Simon Dreyfuss

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@SimonDreyfuss

Katılım Mart 2025
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@jdomerchet @martelf Rien à voir avec la gauche ou la droite. Juste une analyse intelligente et non écrite en fonction du résultat que l’on veut démontrer
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jean-dominique merchet
jean-dominique merchet@jdomerchet·
#Lectures2026 Même s’il se revendique de gauche, le journaliste Frédéric Martel @martelf vient de publier un formidable livre de… droite ! Gageons qu’un Jean-Francois Revel, voire un Raymond Aron (celui de L’Opium des intellectuels) , auraient apprécié à sa juste mesure ce pavé de 600 pages qui se lit d’une traite. Si je songe à JF Revel, c’est parce qu’en le lisant, je n’ai cessé de penser à « La tentation totalitaire », qui m’avait tant marqué il y a un demi-siècle. C’est dire si j’estime cet « Occidents », au titre pourtant étrange puisqu’il ne parle que des ennemis de notre Occident. Ils en prennent pour leur grade, ces communistes, tiers-mondistes, gauchistes, islamistes, décoloniaux…On jubile à chaque page, avec ces descentes en flamme du Che ou de Frantz Fanon, par exemple. Mais attention, ce livre n’est pas un pamphlet vite écrit : c’est un colossal travail d’enquête (8 ans) dans une cinquantaine de pays et presque de 2000 entretiens ! La Russie, la Chine, l’Algerie, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Egypte, l’Amérique latine, partout l’Occident est rejeté… y compris chez nous par la gauche radicale, qui détestera ce livre. Moins convaincante, la dénonciation rapidement expédiée de ce que l’auteur appelle l’Occident+ : en gros, l’extrême-droite. Comme si Frederic Martel avait ressenti le besoin de prouver qu’il restait bien de gauche, lui l’auteur de ce grand livre de droite. @EditionsPlon
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Mediavenir
Mediavenir@Mediavenir·
🇫🇷 Le Canard enchaîné révèle les très mauvaises notes de Jordan Bardella lorsqu’il était étudiant en géographie à l’université Paris-Sorbonne : 4/20, 2,6/20, 1,8/20… Il n’obtiendra jamais sa licence, mais déroche à l’époque un contrat d'assistant parlementaire FN payé l'équivalent de 2,5 fois le SMIC pour un mi-temps.
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🎗️(((SIMON WEINBERG)))
🎗️(((SIMON WEINBERG)))@SlMONWEINBERG·
🔴📣 | DEBUNKING > Une vidéo de 2024 sortie de son contexte, de la ministre israélienne May Golan circule massivement sur les réseaux sociaux, affirmant qu’elle se dit « fière du génocide à Gaza » et des « viols commis contre des civils ». Dans la vidéo, May Golan ne parle ni de « génocide » ni de viols commis par Israël. Elle s’adresse au député Ofer Cassif (Hadash), qui a comparé Gaza à la Shoah, et évoque la mission sacrée des soldats israéliens contre ceux qui ont massacré leurs familles, violé leurs femmes et enlevé leurs civils le 7 octobre. Contexte : Elle dénonçait le député Ofer Cassif lors d’une session de la Knesset visant son exclusion pour avoir glorifié ces attaques, quatre mois après les événements. Les otages étaient alors toujours captifs du Hamas. Ofer Cassif est un homme politique d’extrême gauche israélien. Membre de la Knesset, il représente le parti Hadash sur la liste unifiée arabe, dont il est le seul député juif. Il s’agit d’un cas typique de désinformation dangereuse visant à faire dire à une personnalité publique l’inverse de ses propos et à relayer des accusations extrêmement graves de génocide. ⚠️ Cette pratique n’est pas anodine, elle est souvent relayée par l’extrême gauche, et ses relais islamistes, sans verification. Déformer des propos, peut avoir des conséquences graves, en alimentant des tensions, des radicalisations et des passages à l’acte fondés sur des perceptions erronées. 