Mademba Aas Njaay

9.2K posts

Mademba Aas Njaay

Mademba Aas Njaay

@MadembAS

PEA. Journaliste, je m’étais donné 1 liberté totale avec 1 maxime que je m'étais inventée : Aucune vérité n'est bonne à dire de mauvaise manière.

Katılım Haziran 2009
5.4K Takip Edilen11.2K Takipçiler
Sabitlenmiş Tweet
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Elle sait nommer ce qu'elle voit mais pas en #francais Le système éducatif va en déduire qu'elle est nulle alors qu'elle a le même niveau de connaissance que la fille qui va dire Bras au lieu Loxo! C'est comme cela qu'on brise l'avenir d'un pays aussi. #Senegal #kebetu #education
Français
9
89
310
0
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 9 avril : Prière pour mon ami Macoumba Wade, ancien prof d’histoire et de géographie au lycée Lamine Guèye de Dakar, rappelé à Dieu le 9 avril 2019. 9 Avril 1989 : Incidents sanglants survenus entre bergers mauritaniens et cultivateurs sénégalais sur l'îlot de Doundé Khoré dans l'arrondissement de Diawara. Le 21 août, le Sénégal rompra ses relations diplomatiques avec la Mauritanie ; celles-ci ne seront rétablies que le 3 avril 1992. 🇸🇳🇲🇷🇸🇳 Quand ne pas applaudir devient une information stratégique Jarbaat, je crois vous avoir déjà parlé du fond de cette affaire comme moi je la perçois — donc de façon bizarroïde, sans doute. Inutile d’y revenir : y a qu’à relire ce que je t’avais écrit… si tu as du temps à perdre ! Cette affaire aurait pu provoquer une guerre entre le Sénégal et la Mauritanie, et beaucoup de gens au Sénégal poussaient Abdou Diouf à lancer l’armée contre la Mauritanie de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Et si Abdou Diouf, conseillé aussi par des gens comme mon ami Babacar Touré et certains de ses pairs, n’avait pas été un être rationnel, c’est un tout autre Sénégal que nous aurions aujourd’hui. Et peut-être sans le Saint-Louis d’Amadou Diaw, fondateur de l’ISM, et des Njóbeen Basiir et Buuba, qui aurait été la première cible à détruire par des missiles irakiens, car le régime baasiste de Saddam Hussein avait clairement affiché son soutien militaire à la Mauritanie… On a découvert plus tard qu’en 1989, l’armée mauritanienne était matériellement bien supérieure à l’armée sénégalaise — matériellement, je précise. Bon, inutile de vous ennuyer davantage avec cela. Et je vous rappelle simplement le « Ayy sunu geeroon ! » de Abou Diouf commentant l’appel à la guerre de Me Wade. Alors, petite anecdote. Cette crise m’a donné l’opportunité d’échanger avec un « alkati seekare », un agent des renseignements généraux. J’étais à Diawara, près de Doundé Khoré, la zone où avait eu lieu l’incident. Je couvrais la visite de Sonko (André, pas Ousmane), dépêché en urgence par Abdou Diouf sur les lieux. Pendant que Sonko (André, l’actuel directeur @CoursHann depuis 2016 – (Merci Ismaila Marsites ), parlait aux populations, il y avait quelqu’un à côté de moi qui prenait des notes. Pensant qu’il était journaliste comme moi, par esprit de confraternité, je lui demande pour quel organe il bossait. Dialogue : - Non, je ne suis pas journaliste - Ah bon ? Je pensais que vous l’étiez - Je suis agent des renseignements et je vais faire rapport à mes supérieurs. En fait, j’aurais pu le deviner avec ses lunettes Ray-Ban noires. - Je peux regarder ce que tu écris, par simple curiosité ? - Oui, pas de problème. Il me montre son bloc-notes et je lis : « Monsieur X n’a pas applaudi » - Mais pourquoi tu écris cela ? - C’est important de noter que, quand le ministre a dit le nom du président Abdou Diouf, tout le monde a applaudi, sauf cette personne. Et ça, c’est important pour l’autorité, si elle doit prendre des décisions la concernant. Si cet agent est encore en fonction (ce qui est possible, car il était très jeune), applaudissez des mains et des pieds chaque fois que vous entendrez en public « Son Excellence le président de la République Bassirou Diomaye Faye ». Et surtout, ne l’appelez pas « Bass », pour ne pas aggraver votre cas ! Et aussi, considérant l’incertitude réelle ou supposée de l’évolution politique, applaudissez également quand vous entendrez « Son Excellence le Premier ministre Ousmane Sonko ». Mieux : dites même à haute voix «Gardien de la Révolution, mu sell». On ne sait jamais ! Comme ça, vous êtes assurés d’être gagnants à tous les coups après 2029, comme les grands spécialistes du «ngaraale» politique, qui ne vous diront jamais ce qu’ils pensent d’une idée tant qu’ils ne sauront pas quel homme ou quelle femme politique l’a émise ! 😂 Bon, j’ai encore une ou deux autres anecdotes sur les sympathiques agents des RG, mais ce n’est pas le lieu. D’ailleurs, nos RG sont tellement efficaces que ce texte sera analysé comme il faut. En espérant que la convocation à la DIC ne suivra pas !) Photo : Attention l’image en noir et blanc est une création IA. Rien avoir avec la réalité. # 9 Avril 1929 : La Commune de Gorée est rattachée à celle de Dakar. Les deux communes de plein exercice avaient été créées respectivement en 1872 et 1887. Elles constituaient, avec celles de Saint-Louis (1872) et Rufisque (1880), les quatre communes de plein exercice du Sénégal. 🇸🇳🇫🇷 L’histoire Gorée diluée dans un simple ligne administrative Gens de Gorée, il est peut-être temps de créer un mouvement pour le dérattachementde Gorée de Dakar, waay — avec mon soutien, bien sûr ! On ne peut quand même pas avoir été l’une des quatre communes historiques… pour finir simple arrondissement d’une autre commune du même club. Entre nous (anciens communards et communardes !), @AugustinSengho2 , maire de Gorée, ne devrait-il pas monter sur le Castel pour lancer un retentissant : « Vive Gorée libre ! » — version insulaire du célèbre cri que tu sais ? Mais dans le Sénégal nak ! Gorée n’est pas une subdivision. En espérant que le maire de la ville de Dakar, furax, ne bloquera pas « saalupp bi » ! # 9 Avril 1859 : Parti de Ndioum (Toro) à la tête de ses guerriers, El Hadj Omar Tall attaque le poste français de Matam commandé par Paul Holle mais il est repoussé. Une deuxième attaque aura lieu le 13 avril. 🇸🇳🇫🇷 Pour commenter il faut que je replonge dans des documents. Pas le temps nak. Si tu as tenu jusque-là, Jarbaat, c’est qu'un texte réchauffé ne te dérange pas… surtout quand il a déjà servi à 24 000 personnes en 2024 ! #9avril2026 #Senegal #Kebetu Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. Notamment SenegalDates.
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
2
7
370
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 8 avril : Du réchauffé encore sour le dernier chapitre ! Sans explication, pour ne pas arriver en retard à la présentation du livre du grand journaliste sportif Babacar Khalifa Ndiaye, « Une deuxième étoile du plus bel éclat », à 10 h 30 à la Maison de la presse. Un livre, pour l’histoire, sur le triomphe des Lions au Maroc, préfacé par Cheikh Tidiane Fall. Je pensais que le président de la #CAF. Patrice Motsepe, venait à Dakar aujourd’hui pour y assister… mais apparemment, j’étais un peu trop optimiste ! 8 Avril 2023 : Décès à Dakar de Ibrahima Sène (77 ans), homme politique et syndicaliste, membre fondateur du Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT). Il a été de toutes les grandes luttes du Peuple sénégalais et les deux alternances démocratiques (2000, 2012) portent la marque de son engagement à toute épreuve. 🇸🇳 Une vie de luttes, de rires et de fidélité aux idéaux Journaliste, j’ai eu la chance de connaître Ibrahima Sène, membre de la direction du PIT. Nous sommes devenus amis au fil des nuits blanches passées au siège de la CNTS — Bourse du Travail — durant la lutte contre la dévaluation du franc CFA. À l’époque, j’étais secrétaire général du Synpics, et lui faisait partie de l’équipe d’experts, composée des professeurs Malick Ndiaye, Dansokho, Abdoulaye Diagne, entre autres, chargée de formuler des propositions chiffrées à opposer au gouvernement, représenté par le duo Sakho-Loum, Ousmane Tanor Dieng et, en dernier ressort, le président Abdou Diouf. Ibrahima a toujours été un camarade attachant, un travailleur infatigable et un amoureux passionné de l’écriture. Si ses enfants venaient à recueillir ses écrits, cela constituerait un document d’une richesse exceptionnelle. Mais Ibrahima, c’était aussi la joie et le rire. Il m’avait raconté une anecdote savoureuse : ingénieur agronome, spécialiste des semences, il fut inspecteur régional de l’Agriculture dans la région du Sine-Saloum — ces belles régions aux noms d’antan ! Un jour, en l’absence du gouverneur et de ses deux adjoints, les textes prévoyaient que la fonction revienne au fonctionnaire le plus ancien dans le grade le plus élevé. Ainsi, ce fut l’opposant de gauche Ibrahima Sène qui se retrouva, par la force des règlements, gouverneur par intérim. Il se déclara aussitôt en mission de contrôle budgétaire. Jean Collin fut rapidement alerté par les Renseignements généraux. À peine Ibrahima avait-il entamé sa mission qu’un gendarme, envoyé en toute hâte de Dakar, arriva pour lui notifier la fin de sa délégation ! Lors de la levée du corps, le président @Macky_Sall, présent, a rendu un vibrant hommage : « Ibrahima Sène fait partie de cette catégorie d’hommes politiques engagés dans la cause de la démocratie et des libertés. Son amour pour son pays a toujours été entier. Sa disparition ne peut qu’être douloureuse. » Le 7 avril 2024, un autre compagnon de longue date du PIT, Maguette Thiam, a lui aussi tiré sa révérence (voir post hier). Que Dieu, dans Son infinie Miséricorde, leur accorde le repos éternel. 