Sylvie Piganeau retweetledi

Une primaire ouverte est souvent présentée comme une solution démocratique pour départager les candidats et créer une dynamique collective. En réalité, elle risque surtout d’exacerber les divisions existantes, en exposant publiquement les rivalités, les fractures idéologiques et les ambitions personnelles. Loin de rassembler, ce type de processus tend à affaiblir le camp qui y recourt, en laissant des traces durables après la compétition et en compliquant le rassemblement autour du vainqueur.
Ce mécanisme donne aussi un pouvoir décisif à des électeurs extérieurs au camp politique concerné, ce qui peut biaiser le choix final. Une primaire ouverte ne garantit donc ni la cohérence du projet, ni la légitimité du candidat. Elle peut même conduire à désigner une personnalité qui ne reflète pas réellement les équilibres internes, tout en brouillant les repères idéologiques et stratégiques à l’approche de l’élection.
Enfin, ce type de sélection détourne l’attention des enjeux de fond. Plutôt que de clarifier une ligne politique et de construire une offre crédible, l’énergie se concentre sur une compétition interne longue et conflictuelle. Le risque est alors double, sortir affaibli et divisé, tout en donnant l’image d’un camp incapable de se structurer autrement que par des affrontements internes.
Signée par @JulienAubert84, cette tribune mérite votre attention !
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