📌 L’auteur de cette publication, @Ferdi_Karabasan, localisé en Turquie et suivi par plus de 100 000 personnes sur X, a généré une large diffusion : plus de 238 000 vues et plus de 4 500 partages ou citations. #CheckNews #Desinformation #Israel #FactChecking #SWNews
Ferdi KARABASAN@Ferdi_Karabasan

"Şahsen Gazze soykırımından, yıkımdan ve sivillere yapılan tecavüzlerden gurur duyuyorum. 80 yıl sonra torunlarına Yahudilerin neler yaptığını anlatacakları için de gurur duyuyorum." Bu kadın İsrail sosyal eşitlik bakanı

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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@quatremer @GeWoessner Il faut faire un bilan complet des échanges avant de parler de bêtise. Même certains secteurs agricoles français sont favorables à cet accord, mais ils se gardent bien de faire du bruit
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@Francois_Cherix La détestation des élites conduit à créer une masse populaire toujours plus éloignée de la connaissance et de la culture avec pour résultat: une élite moins nombreuse et moins accessible
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François Cherix
François Cherix@Francois_Cherix·
L’abandon de l’orthographe prépare celui de la grammaire. On fabriquera ainsi des malheureux qui n’auront plus accès aux textes et qui ne parviendront plus à exprimer leur pensée, parce qu’ils n’auront plus les outils pour la concevoir. Il leur restera la résignation ou la rage.
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@atrupar @Enthoven_R Ils vont dans l’espace, veulent explorer la planète mars, dirigent la 1ère économie mondiale et n’ont aucune idée d’un calcul simple
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Aaron Rupar
Aaron Rupar@atrupar·
RFK Jr: "A Democratic senator claimed it's mathematically impossible to have a drug drop by 600%. I said, 'Well, if the drug was $100 and it raises to $600, that would be a 600% rise. If it drops from $600 to $100, that's a 600% savings.'" Trump: "Right"
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@Frclemenceau @martelf @BFMTV Un espoir de paix ne peut oublier ou remettre à plus tard les problèmes qui auraient dû être résolus depuis longtemps: 1 pas d’arme nucléaire en Iran 2 désarmer le Hezbollah et le Hamas 3 éliminer les proxis 4 établir un traité de paix entre Israël et les palestiniens etc
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@Francois_Cherix Un exemple typique de l’effet Dunning-Kruger, tant pour les dirigeants du RN que pour ses électeurs
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François Cherix
François Cherix@Francois_Cherix·
Au total, Bardella est 1) Ignorant, ne sait rien 2) Paresseux, ne travaille pas 3) Menteur, truque les faits 4) Faux, style TikTok 5) Bête, ne progressera pas 6) Prétentieux, veut gouverner 7) Ridicule, consterne ses interlocuteurs. Qui le soutient est aveugle… ou lui ressemble.
