Jean-Michel a peu près

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@gononyme

Pardon aux Jean-Michel

Katılım Şubat 2019
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Nicolas Berrod
Nicolas Berrod@nicolasberrod·
🥵 Les jours se suivent et se ressemblent, à mesure que les températures grimpent : des dizaines voire centaines de stations météo battent de nouveaux records mensuels ce mercredi, avec déjà autour voire plus de 35 °C. Beaucoup le battent d'ailleurs... de jour en jour !
Nicolas Berrod tweet media
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xavier
xavier@XavierEtCaline·
@gononyme @ToinaBis @nicolasberrod @infoclimat C'est pas la problématique ; le problème c'est qu'on n'y est pour rien, et que les gouvernement voient l'occasion de restreindre encore davantage nos libertés. Avec le pass carbone et ce genre de délire. Même si il fait chaud, il faut refuser le bolchévisme.
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Jean-Michel a peu près
@ToinaBis @nicolasberrod @infoclimat 17 département ont dépassé leur seuils d'alerte. Mais quand il fera 25° en janvier tu pourras toujours dire "C'eSt PaS uNe CaNiCuLe" Bravo, t'es un génie, t'as démasqué un grand complot. Jsuis sur ta maman est très fier de toi.
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Toina Bis
Toina Bis@ToinaBis·
@gononyme @nicolasberrod @infoclimat Ce n’est pas une canicule mais une période de forte chaleur. Nos nuits ne sont pas assez fraîches et l’épisode pas assez long pour que ce soit appelé ainsi. Étouffe toi en retournant manger ton caca.
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Jean-Michel a peu près
@ToinaBis @nicolasberrod @infoclimat On aura passé une semaine +10° au dessus des moyennes. On va retomber dans les moyennes de saison. Une canicule en mai c'est exceptionnel. Elle vient s'ajouter a la longue liste des canicules récentes, plus fréquentes, plus longues, plus chaudes. Met la tête dans ton barbecue.
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Toina Bis
Toina Bis@ToinaBis·
@nicolasberrod @infoclimat Sortez les barbeuc, les merguez et les piscines. La semaine pro, on prend -10 degrés. Sinon quand vous entendez les politiques, médias et teletoubibs tous en cœur dans le même laps de temps sur un même sujet en boucle, dites vous qu’ils se foutent de votre gueule.
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Florian Philippot
Florian Philippot@f_philippot·
Quelles couleurs vont-ils bien pouvoir mettre quand il fera quelques degrés de plus ?…🤦🏻‍♂️ L’hystérie et la peur n’ont jamais fait bonne politique
Florian Philippot tweet media
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Nicolas Berrod
Nicolas Berrod@nicolasberrod·
🥵 Chaleur historique pour la saison dans le centre et le nord-ouest : de nombreux records mensuels atteints hier n'auront pas duré... plus d'un jour ! A Poitiers, Brest, Rennes, Caen... Il fait encore plus chaud qu'hier (déjà près voire plus de 35 °C à 15h). Carte @infoclimat
Nicolas Berrod tweet media
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Jean-Michel a peu près
@LanLudovic9 @Meteovilles Je vois l'effort de réflexion, franchement bravo, c'est bien d'essayer. Bon le résultat est désastreux mais c'est pas grave. Courage, un jour tu diras un truc intelligent 😘
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Ludo 👽
Ludo 👽@LanLudovic9·
@Meteovilles Tiens, les océans ne se réchauffent plus du coup ? Votre propagande ne tient plus la route !
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Guillaume Séchet
Guillaume Séchet@Meteovilles·
Attention au risque d'hydrocution si vous avez la chance de pouvoir vous baigner en cette période de fortes chaleurs précoces >>> Jusqu'à 20°C de différence entre l'air et la mer près de l'Atlantique ! NOTRE ARTICLE >>> meteo-paris.com/actualites/dan…
Guillaume Séchet tweet media
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Jean-Michel a peu près
@Philippejc93 @GeoTales_ Vraiment les boomers... la seule bonne nouvelle c'est que les réchauffement climatique finira peut être par vous transformer en compost plus tôt que prévu.