8 Avril 2014 : Décès en France de Claude Mademba Sy (90 ans), officier français d'origine sénégalaise, membre des Forces Françaises Libres pendant la Seconde guerre mondiale. Décoré par le général Charles De Gaulle, il a ensuite été l'un des fondateurs de l'armée sénégalaise. Devenu diplomate à sa retraite de l'armée au grade de colonel, il s'est fait connaître pour son combat pour une meilleure reconnaissance par la France des troupes issues de ses anciennes colonies et pour la revalorisation de leurs pensions militaires. 🇸🇳Bon je suppose que vous connaissez le problème des pensions militaires et du combat des anciens combattants - dont mon turëndo amputé de la guerre 14-18 - pour la «décristallisation» ! 8 Avril 2019 : Le Professeur Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la santé (2012-2017), est nommée Présidente du Comité national de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives 🇸🇳 Certains restent pour durer, d’autres partent pour se respecter Elle démissionnera, le 6 février 2024, de ses fonctions de ministre d’État et de présidente du Comité national de l’ITIE (@Itie_Senegal ), « afin de rester en adéquation avec ses convictions personnelles et ses valeurs », à la suite de la décision du président Macky Sall d’abroger le décret de convocation du corps électoral, annulant de facto le scrutin présidentiel initialement prévu le 25 février 2024. Jarbaat, Awa est une figure emblématique de la lutte syndicale et une référence mondiale dans la lutte contre les maladies infectieuses. À Dubaï, en 2017, en présence du président Macky Sall, le World Government Summit — rendez-vous annuel des décideurs — lui décerna le titre de « Meilleur ministre » pour son rôle remarquable dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Si un jour elle venait à écrire un ouvrage sur le leadership, je me le ferais offrir sans attendre par un Jarbaat ! N’en concluez pas que je suis pingre… Disons simplement que c’est un peu plus complexe que cela ! 8 Avril 1991 : Formation d'un Gouvernement de majorité présidentielle élargie dirigé par Habib Thiam: entrée au Gouvernement du PDS (Wade, O. Ngom, JP. Dias et A. Tall) et du PIT (Amath Dansokho). Quant aux autres partis de l'opposition membres de la Conacpo (AJ, LD/MPT, MSU, OST, PLP, PPS et UDP) ils sont restés réservés devant cette main tendue du pouvoir 🇸🇳 Diouf un maitre du jeu sans en avoir l’air Jarbaat, je crois avoir déjà évoqué avec vous ce gouvernement. Une affaire dans laquelle Abdou Diouf, en bon njambuur-njambuur, nous avait joué un vilain petit tour, à nous journalistes ! Il avait reçu Habib Thiam, son grand ami, déjà Premier ministre en 1983. Donc, on se disait que c’était juste pour waxtaan. Ndeketeyoo, il l’avait en réalité déjà nommé PM ! En fait, faire entrer des opposants dans un gouvernement était une pratique connue, mais qui découlait auparavant d’un processus politique de fusion-dissolution dans l’UPS. Mais en 1991, la donne avait changé avec Abdoulaye Wade, « président de la rue publique », au charisme certain, à la capacité de nuisance réelle et au rêve bien connu : accéder à la présidence. Famara Sagna avait mené les négociations pour aboutir à ce gouvernement, mais il fallait un homme de poigne pour gérer Wade. Diouf se tourna alors vers son ami Habib. Je te disais, il y a deux jours, oh Jarbaat amnésique, que si Diouf n’est pas mort en 1960 avec David Diop, c’est pour avoir suivi un conseil de son ami Habib Thiam. Tiens, j’ai une information additionnelle relative à ce crash d’avion dans lequel se trouvaient le frère de Habib Thiam et Abdoulaye Sar, frère de deux autres ministres — Ababacar et Ibrahima — sous Dia et Senghor. Bathily explique cette question du gouvernement élargi dans ses mémoires. 8 Avril 1999 : Mamadou Diagna Ndiaye accède à la Présidence de la Confédération Africaine de Tennis (CAT). Il succède au nigérian Chuka Momah. Créée à Lagos au Nigéria en janvier 1973, la Confédération Africaine de Tennis a son siège à Tunis. 🇸🇳 Le tennis : ce sport qui refuse de compter normalement Et aujourd’hui il est l'organisateur en chef des @jojdakar2026 au Sénégal ! En tennis, je n’ai jamais compris pourquoi on ne compte pas les points simplement comme au foot ou même au basket. Mais 15-0, 40-40, etc., puis après on dit 1 jeu à zéro ! Il n’y a qu’à dire : le premier qui marque 100 points gagne le jeu ! Je ne comprends pas la logique. Je vais demander à Momar Martin et Layti Ndiaye, les deux seuls joueurs de tennis que je connais dans le monde ! Il semble que cela date du Moyen age ! Waa booba leegi kay, jubbanti jotna nak ! 8 Avril 1983 : A Luanda, l'équipe féminine de basketball du Sénégal, championne d'Afrique depuis 1974, est détrônée par celle du Zaïre (68-72). 🇸🇳Ah notre suprématie sur le basket féminin ! Rien que de beaux souvenirs avec les matchs entre clubs au Stadium Maris Ndiaye (ça fonctionne encore ?) Je t’ai déjà raconté la mésaventure avec le concert de Volker Kriegel dans ce stade ! 8 Avril 1904 : Accord franco-britannique réglant la question des frontières entre le Sénégal et la Gambie. La Gambie est un territoire enclavé dans le Sénégal et occupé à partir du XVIIIème siècle par les Anglais à l'exception d'une enclave française à Albreda, cédée aux Anglais par un accord en 1857. La Gambie deviendra officiellement un protectorat anglais en 1894. 🇸🇳 🇫🇷 🇬🇧 Des km² en moins : erreur d’écolier ou arrangements entre voisins ? Je vous ai déjà donné la référence d’une thèse de doctorat — que je n’ai pas lue 😃 — soutenue à la Sorbonne ou à Dauphine, je ne sais plus, sur le processus. Je note que, lorsque j’étais élève, la superficie du Sénégal était de 201 000 kilomètres carrés. Aujourd’hui, je vois 196 722 km². S’agit-il d’instruments de mesure devenus plus fiables…ou d’instruments diplomatiques particulièrement efficaces dans la gestion de la paix avec les voisins du nord et ceux enclavé, au point de leur céder quelques petits bouts de Sénégal ? Les deux ? 8 Avril 1777 : Sous la domination britannique, John Clarke est nommé Gouverneur du Sénégal. Il succède à Matthias Mac Namara. Le Sénégal (Saint-Louis et Gorée) avait été pris aux Français par les Anglais en 1758. L'île de Gorée sera reprise par les Français en 1763. Saint-Louis ne retombera dans le giron français qu'en 1779 après la défaite de la garnison anglaise par le Duc de Lauzun. 🇸🇳 🇫🇷 🇬🇧Imagine if this British domination had continued, I would have written this tweet in English!) 8 avril 876 : Dans l’histoire de l’Islam, les Abbassides gagnent ce jour-là leur guerre contre les Saffarides perses à la bataille de Dayr al-'Aqul pres de bagdad. Le califat abbasside règnera sur l’Islam de 750 jusqu'à la chute de Bagdad en 1258. Après quelques péripéties , en 1517, le sultan ottoman Selim Ier conquiert l'Égypte et transfère le califat aux Ottomans. La Califat ottoman règnera sur le monde sunnite jusqu’à l’abolition du califat par Mustafa Kemal Atatürk en 1924. 🇸🇳 Les Abbassides sauvés… avant de se perdre eux-mêmes Petit Jarbaat, futur commandant en chef de je ne sais quelle armée, la connaissance préalable — notamment des forces et faiblesses de l’adversaire — est un principe clé dans L’Art de la guerre de Sun Tzu. Et manifestement, le forgeron devenu général d’armée, Yaʿqūb ibn al-Layth al-Saffār (d’où le nom de la dynastie des Saffarides), ne l’avait pas lu. Sans doute grisé par ses conquêtes, qui avaient fait de lui le maître d’une bonne partie de l’Iran et même du Pakistan, il s’était dit que Bagdad ne résisterait pas face à ses troupes. Il avait mal évalué la capacité de résilience des successeurs d’al-ʿAbbās, oncle du Prophète de l’islam et ancêtre fondateur de la dynastie abbasside. Yaʿqūb ne put entrer dans Bagdad, car ignorant manifestement le terrain et surtout incapable d’assurer la logistique de son armée ! Les Abbassides gagnèrent cette bataille et continuèrent à faire de leur règne un moment phare de l’histoire de l’islam, avec la création et la gestion de la plus grande ville du monde à l’époque: Bagdad et son million d’habitants. Âge d’or économique, intellectuel (philosophie, Les Mille et une nuits, traduction des textes grecs), scientifique (mathématiques — naissance du terme « algorithme », qui gère encore tout aujourd’hui —, médecine, astronomie). Rayonnement mondial de l’islam ! Bref, comme tout allait merveilleusement, les forces se ramollirent, et les vainqueurs des Omeyyades et des Saffarides tombèrent dans la facilité, la jouissance, mais aussi la dictature, l’hostilité aux innovations et la chasse aux « mal-pensants », en totale contradiction avec les libertés intellectuelles du début. Les Abbassides avaient perdu ce que Machiavel (lecture obligatoire, Jarbaat) appelle la « vertu » (mélange de force, d’énergie, de souplesse calculée, de prudence et d’audace) et la « fortune », ces circonstances imprévues dont le Prince doit savoir tirer parti pour asseoir son pouvoir. Les Mongols, sous la direction de Houlagou Khan, petit-fils de Gengis Khan, dont la "vertue" et la "fortuna" étaient plus prégnantes, arrivèrent en 1258 pour détruire Bagdad et exécuter le dernier véritable calife abbasside, al-Mustaʿṣim, le 20 février 1258. Il semble qu’il ait été exécuté selon la tradition mongole qui interdit de faire couler le sang d’un noble : il aurait été enfermé dans un sac cousu puis piétiné par des chevaux (méthode vuedans la série Marco Polo centrée sur Gengis !). Tiens, est-ce qu’il existait une philosophie de ce genre dans nos royaumes africains pour mettre fin à la vie d’un adversaire de « sang noble » ? Please, ne me faites pas le coup du : « Nous, les Africains, on ne se faisait pas la guerre » ! #8avril2026 #Senegal #Kebetu Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. Notamment SenegalDates.
