
Frederic Filloux
6K posts

Frederic Filloux
@filloux
• Independent business & tech writer • Publisher of https://t.co/LVxgcMmWm2 (🇫🇷) • Fmr JSK Fellow at Stanford


⁉️ F-35 Shot Down? CENTCOM has confessed that the Iranians successfully targeted and "damaged" an F-35 flying in Iranian airspace. They claim it made an emergency landing and the pilot is in "stable condition". Iran released a very short clip of what they claim was the strike. The last frame of the clip clearly shows a plume of flame trailing behind the jet after the strike. That looks like a fatal wound to me. I'll bet CENTCOM is hiding the fact that the pilot had to eject and the plane was lost.


Quel talent ces grands hebdos comme @LEXPRESS , capables de créer leur propre actualité dans des moments où il ne se passe rien, ni dans le monde, ni en France. Et en plus en choisissant un sujet totalement inédit, jamais traité par personne. Impressionnant.



A l'heure où beaucoup d'entre nous s'apprêtent à aller voter au deuxième tour et au moment où beaucoup d'entre nous ont déjà formalisé leur vue à propos de qui ils veulent voter, j'ai pensé intéressant de restituer ici quelques anecdotes à l'égard du candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire. Je l'avais rencontré à sa demande, il y une dizaine d'années, dans le mandat précédent donc, essentiellement pour parler de l'évolution des systèmes d'information de la ville de Paris dont il avait la charge. Lors de ce premier entretien, j'avais été assez surpris de constater sa maitrise technique des enjeux et de leur potentiel. Il voulait désiloter les systèmes d'information dans leur ensemble, et plus particulièrement l'informatique industrielle (signalisation, réseaux de chauffage urbain, eau, égouts, etc.) afin d'en extraire davantage de données et de les croiser. Il était assez au fait de la complexité liée à l'extraction de ces données aussi bien d'un point de vue de la gouvernance que de ceux techniques ou juridiques. Il était aussi soucieux de moderniser les SI classiques, de développer l'open-source, de travailler plus avec le monde des startups et du code citoyen. J'avais alors déjà rencontré pas mal d'élus locaux – dont A. Hidalgo et JL Missika – et il y en a peu qui avaient une réelle compréhension des enjeux et surtout qui saisissaient que le numérique est un facteur central pour accroitre l'efficacité des politiques publiques. Nous nous sommes revus quelques fois – par exemple pour l'organisation d'un sommet sur les Govtechs à l'Hotel de Ville – et à chaque fois, c'est la volonté de mettre en oeuvre une dynamique d'ensemble cohérente (un schéma directeur du SI entre autres) et la volonté d'efficacité, qui m'a marqué. A une époque, il y avait beaucoup de chantiers et d'embouteillage dans Paris et il m'avait dit regretter de ne pas avoir eu gain de cause sur la création d'un modèle de dataviz qui aurait pu permettre de mieux planifier cela. Il était manifeste qu'il avait un intérêt qui allait au delà de la posture et que son expérience dans le privé jouait ici. Je pense qu'il pourrait donc être assez attentif au potentiel technologique s'il était élu. Sur un autre plan, il me semble intéressant de porter ici un autre témoignage propre à mon expérience. Il fut un temps où je voyageais beaucoup dans des symposiums à l'étranger où l'on parlait de ce qui est au croisement du digital et de l'action publique, à Barcelone, Chicago, Dublin, Tallinn, Lisbonne, etc. Ce qui m'a toujours frappé c'est le regard unanime que portent les maires et équipes municipales du monde entier sur la transformation ayant eu lieu à Paris. Il m'est arrivé de discuter une fois avec l'ancien maire de los Angeles, il y a six ou sept ans, il ne tarissait pas d'éloge sur la transformation de Paris et il est loin d'être le seul. Comme beaucoup de ceux qui liront ceci, je suis parisien. Je ne trouve pas tout parfait : le passage des agents aux 32h hebdomadaire effectué il y dix ans (et remis en cause par la loi depuis) ne m'a pas plu, le management de la propreté, la gestion de projet des travaux n'a pas été toujours optimale. Mais je sais ce que je dois à l'équipe sortante ; celle de la transformation extraordinaire d'une ville qui est devenue une référence mondiale dans l'environnement (les mobilités douces, la pollution atmosphérique qui a presque été divisée par deux... même s'il reste beaucoup à faire sur l'adaptation par exemple), la culture (Il y a encore une vingtaine d'année on parlait du lustre perdu de Paris au profit de Londres), l'audace (les quais piétons, les JO... que tout le monde plébiscite après les avoir conspué lors de leur mise en place), la volonté (difficilement mis en oeuvre) de garder cette ville accessible aux classes moyennes et populaires, en évitant le sort qu'ont connu Londres, NY ou SF. Je fais donc l'hypothèse que Grégoire est le mieux placé pour pallier aux points à améliorer, évoqués plus haut. Voilà