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𝐆𝐞𝐨𝐓𝐚𝐥𝐞𝐬
France 🇫🇷 - T'as chaud Non, ce n'est pas l'été. Silence on brûle ? Eh bien non, je ne vais pas fermer ma gueuIe devant des crétins climatoseptiques. Ce qui est en train de se dérouler en ce moment sur la France n'est pas une vaguelette thermique de printemps. Non, non pas du tout. L'anomalie à 2 m du sol devrait atteindre +10°C en moyenne sur le territoire le 25 mai soit l'équivalent de l'écart climatique entre Lyon et Alger. En 4 jours, certaines stations ont enregistré un gain de 15 à 17°C ! La canicule officiellement la + précoce jamais enregistrée en France remonte au 16 juin 2022, 3 semaines plus tard dans le calendrier. L'écart est spectaculaire et effrayant. Chaque nouvelle mise à jour des modèles pousse les températures prévues un cran + haut et le "répit" annoncé en seconde partie de semaine ne ramènera pas le thermomètre à la normale, mais simplement aux niveaux "actuels"qui sont déjà hors normes. Pour mesurer à quel point la situation est structurellement anormale, il faut regarder la trajectoire longue. Jusqu'à la fin des années 1980, les anomalies thermiques annuelles en France alternaient entre positif et négatif. Depuis 1990, l'anomalie annuelle n'est jamais redescendue en territoire négatif. Depuis 2014, elle n'est jamais passée sous +1,5°C. En 2022, elle atteint +2,6°C, record absolu depuis le début des mesures en 1900. L'été 2025 s'est classé 3e + chaud de l'histoire française avec une anomalie de +1,9°C, dont +3,3°C sur le seul mois de juin. Il s'agissait du 4e été consécutif très chaud. Les 10 étés les + chauds depuis 1900 ont tous eu lieu après 2000... Et sur les 7 prochains jours les amis... L'anomalie en France devrait atteindre +6 à +7°C selon les modèles météorologiques. En fait, on n'est même plus dans le cadre d'une anomalie dans un système stable, on est largement au-delà (mate le graph en-dessous). La canicule de fin mai 2026 ne survient pas dans un vide climatique, elle s'inscrit dans un régime où l'exception d'hier est devenue la ligne de base d'aujourd'hui. C'est grave docteur ? Oui, vraiment.
𝐆𝐞𝐨𝐓𝐚𝐥𝐞𝐬 tweet media
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Jean-Michel a peu près
@UneMouchePasse @Mael_RL04 @jdicajdisrien Dans l'imaginaire collectif on associe le rouge au chaud et le bleu au froid. Tu sais les couleurs qu'on associe plus facilement au feu ou a la glace. Lâche twitter et va jouer dehors, c'est pas pour les enfants, et demande a tes parents de te mettre de la crème solaire
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j'dis ça j'dis rien ⏚
j'dis ça j'dis rien ⏚@jdicajdisrien·
🚨NOTE DE COMMUNAUTÉ C'est pas le rouge ou le violet des cartes de températures le probleme... C'EST 38° EN MAI ET UNE VAGUE DE CHALEUR DE 3 SEMAINES !!
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Michael Westen
Michael Westen@PaulNewmanfr·
@le_Parisien Le nouveau nom de l été qui arrive : blocage oméga … bande de petites salopes de journalopes #Davos
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Le Parisien
Le Parisien@le_Parisien·
Vous le savez déjà : les températures vont augmenter assez vite et l'ensemble de la France verra le soleil ce jeudi. Plus précisément, c'est un «blocage oméga» qui va concerner l'Hexagone et faire grimper le thermomètre ces prochains jours ➡️ l.leparisien.fr/3aWH
Le Parisien tweet media
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Jean-Michel a peu près
Jean-Michel a peu près@gononyme·
@PaulNewmanfr @le_Parisien Twitter c'est vraiment un nid d'abrutis qui jouent avec leur caca en attendant qu'on remarque leur génie. La vérité c'est que vous étalez juste votre caca sur les murs, pas de traces de génie.
