
Raphaël Fiévez
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Raphaël Fiévez
@fievez_raphael
Belgo-Québécois 🇧🇪⚜️ - Travail social & Philosophie Penser le réel dans sa complexité 💡 Mes propos n'engagent que moi.





Brefs commentaires sur le rapport du @ouiquebec Avant de sortir les attaques, les discrédits...il me semble utile de lire le rapport au complet. Faisons preuve de rigueur et d'hauteur. 👇





Pourquoi des jeunes nés au Québec affirment-ils qu’ils ne se définissent pas comme des Québécois? « Cette situation nous oblige à réfléchir aux limites du multiculturalisme canadien. Le problème n’est pas qu’il encourage les citoyens à conserver leur héritage culturel. Il faut plutôt se demander si l’on a accordé suffisamment d’importance à ce qui devait nous rassembler. À force de mettre l’accent sur la reconnaissance des différences, le multiculturalisme a laissé dans l’ombre un enjeu tout aussi fondamental : la construction d’un sentiment d’appartenance commun et d’une identité collective capable de rassembler des citoyens aux parcours différents. » Mon texte en entier peut être lu ici : journaldemontreal.com/2026/05/23/qui…













Vous n'avez visiblement pas lu entièrement ce que j'ai écrit. Sans nier la part de responsabilité des individus, il ne faut pas occulter la part de la société d'accueil, des mesures d'intégration, de ce que nous "vendons" comme société. Il ne suffit pas de dire " faites comme nous" pour que des gens se sentent partie prenante du projet collectif national. Ces vidéos ne montrent que ce qu'elle veut montrer...la réalité est bien souvent plus complexe.



Réflexion : ni rire, ni pleurer mais comprendre ! Cette vidéo montre des jeunes se définir d’abord comme « Tunisiens » ou autrement et ce, sans se sentir Québécois. Rapidement, certains y voient une preuve que la diversité serait un échec ou un danger. D'autres commentaires de personnalités publiques y voient la fameuse "submersion migratoire", ou encore d'autres estiment que l'immigration vise à faire disparaître le Québec. Je veux alors éviter de sombrer dans ces théories simplistes. Ces intellectuels et professionnels devraient savoir qu' une courte vidéo ne permet pas de saisir toute la complexité du réel social. Peut-être faudrait-il surtout réfléchir collectivement à notre modèle d’intégration et aux mécanismes qui construisent, ou fragilisent, le sentiment d’appartenance. Former un "NOUS" collectif ne se fait pas d'un coup de baguette magique : cela se construit à travers une culture commune, des institutions, des expériences partagées et un véritable sentiment de reconnaissance. Si des jeunes nés ici ne se sentent pas pleinement Québécois, la question sociologique devient alors : pourquoi ? Comprendre ce phénomène ne signifie pas nier certains problèmes réels, mais éviter de tomber dans les jugements simplistes ou les généralisations. Une société mature devrait être capable d’analyser ces enjeux avec nuance plutôt qu’uniquement dans la réaction émotive.





