie pas de figer toute ma connaissance dans une taxonomie parfaite. La couche Zettelkasten PARA m’aide à ranger. Zettelkasten m’aide à réfléchir. Lorsque je lis un livre, regarde une vidéo ou travaille sur un projet, je peux commencer par une note rapide. C’est une fleeting note : une capture temporaire pour ne pas perdre l’idée. Si elle mérite d’être conservée, je la retravaille : - une idée principale par note - écrite avec mes propres mots - compréhensible sans rouvrir immédiatement la source - assez précise pour être réutilisée - reliée aux notes avec lesquelles elle entretient une vraie relation Elle devient alors une note durable dans mon Garden. Je ne crée pas des liens pour obtenir un joli graph. Un lien doit vouloir dire quelque chose : cette idée complète une autre note, la contredit, lui apporte du contexte ou peut être utilisée avec elle. Une note isolée conserve une information. Une note reliée peut participer à un raisonnement. Au fil des années, j’ai mélangé ces deux approches et ajouté les couches dont j’avais besoin. Voilà la structure actuelle de mon vault. 00. Inbox L’Inbox est ma zone de capture temporaire. Une idée dans le train, un lien, une citation, une capture d’écran, une transcription, une note de réunion ou une recherche : tout peut arriver ici sans être rangé immédiatement. Chaque nouvelle note est créée dans ce dossier par défaut. Je peux capturer sans interrompre ce que je fais pour chercher le dossier parfait. Mais l’Inbox n’est pas une destination finale. Pendant ma revue hebdomadaire, chaque élément est déplacé vers un projet, relié à une casquette, conservé comme ressource, transformé en note du Garden, archivé ou supprimé. C’est aussi le seul dossier dans lequel Hermes peut écrire sans mon autorisation explicite. Il peut capturer un lien, faire une recherche ou déposer une synthèse. Il ne décide pas seul qu’une information mérite une place permanente dans mon système. Lui capture. Moi, je décide de la suite. 01. Journal Une Daily Note se crée automatiquement chaque matin à partir d’un template. Elle contient mes priorités, mes notes prises pendant la journée, ma veille, ce que j’ai terminé, ce qui reste bloqué et ce que j’ai appris. Je ne la remplis pas uniquement le soir. J’utilise l’interstitial journaling : à chaque transition entre deux tâches, j’ajoute quelques lignes avec l’heure. Par exemple : 10:15 - Terminé l’analyse de la page pricing. Le problème principal n’est pas le prix, mais l’impossibilité d’estimer la facture. Je transforme ça en recommandation dans Audit CRO - Client. 11:05 - Recommandation rédigée. L’idée peut resservir ailleurs : créer Une page pricing doit laisser un chiffre dans la tête. Je garde ainsi dans le même flux mes tâches, mes décisions, mes idées et le contexte dans lequel elles sont apparues. Je n’ai plus besoin de reconstituer ma journée le soir en essayant de me souvenir de ce que j’ai fait. Toutes les entrées d’une Daily Note ne méritent pas de devenir des notes permanentes. Certaines restent simplement la trace d’une journée. D’autres font émerger une décision, une observation ou une idée qui mérite d’être extraite. Dans ce cas, je crée une note dédiée dans le Garden et je la relie à la Daily Note d’origine. La Daily Note conserve le contexte : - quand l’idée est apparue - sur quel projet je travaillais - quel problème je cherchais à résoudre - ce qui m’a conduit à cette conclusion La note du Garden conserve l’idée elle-même, débarrassée du bruit de la journée. Les backlinks me permettent ensuite de naviguer dans les deux directions : depuis mon Journal vers les connaissances produites ce jour-là, et depuis une connaissance vers les journées et les projets qui l’ont fait émerger. Quelques semaines plus tard, je peux retrouver le moment où une décision a été prise et tout le raisonnement autour. 02. Projets Un projet doit avoir un résultat attendu et une fin possible. Dans mon activité, cela peut être : livrer un audit CRO, construire une landing page, lancer une offre, créer un workflow ou préparer une série de contenus. Chaque projet rassemble ce dont j’ai besoin pour l’exécuter : l’objectif, les décisions déjà prises, les prochaines actions, les ressources utilisées, les notes liées et les livrables. « Développer mon activité freelance » n’est pas un projet. Il n’existe aucun moment précis où cette responsabilité sera définitivement terminée. « Publier la landing page de mon audit CRO » peut en revanche devenir un projet. Quand le résultat est atteint ou abandonné, le projet rejoint les Archives. 03. Garden Le Garden ne contient pas seulement des contenus sauvegardés. Il rassemble les idées que j’ai commencé à travailler, reformuler et relier avec mes propres mots. J’essaie de garder une idée principale par note. Par exemple : Une économie s’affiche en euros, pas en pourcentages. La note doit être compréhensible sans rouvrir immédiatement l’article, la vidéo ou le projet dont elle provient. Je peux ensuite l’utiliser dans un audit, la transformer en recommandation, l’intégrer à un article, la développer dans un post ou la contredire plus tard. C’est ce qui distingue mon Garden de mes Ressources. Une Ressource conserve du matériau potentiellement utile. Le Garden contient ce que j’ai commencé à transformer en connaissance personnelle et réutilisable. 