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BFM
BFM@BFMTV·
Pas de cagoule, pas de tatouage apparent… Les organisateurs de la marche en hommage à Quentin Deranque publient des consignes à l'attention des participants
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Jean-Michel a peu près
Jean-Michel a peu près@gononyme·
@ContreAttaque_ @NicolasFramont Et il ne faut pas oublier le rôle de jean Michel aulas, peut-être futur maire de Lyon. Pendant des décennies il a laissé prospérer des groupes fascistes dans son stade qui en ont profité pour endoctriner et recruter.
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Contre Attaque
Contre Attaque@ContreAttaque_·
Personne ne rappelle qu’à Lyon, c’est la terreur fasciste qui règne depuis de longues années. Le média Rue 89 a recensé 102 agressions de groupuscules fascistes dans la capitale des Gaules entre 2010 et 2025. 70% d’entre elles restent impunies. contre-attaque.net/2026/02/20/%e2…
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Hugo Cornelius TOOROP
Hugo Cornelius TOOROP@hugo_toorop·
@CemYoldass Où as tu lu le mot nazi dans ce communiqué ? Vous n'êtes vraiment que des sous-hommes...
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Cem Yoldas
Cem Yoldas@CemYoldass·
Les organisateurs de la manifestation pour Quentin à Lyon donne pour consigne : - Pas de symbole néo-nazi - Pas de cagoule - Pas de violences, pas d'affrontements (ce week-end en tout cas) Comment peut-on autoriser le défilé de néo-nazis dans nos rues ?
Cem Yoldas tweet media
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Jean-Michel a peu près
Jean-Michel a peu près@gononyme·
@Nain_Portekoi Traduisons - pas de salut nazis - cachez vos tatous nazis - pas de tenues nazis - ne criez pas de trucs nazis - ne tapez pas sur les gens que les nazis aiment pas - après le défilé nazi, ne picollez pas parce que vous pourrez pas vous empêcher de faire des trucs de nazis
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Nain Portekoi 🇨🇵
Nain Portekoi 🇨🇵@Nain_Portekoi·
C'est marrant que les organisateurs de la marche des Fafs à Lyon demandent de cacher les logos des groupes, les symboles polémiques ou les tatouages des sympathisants... On aurait presque l'impression qu'ils essayent de cacher des trucs. Mais quoi ?
Nain Portekoi 🇨🇵 tweet media
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Jean-Michel a peu près retweetledi
Dominique de Villepin
Dominique de Villepin@Villepin·
LA RÉPUBLIQUE CONTRE LA VIOLENCE Je suis conscient des risques que je prends à m’exprimer dans une période de si grande polarisation, d’émotion et de passion politique, mais l’esprit de responsabilité exige l’engagement et la clarté. On criera parce que je compare l’extrême droite d’aujourd’hui à celle d’hier. Je ne dis pas qu’elle est la même. Je dis qu’il y a des filiations qui ne permettent pas de les distinguer radicalement. On criera que je me gauchise et défends LFI. Je le redis : je n’ai aucune affinité, ni aucun lien avec LFI. On criera que je fais la leçon à la gauche et que je me droitise. Qu’on crie. Je crois à la nécessité de dire certaines vérités, même quand elles nous dérangent. Parce que je ressens douloureusement le fait que l’obscurcissement de ces vérités permet de maintenir l’illusion d’une vie démocratique normale quand elle ne l’est déjà plus et risque de basculer. Et parce qu’à cet instant précis, l’enjeu n’est pas de gagner une séquence médiatique : l’enjeu est d’empêcher que la France, par fatigue, par calcul, par aveuglement, ne se réveille un jour en découvrant qu’elle a sanctuarisé le danger qu’elle prétendait conjurer. Quand le réel est compliqué, il faut prendre le temps de la réflexion, de la nuance, de la perspective. L’affaire Quentin Deranque nous place face à une telle obligation. Celle de l’inconfort et de la vigilance. D’abord, il faut le dire sans détour : nous devons dénoncer toutes les violences, quelles qu’elles soient, et