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Peggy Sastre
Peggy Sastre@nikitakarachoi·
Ils ne sont pas des « victimes collatérales ». Ils n’ont pas été pris entre deux feux, alors que l’armée israélienne mène une opération d’ampleur depuis l’offensive du Hezbollah en mars. Ils sont tombés dans une embuscade, révèle la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Un drame qui, étrangement, suscite moins d’écho que les tirs de sommation israéliens contre les Casques bleus fin 2025. 👇
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@PierreGrosser @quatremer Pourquoi ne pas remonter à la St-Barthelemy, à la conquête de l’Amérique par les espagnols, à la conquête du pourtour méditerranéen par les arabes, à l’empire romain et à toutes les invasions asiatiques
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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
C’est aussi l’illusion des occidentaux qui veulent croire que leurs ennemis comprendront qu’ils sont dans l’erreur et adopteront les idées démocratiques
Frederic Martel@martelf

#Occidents n’est pas une analyse du nouvel ordre mondial. C’est le récit d’une illusion : celle que les ennemis de l’Occident ont construite. Ce que j’appelle le grand U-Turn de notre époque, c’est la façon dont les idées d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignent sur l’anti-occidentalisme. Des rouges aux bruns, de l’ultragauche à l’ultradroite. La Russie de #Poutine en est l’exemple le plus spectaculaire : ce glissement des idées communistes vers celles de l’extrême droite a été rendu possible par la désignation d’un même ennemi. #Douguine et Poutine l’appellent même le "fascisme libéral". L’idéologie des régimes comme celui de #Poutine ou de #XiJinping disparaît au profit de cet anti-occidentalisme, qui devient leur seul carburant commun. Aux deux extrêmes politiques, c’est le même Occident que l’on accuse. #Occidents, Enquête sur nos ennemis, (Plon)

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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@LaurenceParisot @martelf Malheureusement beaucoup de chefs d’entreprise oublient que le développement de leurs sociétés et de leurs marchés sont très dépendants de la liberté d’entreprendre et de la liberté de consommer. Les partis populistes ne mettront jamais en place des conditions cadres favorables
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Laurence Parisot
Laurence Parisot@LaurenceParisot·
Voilà un débat intéressant et utile. “Le seul mot de liberté est tout ce qui m’exalte encore” disait André Breton. Les chefs d’entreprises qui regardent le RN mi-ahuris mi-séduits devraient se poser la question de l’avenir de nos libertés publiques fondamentales au cas où un candidat des extrêmes devait l’emporter en 2027.
Frederic Martel@martelf

Chère Eugénie Bastié @EugenieBastie Vous avez bien voulu lire mon dernier livre 'Occidents' et en rendre compte. Je tiens à vous en remercier vivement car, au-delà de nos divergences, déjà anciennes, le débat est toujours passionnant – n’est-ce-pas cela l’essence même de l’ « Occident » ? Dissent et dissidence. Vous me trouvez « courageux » face à l’islamisme radical : votre soutien me touche. Comme vous m’avez interpellé aussi, ouvrant la discussion sur X, je saisis la balle et je rebonds. Inutile de revenir sur nos points d’accord, d’ailleurs étrangement nombreux : les erreurs de la gauche sur les questions internationales (de la défense de Fidel à Chávez, comme hier de Trotsky, Mao ou même Khomeini) ; les impostures de certains idéologues du tiersmondisme ; les préjugés d’Edward Said ; la victimisation des ennemis de l’Occident et leur haine de nos valeurs pour asseoir leurs dictatures etc. Sur tout cela, vous et moi nous rejoignons et je crois d’ailleurs à ce « terrain d’entente » où la gauche sérieuse et la droite sincère se mettraient d’accord sur ce qui compte. Il y a pire que ce