𝗕𝗼𝗹𝘁 ᏬᎷᏰᏒᎬᏝᏝᎯ
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@impossiblec25
𝐋𝐚 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐨𝐮 𝐋𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭...

























Kagame est il aux abois ? Après les sanctions américaines, Kigali cherche des boucs émissaires et lance une campagne contre Jean-Luc Habyarimana Les déclarations du président Paul Kagame le 6 mars 2026 devant le corps diplomatique accrédité à Kigali, dans lesquelles il m’expose, associant mes déplacements privés à de prétendues conspirations contre son régime, appellent une clarification immédiate. Ces accusations interviennent dans un contexte particulier : celui de sanctions américaines visant l’armée rwandaise pour son implication avérée dans le conflit à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette implication a récemment été reconnue par le Rwanda via sa representation à Washington dans le contexte d’une pression internationale croissante sur ce régime agresseur et sur son rôle avéré dans l’instabilité régionale. Dans ce climat, le discours de Paul Kagame s’apparente moins à une analyse diplomatique de la situation régionale qu’à une tentative de justification politique. En désignant de nouveaux ennemis et en associant des opposants politiques à des menaces sécuritaires, il cherche à détourner l’attention des critiques internationales et à maintenir un récit devenu central pour la survie politique de son régime. Les accusations portées à mon encontre ne relèvent donc pas du débat politique normal. Elles s’inscrivent dans une stratégie désormais bien documentée : fabriquer des ennemis, délégitimer toute voix indépendante et déplacer la responsabilité des crises régionales vers des acteurs extérieurs — le tout sans la moindre preuve factuelle. Il est donc nécessaire d’y répondre clairement et point par point. ⸻ 1. Une accusation absurde et sans fondement Je démens catégoriquement les propos du président Kagame. Mon engagement est public, constant et sans ambiguïté : il est pacifique et politique. Il repose sur trois principes simples : • le droit au retour des réfugiés rwandais dans la dignité • la réconciliation nationale réelle entre tous les Rwandais • une justice équitable pour toutes les victimes des violences qui ont marqué notre région. Transformer ces revendications légitimes en « complot » relève d’une logique de peur, non d’une analyse sérieuse. ⸻ 2. Une manipulation de l’histoire Dans son discours, Paul Kagame évoque le « fils de l’ancien dirigeant du Rwanda qui aurait conduit le pays au génocide ». Cette affirmation est historiquement trompeuse et cynique. Il faut rappeler un fait essentiel : Fidèle à sa devise « Unité, Paix, Développement », le président Juvénal Habyarimana a œuvré pour la cohésion nationale. Loin d'avoir conduit au génocide, il a privilégié le dialogue en négociant les accords d'Arusha avec le FPR, malgré l'instabilité et les massacres provoqués par l'offensive de ce mouvement dès 1990. C'est l'absence brutale du Président, suite à son assassinat, qui a tragiquement brisé cet équilibre et plongé la région dans la terreur. Il a été assassiné le 6 avril 1994 par le FPR dans un attentat térroriste contre l’avion présidentiel. Cet assassinat est reconnu par l’ONU et par de nombreux experts comme l’élément déclencheur immédiat du génocide. Plusieurs enquêtes judiciaires internationales ont examiné cette question pendant de nombreuses années. Par ailleurs, après plus d’une décennie d’enquêtes et plus d’un milliard de dollars de dépenses, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’a jamais réussi à établir l’existence d’une quelconque planification du génocide avant le 6 avril 1994. Les archives du TPIR sont aujourd’hui publiques et accessibles. Chacun peut les consulter et vérifier les conclusions auxquelles les juges sont parvenus après des années de procédures. Autrement dit, la chronologie des faits est claire : le génocide n’a pas commencé sous l’autorité du président Habyarimana. Il a commencé après son assassinat, qui l’a par ailleurs déclenché. Instrumentaliser aujourd’hui sa mémoire pour justifier des accusations politiques relève donc d’une réécriture opportuniste de l’histoire. Il convient également de rappeler qu’aucun discours du président Juvénal Habyarimana n’a jamais appelé à la haine ou au meurtre de citoyens rwandais, que ça soit en tant qu’individus ou en raison de leur origine ethnique. Au contraire, ses interventions publiques appellaient toujours à l’unité et mettaient régulièrement en garde contre ce qu’il appelait « le piège de l’ennemi », c’est-à-dire les tentatives visant à semer la division entre rwandais. À l’inverse, il existe une demi douzaine