les dénoncer sans exception. Nous devons condamner la violence politique, toute violence politique, parce qu’elle n’a pas sa place dans une démocratie. Sans exception. Une démocratie commence là où la force recule, là où la parole remplace le coup, là où l’adversaire demeure un citoyen. Et quand la violence surgit, quand elle s’organise, quand elle se justifie, elle ne frappe pas seulement des individus, elle atteint l’idée même de République. Nous devons aussi mesurer l’importance du moment où nous nous trouvons. C’est pour la France le « moment Charlie Kirk » qu’a vécu l’Amérique trumpienne il y a quelques mois avec l’assassinat de Charlie Kirk par un meurtrier se revendiquant de l’antifascisme. C’est un moment qui vise à la délégitimation d’une partie du spectre politique et à la victimisation de l’extrême droite triomphante. L’enjeu, c’est celui d’une prise de pouvoir sur les esprits, d’une prise de pouvoir sur les rues. Alors soyons vigilants. Ne cédons pas le terrain à l’extrême droite. Nous approchons, j’en suis convaincu, d’un point de non-retour. Quelque chose commence à nous échapper. Il y a un certain confort à rejeter dos à dos toutes les violences, une conviction de se prémunir de tout risque d’avoir tort. Mais cela nous rapproche-t-il vraiment de la vérité ? On ne peut pas jouer avec la démocratie. Il y a quelque chose de troublant à voir tout le paysage politique, de la gauche de la gauche à la droite en passant par la gauche, chercher à tirer parti de la situation. L’extrême droite en est la seule gagnante. Il est des moments où les calculs personnels doivent céder à la défense de l’essentiel : la démocratie. Ensuite, il faut regarder en face ce qui, dans la stratégie et dans les réactions de LFI, nourrit le feu au lieu de l’éteindre, sans jamais confondre responsabilité politique et responsabilité pénale. La justice établira les faits, les rôles, les actes, et les responsabilités individuelles. Mais la politique, elle, répond d’un climat : celui des mots, des postures, des ambiguïtés, des proximités tolérées, de la tentation de l’affrontement permanent. Dans une France divisée, fragilisée, travaillée par les peurs et les colères, jouer sans cesse sur la rupture, sur la ligne de front, sur la dramatisation, c’est prendre le risque de créer les conditions où des acteurs se sentiront autorisés à passer du verbe au geste. Et ce risque, quel que soit le camp, n’est pas théorique : il est désormais devant nous. Je ne parle pas ici au nom d’un camp, je parle au nom d’une certaine idée de la République. Je refuse toute querelle de chapelle, tout règlement de comptes partisan, mais j’affirme en ce moment si grave une exigence de responsabilité nationale de la part de toutes les formations politiques et de tous les responsables politiques. La France Insoumise a aujourd’hui une responsabilité particulière : celle de ne pas surenchérir et de ne pas stériliser, dans une posture défensive et belliqueuse, une partie de l’électorat. La radicalité, lorsqu’elle devient un style, finit par devenir une mécanique. Et cette mécanique, tôt ou tard, échappe à ceux qui prétendent la conduire. Cela suppose pour LFI de clarifier ses positions, de tenir ses rangs, de rompre avec toute ambiguïté, et de faire prévaloir le débat sur la mise en tension permanente. Cela suppose un discours réfléchi, profond et ouvert. Cela suppose aussi d’accepter l’inconfort : reconnaître qu’on a pu alimenter la tension, même sans vouloir la violence. Je le dis avec force, parce que le basculement est possible. Il faut le dire sans détour : LFI fait tout autant le jeu du RN en s’arc-boutant sur sa rhétorique que certains responsables de gauche en acceptant de renvoyer dos à dos les violences. J’assume de déployer une leçon historique qui ne vaut pas comparaison : en 1933, sans l’intransigeance du parti communiste allemand, aveuglé par sa stratégie « classe contre classe » qui minimisait le risque