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
2
3
305
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 7 avril : À force de consommer du réchauffé, tu peux zapper ce post sur Maguette Thiam, les impasses de l’abolition de l’esclavage au Sénégal, et ma conviction qu’il existe une École sénégalaise de l’eau. Tout avait déjà été écrit en 2024. Mais comme certains découvrent toujours les idées avec deux ans de retard, autant leur servir le plat tiède. Et tardivement ! • 7 Avril 2024 - Décès à Dakar à l’âge de 86 ans de Maguette THIAM, figure emblématique de la politique sénégalaise, secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) depuis le 23 mai 2010 et ancien ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l'intégration économique africaine (1993-1995). 🇸🇳Ils marchaient humblement… mais ils pensaient grand « Levée de corps et enterrement de Maguette Thiam » : « La gauche salue la mémoire d’un éminent membre » a titré Sud Quotidienle 12 avril 2024. Sobre, puissant, vrai, et c’est digne de titrer ainsi pour parler de Maguette Thiam, qui repose désormais au cimetière de Ouakam. Abdoulaye Elimane Kane, Maréma Touré, Cheikh Dieng, Yéro Deh, Mandiaye Gaye, Amy Faye Kasse, Abdoul Aziz Diagne, Buuba Jóop, Mbaye Thiam… Je cite quelques noms de personnes rencontrées à Fann, chacune ayant eu une relation politique, intellectuelle ou simplement humaine, exigeant sa présence à ce dernier moment sur terre avec Maguette Thiam. Humilité. Intégrité. Science. Et merci @sud_quotidien pour cet exemple que vous donnez encore à la presse sénégalaise en floutant le cercueil de Maguette ! Sutura qui fut aussi sa marque. Nous avions appris le décès le 7 avril. Jeune étudiant, j’ai assisté régulièrement, vers 18 heures, à des discussions à la librairie Sankoré, au passage Nehme, sur ce qui s’appelait l’avenue Ponty (aujourd’hui Pompidou), entre Maguette Thiam, Pathé Diagne et d’autres, au gré des passages dans cet espace intellectuel informel. J’ai toujours été impressionné par son sens de l’humain! Pendant des années, Maguette Thiam me demandait systématiquement des nouvelles de Pathé et de ma petite famille, et pas de façon mécanique ! Non, avec sérieux et intérêt ! Maguette Thiam est de cette race de gens qui auraient pu tout avoir – agrégé en mathématiques en ces temps-là ! – et qui ont renoncé à tout pour se consacrer exclusivement à la réalisation d’un idéal. Son humilité naturelle en tout, y compris dans son port vestimentaire et ses gestes, cache cependant le profil d’un homme qui a eu un impact majeur sur la vie politique et syndicale du Sénégal. Maguette Thiam, agrégé en mathématiques, professeur d’université, ministre, interlocuteur des plus grands leaders de la gauche dans le monde… Maguette Thiam, généreux de ses biens, marchait et prenait le bus comme le moins nanti de ses compatriotes ! On raconte tellement d’anecdotes sur la générosité de Maguette Thiam que je me demande combien il devait lui rester de son salaire pour satisfaire ses propres besoins ! Qu’Allah le gratifie de Son infinie miséricorde. Pensée à mon ami feu Abib Mbaye qui, café en main et avec la finesse de son humour, m’aidait aussi à décortiquer la pensée de Maguette Thiam et d’autres leaders de la gauche sénégalaise. « Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre. » (Al-Furqan, 63). Ces immenses penseurs que furent Maguette Thiam, Pathé Diagne et Abib Mbaye marchaient ainsi ! # 7 Avril 1904 : Meurtre à la Résidence de Thiès, de l'administrateur Henri Chautemps, chef du bureau des affaires indigènes, perpétré par le nommé Sarithia Dièye, un suivant de Diéry Fall, prince du Cayor, venu répondre à une convocation de l'Administration coloniale qui l'accusait de vendre des captifs. Diéry était accompagné de Sarithia DIÈYE et Kanar Fall. 🇸🇳 🇫🇷 Abolition en théorie, esclavage en pratique : le Sénégal colonial face à ses contradictions Le professeur Mbaye Guèye (RIP) a écrit sur cet assassinat en 1965 et estime que ce fut à la base du décret du 12 décembre 1905, applicable dans les colonies et qui punissait désormais toute personne coupable de trafic esclavagiste, sans distinction de religion (2 à 5 ans de prison, amende). En effet, en 1904, il y avait un imbroglio juridique sur la question de l’esclavage, qui a fait aussi l’objet d’un article du père blanc François Renault (1925-1996). Le décret de 1848 abolissait l’esclavage dans les colonies, mais le procureur estimait que les tribunaux avaient des problèmes pour le mettre en pratique au Sénégal. Pour une raison simple : les musulmans étaient assujettis au droit musulman, qui n’interdisait pas l’esclavage ! Et les petits colons sur place faisaient ainsi du business, comme ce Prom qui avait aidé un certain Ahmadou Fall à acheter chez des Maures, pour son épouse Assa Koyo, une petite fille daganoise de 6 ans, volée. La mère de la fille, féministe avant l’heure, mena combat devant le parquet de Saint-Louis (on ne parle pas du père, nak !) et reprit sa fille sur ordre d’un juge tenace, face aux menaces et pressions de Prom et du représentant de la maison de commerce Buhan et Teisseire à Rufisque, dont il était l’agent. Pour ce juge, le décret de 1848 devait s’appliquer. À Thiès, le commandant de cercle fit de même. Diéry Fall fut condamné à 15 jours de prison et, en bon noble du Baol, il se révolta sur place, et le petit fonctionnaire blanc, Henri Chautemps, fut tué par Sarithia, compagnon du prince. L’assassin prit la fuite, le colon ordonna à Kanar de le lui ramener. Diéry, lui, rappelle @LeSoleilonline en 2020, partit aussitôt à Caytu pour consulter son oncle, le vénérable Massamba Sassoum Diop, auprès de qui repose son petit-fils le savant Cheikh Anta Diop. Que s’est-il passé ? Jarbaat, va regarder toi-même dans les archives, nak ! En tout cas, Kanar tua Diéry et remit sa tête au colon (l’administrateur Pouvergue et/ou le commandant Prempain ?), qui l’exposa sur la place du marché à Thiès pour intimider les gens (la photo existe, mais je ne la poste pas ici par décence). Puis Kanar fut condamné lui-même à 2 ans de prison par un tribunal de Dakar, et Sarithia Dièye, rattrapé, fut exilé à vie en Guyane (des descendants en Guyane ? @Laminekamou, je t’en confie la recherche ! 😃). Je sais que c’est confus, mais mon cerveau était plus tourné vers la montée de Jabal Nuur et la grotte de Hira que vers les sources où chercher l’information pour des jarbaat yu bëgg lu yomb toroop ! # 7 Avril 1995 : Réforme du secteur de l’hydraulique urbaine : création de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) @sones chargée de la gestion du patrimoine et du contrôle de la qualité de l'exploitation et du service. 🇸🇳 Le plus dur n’est pas de produire des experts… c’est de les reconnaître Master class de réforme, donnée en exemple dans le monde entier ! Sur la gestion des ressources hydrauliques, le Sénégal a toujours été bien nanti en ressources humaines : Matar Fall, Madio Fall, feu Adama Mbaye, @fadel_ndaw (déjà auteur de deux excellents livres depuis sa retraite), Oumar Diallo, Mamadou Dia, @LansanaGagny, Abdoulaye Boly, et il y en a d’autres. On peut même parler d’une « École sénégalaise de l’hydraulique », qui a servi de modèle en Afrique et en Asie ! Waaw, maako wax. Mais qui écoute encore ? 😏 # 7 Avril 2010 : Décès à Dakar de James Campbell Badiane (79 ans)acteur, danseur, photographe et compositeur. Né d'un père gambien et d'une mère sérère sénégalaise, il avait commencé sa carrière au cinéma en France en 1955 par un rôle de figurant dans "Les héros sont fatigués" d'Yves Ciampi. En 1964, il joue le rôle de Hugonin/Baron Samedi dans "La tragédie du roi Christophe" d'Aimé Césaire montée par Jean-Marie Serreau au Théâtre de l'Odéon à Paris. 🇸🇳 Si on honore aujourd’hui les Tirailleurs sénégalais, il y est pour quelque chose. Filmographie impressionnante. Et cerise sur le gâteau, il a dirigé l’orchestre de la méga star africaine Fela Kuti. Pas eu la chance de voir le documentaire qui lui est consacré. Affiche en photo. #7avril2026 #Senegal #Kebetu #Dakar #colonialisme #Goree #SaintLouis #waxtaan #jarbaat Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. Notamment SenegalDates.
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
2
2
231
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 5 avril : Encore du réchauffé. Trop paresseux pour traiter d’autres sujets, je m’inscris donc dans une tradition bien établie : celle de ceux et celles – sans doutre une tres petite minorité - qui enseignent le même contenu pendant des années sans jamais être dérangés par les avancées de leur propre domaine. La constance est parfois une qualité mais quand meme pas l’immobilisme intellectuelle dot je fais preuve ! Par un 5 avril au Senegal 5 Avril 1991 : Rappel à Dieu à Touba de Serigne SouhaïbouMbacké (74 ans), fils de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. 🇸🇳 Une rigueur sans concession On dit beaucoup de choses sur les marabouts, souvent pour magnifier un aspect de leur vie ou de leur caractère. Ainsi raconte-t-on que Serigne Souhaïbou, après avoir rédigé un texte sur les conséquences de la violation des commandements divins, le présenta à son frère, Khalife de la Mouridiyya. Ce dernier, après l’avoir lu, lui fit cette remarque : «Heureusement qu’Allah ne t’a pas confié les clés du Paradis.» Vraie ou fausse, cette anecdote en dit long sur la perception que les gens avaient de ce guide religieux : celle d’un homme attaché à un respect strict et sans compromis de la Shari’a et de la Sunnah. Qu’Allah gratifie Serigne Souhaïbou Mbacké de Son infinie satisfaction. # 5 Avril 1983 : A l'issue des élections du 27 février 1983 un nouveau Gouvernement dirigé par Moustapha Niasse est formé. Celui-ci remplace Habib Thiam qui rejoint la présidence de l'Assemblée Nationale. 🇸🇳 Abdou Diouf ou le président qui refuse de se substituer à ses ministres Avant-hier, je vous parlais des circonstances qui ont conduit Abdou Diouf à nommer Moustapha Niasse Premier ministre pour conduire, contre l’avis de Habib Thiam, une révision constitutionnelle supprimant… le poste de Premier ministre. Ce retour à la concentration des pouvoirs entre ses mains n’était pas véritablement la préférence d’Abdou Diouf — comme il l’a lui-même déclaré. Et j’ai plutôt tendance à le croire, tant on sent chez lui une réelle appétence à déléguer le pouvoir, sans ensuite chercher à court-circuiter le délégataire (spécialité de qui ? 