
Murielle Chatelier
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Murielle Chatelier
@Chatelim
Citoyenne engagée | J’écris pour mon Québec. | Présidente et cofondatrice de l’Association des Québécois unis contre le racialisme (AQUR) | https://t.co/1yp1b6ms9i
Montréal Katılım Mayıs 2010
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Je suis une minorité visible et j’aime mon Québec #racisme #polqc | JDM journaldemontreal.com/2020/11/25/je-…
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Hier, à l’Université McGill, j’ai assisté à un symposium dont le but était de « célébrer l'introduction des évaluations de l'incidence de l'origine ethnique et culturelle (EIOEC) au Québec », soit les fameux rapports qui allègent les peines des criminels noirs pour contrer leur surreprésentation dans le système carcéral. J’y étais à titre de présidente de l’AQUR pour poser des questions.
J’ai pu en poser une à propos du cas récent en Colombie-Britannique où un multirécidiviste noir, qui a assassiné sa conjointe de 15 coups de couteau, a obtenu la possibilité d’être libéré sous condition d’ici 12 ans au lieu des 15 ans suggérés, notamment parce qu’il aurait été victime de racisme systémique. J’ai demandé : dans un contexte où les féminicides augmentent, quel message envoyez-vous aux femmes victimes de criminels violents?
J’ai souligné au passage que je suis totalement contre ces rapports et qu’ils constituent une injustice incroyable pour les victimes. En somme, ce que nous avons appris hier de la bouche de l’instigateur de ces rapports, c’est qu’il faut transformer le système de justice afin qu’il réponde aux besoins des accusés noirs. Oui, vous avez bien lu.
Quant aux victimes de ces criminels — un aspect qui n’a été abordé par aucun des panélistes avant que mon ami @wall_stephane leur en fasse mention durant la période des questions — on nous dit qu’il leur faut plus de ressources d’aide pour faire face à leurs traumatismes. Or, on sait que ces ressources sont déjà sous pression, ce qui peut alimenter l’inquiétude que la question de la justice perçue par les victimes ne soit pas toujours au cœur des préoccupations.
Rappelons que le gouvernement du Québec a refusé les fonds du fédéral visant à encourager le recours à ces rapports, n’adhérant pas à l’approche sur laquelle le programme de financement est basé, soit le racisme systémique.
Après avoir assisté à ce congrès, je suis convaincue plus que jamais qu’il faut s’opposer à ces EIOEC, qui constituent à mes yeux une atteinte aux droits des victimes et au principe d’égalité devant la loi. Contrairement aux panélistes présents sur place, j’estime qu’il n’y a pas lieu de célébrer. L’heure est plutôt à la contestation. #aqur