fasciste, sans doute le parti national-socialiste n’aurait pas pu arriver au pouvoir. C’est la peur du bolchévisme qui a poussé assez de modérés à se rallier, par réflexe, à ceux qui se présentaient comme le seul rempart. Eviter le piège, cela suppose aujourd’hui pour LFI de tracer des limites nettes, de récuser toute complaisance pour la violence, et de choisir la force du débat plutôt que la logique du choc. Cela suppose un discours réfléchi, profond et ouvert. Je le dis avec force, parce que l’heure est grave Mais c’est ici que la vigilance doit être la plus haute : condamner la violence et critiquer LFI ne doivent pas nous conduire à la faute politique majeure, celle de renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger. Il y a en effet deux fausses idées, deux idées dangereuses, qui piègent ce débat. La première, c’est celle de la symétrie des violences de la gauche et de la droite. Plongez  dans l’Histoire, dans l’agitation de la France de la IIIe République au moment de l’affaire Dreyfus et de la montée des ligues. Dans la France des années 30 et de la menace des ligues. Dans l’Allemagne de Weimar, dans l’Amérique du Sud des années 60 à 80 : l’asymétrie de la violence politique a été centrale pour imposer un pouvoir autoritaire et brutal. Le champ démocratique est un plan incliné. L’extrême droite prend le pouvoir sur fond de désordre et de violences de rue. L’extrême gauche, historiquement, sur fond d’effondrement de l’État et de défaite militaire. Les communistes des années 30 n’étaient pas des enfants de chœur, mais les renvoyer dos à dos avec les nervis fascistes, avec près d’un siècle de recul, nous semblerait fautif. Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l’époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme, en maintenant l’illusion d’une posture d’équivalence qui a conduit à son propre écrasement. Aujourd’hui, entendre en France des responsables du centre gauche saisir l’opportunité de régler leurs comptes et de se débarrasser d’adversaires encombrants pour s’imposer dans les sondages me paraît une faiblesse politique et une facilité d’estrade. Quant à la droite qui y voit l’occasion d’un apaisement de façade pour pouvoir s’allier à l’extrême droite sans faire de cauchemars la nuit, je ne reconnais plus rien en elle de la vigilance chiraquienne. Et qu’on se comprenne : ce tir croisé sur LFI, par calcul, par repositionnement, par opportunisme, a un effet mécanique. Il détourne l’attention du danger principal et contribue à normaliser l’extrême droite en la dispensant d’être interrogée comme elle devrait l’être. Cette illusion de la symétrie, c’est une illusion numérique. Les groupuscules violents d’extrême droite sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux à travers tout le territoire et ils augmentent en nombre chaque jour. Même en termes de victimes, macabre décompte, l’extrême gauche a fait une victime ces cinq dernières années, les militants d’extrême droite en ont fait onze, essentiellement des victimes ciblées sur des bases religieuses et raciales, des motifs profondément politiques. Depuis 1986, rappelle l’historien Nicolas Lebourg, 59 morts sont attribués à l’ultra-droite, contre six à l’ultra-gauche. C’est le retour des ligues. C’est un magma de groupuscules qui tissent un réseau de lieux, d’affinités, de thèmes. C’est une illusion sur les formes de la violence. L’extrême droite, depuis deux siècles, vise à maîtriser la rue pour imposer la violence comme politique. L’extrême gauche veut imposer une politique par la violence. Quelle différence cela fait ? Quand la gauche est violente, elle effraie et elle nuit à la politique qu’elle veut mettre en œuvre. Quand la droite est violente, elle commence déjà à mettre en œuvre sa politique. Et même quand elle perd, elle gagne en montrant l’horreur du désordre et donc la nécessité d’un ordre à tout prix, d’un ordre au prix de la violence. C’est une illusion sur les probabilités