🎯 La vraie-fausse « percée historique » de Jean-Luc Mélenchon, ou l’illusion de la puissance. Analyse @lopinion_fr Et si la « progression remarquable » claironnée par LFI au premier tour des municipales n’était qu’un effet d’optique ? Un chiffre aurait suffi à remettre l’église au milieu du village : 654 000, comme le nombre de voix enregistrées par les listes insoumises au premier tour des municipales. Dans le même temps, l’union de la gauche non mélenchoniste fédérait 5 millions d'électeurs, ce qui rend d’autant moins compréhensible la panique générale qui a conduit les candidats socialistes et écologistes à se remettre dans l’orbite insoumise par des fusions dites « techniques ». L’emprise qu’exerce Jean-Luc Mélenchon sur le reste de la gauche tient aussi à cela : une capacité à substituer un récit à la réalité des chiffres, une illusion de puissance qui l’emporte sur la vérité des rapports de force. Quelques coups d’éclat lui ont permis d’installer l’idée qu’une « Nouvelle France » serait née, validant sa stratégie du « parler cru et dru ». Certains analystes en ont oublié de rapporter ces scores aux performances réalisées par LFI, non pas à la présidentielle de 2022, mais aux européennes de 2024 – un scrutin comparable aux municipales puisque les quatre formations de gauche y présentaient des listes séparées. Vu sous cet angle, LFI accuse un net recul dans plusieurs bastions de la ceinture rouge où sont élus ses députés : - 33,8 % à Garges-lès-Gonesse, cœur de la circonscription de Carlos Bilongo dans le Val-d’Oise et - 16,7 % à Argenteuil, sur les terres de Paul Vannier, le « Monsieur élections » de LFI ; - 11,3 % chez Clémence Guetté à Créteil et - 10,1 % chez Mathilde Panot à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Cet écart atteint même 45,7 points à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où Jean-Luc Mélenchon a choisi de faire élire le trotskiste Jérôme Legavre, premier député du Parti ouvrier indépendant (POI). Pour une machine électorale qui se targue de faire de l’éducation populaire la clé de la mobilisation des banlieues, ce n’est pas le raz-de-marée attendu. lopinion.fr/politique/la-v…

After much reflection, I have decided to resign from my position as Director of the National Counterterrorism Center, effective today. I cannot in good conscience support the ongoing war in Iran. Iran posed no imminent threat to our nation, and it is clear that we started this war due to pressure from Israel and its powerful American lobby. It has been an honor serving under @POTUS and @DNIGabbard and leading the professionals at NCTC. May God bless America.