😂). C’est ce qui explique, sans doute, entre autres facteurs, l’émergence, au sein même de la présidence, de puissants pôles de décision — politiques et administratifs, avec gestion des fonds politiques — dirigés par ses proches collaborateurs, notamment Jean Collin, puis Ousmane Tanor Dieng. Mais aussi la montée en puissance de fortes personnalités ministérielles comme Mamoudou Touré, Pape Ousmane Sakho, Mamadou Lamine Loum, Moustapha Niasse, Robert Sagna, Assane Seck, Médoune Fall, Serigne Diop, Abdoulaye Bathily, Famara Ibrahima Sagna, Makhily Gassama, Abdel Kader Fall, Yéro Deh, etc., qui ont su prendre à bras-le-corps les dossiers relevant de leurs compétences. (@PR_Diomaye semble — mais semble seulement — s’inscrire dans cette même dynamique, lui qui parle de renforcer les pouvoirs du Premier ministre #Sonko et de s’entourer de DG forts, donc pleinement redevables des résultats de leur gestion.) (Écrit en 2024, me suis-je trompé ? 😂 Sans trahir de secret sur le fond, voici, jarbaat futur·e syndicaliste, un exemple révélateur de ce refus de Diouf de déresponsabiliser ses ministres. Pendant les dures négociations sur la dévaluation du FCFA, à un moment donné, nous avions exigé d’être reçus par Abdou Diouf seul, sans aucun membre de son gouvernement. Je me suis donc retrouvé dans son bureau avec Madia, Sock et Alioune Sow. L’atmosphère était très tendue. Nous arrivons à un point crucial de la négociation, et Abdou Diouf marque son accord. Aussitôt, Madia — grand syndicaliste ! — sort un document et lui demande de s’engager par écrit. Refus très calme, mais ferme, de Diouf. Un court silence, puis il explique : « Je ne signerai rien, car les deniers de l’État sont exclusivement sous la responsabilité du ministre des Finances, Pape Ousmane Sakho. Je ne peux signer sans lui retirer, au préalable, la délégation de signature (…). Cependant, pour marquer ma volonté de trouver un accord avec vous, allez le voir, et je vous autorise à lui dire que le Président est d’accord sur ce point précis. » Réplique immédiate de Madia : « Et s’il refuse ? » Réponse tranquille (et, à mon avis, admirable) de Diouf : « Je préfère vous voir organiser une grève générale plutôt que de me séparer de Pape Ousmane. » Papa Ousmane refusera l’accord, au nom de la sauvegarde des équilibres économiques du pays. La grève générale aura bien lieu… et le franc CFA sera dévalué. Ajout de ce jour de 2026 😂: À l’époque, déléguer le pouvoir était une preuve de force. Au fil des alternances démocratiques, ne pas le lâcher semble devenir une preuve… de tout autre chose. Paradoxalement ! # 5 Avril 1972 : Gandoul. Inauguration de la station terrienne de télécommunications par satellite de Gandoul, près de Sébikotane, par une liaison téléphonique entre les Présidents Senghor et Pompidou. 🇸🇳J’en ai déjà causé le 16 mars en évoquant le décès de Alassane Dialy Ndiaye (x.com/MadembAS/statu……). On ne dira jamais assez comment la vision stratégique d’Alassane Dialy Ndiaye et de Cheikh Tidiane Mbaye avait positionné le Sénégal à l’avant-garde du numérique — encore fallait-il un État capable de transformer une avance en puissance, et non en immobilisme autoglorifiant. Jarbaat, y a aussi un excellent thread de @LamineNdiay11 sur cette station de Gandoul : x.com/LamineNdiay11/……) # 5 Avril 1959 : Dernière réunion à Dakar du Grand Conseil de l'Afrique Occidentale Française (AOF). 🇸🇳Le 28 mars en parlant de Gabriel D'Arboussier élu Président du Grand Conseil de l'AOF, on avait eu une petite conversation sur cette institution coloniale x.com/MadembAS/statu…) # 5 avril 1800 : À Gorée, le lieutenant de vaisseau Henri Guillemin capitulait devant une escadre anglaise. La population de l’île avait refusé de prêter main-forte à la garnison française pour repousser les assaillants, car des soldats antillais, amenés en renfort, avaient, entre autres méfaits, incendié l’église à Noël 1799. En décembre, ce sera au tour de Saint-Louis de tomber aux mains des Anglais. 🇸🇳 Résistance civile Avec l’attitude des Goréens du XIXe siècle, on a un exemple concret de ce qu’un mouvement citoyen fort, fondé sur des principes, peut accomplir lorsqu’il estime que la gouvernance est défaillante ou injuste — au point de refuser de prendre les armes. En faisant venir des soldats antillais sur l’île, le colon français perturbait, a minima, la population. Et, apparemment, ces derniers se comportaient encore plus durement que le colon lui-même (ce qui relève d’un syndrome bien connu : quand le « maître » demande à un « subalterne » de gérer d’autres dominés). Je me demande si ce « entre autres méfaits » cela ne cache pas les pires exactions… Quoi qu’il en soit, pour répondre à l’impunité face à cet incendie criminel — dirigé contre leur édifice religieux (celui qui date de 1481 ?) — les Goréens se sont vengés de manière stratégique : ils ont laissé les Anglais battre les Français et occuper ainsi l’île. Concernant la présence étrangère à Gorée, Djiguatte Amédé Bassène cite De Benoît et Camara dans Histoire de Gorée : « Depuis la construction de la chapelle sur l’île par les maçons et les charpentiers portugais en décembre 1481, jusqu’à la remise définitive de l’île aux Français après le traité de Vienne de 1815, Gorée fut occupée 21 fois par des puissances différentes : · 8 fois par les Français (1550, 1659, 1677, 1693, 1763, 1783, 1802, 1817) ; · 6 fois par les Anglais (1663, 1758, 1779, 1793 [pour 4 mois], 1800, 1804) ; · 4 fois par les Hollandais (1627, 1630, 1647, 1664) ; · 3 fois par les Portugais (1481, 1629, 1649). » #Senegal #Kebetu #5avril2026 Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. Notamment SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
2
13
628
madiabou11
madiabou11@madiabou11·
@MadembAS doyen , il faut dire à tes diarbats que la mauritanie est un pays d'education et de connaissances depuis des millenaires.
Français
1
0
1
123
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
La Mauritanie a toutes les raisons d’être fière de ses économistes et financiers ! Ousmane Diagana à la tête de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest du Centre Sidi Ould Tah à la tête de la Banque africaine de développement Zeine Zeidane à la tête du Département Afrique du Fonds monétaire internationale - FMI @IMFAfrica @ousmane_diagana @zzeidane @IMFAfrica @AfDB_Group #Mauritanie #banquemondiale #BAD #AFDB #IMF #FMI @BM_Afrique @Banquemondiale
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
3
15
58
4K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 4 avril : où je me demande encore si c’est la bonne date d’indépendance du Sénégal ! Franchement, pas la peine de lire ce texte ! D’abord, il est long, très long, trop long, longuement long. Ensuite, tu l’as sans doute déjà lu, si tu ne fais pas partie de ces jarbaat TikTok addicts, toujours en mode : « Je vais lire plus tard ». En effet, c’est du réchauffé. Non, pas une fois, mais deux fois : écrit en 2024 et réchauffé en 2025 déjà ! Donc, plat fade, sans saveur. Contrairement à la bonne saveur du ngalax u beñe qu’une jarbaat Waddeen, jumelle adorée, vient de découvrir ( et encore en image!), alors que c’est la norme chez les Doomu Ndar et les épouses de Doomu Ndar, qui en maîtrisent le secret de la préparation ! 🇸🇳I. 4 avril 1960 : indépendance ou simple transfert ? 4 avril 1960 - Signature par la France de la Convention de transfert de compétences à la Fédération du Mali, qui a existé du 17 janvier 1959 au 19 août 1960. 🇸🇳Aujourd’hui, nous célébrons notre indépendance acquise en 1960, car De Gaulle avait compris le sens de l’histoire et la nécessité de préserver les intérêts de son pays. Il écrira bien plus tard : « Quelle mélancolie que l’on pût en ressentir ! Le maintien de notre domination sur des pays qui n’y consentaient plus devenait une gageure où, pour ne rien gagner, nous avions tout à perdre. Est-ce à dire qu’en les laissant désormais se gouverner eux-mêmes, il nous fallait les lâcher, les “brader”, loin de nos yeux et de notre cœur ? Évidemment, non. En raison de leur attachement prolongé et de l’attrait que les anges et les démons de la France exerçaient sur eux, comme sur tous ceux qui s’en sont approchés, ils inclinaient à conserver d’étroits rapports avec nous. » Et De Gaulle dira à Peyrefitte : «Nous avons grand avantage à passer le témoin à des responsables locaux (africains), avant qu’on nous arrache la main pour nous le prendre. » Mais est-ce la bonne date de célébration ? II. 1958 : le référendum et les chemins divergents de l’indépendance Le 28 septembre 1958 s’est tenu le référendum sur la nouvelle Constitution de la Ve République (avec sa fameuse faute de grammaire – le masculin à la place du féminin à l’article 16 –, dont la correction a été demandée par un député en… 2018 😃). Ce référendum a eu lieu en France et dans ses colonies, avec un Titre XII intitulé « De la Communauté ». Ce titre contenait une disposition (article 86) stipulant qu’un «membre de la Communauté peut devenir indépendant». (Ce qui n'excluait pas l'indpendance de la France ! 🇫🇷😃) Résultats du référendum de 1958 : 31 066 502 voix (dont 13 397 712 hors de France) pour le « Oui », et 5 419 749 voix (dont seulement 795 238 hors de France) pour le « Non ». Un cas spécifique fut celui de la Guinée, où le « Non », prôné par Sékou Touré, l’emporta avec 1 136 324 voix, contre 56 981 voix pour le « Oui ». Concrètement, la Guinée devint immédiatement indépendante, et la France donna quatre mois aux «Ouistes» (ou Ouiens/Ouiennes ? 😃) pour choisir entre rester «Territoire d’outre-mer» (TOM) ou trouver une autre appellation. Si les Comores choisirent de rester un TOM (Dia s’en souviendra lors du transfert de la capitale de Ndar à Ndakaaru), au Sénégal, l’Assemblée territoriale proclama, le 25 novembre 1958, la «République du Sénégal». Ce fut à Saint-Louis (Ndar) – ville de feu Charles Guèye (hommage à ce militant du PAI, prisonnier politique pendant 9 ans !). III. La Fédération du Mali : espoir, stratégie et sabotage À la suite du référendum, Senghor rencontre De Gaulle pour éviter toute indépendance individuelle. Après cet entretien, il déclare, le 5 novembre 1958, devant l’Association des journalistes d’Outre-mer : « Il serait très dangereux d’élever huit frontières douanières en AOF… La constitution de fédérations primaires est la condition essentielle (…) d’une indépendance réelle. » Ainsi, dès le 29 décembre 1958, le Sénégal, le Soudan français (Mali), la Haute-Volta (Burkina Faso) et le Dahomey (Bénin) s’accordent, après seulement six heures de discussion, pour créer une fédération. Le 14 janvier 1959, à Dakar, ces mêmes États rédigent la Constitution fédérale (probablement par D’Arboussier et Me Babacar Guèye), avec un drapeau et une devise : « Un Peuple – Un But – Une Foi ». C’est Senghor qui propose le nom de Mali pour la fédération. Cependant, Houphouët-Boigny, avec un fort soutien de la France, combat cette fédération – et toute autre tentative de fédération (comme celle entre la Guinée et le Ghana) – en usant d’armes de destruction massive, notamment le chantage économique et financier. Très vite, le Dahomey et la Haute-Volta se retirent. IV. Indépendances, dates… et logique sénégalaise Le 4 avril 1960, après des