centrisme-là, chère Eugénie. Quand vous reprenez ma formule : « les études postcoloniales et décoloniales seront illégitimes tant qu’elles ne seront pas articulées à une critique sérieuse des erreurs et de certains échecs des décolonisations », nous nous retrouvons également « on the same page ». Qu’est-ce qui nous sépare alors ? Beaucoup de points, je vais y revenir, mais fondamentalement une chose. Vous m’avez reproché de vouloir « créer un effet drapeau autour du progressisme : nous devrions sacraliser ce que nos ennemis ciblent, à savoir les droits individuels, l’État de droit, le progressisme sociétal indéfini et l’Union européenne ». Ici réside notre désaccord fondamental, et je dirais même qu’il oppose précisément la droite et l’extrême droite ainsi que la gauche et l’extrême gauche (je me situe bien sûr avec les non-LFI et les non-RN sur ces sujets, contre les deux extrêmes). Vous avez parfaitement le droit de me reprocher mon progressisme même si je n’ai jamais défendu le « progressisme sociétal indéfini ». C’est un fait : j’ai été, avec d'autres, l’un des artisans du PACS et un soutien actif du mariage pour tous également. On peut être en désaccord sur ce point. Mais j’ai écrit en 1996 un livre ('Le Rose et le noir') pour critiquer les dérives du mouvement gay, notamment sur la question du communautarisme et la confusion criminelle de certains militants avec la pédophilie. J’ai aussi dit mes réserves sur certains excès du militantisme « trans », en particulier vis-à-vis des mineurs. J’étais anti-woke précocement, et alors que vous n’aviez que cinq ans : ne me reprochez pas de défendre « le progressisme sociétal indéfini » – je ne suis pas de ceux-là. Mais c'est un point annexe. Mais comment pouvez-vous oser me reprocher en revanche de défendre ou de vouloir sacraliser « l’État de droit » : cette formule me semble extrêmement problématique. La différence entre la droite et l’extrême droite passe précisément ici. Et ce qui nous différencie des ennemis de l’Occident, c’est bien la défense de l’État de droit et vous voudriez abandonner cela ? Je sais que vos amis politiques veulent même remettre à sa place le Conseil constitutionnel, abandonner le « bloc de constitutionnalité » et éliminer le contrôle de constitutionnalité basé sur le double mécanisme du préambule de notre Constitution, si magnifique, à savoir son attachement « aux Droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946» – c’est-à-dire les droits individuels et sociaux, et les grands principes de la République, dont rien de moins, selon le Conseil constitutionnel qui les "intégré", que la liberté de la presse, la laïcité et la liberté d’expression : et vous voudriez abandonner tout cela seulement parce que quelques décisions de ce Conseil ne correspondaient pas à vos souhaits ? Notre différence ici est abyssale. Dénoncer ce préambule, c’est renier l’histoire de France. C’est rejeter nos racines, nos fondamentaux. Et je ne vois pas qui pourra jamais trouver une majorité pour l’abolir. Sur l’Union européenne, notre différence est également profonde. Fils de petits paysans du Sud de la France ruinés par l’Europe, j’aurais bien des raisons de ne pas aimer Bruxelles. Et j’ai bien des critiques à adresser à l’Union européenne. Mais faut-il détruire ce qu’on a mis si longtemps à construire ? Et au terme de mon enquête 'Occidents', je me suis senti plus européen que jamais, et bien davantage qu’en la commençant. L’Europe est l’une des utopies les plus belles et les plus réussies du XXe siècle. La meilleure chose, peut-être, qui nous soit arrivée depuis 1945. Face à ceux, à l’extrême droite comme à l’extrême gauche, qui défendent une sortie de l’Europe, je serai toujours avec mes petits moyens sur leur chemin : je suis du côté de ceux qui bâtissent, pas de ceux qui démolissent. D’autres désaccords existent. – « Martel ne dit rien sur l’immigration », écrivez-vous. Pourtant, je consacre