04. Casquettes Les Casquettes sont mon adaptation des Areas de PARA. Elles représentent les responsabilités que je maintiens dans le temps, sans date de fin claire : activité freelance CRO, création de contenu, administratif, développement fullstack, gestion du Second Brain… Une Casquette peut générer plusieurs Projets. Ma Casquette « activité freelance CRO » reste active dans le temps. À l’intérieur, je peux lancer un projet pour créer une offre, livrer une mission ou améliorer ma landing page. La Casquette contient le contexte durable et les standards à maintenir. Le Projet contient le travail temporaire qui doit produire un résultat. Cette séparation m’évite de créer des projets éternels qui ne seront jamais vraiment terminés. 05. Ressources Les Ressources contiennent les éléments susceptibles de m’être utiles plus tard, sans servir directement un projet actif : - notes de livres - articles et vidéos - frameworks CRO - références UX - méthodes de copywriting - veille technique - inspirations de landing pages Tout ne doit pas obligatoirement devenir une note du Garden. Je peux conserver une source parce qu’elle a de la valeur sans avoir encore pris le temps d’en extraire une idée durable. Lorsqu’elle devient utile, je la relie à un projet. Lorsqu’une idée mérite d’être reformulée avec mes propres mots, elle nourrit le Garden. 06. Utilities Ce dossier contient ce qui fait fonctionner le vault sans appartenir directement à ma base de connaissances : templates, images, pièces jointes, fichiers techniques et éléments utilisés par mes automatisations. Je sépare ainsi la connaissance de l’infrastructure du système. 07. MOC Les Maps of Content sont mes index thématiques. Un MOC ne remplace pas les dossiers. Il crée un autre chemin de navigation. Mon MOC CRO peut relier des notes venant du Garden, d’une Ressource, d’un ancien Projet, d’une formation ou d’une note de veille. Le dossier répond à : « Quel rôle joue cette note aujourd’hui ? » Le MOC répond à : « Avec quelles autres connaissances cette note est-elle liée ? » C’est ici que PARA et Zettelkasten se rejoignent : l’organisation par l’action d’un côté, les connexions entre les idées de l’autre. 08. Archives Archiver ne veut pas dire supprimer. Les Archives contiennent ce qui n’a plus de rôle actif : projets terminés ou abandonnés, anciennes versions d’un système, responsabilités devenues inactives et matériel historique que je souhaite conserver. Elles retirent du bruit sans effacer mon historique. Je peux conserver le raisonnement qui m’a conduit à une ancienne décision sans continuer à l’afficher parmi mes priorités actuelles. Les plugins Les dossiers donnent une structure au vault. Les plugins réduisent la friction nécessaire pour l’utiliser chaque jour. Pour la capture et le Journal : - Daily Notes crée la note du jour - Templates lui applique ma structure - Timestamper ajoute l’heure pendant mon interstitial journaling - Calendar me permet de naviguer entre les journées Pour l’organisation et l’exploitation : - Templater automatise mes templates avancés - Dataview construit des listes et des vues dynamiques à partir des propriétés - Folder Notes transforme certains dossiers en points d’entrée - Outliner améliore la manipulation des listes - Checklist facilite le suivi des tâches - File Explorer Note Count affiche le nombre de notes par dossier Pour la navigation et l’interface : - Quick Explorer accélère la navigation - Hider retire ce qui m’est inutile - Minimal Theme Settings et Style Settings ajustent l’apparence du vault Pour la synchronisation et l’IA : - Obsidian Git versionne le vault dans un repo GitHub privé - Obsidian Sync me donne accès au vault sur mon téléphone - Claude Sidebar me permet d’utiliser Claude directement dans Obsidian - BRAT me sert à installer ou tester certains plugins encore en bêta J’utilise aussi les backlinks, le graph, les bookmarks et Canvas selon le besoin. Mais aucun plugin ne crée le système à ma place. PARA m’aide à organiser l’information. Zettelkasten m’aide à la transformer. Les Daily Notes conservent son contexte. L’interstitial journaling capture les transitions. Le Garden accueille les idées devenues durables. Les MOC construisent les connexions. Les plugins réduisent la friction. Hermes accélère la capture et la recherche. Dans cet ordre. Mon agent est arrivé après plusieurs années d’utilisation d’Obsidian. Il n’a pas créé mon système. Il s’est greffé sur une organisation qui avait déjà ses dossiers, ses règles et plusieurs années d’historique à lui donner comme contexte. Si je devais recommencer aujourd’hui, je commencerais par PARA, la logique Zettelkasten, une Inbox et une Daily Note. J’utiliserais le système assez longtemps pour rencontrer de vraies frictions. Et seulement ensuite, j’ajouterais les plugins et l’agent capables de les supprimer.
Quentin Lecocq · Systèmes IA tweet mediaQuentin Lecocq · Systèmes IA tweet mediaQuentin Lecocq · Systèmes IA tweet mediaQuentin Lecocq · Systèmes IA tweet media
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