Gauches, attention à l’éblouissement ! Dans les grandes villes, hier soir, Lfi était au-delà des prévisions, bien au-delà parfois. C’est un succès pour Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle. Cependant, et sans le mégoter, quand on examine les résultats à froid, avec des lunettes de soleil, ils prennent une autre dimension : de parti ultra-dominant à gauche Lfi passe au statut de parti dominé. Il aspirait à écraser ses partenaires, qu’il insultait à longueur de journée, et il en est réduit à les contrarier, peut-être… 1) ce succès par rapport aux sondages est d’abord un fort recul par rapport à la présidentielle de 2022. Et un rééquilibrage majeur par rapport au reste de la gauche renvoyé depuis trois ans, aux score d’Anne Hidalgo et de Yannick Jadot. 2)Ce succès n’aura de sens que s’il est confirmé dimanche prochain. Prenons dans l’ordre : À Paris Mélenchon avait fait 30%, Chikirou plafonne à 11. À Marseille Mélenchon 31 Delogu 13. À Lyon Melenchon 31 Belouassa-Cherifi 11. À Besançon Melenchon 32, Severine Vezies 11, à Strasbourg Mélenchon 32 Samy Olivier 12, à Bordeaux Mélenchon 29 Nordine Raymond 9,3, à Avignon Melenchon 30 Mathilde Louvain 19. Même dans les plus gros succès Lfi, l’écart existe : Saint-Denis (61 contre 50), Roubaix (52 contre 45), (Limoges 26 contre 22, Toulouse 36 contre 27. Finalement le meilleur résultat Lfi par rapport à 2022 c’est Lille ( 25 contre 24). En tendance, LFi est donc en moyenne au tiers de sa performance de 2022. Et au tiers du reste de la gauche (Ps, Ecologistes, PC). Il s’agit donc, ni plus ni moins d’un très fort rééquilibrage en faveur du « reste de la gauche ». Pour ce « reste de la gauche », Lfi existe (nous l’avons rencontrée hier soir) mais n’est plus dominant, voire est nettement dominé. 2)Voilà pour le premier tour. Il dit que Lfi dispose donc d’un noyau dur, minoritaire mais consistant, et qui se dilate plutôt qu’il ne se contracte. La question est de savoir si ce noyau est attirant ou repoussant. Si les scores de Lfi, hier soir, sont appelés à rayonner ou à repousser comme le disent les sondages qui parlent de « Front anti-Lfi » Au delà des questions sur le bien fondé des accords avec Lfi, ou sur le Munich moral vis à vis d’un partenaire impossible, on observera le sort réservé aux villes où des accords sont passés avec Lfi (Toulouse ou Besançon à l’heure où sont écrites ces lignes) et aux villes où ces accords sont refusés (Marseille par exemple, ou Paris). Si les électeurs transforment en succès les accords de Toulouse ou Besançon (ou Lille s’il y en avait, etc.) ce serait que non seulement Lfi attire un noyau dur mais est aussi capable d’élargir son assise. Ce serait une bonne nouvelle pour Jean Luc Mélenchon en 2027. Si au contraire les listes de la gauche non Lfi s’en sortent sans Lfi, ou si les listes communes de Toulouse ou Besançon étaient sanctionnées, ce serait la fin des espérances du chef de la France insoumise. En bref, 1-La performance de Lfi au premier tour tient davantage à un effet d’optique qu’à une réalité, et 2-c’est dimanche prochain qu’on vérifiera si ce succès est un mirage ou si la table est renversée


Aujourd'hui j'ai donné une conférence a la Sorbonne, on m'a demandé comment je voyais les boîtes dans 5 ans. Ma réponse va en frustrer certains. Les boîtes qui vont créer le plus de valeur n'auront plus de pyramide hiérarchique. L'IA est en train de supprimer toute la layer d'exécution. Et quand l'exécution coûte quasi zéro, ce qui reste c'est uniquement la layer de décision. Concrètement ça veut dire quoi : → Plus de juniors qui exécutent des specs rédigées par quelqu'un d'autre. Un agent fait ça mieux, plus vite, 24/7, sans erreur de fatigue. → Plus de middle management dont le rôle c'est de relayer de l'info du haut vers le bas. L'IA rend cette couche de transmission complètement obsolète. → Ce qui reste c'est un réseau de gens ultra-agentiques, généralistes, qui pensent en systèmes et qui orchestrent des agents IA pour exécuter. Le profil qui va dominer c'est pas le meilleur codeur, le meilleur designer ou le meilleur marketeur. C'est celui qui comprend assez de technique, de produit, de distribution et de business pour connecter les dots que personne d'autre ne connecte. Le "taste" devient l'avantage compétitif ultime. Savoir QUOI construire et POURQUOI. L'IA s'occupe du COMMENT. La vélocité d'apprentissage bat l'expertise figée. Dans ce monde, quelqu'un qui devient fonctionnel sur un nouveau sujet en 48h vaut plus que quelqu'un qui a passé 10 ans à maîtriser un seul domaine. Et le plot twist que personne ne veut entendre : Le titre ne compte plus. Senior, Lead, Head of, VP — tout ça c'est des labels d'un monde pyramidal qui est en train de mourir. La seule question qui compte : est-ce que tu crées de la valeur systémique, ou est-ce que tu fais un truc qu'un agent peut faire à ta place ? Si t'es junior et que tu lis ça, c'est pas une menace. C'est la plus grosse opportunité de ta carrière. Parce que pour la première fois, t'as pas besoin de 10 ans d'expérience pour avoir de l'impact. T'as besoin de comprendre comment orchestrer des agents, de penser en systèmes, et d'avoir le goût pour décider quoi construire. Les gens qui se positionnent là-dessus maintenant auront 3 ans d'avance sur tout le monde. Le futur c'est pas 500 exécutants supervisés par 50 managers supervisés par 10 directors. C'est 15 orchestrateurs qui font le travail des 500.

May I suggest …strategic autonomy and European preference as a matter of urgency now ?