négociations directes entre Senghor, Modibo Keïta, Mamadou Dia et De Gaulle, un accord est conclu : « Le gouvernement de la République française, d’une part, et les gouvernements de la République du Sénégal et de la République soudanaise, groupées au sein de la Fédération du Mali, d’autre part, sont convenus de ce qui suit : Les compétences instituées par l’article 78 de la Constitution du 4 octobre 1958 sont, pour ce qui les concerne, transférées à la République du Sénégal et à la République soudanaise, groupées au sein de la Fédération du Mali, dès l’accomplissement par les parties contractantes de la procédure prévue à l’article 87 de la Constitution. Fait à Paris, le 4 avril 1960. » L’article 78 stipulait notamment que la Communauté française avait compétence sur la politique étrangère, la défense, la monnaie, la politique économique et financière, ainsi que les matières premières stratégiques. Cet article sera plus tard abrogé par la loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995. Cet « Accord particulier portant transfert des compétences de la Communauté » est signé par Michel Debré, Mamadou Dia et Modibo Keïta. Le fait que Dia et Modibo aient signé suggère-t-il que la mention «groupées au sein de la Fédération du Mali » était purement formelle pour la France ? En effet, pour Paris, il n’existait pas un seul État, mais deux États distincts, malgré l’existence, depuis le 17 avril 1959, d’un gouvernement de la Fédération du Mali, présidé par Modibo Keïta, avec Mamadou Dia comme vice-président. Dans l’échange de lettres qui fait partie intégrante de l’Accord, Michel Debré adresse pourtant une lettre commune à Modibo Keïta et Mamadou Dia, chacun en sa double qualité (président du Conseil du Soudan et du Sénégal, et président et vice-président du gouvernement de la Fédération du Mali). Leur réponse conjointe, pourtant, est rédigée à la première personne du singulier ! Il faut rappeler que la Constitution de 1958 – celle que la Guinée a rejetée – fut également contestée par les ministres Abdoulaye Ly et Amadou Mahtar Mbow, qui démissionnèrent en juin 1958 pour protester contre la décision de Senghor et de Dia de faire voter « Oui ». · 20 juin 1960 : la Fédération du Mali proclame son indépendance (avec un incident sur le drapeau – et je passe sur les conflits entre Maliens et Sénégalais). · 🇸🇳20 août 1960 : le Sénégal proclame son indépendance. · 🇲🇱22 septembre 1960 : le Mali proclame son indépendance. Si une/un jarbaat se demande : « Pourquoi le Mali célèbre le 22 septembre et le Sénégal le 4 avril ? » Réponse simple : parce que Malien « amul caaxaan » ! Chez eux, on a dit « indépendance du Mali » le 22, donc on fête le 22. Abaana ! Mais nous, Sénégalais, quand c’est trop simple, ça nous ennuie ! On a sûrement cherché des palabres de grand-place, et après de longues discussions, on a conclu que le seul transfert de compétences entre la France et ses deux anciennes colonies, c’était le 4 avril. Donc, pourquoi fêter le 20 juin alors que c’était déjà réglé ? Pourquoi fêter le 20 août (retrait de la Fédération) ou le 22 septembre ? Ce serait célébrer l’éclatement de la Fédération du Mali, pas l’indépendance ! T’as compris, jarbaat ? 😆 Aujourd’hui, le Président Diomaye va donc présider son premier vrai défilé sur le boulevard Mamadou Dia (anciennement boulevard du Général de Gaulle). Mais laisse-moi te dire un truc : moi, élève, en tenue kaki, j’ai défilé devant Senghor à Saint-Louis, en tant qu’élève de l’école avenue De Gaulle, avec Ousmane Sow comme directeur. C’était la première fois, en 1969, que la fête de l’indépendance était célébrée hors de Dakar, en présence du Président. Est-ce qu’on ne devrait pas revenir à cette rotation ? 🤔 « Aujourd’hui » d’en haut, c’était en 2024 ! Aujourd’hui, 4 avril 2026, le défilé principal se tient à Thiès. Senghor avait attendu neuf ans avant de déplacer le défilé hors de Dakar. Diomaye, lui, n’a attendu que deux ans. Comme quoi, le temps Sereer… est un temps einsteinien, donc relatif ! Est-ce que sax Einstein n'était pas iun Sereer comme mon jarbaat Tapha Ndour expert en ataya ? #Senegal #Kebetu #4avril2026
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
1
14
40
5.4K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 3 avril : Post tardif. Post réchauffé presque sans changement. Évidemment. 3 Avril 1983 : Moustapha Niasse est nommé Premier Ministre. Il succède à Habib Thiam. 🇸🇳1/3 - Nommer pour supprimer : La dialectique de Diouf ! Sans doute la nomination la plus paradoxale d’un PM ! Après l’élection présidentielle, Abdou Diouf explique que Moustapha Niasse et Jean Collin sont venus lui dire : «Monsieur le président, le peuple vous a élu. Il vous a même plébiscité. D’après tous nos renseignements, il attend de vous que vous gouverniez directement. Senghor avait créé le régime présidentiel déconcentré pour préparer sa succession, mais vous, vous êtes au début de votre présidence ; par conséquent, vous n’avez pas besoin de Premier ministre. Il faut que vous soyez en même temps chef de l’État et chef de gouvernement.» Abdou Diouf n’était pas d’accord avec leur analyse et il raconte que Moustapha Niasse lui avait rapporté l’opposition de Habib Thiam à la suppression du poste de PM, allant jusqu’à l’accuser, lui, Diouf, de «césarisme démocratique» ! Mais il suivra les conseils de ses deux collaborateurs, qui avaient aussi servi Senghor. En fait, Moustapha Niasse a été nommé PM et ministre des AE pour scier la branche primatoriale en conduisant une révision de la Constitution supprimant le poste. Le poste disparaît… puis revient. Comme souvent ici, les institutions et le système qui les produit ne meurent presque jamais vraiment : juste se cacher pour mieux s’installer. Et donc voilà que Niasse reviendra plus tard occuper à nouveau le même poste, avec le président Abdoulaye Wade, après l’alternance de 2000, en remplacement du dernier PM de Diouf, Mamadou Lamine Loum. Pourquoi Niasse a-t-il quitté Diouf ? Pourquoi Wade s’est-il séparé de Niasse ? Pas le temps de vous parler de la conséquence «coup de poing» lors d’une réunion du Bureau politique du Parti socialiste et de l’affaire du PM qui ne fait «lorgner le fauteuil présidentiel» ! Tout cela, jarbaat, pour vous dire la complexité du pouvoir et la nécessité, pour les jarbaat qui veulent s’adonner au journalisme (j’en connais qui ont déjà fui avec leur diplôme en poche !), d’avoir l’humilité de comprendre que certaines décisions importantes dans un pays ne s’expliquent parfois que bien des années plus tard ! Et si Diouf avait su pourquoi il y avait un coup de poing au sein du bureau politique de son parti et devant lui, peut-être le cours politique du Sénégal n’aurait pas été la même ! # 3 Avril 2020 - Rappel à Dieu à Saint-Louis de Alioune Badara Diagne dit Golbert (79 ans), artiste-comédien et homme de radio. Il avait sacrifié ses études en classe de cinquième au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis pour se lancer dans la radio. Communicateur de talent, il avait un amour passionné pour sa ville natale de Saint-Louis. 🇸🇳2/3 La voix s’est tue, Golbert demeure Encore une légende de la teranga saint-louisienne ! Qui ne connaît pas Golbert n’a pas vécu à Ndar. Qui a écouté les reportages de matchs de foot avant l’arrivée des radios privées se rappelle de l’homme qui repose désormais à Marmiyaal (tombe facilement repérable), ce cimetière musulman de la ville pour laquelle il respirait. Personnage attachant, qui aimait rire, faire rire, rire de lui-même en te racontant ses débuts à la radio (photo). Qu’Allah gratifie Alioune Badara Diagne de Son Infinie Miséricorde ! Petit curiosité jarbaat : La maison de Alioune Badara Diagne est juste en face de la maison de votre maam Alioune Badara Diagne à Balacoss ! # 3 Avril 1919 : Rappel à Dieu de à Khouma au Walo, de Yoro Boly Diaw (72 ans). Fils de chef, il fait partie de la deuxième promotion de l'École des Otages (1856-1860). Après ses études, il fut nommé chef de canton et chargé par l’administration coloniale de rédiger une monographie sur l’histoire des peuples de la Sénégambie plus particulièrement celle des Wolofs. Les célèbres cahiers de Yoro Diaw sont conservés aux Archives du Sénégal. 🇸🇳🇸🇳3/3 - Une source, plusieurs lectures Il nous faut toujours saluer Yoro Diaw et les chroniqueurs traditionnels qui ont recueilli et surtout transmis l’histoire, notamment pendant la période coloniale ! Ce Waalo-Waalo, appartenant à la noblesse et diplômé de l’« École des otages », fondée par Faidherbe (encore lui !) à Saint-Louis, devait aussi être un sacré personnage ! Il a eu une carrière administrative chaotique, faite de licenciements et de réintégrations ! Son œuvre écrite comporte des études sur les institutions des pays wolof et sereer, une chronique du Waalo et une chronique du Kajoor. Évidemment, les historiens, comme Mamadou Diouf, J. Boulègue, etc., n’ont pas tout pris pour argent comptant. Ils ont procédé à tous les recoupements possibles pour s’assurer d’avoir une version la plus proche possible de la réalité. Aboubacry Moussa Lam, lui, analyse la contribution de « Yoro Dyâo » comme le raccord entre l’égyptologie scientifique et la tradition orale wolof en ce qui concerne les migrations des peuples à partir de la vallée du Nil. Si vous voulez en savoir plus, allez voir vos Nijaay Baabakar Jaañ ou Buuba Jóob, mais pour ce dernier, il faut lui envoyer du ceebu waas avant de poser des questions sur Yoro Diaw ou sur le « Maat » ! 🇸🇳 PS — Puisqu’on parle de l’« École des otages », patrimoine national... Le 1er avril, je vous parlerai de Cheikh al-Imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé qui lui, au moins, fait son travail d’imam. Il a dénoncé publiquement, dans un discours documenté, l’abandon de certaines écoles à Saint-Louis, laissées à l’agonie. Et parmi elles, évidemment, la fameuse « École des otages » — devenue successivement « École des fils de chefs et des interprètes », puis « École avenue De Gaulle », et enfin « École Khayar Mbengue ». Aujourd’hui ? Abandonnée. En ruines. Totalement. Voilà ce qu’on laisse mourir, tranquillement, sous nos yeux. Et qu’on ne me parle pas de mémoire ou de patrimoine. Et dire que Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba y avait eu sa chambre lors d'un séjour a Daint-Louis ! « Avenue De Gaulle », c’est mon ancienne école. Et pendant qu’on change les noms — l’avenue elle-même devenue avenue Macky Sall — les murs, eux, s’effondrent en silence. Ah si en plus de Imam Cissé, Golbert était là ! Photo : ce qu’elle était — carte postale. Ce qu’elle est devenue — désolation. 3 Avril 2019 - Rappel à Dieu à l'hôpital Principal de Dakar de Serigne Sidy Ahmed Sy (86 ans), fils de Serigne Ababacar SY, premier Khalife général des Tidianes (1922-1957). 3 Avril 2012 : Abdoul Mbaye nommé Premier Ministre pour former le premier gouvernement sous la présidence de Macky Sall. Il succède à Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier PM de Wade 3 Avril 1992 - Le Sénégal rétablit ses relations diplomatiques avec la Mauritanie. Ces relations avaient été interrompues suite aux événements de Doundé Khoré entre agriculteurs Sénégalais et éleveurs mauritaniens le 9 avril 1989 🇸🇳Je crois que j’en ai déjà causé avec vous, jarbaat 3 Avril 1963 : El Hadj Mass Diokhané est le premier Commissaire général au pèlerinage aux lieux saints de l'Islam. Ses prédécesseurs portaient le titre de chef de mission. 3 Avril 1871 - Jean-Baptiste Lafon de Fongauffier est élu député du Sénégal à l'Assemblée nationale française. Officier de marine, il avait obtenu la création des communes du Sénégal mais avait échoué à recréer un Conseil général et, s'étant fait repérer comme opposant, avait provoqué sans doute la disparition en 1876 du siège de député qui ne sera rétabli qu'en 1879 avec l'élection de l'avocat Alfred Gasconi. 3 Avril 1838 - Signature d'un traité entre l'Alcali Souleymane de Sédhiou et le Gouverneur Henri Louis Dagorne pour l'installation d'un comptoir français à Sédhiou. Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. Notamment SenegalDates de Atoumane Mbaye #Senegal #kebetu #3avril2026
Mademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet media
Français
0
6
13
1.6K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Qu’est devenu Bill Clinton ? Commentant mon post — sur une autre plateforme — sur le voyage de Bill Clinton au Sénégal en 1998, un lecteur m’a rappelé qu’un homme avait donné le nom du président américain à son fils qui venait de naître ! Il serait intéressant de faire une petite enquête journalistique sur les destins de ces enfants sur lesquels leurs parents avaient projeté leur rêve d’adulte, avec la certitude que le prénom laïque, sans connotation religieuse, donné était une célébration de la grandeur d’un destin à venir. Ils et elles furent des Mandela, Khomeyni, Indira, De Gaulle, Lumumba, Che Guevara, Lénine, Mao, etc. Des prénoms chargés d’histoire, de révolution, de puissance symbolique… mais que sont devenus ces destins annoncés ? Ont-ils épousé la promesse du nom ou, plus banalement, la réalité du quotidien ? Alors, qui, à @sud_quotidien @walfadjrisn @GFMofficiel @LeSoleilonline @QuotidienSN ou je ne sais quel autre organe de presse, va nous faire un tel papier ? Ou peut-être que c’est déjà fait et que je l’ai raté (c’est parfaitement possible, jarbaat). Mais dans ce cas, qu’on me le pardonne : les grandes promesses sont souvent plus visibles à la naissance qu’à l’arrivée. Ou peut-être qu’un tel papier n’est pas culturellement acceptable ? #senegal #kebetu
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
0
3
494
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 2 avril : Poster tardivement et souhaiter longue vie Fin de la tyrannie de Dakar sur le PIB ? Encore un post réchauffé pur et tardif, mais Jarbaat, tu en as l’habitude maintenant ! En fait, je suis à un atelier et je me rends compte que les autorités semblent avoir mis le paquet, depuis deux ans, à la préparation de politiques publiques de territorialisation et de l’Acte 4 de la décentralisation, sous l’égide du @MUCTATSenegal, le ministère dirigé par @FofanaBala ! J’en tire cette conclusion : l’ambition, avec les 8 pôles territoires, est de mettre fin, petit à petit, à la tyrannie de Dakar sur le PIB, grâce à des politiques permettant à chaque pôle de contribuer au maximum de ses potentialités à la formation de la richesse nationale, donc à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté, à l’augmentation des revenus. En un mot, à l’amélioration notable des conditions de vie de chaque citoyenne et citoyen du Sénégal ! On verra à la pratique. 2 Avril 1928 : Naissance à Matam de Cheikh Hamidou KANE, écrivain et haut fonctionnaire qui a aussi occupé des fonctions ministérielles. Son célèbre roman intitulé "L'Aventure ambiguë", qui lui a valu le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1962, est un classique de la littérature africaine francophone 🇸🇳 La Grande Royale ne se commente pas sans bagage… Jarbaat, je dois lier le bois au bois, donc pas le temps de commenter les dates aujourd’hui encore. Je ne sais pas quel Jarbaat se souvient de ma conversation avec Amadou Mahtar Mbow dans un bus vers Saint-Louis… Eh bien, l’auteur de L’Aventure ambiguë y était aussi ! Mémorable. Joyeux anniversaire ! Qu’Allah gratifie Cheikh Hamidou Kane d’une longue vie, pleine de santé. Amine, Yaa Rabbi. Jarbaat, si tu n’as pas encore L’Aventure ambiguë, il te sera difficile de capter toute la profondeur de la conversation sur la Grande Royale, introduite par le philosophe Abdoulaye Elimane Kane (qui la connaissait bien), avec une intervention de ton Nijaay Bachir. C’est dans Amani TV : youtube.com/watch?v=neCeOG… # 2 Avril 2019 : Après un premier mandat de 7 ans @Macky_Sall, réélu pour un second mandat de 5 ans, prête serment devant le Conseil Constitutionnel au CICAD de Diamniadio en présence de 19 Chefs d'État africains et de plusieurs délégations venues d'Afrique et des autres parties du monde. La durée du mandat présidentiel a été ramené à 5 ans par le référendum du 20 mars 2016. 🇸🇳 Crise ou habitude de jouer à la crise ? (Même texte posté en 2024) Aujourd’hui, 2 avril 2024, après un second mandat de 1 827 jours (+ 2 556 jours du premier mandat), @Macky_Sall passe le pouvoir à son successeur @PR_Diomaye qui, InshAllah, aura un premier mandat de 1 826 jours. Cinq présidents élus en 64 ans, parmi lesquels : · 1 président qui a volontairement quitté le pouvoir avant la fin de son mandat ; · 2 présidents en exercice qui ont été battus lors d’une élection organisée par leur propre gouvernement ; · 4 qui ont été réélus au moins une fois ; · 1 qui a effectué ses deux mandats prévus par la Constitution ; · 2 qui ont battu un président sortant ; · 1 qui a été élu sans avoir jamais été membre d’un gouvernement, dans une compétition où personne n’avait jamais été chef de l’État. Et après tout cela, on fait les grincheux à chaque scrutin ! À croire que jouer à se faire peur est notre luxe à nous ! Heureusement que j’ai vu un titre flatteur du journal @sud_quotidien de ce jour : « Le Sénégal, une démocratie majeure ». Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet nuitamment dans SenegalDates #Senegal #Kebetu #2avril2026
YouTube video
YouTube
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
1
1
104
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 1er avril : je parle moins du père que du fils 1er avril 2007 : Inhumation à Saint-Louis d’El Hadji Madior Cissé, un grand érudit musulman et disciple de Serigne Ababacar Sy, premier Khalife d’El Hadji Malick Sy. Il a été rappelé à Dieu la veille, le 31 mars, dans la même ville. Il avait 88 ans. Ayant intégré l’école française après ses études coraniques, il avait exercé les fonctions de greffier en chef au tribunal régional de Saint-Louis. 🇸🇳De El Hadj Madior Cissé à ses fils : leçon d’éthiqueet héritage spirituel Je ne vais pas parler de Alaaji Maajoor Siise, dont le nom était familier pour tout enfant qui a grandi dans une maison de Ndar à une certaine époque. Jusqu’à entendre son nom au centre de conversations chuchotées, considérant son immense dimension spirituelle et ce qui devait vraiment être sa place dans la confrérie tidiane. Mais bon, je sais que vous, mes jarbaat – surtout les A.I. addicts – n’êtes pas dans ce registre ! Bon j'exagère, je sais. Par contre, j’use de ma position de nijaay pour vous parler d’un fils (peu importe le nom) de Alaaji Maajoor et vous le proposer comme modèle lorsque vous aurez à faire face à une situation où une de vos valeurs positives est en contradiction avec votre intérêt matériel immédiat. Quand je travaillais dans l’organisation que vous connaissez, je l’avais recruté comme consultant. Il fit un travail si remarquable que le Professeur Iba Der Thiam m’avait félicité pour le choix de sa personne. Évidemment, il devait passer prendre son chèque (assez consistant je dois dire car calculé par raport á sa dimension intellectuelle). En général, les consultants se pointent dès le lendemain 😃. Mais lui, pas vu. Au bout de quelques semaines, j’ai été interpellé par nos services financiers car, pour des raisons d’audit, le chèque devait être retiré. Je l’appelle et je le supplie de venir prendre son argent. Il vient à mon bureau et me «tint à peu près ce langage» (comme avait écrit La Fontaine, ce grand plagiaire d’Ésope — ou imitateur créatif comme on disait à l’époque) : « Tu sais, tu ne peux pas me payer car c’est interdit par ton institution ! J’ai signé le contrat que tu m’as soumis, mais sans le lire. C'est après avoir avoir fait le travail que je l'ai lu et je me suis rendu compte que tu ignores que mon frère travaille chez vous. Or votre organisation interdit absolument de recruter un parent proche de votre staff pour un travail. C’était même écrit sur le contrat ! ». Évidemment, j’étais désolé car il avait raison (en effet, je ne savais pas que son frère travaillait dans la même institution, mais basé dans un autre pays). Et, bouleversé, je lui dis bêtement : « Non, non, il faut qu’on te paie, je vais en parler à mon directeur ». Il m’intima l’ordre (il pouvait se le permettre) de ne rien faire : « car il ne faut jamais déroger aux procédures établies, surtout quand il s’agit d’éthique ». En bon fils de Alaaji Maajoor, je crois qu’il avait aussi lu ce que je cachais dans le tréfonds de ma pensée et que je n’allais jamais lui dire par respect des procédures de mon organisation et, surtout, de ce que je savais de lui et de sa famille. En effet, il m’a semblé l’avoir entendu ajouter, sans raison apparente : « Mais Allah, Lui, le saura ». Si, jarbaat, ta conscience veut te faire violer, en toute impunité, une procédure établie, n’oublie pas ce qu’un Cissé avait dit à ton nijaay : « Mais Allah, Lui, saura ! ». Mais ne le dis pas encore à mon sëtt de 6 ans qui s’entraîne au koor et qui se cachera sans doute sous le lit vers 13 heures pour grignoter le sandwich que tu as bien placé dans la cuisine, boire une bouteille d’eau et se mettre un peu de cendre sur les lèvres. Toi aussi, tu faisais pareil, donc pas la peine de lui faire la morale ! Qu’Allah gratifie Alaaji Maajoor Cissé du Firdaws le plus élevé. Qu’Il veille sur la fructification de son héritage spirituel. Comme je n’ai pas parlé de Alaaji Maajoor Cissé, pas de problème, il vous suffit de lire. En effet, jarbaat, ce texte que vous venez de lire (ou relire) a été posté en 2024. Entre-temps, Cheikh al-Imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé, un de ses fils, vient de publier Serigne El Hadji Madior Cissé – Itinéraire d’un soufi accompli (Éd. @harmattansn ), avec une préface signée par votre Nijaay Souleymane ! Achetez-le et lisez, et vous en saurez beaucoup sur El Hadj Madior.) 