des risques. Le pays risque-t-il aujourd’hui de basculer dans un régime de gauche radicale ? Rien n’étaye cette idée. LFI stagne dans les sondages autour de 10 à 15%. L’extrême droite est, elle, à 35 ou 40 %, et tous les sondages la donnent gagnante à l’élection présidentielle de 2027, ce que tout le monde essaye d’oublier pour maintenir la fiction d’une vie politique normale. Aux États-Unis, on voit bien que le risque mortel peut venir moins de groupuscules marginaux que d’une administration Trump qui théorise le mépris du droit et le recours à la violence. Aujourd’hui, la diabolisation de LFI, par des amalgames qu’elle a rendus elle-même possibles en raison d’erreurs voire de fautes stratégiques manifestes, n’a qu’un sens : légitimer une prise de pouvoir identitaire et justifier les ralliements de plus en plus nombreux. Jordan Bardella a ainsi appelé, par une inversion du stigmate, à un « front commun » contre LFI. Faut-il vraiment oublier qu’en 1933, le parti national-socialiste prenait prétexte de l’incendie du Reichstag attribué à Van der Lubbe pour interdire le parti communiste et de nombreuses organisations de l’opposition de gauche et engager la mise au pas de l’Allemagne ? La deuxième fausse idée, c’est celle de la normalisation de l’extrême droite, considérée désormais comme une part légitime du débat politique. C’est qu’on oublie facilement que l’extrême droite n’est pas un choix comme un autre dans une démocratie, parce que souvent il n’y a pas de retour en arrière. Aucun régime de gauche radicale n’a été élu en Europe qui n’ait rendu les clés du pouvoir par les urnes. En revanche, de nombreux régimes d’extrême droite ontaccédé au pouvoir par les urnes, du moins légalement, sans le rendre : Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est suffisamment souvent le cas pour que ce soit un risque mortel qu’on ne peut prendre. Normalisation des engagements politiques de la jeunesse nationaliste ? Les choses n’ont pas tant changé. Au lendemain d’une manifestation d’hommage à Quentin Deranque à Paris, les manifestants ont laissé sur les murs une traînée de croix gammées. Quel parti accumule les condamnations de ses membres pour antisémitisme et pour racisme ? Le Rassemblement national, de manière récurrente. Ne nous laissons pas égarer par des façades repeintes. Quels sont les risques aujourd’hui ? Ils sont doubles. C’est d’abord l’installation d’une culture de guerre civile dans laquelle les violences des uns justifieraient sans fin les représailles des autres, écrasant entre elles un centre soucieux d’apaisement et de dialogue jusqu’à ne laisser qu’un face-à-face des radicalités. C’est ensuite la complicité tacite de toutes les forces politiques à la prise de pouvoir par l’extrême droite. C’est là le nœud : à force de concentrer les coups sur LFI, par tactique, par confort, par calcul, on crée un corridor de respectabilité pour le RN. On lui offre ce dont il a toujours rêvé : l’apparence de la normalité, le privilège d’être la réponse au désordre qu’il prospère à entretenir. Ce moment exige une résolution : ne rien céder à la violence, ne rien céder aux calculs, ne rien céder aux facilités de la symétrie. La République ne se sauvera ni par les postures, ni par les anathèmes, ni par l’ivresse des camps. Elle se sauvera par la clarté des mots, la fermeté du droit, la responsabilité des partis, et le refus de sanctuariser l’extrême droite sous prétexte de combattre ses adversaires. L’heure n’est pas à se compter, elle est à se tenir. Et si la France veut éviter le point de non-retour, elle doit retrouver ce qui fait sa force quand tout vacille : la dignité du débat, l’autorité de l’État, et l’esprit de République. Dominique de Villepin - ©️ La fresque d'Obey représentant La Marianne située Paris a été repeinte avec des larmes de sang. | AFP - Greg Looping / Hans Lucas.
Dominique de Villepin tweet media
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