précisément et longuement la fin du dernier chapitre de mon livre à cette question (pages 580 et suivantes). Dès lors, comme il m’est difficile d’imaginer que vous n’ayez pas lu l’ouvrage jusqu’à son terme ni pris connaissance de ce dernier chapitre, il faut donc comprendre que votre reproche ne porte pas tant sur une prétendue absence de traitement de l’immigration que sur la manière dont je l’aborde, qui ne correspond manifestement pas à vos attentes. Parce que les migrants partent presque toujours des pays du Sud global pour rejoindre les pays occidentaux, je considère que cette question est fondamentale : elle constitue, à mes yeux, l’une des preuves les plus tangibles de l’attractivité et de la validité de nos valeurs « occidentales ». Telle est, en substance, la conviction que je défends et sur laquelle je conclus mon livre. Vous faites le même constat, mais vous en tirez une conclusion inverse. – Sur Samuel Huntington, nous sommes aussi en désaccord car nous n’en faisons pas la même lecture. Et au-delà de celle-ci, car je ne suis pas essayiste, contrairement à vous, et ne cherche pas toujours à donner mon avis, ou à définir une ligne (en outre j'ai un peu fréquenté Huntington à Harvard quand j'y travaillais à ma thèse), ce qui m’intéresse c’est la réception qui est encore celle d'Huntington en Chine, à Moscou ou chez les islamistes ; la lecture qui est faite de Huntington varie d’un pays à l’autre et c’est l’une des questions qui m’intéresse. Que les islamistes ou les Russes en fassent une lecture erronée n’est pas aussi décisif que de comprendre pourquoi ils en font cet usage. (Et pourquoi vous intéressez-vous tant à Huntington que je cite seulement en passant dans mon livre et moins à Edward Said que je cite 105 fois ou Fanon 77 fois ?). Et pourquoi ne pas citer mes chapitres sur le Cuba de Fidel et « Che », le Venezuela de Chávez, l'Algérie du FLN, des pages qui auraient attiré le regard d’un Raymond Aron, d’un Jean-François Revel, d’un François Mauriac, pourquoi pas le vôtre ? Que se passe-t-il à droite ? Que vous est-il arrivé ? Je ne vous reconnais pas dans cette lecture et dans vos impasses. Pourtant, ce que j’aime chez vous, en général, est votre singularité, votre côté flibustier (flibustière !). Vous et moi ne traversons pas dans les clous ; nous n’attendons pas que tous les feux soient verts pour avancer ; c’est ce qui nous rapproche. Vous avez vos problèmes avec la droite, et j’ai les miens avec la gauche. Cela devrait permettre le dialogue. Pourquoi n’est-ce pas le cas ? J’ai mon hypothèse – que je vous confierai peut-être un jour ! Mon livre n’est pas un livre de circonstances. Il repose sur une enquête de huit ans et s’il paraît aujourd’hui, c’est seulement parce qu’il était enfin achevé. Je n’ai pas votre agenda, ni vos obsessions. Vous venez des pensions de l’enseignement privé et je compte parmi les longs boursiers de l’enseignement public. Ma langue vivante – Rousseau, Kerouac, Genet – est probablement une langue morte pour vous. Je m’intéresse aux avant-gardes, notamment dans l’art contemporain, et pas aux arrières-gardes (ici la référence à Régis Debray s’impose, lui que vous aimez tant). Vous avez comme moi un master de philosophie, mais j’ai aussi trois autres masters et une thèse – mon conseil : faites une thèse, ça aide à regarder large. Je me sens proche de la gauche de gouvernement, mais vous, êtes-vous proche de la droite de gouvernement ? J’en doute en vous lisant. Je suis de cette gauche qui préfère George Orwell à Karl Marx et Pasolini à Michel Foucault. Je hais Fidel Castro autant que Pinochet, je doute que ce soit votre cas. Je suis Rimbaldien, éternel rimbaldien, vous savez 'Après le déluge', 'Vagabonds' et même 'Le Loup criait'. Je vous en conjure : ne me dites pas que vous préférez Céline à Proust ! Vous êtes obsessionnellement médiatique. Vous allez sur les plateaux télés et je les fuis (sauf en période