🇸🇳 Entre ataya et fake news Bon jarbaat, comme en 2024, aujourd’hui aussi j’ai d’autres priorités que de faire du #kébétu avec vous, c’est donc le seul commentaire que je fais. Même si chacune des dates suivantes mérite conversation, comme la prestation de serment de Wade (« Il faut travailler, encore travailler, etc. »), le 1er Festival mondial des Arts nègres (avec votre Maame Pathé Diagne), le transfert de William Ponty de Saint-Louis, la mise en marche, en 1864, du phare de Dakar qui nous rappelle le conte «Kumba am ndey ak Kumba amul ndey», etc. On pourra parler de tout cela, InshAllah, autour d’un ataya, mais à l’ancienne, avec ces principes suivants : · On lave le warga (thé) avant de le mettre dans le barada (théière) · On ne fait du ataya que sur un petit fourneau avec des charbons de bois · Lëwël du bax (le thé ne doit pas bouillir pour le premier round) · Lëwël du am naana : warga et sucre seulement pour la première tasse - pas de menthe et encore moins de pastilles ! · Le sucre doit être du sukaar tëls (pain de sucre) cassé en morceaux avec une soupape auto · Ataya est servi exclusivement dans tasse 8 · Prévoir un 4e barada pour les enfants qui, après, se disputeront pour manger le warga avec son goût sucré ! · Se rappeler le dicton du ataya : « Gorr ñatt lay naan, jaam ñent, sambaabòy nak loo ko jox mu naan ! » Aux jarbaat qui gobent tout, je rappelle – même tardivement – que nous sommes le 1er avril. Évitez de vous faire avoir comme ces gens qui nous avaient expliqué, il y a plusieurs années, comment la montagne, subitement apparue dans la baie de Hann, s’expliquait par la géologie du Cap-Vert ! Sauf que le lendemain, le journal informa qu’en guise de montagne, il s’agissait simplement de la photo d’un gros caillou dans une bassine pleine d’eau ! #Senegal #Kebetu
Mademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet media
Français
0
2
7
508
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Comme ça divague et que je comprends pas grand-chose aux règles des instances du foot, une question me vient à l’esprit : Et si la CAF retirait au TAS le plaisir de donner raison au Sénégal ? Au rythme où vont les choses, la CAF ne va-t-elle pas tout simplement désavouer sa propre structure d’appel ? Après tout, personne n’est obligé de se ridiculiser… encore moins deux fois sur le même dossier. #Senegal #Kebetu #football @CAF_Online #FIFA #Caf #SenMar @ArbitralTab @RFI
Français
3
6
22
3.8K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 31 mars : A chaque évènement sa «Coïncidence» 31 Mars 2020 : Décès à Dakar de Mababa Diouf, dit Pape Diouf . Né le 18 décembre 1951 à Abéché (Tchad) où son père avait été affecté pendant la période coloniale, il a été journaliste sportif, agent de joueurs et président de l’Olympique de Marseille de 2005 à 2009. Il a été inhumé à Yoff. 1/2 🇸🇳 Pape Diouf aurait-il dit que la liberté d’expression ne doit pas servir d’alibi de la médiocrité ? Par une coïncidence heureuse, c’est en ce jour anniversaire du rappel à Dieu de Pape Diouf que va se jouer le énième #OMPSG (@Ligue1UberEats). Peu importe leur camp, les supporters seront sans doute en communion pour se souvenir de cette grande personnalité du sport. Ses compatriotes sénégalais prieront encore pour lui. Je recopie simplement un texte du journal marseillais @laprovence @OMLaProvence qui, dans son numéro 12 de son supplément "1899 l'Hebdo", rend hommage au « Pape de tout un peuple » : « Personnage hors du commun, Pape Diouf a marqué l’OM, lui le président olympien que les supporters ont le plus apprécié avec Bernard Tapie. Quatre ans après sa disparition soudaine, emporté à 68 ans par le Covid (le 31 mars 2020), personne n’a oublié ce sacré personnage, apprécié pour sa connaissance du football, bien sûr, mais aussi pour sa culture, ses formules magiques et sa bienveillance. Journaliste, agent, dirigeant, il a eu plusieurs vies, qu’il a menées avec les mêmes valeurs, suscitant le respect de tous. » Ne cherchez pas l’erreur : ce que vous venez de lire date du 31 mars 2024. Ce 31 mars 2026 aussi, le journal La Provence lui rend encore hommage avec ce titre : « OM : six ans après sa mort, Diouf reste le Pape de tout un peuple » Et nous, nous pouvons encore méditer cette réflexion de l’enfant de Fann-Hock (copain de jeu de votre Nijaay Babacar Diagne — votre Maam Nafi habitait dans ce quartier) dans son livre C’est bien plus qu’un jeu : «Plutôt que de subir la puissance des journaux dominants ou de se plier à la mécanique du buzz, je préférerais que le journalisme cherche d’autres vérités, peut-être moins facilement accessibles mais essentielles. Aujourd’hui, l’enquête disparaît, et l’analyse perd de sa profondeur et de sa substance. À la place, nous avons l’affirmation et le commentaire. Ce n’est plus le fond qui compte, c’est le ton.» Merci à Mamadou Koumé pour ce rappel posté dans le groupe Kiosque WhatSafSàpp. Celles et ceux qui s’intéressent à la satisfaction du droit du public à l’information par une presse digne de ce nom doivent méditer ces mots de Pape Diouf, qui repose au cimetière de Yoff. Oui, il y a encore dans notre presse de l’analyse profonde et substantielle, de l’enquête, des chroniques dignes de ce nom, respectant les rigueurs d’un tel genre. En même temps, l’exercice de la liberté d’expression a fait émerger des voix pour dire leur point de vue — ce qui est un droit légitime inscrit dans notre Constitution. Le hic, c’est que la puissance des réseaux sociaux, doublée d’un vide laissé par certains journalistes, a créé une confusion dans l’esprit du citoyen. On ne lui a pas suffisamment appris que le journaliste obéit à une déontologie professionnelle, qui ne s’impose pas à celles et ceux qui exercent simplement leur liberté d’expression. Bref qu’il y une différence de statut entre la personne qui informe et celle qui s’exprime. Quelques formules de Pape Diouf, ancien de Sciences Po Aix, piquées dans le journal @lemondefr - « A Marseille, il y a des turbulences, parfois des débordements et quelques excès. Mais il n’y a pas de haine, ni d’entêtement borné. Il n’y a pas ici de public méchant, parfois haineux comme on peut le voir à Paris, des brigands de stade» (2008) - « Marseille est une ville sur laquelle il faut toujours taper. Si tous les clubs en France étaient l’objet de la même attention que l’OM, vous verriez beaucoup plus de clubs dans les cabinets des juges » (2014) - « Je veux tourner le dos à toute démarche politique car lorsqu’un lampadaire est en panne, ce n’est ni de gauche ni de droite que d’essayer de le réparer » (Prpos de Pape Candidat a mairie de Marseille) - « Je suis le seul président noir d’un club en Europe. C’est un constat pénible, à l’image de la société européenne et, surtout, française, qui exclut les minorités ethniques » (@jeune_afrique) # 31 mars 1929 : inauguration à Dakar de la Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, également connue sous le nom de Cathédrale du Souvenir africain, en présence du député Blaise Diagne. 🇸🇳 2/2 Naissance d’une cathédrale entre foi et mémoire Par coïncidence du calendrier, l’anniversaire de 2024 était tombé à Pâques, comme lors de l’inauguration en présence de Blaise Diagne ! Et en 2026, il tombe en milieu de la Semaine sainte. Ce mercredi, jour de la trahison de Judas Iscariote, auteur du fameux baiser, trahison nécessaire pour que la joie de Pâques advienne après la Passion du Christ ! Par coïncidence, la générosité de @mamendoye1 et de ses parents lébou a fait que, comme la Grande Mosquée de Dakar (également inaugurée un mois de mars, le 27 mars 1964), la cathédrale de Dakar se trouve aussi sur un site qui fut un ancien cimetière de la communauté lébou, acquis en 1911 par l’évêque Hyacinthe-Joseph Jalabert, préfet apostolique du Sénégal de 1909 à 1920. Le choix de l’emplacement était fondé sur la perpétuation du souvenir des « héros de l’épopée africaine, explorateurs, soldats, marins, administrateurs, morts là-bas au service de la France », d’où le nom initial « Cathédrale du Souvenir africain ». D’ailleurs, l’inscription à l’entrée était : « À ses morts d’Afrique, la France reconnaissante » — qui me semble un peu trop laïque, en effet — avant son remplacement par un bien catholique : « À la Vierge Marie, Mère de Jésus le Sauveur ». Je ne sais pas trop si la loi française de 1905 a été un handicap pour son financement par l’État, mais les gouverneurs coloniaux ont aidé. Le financement de la cathédrale venait aussi du Vatican (donation du pape Benoît XV) et d’un comité de collecte de fonds dirigé par la pilote automobile et sculptrice Marie Adrienne de Rochechouart de Mortemart (et encore, j’abrège le nom 😃!), duchesse d’Uzès, dont le fils Jacques Marie Géraud est mort, à 25 ans, le 20 juin 1893 au Congo (une sacrée royaliste et féministe, cette dame qui a créé l’Automobile Club féminin de France en 1926, puisque, machisme oblige, l’ACF n’admettait pas les femmes). Si l’évêque Hyacinthe-Joseph Jalabert ne verra pas l’église achevée, car décédé dans le naufrage du paquebot « Afrique » le 12 janvier 1920, la duchesse aurait pu assister à l’inauguration, car elle mourra en 1933. Mgr Grimault y célébrera la première messe de guerre mondiale lors de la cérémonie du 11 novembre 1939, en présence de colons dont la plupart trahiront la France en devenant pétainistes sous le magistère du gouverneur Boisson nommé par Pétain (j’en ai déjà causé ici) ! Son Éminence le Cardinal Thiandoum, décédé en 2004, repose dans cette cathédrale, en forme de croix grecque, qui a aussi abrité, en 2001, les obsèques de l’ancien président Léopold Sédar Senghor, en présence de l’ancien président Abdou Diouf, mais pas du président Wade, qui préféra l’hommage laïc. Tout cela sous le regard des « Anges cariatides », quatre femmes peulhs soutenant une partie du bâtiment et dont les sculptures ont été réalisées en 1936 par la célèbre sculptrice française Anna Quinquaud (1890-1984). L’espace abrite aussi une excellente école primaire et un excellent collège. Et jarbaat, vous savez que c’est parole d’un ancien parent d’élève ! Une femme pour le financement, une femme pour la sculpture, quatre femmes pour accueillir les fidèles : il était bien naturel de voir gravé sur le fronton de cette cathédrale le nom de la Meilleure des Femmes ! Ma façon de souhaiter, par anticipation, joyeuses fêtes de Pâques aux femmes : @GladimaSophie, celle dont je peux jurer de l’intégrité absolue, Roselyne (celle qui, atteinte de conjonctivite, s’habillait avec des couleurs en harmonie avec ses yeux ! Malaka wax !), Isabelle, la défenseuse des familles guet-ndariennes, mes jarbaat de DC Seimane et Marie-Agnès, et aux catholiques au Sénégal et dans le monde. Et des souhaits particuliers à Marguerite Flavienne Tine, la seule personne qui a raté son avion pour New York parce que : « Tonton, je ne pouvais pas partir sans toi, car je m’inquiétais ! », moi qui avais simplement pensé que j’étais chez moi et pas dans un aéroport ! Une marque d’attention impossible à oublier ! Ok, d’accord, jarbaat, tu ne connais pas toutes ces personnes… mais franchement, je m’en balance !! Après tout, c’est mon texte à moi et j’y mets ce que je veux ! D’ailleurs, j’ajoute des souhaits pascals à mes jarbaat Sophie la fille, Émilie Ndieké (joli nom nak), Bocar, Cecile du voyage et Cecile de la couture, aux as du volant de la BM Zac, Dominique, Jean Habib, François, à Luc Lecuit et @BeleteNathan. Ku lim fàtte nak (qui enumere oublie) ! Priez pour nous. Urbi et Orbi. # 31 Mars 1957 : Aux élections territoriales, le Bloc Populaire Sénégalais (BPS) de Senghor/Dia/Ndaw obtient 47 sièges, le Parti Sénégalais d'Action Socialiste (PSAS) de Lamine Guèye 12 sièges. 🇸🇳 Jarbaat, je crois que j’ai déjà assez causé dans nos précédents waxtaan de cette bataille entre Senghor, Dia et Ndaw… face à Lamine Coura Guèye. À moins que ta mémoire ne soit restée bloquée sur TikTok ? #31mars2026 #Senegal #Kebetu #PapeDiouf Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers dont SenegalDates de Atoutmane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet media