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Message à Québec Solidaire et aux libéraux :
Vous n’êtes pas des antiracistes, mais des racistes qui s’ignorent.
Affirmer qu’une opinion politique légitime est réservée à une couleur de peau, c’est la définition même de l’assignation identitaire — et c’est précisément ce que produit le communautarisme racial : enfermer les individus dans des cases ethniques prédéfinies, où leur appartenance raciale dicterait leur pensée et leurs choix politiques.
Prétendre « défendre » les personnes de couleur tout en leur expliquant doctement comment elles « doivent » voter ou penser, ce n’est rien d’autre que du paternalisme racial déguisé en progressisme. Cela relève d’une posture communautariste qui infantilise les minorités au lieu de les reconnaître comme des sujets autonomes et égaux.
L’interculturalisme, au contraire, rejette cette logique de ségrégation identitaire et de tutelle : il mise sur le dialogue réciproque, le respect mutuel et l’intégration dans un projet commun, sans assigner aux gens une manière de penser en fonction de leur origine ou de leur couleur de peau. C’est exactement l’inverse de ce que vous pratiquez.
En somme, votre discours ne combat pas le racisme : il le reconstruit sous une forme « bienveillante » et communautariste.
Dans cette vidéo on parle de gauche et de droite, mais cela touche tous les autres aspects.
👉Les nationalistes Québécois défendent l'interculturalisme alors que Québec Solidaire et les libéraux défendent le communautarisme.
#polqc #assnat
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Les femmes noires au Canada seraient actuellement ligaturées sans leur consentement?
cc @Chatelim
Ive🇲🇶🇲🇶🇲🇶⚖️@Ive850310836792
À t'il quelqu'un quelque part qui peut me dire de quoi parle t'il, s'y il dit vrai ont n'a des PROBLÈMES mais comme c'est juste de la merde qui sort de ce raciste anti Québécois là c'est lui le problème faut qu'ils ont des comptes à rendre avec des fausses déclarations🚷✈️⚖️👀
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@Chatelim @Gilbro2010 Ces juges errent. Quels contrepouvoirs permettront de rétablir la justice?
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Un homme qui a poignardé sa conjointe à mort dans un centre commercial de la Colombie-Britannique a vu sa peine réduite de 15 à 12 ans en partie en raison de sa « race », à la suite d’un rapport invoquant le « racisme systémique ».
Voilà où nous mène la politique identitaire à la sauce libérale : une justice qui tient compte de la couleur de peau plutôt que des actes.
Je refuse cette logique. Qui veut d’une justice qui infantilise des criminels, même des meurtriers!, en suggérant que certains seraient moins responsables de leurs crimes en raison de leur origine?
L’égalité devant la loi devrait pourtant être claire — qu’on soit noir ou blanc : même crime, même responsabilité.
C’est tout simplement révoltant pour la famille de la victime et pour toutes les victimes d’actes criminels.
National Post@nationalpost
Man who murdered girlfriend gets reduced sentence partly due to his race nationalpost.com/news/man-who-m…
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@Mielly007 Je ne sais pas comment je vais faire, mais il faut prendre des actions contre ces rapports. C’est absolument intolérable d’assister à une telle injustice.
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J’ai ressenti plusieurs malaises en lisant cette chronique sur le nombre record d’élus noirs au Québec, dans laquelle la cheffe de Projet Montréal se désole notamment que certaines personnes ne veuillent pas tenir compte de sa couleur de peau. Cette identité serait indissociable, selon elle, de son parcours politique. Je suis perplexe.
N’est-ce pas précisément l’idéal auquel on devrait aspirer si l’on souhaite une réelle égalité : être jugé d’abord comme un individu, plutôt qu’en fonction de sa couleur de peau? Pendant longtemps, cet idéal, soit le daltonisme racial, représentait justement l’horizon d’une société où la couleur ne définirait plus la place des individus. Mais aujourd’hui, on décrie cet idéal.
Le maire suppléant de Montréal-Nord évoque pour sa part « des peines, des douleurs que nous avons eues à travers l’histoire », en faisant référence à l’esclavage. Il vient pourtant d’un pays où l’esclavage a été aboli il y a plus de 200 ans.
J’avoue avoir beaucoup de mal à me laisser émouvoir par ce type de discours, particulièrement lorsqu’il est tenu par des élus qui occupent des positions privilégiées, gagnent des salaires enviables et bénéficient d’avantages auxquels le commun des mortels n’a pas accès.
Pour quelqu’un qui regarde vers l’avenir, il est difficile de comprendre ces propos constamment tournés vers un passé lointain, qui n’est pas celui du Québec.
Peut-être serait-il temps pour certains de cesser de se définir par des blessures qui ne sont pas les leurs, et de se concentrer plutôt sur ce que nous avons à bâtir ici, aujourd’hui, ensemble.
Et quelle que soit notre vision de l’antiracisme, je doute fort que remettre la « race » au centre de nos rapports sociaux et de nos enjeux collectifs soit la bonne approche. Cette logique a déjà été essayée ailleurs et ses résultats ne sont guère convaincants. Peut-on passer à autre chose, enfin? lapresse.ca/actualites/chr…

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Mme Hage, canadienne d'origine libanaise, explique très bien pourquoi elle n'adhère pas au multiculturalisme et aux programmes EDI.
@Chatelim
Jeanine@JeanineHage
Pourquoi une immigrante n’achète-t-elle pas cette utopie qu’est le multiculturalisme?
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L'#AQUR à aqur.org tiendra en avril son 3e Forum sur l'universalisme.
@Chatelim et le Comité organisateur ont besoin d'un appui financier de notre part zeffy.com/fr-CA/donation…
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Lien vers l’article en question : lapresse.ca/actualites/202…
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Dans un article publié hier dans La Presse, on rapporte les propos du premier ministre Carney, qui « a affirmé qu’Ottawa s’engage à autonomiser les Canadiens noirs ».
Lorsque le gouvernement fait une telle affirmation, il devrait être prudent quant au message implicite envoyé, car il y a fort à parier que les citoyens visés ne manquent pas d’autonomie parce qu’ils sont noirs...
Oui, des obstacles socioéconomiques existent. Mais présenter l’État comme celui qui « autonomise » un groupe défini par sa « race » entretient une logique paternaliste.
J’en viens à me demander : ces politiques ciblées ne créent-elles pas une relation durable entre l’État et un groupe, au lieu de favoriser son intégration dans un cadre commun? À force de multiplier les interventions publiques fondées sur l’identité, ne risque-t-on pas de fragiliser l’autonomie même que l’on prétend promouvoir?
Il faut aussi reconnaître que ce type de discours est alimenté par ces groupes qui réclament de plus en plus des politiques différenciées en fonction de l’identité raciale, comme si la couleur de peau constituait, en soi, l’obstacle déterminant à surmonter.
L’État n’a pas à « autonomiser » des groupes raciaux. Sa mission est plutôt de garantir un cadre commun où chaque citoyen peut exercer pleinement son autonomie.
C’est ça, l’égalité.