de promo, il faut bien faire marcher la vietnamienne, comme disaient les Mao Spontex !). Je n’aime pas CNews et vous en devinez aussi la limite actuelle. J’avais raillé votre précédent livre (une trentaine d’entretiens, de mémoire) et vous le mien (presque 2 000 entretiens dans 52 pays) ; un à un, la balle au centre. Continuons à jouer. Un autre point de désaccord sérieux. Ce qui m’interpelle aussi : cette étrange formule culturelle. Je n’avais jamais lu, chez vous, quelque chose d’aussi explicite que : « Ici, l'idée de Martel selon laquelle il faudrait distinguer entre des valeurs universelles (droits de l'homme, liberté, démocratie) et les traditions et cultures particulières me paraît discutable. Si ces valeurs sont en effet universellement enviables, elles sont le fruit d'une culture particulière qui ne saurait être exportée ». Ainsi, par nature certaines cultures, dites-vous presque explicitement, peineraient à développer une démocratie. Elles seraient condamnées aux pires régimes, ce qui est, je crois, faux empiriquement. Et c’est justement le programme de mon livre que d'essayer de détruire de telles idées. Cette rhétorique d’un devoir de civilisation inversé, qu’il faudrait protéger pour que la démocratie ne se répande pas trop, ne vous ressemble pas. Je ne confonds pas non plus « ennemis » et « adversaires » : la liste que vous évoquez figure dans la conclusion et nomme quelques adversaires « de l’intérieur » mais le livre est consacré aux ennemis de l’extérieur. Je ne cite Renaud Camus qu’une fois, mais me reprocher de le placer parmi nos ennemis n’est pas non plus digne de vous. Et pourquoi mes critiques d’Elon Musk ou Peter Thiel vous gênent-elles aussi ? J’avoue que je ne comprends pas, à moins que vous rêviez techno-fascisme ? Ce que je ne crois pas. Alors pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce qui nous oppose, enfin, Chère Eugénie, c’est la méthode. J’ai été militant moi aussi, jadis, entre 15 et 30 ans – je ne le suis plus aujourd’hui. Vous l’êtes devenue. Fort bien. Nos chemins évoluent à rebours mais vous êtes bien plus jeune que moi – vous aurez tout le temps de vous rendre compte que l’idéologie, le militantisme sont vains car la réalité les rattrape toujours. Vous me disiez, l’autre soir, sur France 5 où nous étions côte à côte, alors que nous aurions dû être face à face, que vous avez été déçu par le Brexit car l’immigration avait progressé depuis ! Vous voyez, quand certains populistes disent n’importe quoi et ne comprennent rien à la réalité, le peuple est toujours déçu. Si Mme Le Pen ou M. Bardella arrivent au pouvoir en France en 2027 – mon livre est la seule petite arme dont je dispose pour essayer, à mon humble niveau, d’éviter cela – vous serez déçu vous aussi. L’incompétence de ces deux populistes, leur méconnaissance de la réalité fait que la totalité de leurs idées sont une impasse. C’est un autre point de désaccord. Je ne crois pas que Mme Le Pen ou M. Bardella soient des fascistes d’ailleurs, ce sont juste des incompétents absolus qui disent n’importe quoi sur tous les sujets. S’ils arrivaient au pouvoir, leurs idées seraient une voie sans issue en quatre semaines. Mais vous imaginez bien que je préfère ne pas tenter cette expérience pour en avoir la preuve. C’est aussi notre différence. Qui défend le mieux les « Occidents » ? Vous ou moi ? N’oubliez pas que votre Occident fut le titre d’un pamphlet de droite extrême et le titre d’un groupuscule d’extrême droite. Le mien, c’est aujourd’hui l’Union européenne et les valeurs de notre pays, et jusqu’à ceux du préambule de notre Constitution. Je suis de gauche mais je n’ai porté ni le col Mao hier, ni le Keffieh aujourd’hui (Tesson encore). Vous êtes de droite, mais ni le GUD, ni le cardinal Sarah ne sont vos modèles, me semble-t-il. Et heureusement. Je ne me suis jamais identifié à 'La Chinoise 'ni à ceux qui visitaient le Louvre en 9 mn et 43 sec. et