de déclaration publique clivant et divisionniste du président Kagame, notamment lorsqu’il a justifié et revendiqué subtilement l’élimination d’opposants politiques ou évoqué de manière brutale le sort réservé à ceux qu’il considère comme des ennemis du régime, mais également plusieurs autres discours comme celui de Murambi où, devant les cameras, il a regretté de ne pas avoir pu tuer plus parmis ces gens qui ont fui en RDC. Cette différence de ton et de posture mérite d’être rappelée lorsqu’on prétend aujourd’hui donner des leçons d’histoire ou de morale politique. ⸻ 3. Une stratégie politique fondée sur la fabrication d’ennemis Depuis trois décennies, le régime du FPR fonctionne selon un mécanisme constant : 1. se présenter comme victime permanente 2. désigner des ennemis internes ou externes 3. utiliser ces accusations pour justifier la répression et les interventions militaires. Toute opposition devient ainsi, par définition : • « génocidaire » • « terroriste » • ou « allié des FDLR ». Cette logique permet d’éviter toute discussion sur les véritables questions : • le verrouillage de l’espace politique au Rwanda • la criminalisation systématique de l’opposition • l’absence de débat démocratique. ⸻ 4. Une contradiction flagrante dans les accusations du régime Le président Kagame se permet aujourd’hui de critiquer les contacts supposés entre des opposants rwandais et les autorités congolaises. Mais cette posture est profondément contradictoire. Le Rwanda accueille depuis des années sur son territoire des putschistes et chefs de guerre responsables de déstabilisations régionales et de crimes très graves, parmi lesquels : • Le général Laurent Nkundabatware dit “Nkunda” • Le colonel Jules Mutebutsi (décédé à Kigali en 2014) • plusieurs officiers impliqués dans les rébellions congolaises • ainsi que des putschistes burundais impliqués dans la tentative de coup d’État de 2015, notamment le général Godefroid Niyombare. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que le Burundi a fermé sa frontière avec le Rwanda depuis plusieurs années. A cela, il faut ajouter la litanie d’opposants politique congolais, burundais, tanzaniens et même ougandais qui ont été reçus et financés par le FPR les 30 dernieres années. La question se pose donc clairement : au nom de quel principe Paul Kagame s’arroge-t-il le droit de dicter à la République démocratique du Congo qui elle peut ou ne peut pas recevoir sur son sol ou rencontrer ? La souveraineté des États n’est pas à géométrie variable. ⸻ 5. Une diversion face aux responsabilités régionales du Rwanda Ces accusations interviennent dans un contexte particulier. Depuis plusieurs années, de nombreux rapports internationaux documentent : • l’implication des forces gouvernementales rwandaises dans l’est de la RDC • le soutien du régime de Kigali à des mouvements armés • l’exploitation illégale de ressources naturelles de la RDC. Dans ce contexte, créer un récit autour d’un prétendu complot sert surtout à détourner l’attention de ces réalités. ⸻ 6. Une attaque contre un symbole historique Cette campagne ne vise pas seulement ma personne. Elle vise ce que le nom Habyarimana représente dans la mémoire collective de nombreux Rwandais. Il rappelle une époque où le Rwanda, malgré ses imperfections, vivait : • en paix avec ses voisins • sans interventions militaires permanentes dans la région • avec une coopération régionale sincère et active. Ce souvenir dérange. Car il contredit le récit officiel du FPR selon lequel toute l’histoire du Rwanda avant 1994 ne serait qu’obscurité et oppression. ⸻ 7. La vérité finira par s’imposer Le Rwanda a besoin de vérité, pas de propagande. La paix durable dans la région des Grands Lacs ne pourra être construite que sur quatres piliers : • la vérité historique et la fin de l’apartheid mémoriel • la justice pour toutes les victimes • la réconciliation entre tous les Rwandais. Aucune paix réelle ne peut naître de la peur, de la manipulation ou de la diabolisation permanente d’une partie de la population. ⸻ Conclusion Les accusations du président Kagame ne m’intimideront pas. Je continuerai à défendre, par des moyens pacifiques et politiques : • la vérité historique • la dignité des réfugiés • la justice pour tous • la réconciliation réelle du peuple rwandais. L’histoire jugera chacun, non pas sur la propagande du moment, mais sur les faits. Et les faits sont têtus. Un jour viendra où le Rwanda retrouvera le courage du dialogue, la sérénité de la vérité et la paix entre tous ses enfants. Ce jour-là, on ne parlera plus de complots imaginaires. On parlera de renouveau et de renaissance nationale. Jean-Luc Habyarimana














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