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Hier, à la suite de notre prestation à l’Assemblée nationale (voir publication précédente), au cours de laquelle un député nous a demandé de définir le racialisme, un homme à la peau noire est venu nous exprimer son appui.
Il nous a raconté que, lors de son inscription en médecine, sa fille s’est interrogée au moment de remplir le formulaire d’admission : on lui demandait de cocher une case correspondant aux « personnes noires ». Car oui, même en médecine, la couleur de la peau est désormais considérée comme une information pertinente.
La jeune femme s’est alors posé une question toute simple, mais lourde de sens : doit-elle cocher cette case? Et si elle ne le fait pas, cela pourrait-il avoir une incidence sur sa candidature?
Elle s’est aussi interrogée ainsi : j’ai de bonnes notes, je n’ai pas besoin de cocher ces cases. Mais si je les coche, est-ce que cela voudrait dire que je serais choisie non pas en fonction de mes résultats, mais en fonction de ma couleur de peau?
Le monsieur nous a alors demandé ce qu’une fille blanche pouvait bien ressentir devant ces petites cases. Ne pouvant en cocher aucune, devait-elle en conclure qu’elle avait, elle, moins de chances que les autres?
Certains estiment qu’il va de soi de remplir cette fameuse case. Pourtant, pour plusieurs d’entre nous, elle est surtout source de malaise, d’incompréhension et d’inconfort.
Qu’il existe des mesures fondées sur la situation socioéconomique, comme une catégorie pour les personnes à faible revenu, je le comprends et je salue cette initiative. Mais l’idée selon laquelle toute sous-représentation serait nécessairement le résultat de discrimination me paraît profondément contestable.
C’est précisément cette prémisse qui mène à la création de ces cases raciales : des cases qui, loin de réparer quoi que ce soit, placent les individus devant des dilemmes identitaires inutiles, fragilisent la notion de mérite et contribuent à normaliser une lecture racialiste de la société.
Je m’y opposais hier, je m’y oppose aujourd’hui, et je m’y opposerai toujours

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Aujourd’hui, l’AQUR était à l’Assemblée nationale pour témoigner dans le cadre des auditions portant sur le projet de loi 9 pour le renforcement de la laïcité, que nous appuyons avec quelques réserves. Nous avons défendu avec ferveur les principes universels que nous défendons au quotidien : un cadre commun pour tous et l’égalité en matière de droits.
J’ai personnellement sensibilisé les élus, dont le ministre Roberge, aux dangers des formations EDI qui sont dispensées dans les institutions de l’État et qui abordent la question des accommodements religieux. Nous avons également parlé des accommodements raisonnables qui doivent être plus raisonnables et favoriser la cohésion sociale. L’AQUR était représentée par Françoise, moi, Guillaume et Yannick. Nous sommes très fiers d’avoir défendu les principes qui font de notre nation une société unique. 😊

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@Chatelim Superbe participation ce soir à l’émission de Stéphane Bureau « Une époque formidable » ! La réaction positive du public, confirme à quel point vous êtes un + pour la société québécoise ! Merci !
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Lien vers le texte en question : urbania.ca/article/non-le…
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Quand l’EDI veut se donner une image de bon sens, ses chantres s’approprient des mesures consensuelles qui existaient bien avant l’apparition de ces programmes pour nous vendre leur salade.
Les autobus abaissés, les rampes d’accès, les trottoirs adaptés, l’éclairage des coins sombres pour en assurer la sécurité : tout cela relève de l’accessibilité et du design universel — pas d’une idéologie qui divise la société entre oppresseurs et opprimés selon la couleur de peau.
Présenter ces mesures comme des « succès de l’EDI » est une manœuvre rhétorique malhonnête : on instrumentalise le consensuel pour rendre acceptable le déraisonnable.
Critiquer l’EDI n’a jamais été de s’opposer à la dignité humaine. C’est refuser qu’on nous impose une lecture idéologique de notre monde fondée sur la domination raciale. Ne soyons pas dupes.

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