j’aime autant – sinon plus – que vous 'Le Journal d’un curé de campagne' mais vous préférez peut-être la version Bernanos et moi celle de Bresson. Vous n’aimez pas le féminisme et j’ai écrit une sorte d'histoire du MLF, qui était largement lesbien ('Le Rose et le Noir') – nous nous recroisons ici encore, mais à rebours, une fois encore. Le dialogue devrait être possible. Pourquoi ne l’est-il pas ? Voilà nos désaccords, vous qui aimez Élisabeth Lévy et moi la rigueur de Patrick Cohen ; Natacha Polony et Nicolas Dupont-Aignan et moi Michel Rocard. Vous aimez Régis Debray malgré Fidel et le Che, et moi je le conteste à cause de Fidel et du Che. Je suis un démocrate, contrairement à ce qu’il écrivait, en une grosse bêtise ; et vous ? J’ai travaillé pour Esprit et vous pour Causeur – on n’y cause pas des mêmes choses. J’ai convaincu ceux-là de soutenir le Mariage pour tous et, vous ceux-ci, de défendre la Manif pour tous. Nous ne venons pas du même monde et 24 ans nous séparent ; le dialogue est compliqué ; mais j’ai toujours faim d’idées. Comme l’écrit votre maître Debray, « l’heure n’est plus aux causes communes mais aux échappées belles » – vous le comprendrez un jour ! (ici je suis paternaliste, pardonnez-moi, mais il le faut !). Vous haïssez le « en même temps », mais vous comprendrez un jour que c’est l’essence même de la politique en démocratie, une fois tournée la page des campagnes électorales et de la démagogie. Au fond, je vous plains car le désenchantement vous guette ! (Balzac, ici, bien sûr : « Je pense à ceux qui doivent en eux trouver quelque chose après le désenchantement »). Je déteste Gramsci et je jetterai tous ses cahiers aux orties pour un seul poème de Pasolini ! Vous, vous en êtes encore à votre stade gramscien – c’est notre désaccord. Je hais les intellectuels « organiques » que vous citez dans votre article – mais ne l’êtes vous pas devenue ? (Sur l’écologie radicale, avez-vous lu Leonardo Boff, l’homme qui a murmuré au pape François l’encyclique Laudato si’ ? Je l’ai plusieurs fois interviewé : c’est cela mon écologie. J’espère que vous ne lui préférez pas Chasse, pêche, nature et traditions !). Vous êtes vieux jeu, mais je l’espère, pas vieille croyante ! Moi je suis athée, lamentablement et petitement athée (vous n’aviez guère aimé mon livre 'Sodoma', il y a sept ans, et pourtant j’ai plus fait pour aider l’Église à conjurer ses démons pédophiles avec ce livre que toutes les tribunes du Figaro Vox pour tenter de « sider » avec la Congrégation pour la doctrine de la foi). Je ne suis pas de cette gauche qui entend choquer le bourgeois ; j’essaye plutôt de provoquer les « Damnés de la terre » (du moins les bourgeois qui parlent au nom des « Damnés de la terre »). Mon projet, avec 'Occidents', est peut-être, au fond, d’épouvanter les Eugénie Bastié de notre époque – ça a l’air de bien marcher – mais aussi les Rima Hassan de notre monde. Vous pourriez au moins saluer ce second combat à défaut d’épouser le premier. Avec l’âge je suis devenu zutiste ; j’ai l’impression que vous avez avancé plus vite que moi et en êtes déjà à 'Sagesse' et 'Amour'. Je finis par le début ; et vous commencez par la fin. Nous sommes, une nouvelle fois à rebours. Ce ne sera pas la dernière. Merci infiniment de m’avoir lu et bien respectueusement, Frédéric • Photo DR : le Figaro (capture d'écran du début de votre chronique, le reste à lire sur figaro.fr). #Figaro @Le_Figaro @vtremolet @briceculturier @FredericEncel @GJChevalier @ThierryGuerrier @mahorchiche @MarionVanR @sebastienlefol @jdomerchet @medias_citoyens @claudebartolone @NTenzer @AnneFulda @BrunoMasure

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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@EmmanuelRuimy @SwordOfSalomon On nous sert toujours cette vision romancée de l’histoire qui même en dehors du champ politique permet de dire c’était mieux avant. Même les personnes qui ont vécu ces drames disent souvent c’était mieux parce qu’il s’agit de leurs souvenirs d’enfance. Aucune objectivité
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Emmanuel Ruimy
Emmanuel Ruimy@EmmanuelRuimy·
Le récit d'une concorde judéo-musulmane en Palestine est un mythe révisionniste : - 1517 : sac de Safed et d'Hébron. - 1660 : destruction de Safed. Communauté juive rayée de la carte pour des décennies. - 1834 : pogrom de Safed. Trente jours de viols, de pillages, de meurtres. - 1834 : sac d'Hébron. - 1838 : second pogrom de Safed. - Avril 1920 : émeutes de Nebi Moussa, Jérusalem. - Mai 1921 : pogrom de Jaffa. 47 morts. - Août 1929 : massacre d'Hébron. 67 morts. Une communauté juive vieille de huit siècles liquidée en un matin. - Août 1929 : massacre de Safed. - Août 1929 : émeutes de Jérusalem. - 1936-1939 : Grande Révolte arabe. Des centaines de civils juifs assassinés sur les routes et dans les villes mixtes. - Octobre 1938 : massacre de Tibériade. Onze enfants brûlés vifs dans leurs lits. Le sionisme n'a pas créé la violence antijuive. Il a brisé la fatalité d'y être soumis. C'est en cela qu'il est, au sens strict, un mouvement de décolonisation : la sortie d'un peuple indigène du statut de dhimmi, la fin de 14 siècles de tutelle et d'humiliation imposée sur sa propre terre ancestrale.
Emmanuel Ruimy tweet media
Kamil Abderrahman@kamilabderrahmn

J’ai regardé ce magnifique documentaire de @v_lemire et ce que je retiens c’est qu’avant le sionisme et l’arrivée massive des juifs européens, les 85% de musulmans, 10% de chrétiens et 5% de juifs, vivaient très bien ensemble.

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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@kamilabderrahmn @v_lemire C’est drôle comme tout le monde vivait bien ensemble avant! On se demande pourquoi certains ont voulu l’indépendance en faisant la guerre et d’autres ont voulu mater ces rebellions. Ils ont provoqué tous ces morts probablement parce qu’ils vivaient trop bien ensemble. Tous égaux
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Kamil Abderrahman
Kamil Abderrahman@kamilabderrahmn·
J’ai regardé ce magnifique documentaire de @v_lemire et ce que je retiens c’est qu’avant le sionisme et l’arrivée massive des juifs européens, les 85% de musulmans, 10% de chrétiens et 5% de juifs, vivaient très bien ensemble.
vincent-lemire.bsky.social@v_lemire

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Simon Dreyfuss
Simon Dreyfuss@SimonDreyfuss·
@SophiaAram Lorsque quelque chose nous traumatise, il faut s’en prémunir. Dans ce cas, il suffit de ne pas lire les articles qui nous rendent malades. C’est simple et cela ne nuit à personne, ni à celui qui les écrit, ni à ceux qui aiment les lire. Que dit la médecine du travail?
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sophia aram
sophia aram@SophiaAram·
« Sur un ton que j’ai pris au second degré, Dov Alfon, directeur du journal, défendait la liberté d’opinion à Libération tout en proposant d’aider les journalistes à surmonter leur "mal-être" en se confiant à la direction des ressources humaines. Je trouvais l’idée d’une cellule psychologique en entreprise particulièrement cocasse, comme si l’on avait affaire à un syndrome de stress post-traumatique. » @levywillar @quatremer @libe
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#𝗟𝗶𝗯𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 – #𝗚𝗿𝗮𝘀𝘀𝗲𝘁 : 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁 ! J’ai éclaté de rire en lisant la lettre de #journalistes de Libération demandant, en substance, de se débarrasser de l’un de leurs collègues, Jean Quatremer, parce qu’il les ferait « souffrir ». Non pas en les frappant ou en les insultant, mais en parlant et en écrivant. Il fallait que cela cesse, écrivaient-ils. @quatremer @libe @EditionsGrasset Par @levywillar librejournal.fr/article/libera…

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