Français
1
5
19
1.6K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 30 mars : Entre justice accélérée, nom sans la pensée et jarbaat en haillons C'est du réchauffé de 2024 un peu retouché. 1/5🇸🇳 Qui décide de la vitesse de Dame justice ? Par un 30 mars - 2018 et 2023 - au Sénégal, deux personnes ont été condamnées avec, comme conséquence, leur exclusion d’un scrutin présidentiel à venir : Khalifa Ababacar Sall en 2019 et Ousmane Sonko en 2024. Leurs procès ont été qualifiés de «politiques», l’opinion estimant que le pouvoir voulait tout simplement les empêcher de participer à une élection. Ce qui est fascinant, c’est la vitesse usainboltienne du processus. Une justice capable de traverser première instance, appel, cassation —plus vite que toi quand tu cours derrière le bus du @dakardemdikk1 sur le siège duquel tu as oublié ton smartphone ! Pendant ce temps, des milliers de dossiers dorment, paisiblement, dans les tiroirs de la République. Mais certains dossiers, eux, ont le sommeil léger… surtout quand une présidentielle approche. Mais je suis bienveillant : c’est sans doute ça, l’efficacité. Une justice à géométrie variable ? Pas du tout. Une justice… à géométrie électorale. Comme je sais pas si c’est la justice qui fait la politique ou si c’est la politique qui décide de la vitesse de la justice, alorsrevenons aux conclusions de la CNRI et du PNBGD signé par @PR_Diomaye pour faire les reformes nécessaires dans ce secteur. Ces deux citoyens auront des destins parallèles. #Sonko : troisième en 2019, exclu en 2024. Khalifa : exclu en 2019, quatrième en 2024…. Pour autant que je me souvienne de mes cours, en géométrie, deux droites parallèles ne se rencontrent jamais. Sauf que, s’agissant de relations humaines, quand on porte les noms de deux compagnons du Prophète de l’Islam – Ababacar et Ousmane - , on se rend compte qu’on avait, en fait, deux droites sécantes ! Un Diomaye vaut bien un point de croisement ! Wala ? Cette question que je posais en 2024 n’a toujours pas de réponse. En 2026, Sonko est avec Diomaye, et Khalifa combat les deux en étant dans l’opposition ! # 30 Mars 2014 : Le Sénégal ferme ses frontières terrestres (sud et sud-est) avec la Guinée voisine pour prévenir toute contamination par le virus Ebola qui sévit dans ce pays. Ces frontières seront progressivement réouvertes à partir du 6 mai. 2/5 🇸🇳 Leadership en temps de crise : et si on apprenait enfin de celles et ceux… Extraordinaire leadership de la ministre Awa Marie Coll Seck ! À Dubaï, le World Government Summit, rendez-vous annuel de décideurs, lui décernera d’ailleurs le titre de « meilleur ministre » pour son rôle dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Question : est-ce que les ministres en fonction organisent, de temps à autre, des brainstormings informels avec leurs prédécesseurs juste pour apprendre de leur expérience, sans médias ni posts sur les réseaux sociaux ? Ou bien est-ce trop demander ? Il me semble quand même que les ministres des Affaires étrangères ont eu ce genre de réunion, mais je ne sais plus sous quel régime. # 30 Mars 1987 : L'université de Dakar est baptisée du nom du professeur Cheikh Anta Diop, savant sénégalais de renom, décédé à Dakar le 7 février 1986 à l'âge de 63 ans. Il sera aussi le parrain de l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (IFAN) dont il dirigeait le laboratoire de datation au carbone 14 et de l'avenue qui passe devant l'université. 3/5 🇸🇳🇸🇳UCAD : Donner un nom et oublier une pensée ? Quelle jarbaat a, entre les mains, le livre : «Cheikh Anta Diop par lui-même» ? Dans ce livre compilant des textes rassemblés, traduits et annotés par Khadim Ndiaye, Cheikh Anta y raconte « son » laboratoire dont la construction a duré de 1963 à 1966, lui-même ayant installé tous les équipements. Il y explique son travail de jour comme de nuit, sa bataille avec Le Caire pour avoir un bout de quelques millimètres de la peau d’une momie, et la contribution de ce laboratoire à la science. Vous saurez comment il a pu tirer l’électricité depuis le transformateur de la Fac de droit. Et (je le devine avec son humour caustique), il écrit : « Mais peut-être que l’Ifan aura-t-il un jour son propre transformateur.» Question : @ifan_cheikhanta : Vous en avez maintenant ? J’avais un post ici intitulé « Et si on changeait le nom de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ? » Et je maintiendrais la question tant qu’on ne me démontrera pas que ses travaux sont enseignés – et pas en mode cosmétique - dans cette institution qui porte son nom (x.com/MadembAS/statu…) Jarbaat, deux mots stp : 1. As-tu visité le Musée Seex Anta Jóob 2. Heu, t’as beau être jarbat préféré.e, je ne vais pas te prêter le livre de Cheikh dont j’utilise la couverture pour illustrer ce tweet pour en faire la promotion (du livre de Seex, pas du tweet de Aas😃😃) ! Son prix en librairie est inférieur au tiers du quart de la moitié du prix d’une boite de maquillage de marque abracadabrantesque ou d’un pantalon déchiré! Di leen jënd téere balaa ngeen di jënd yëré yu xoteeku, de haillons quoi !) # 30 mars 1980 : À Rabat, au Maroc, l’équipe du Sénégal remporte pour la quatrième fois le championnat d’Afrique de basketball masculin après avoir battu celle de la Côte d’Ivoire en finale (96-90). Le Sénégal est qualifié pour les Jeux olympiques de Moscou. 4/5🇸🇳Mon ami Mamadou Koumé, grand spécialiste du sport — et pas que — me reproche de ne pas parler de sport avec mes jarbaat. Honte rekk d’étaler mon ignorance devant @mamendoye1 et @profasakho. Mais c’était en 2024 😄 # 30 mars 1961 : Ouverture solennelle à Dakar de la réunion du Conseil exécutif de la Fédération mondiale des villes jumelées (FMVJ), créée le 27 avril 1957 à Aix-les-Bains en France. 5/5🇸🇳Cette organisation, fondée par le grand résistant français Jean-Marie Bressand, décédé en 2011, était très active. Mais plus de nouvelles depuis des années…) #Senegal #Kebetu #30mars2026 @SonkoOfficiel @lillefrance Source des éphémérides : SenegalDates
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
4
9
682
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
29 Mars 1957 : Rappel à Dieu à Tivaouane d'El Hadj Mansour Sy, 3e fils d'El Hadj Malick. Né en 1900 à Tivaouane, son décès était survenu quatre jours après la disparition de son aîné Serigne Ababacar Sy, Khalife général des Tidianes. 29 mars 1984 : Le grammairien et poète Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal (1960-1980), est officiellement reçu à l’Académie française. 🇸🇳🇫🇷1/2 Senghor admis, mais pas unanimement aimé Enfin, le rêve se réalise. Ce n’est pas la reconnaissance internationale suprême dont il rêvait — le Prix Nobel de littérature (que son critique Wole Soyinka obtiendra). À défaut d’un doctorat d’État (comme son adversaire Cheikh Anta Diop le lui rappelait parfois), il parcourra le monde pour se voir attribuer 37 titres de docteur honoris causa par des universités du monde entier, être nommé dans une dizaine d’académies savantes — dont l’Académie des sciences morales et politiques, où il est admis en 1969 comme membre étranger — et recevoir des dizaines de prix et d’hommages pour la qualité, reconnue, de sa production intellectuelle. Il est élu à l’Académie française le 2 juin 1983, dès le premier tour, par 20 voix sur 34. Évidemment, cela ne plut pas à tout le monde : mis au courant de la candidature de Léopold Sédar Senghor, le secrétaire perpétuel de l’Académie, Jean Mistler, se serait écrié : « Et pourquoi pas Bokassa ? » Racisme ! Au Sénégal, la nouvelle fut bien accueillie et, évidemment, @LeSoleilonline y alla de son dithyrambe : «Senghor parmi les Immortels». 29 Mars 1998 : Arrivée au Sénégal pour une visite de trois jours de Bill Clinton, 42ème Président des Etats-Unis d'Amérique accompagné de son épouse Hillary. Au cours de son séjour il a visité l'intérieur du pays jusqu'à Dal Diam, un village situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Thiès. Il a aussi fait un tour à la Grande Mosquée de Dakar. Et Dakar porta chance a Bill le saxophoniste ! 🇸🇳🇺🇸 Avant Bill Clinton, son épouse Hillary Clinton (accompagnée de leur fille Chelsea) avait effectué une visite officielle au Sénégal, alors que Abdou Diouf pensait qu’elle serait annulée, Bill s’étant cassé la jambe deux jours avant la date prévue ! Diouf avait sans doute réfléchi en bon Africain… Et la visite de Bill fut aussi une agréable surprise : le Sénégal était persuadé que, n’ayant été que le seul pays francophone visité par Hillary, il choisirait un autre pays. Que non ! Il termina même son périple de 12 jours - le plus long jamais effectué par un président américain en Afrique - par Dakar, ce qui est diplomatiquement remarquable, notamment avec la conférence de presse bilan. Et Diouf dira fièrement : «C’est chez nous qu’il est resté le plus longtemps.» Mémorable, cette visite du président-saxophoniste ! Bill Clinton avait demandé à visiter une maison «vraiment» sénégalaise, sans les commodités de la modernité occidentale. Toute une histoire… À la Mosquée de Dakar, tout le monde avait remarqué le respect du protocole par Hillary Clinton : foulard et pas de chaussures. C’est durant cette visite que Bill Clinton reçut une excellente nouvelle le 1er avril : le rejet définitif de la plainte pour harcèlement sexuel déposée par Paula Jones. Abdou Diouf, qui était avec lui, raconte : «Au début, il a pensé qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, mais la nouvelle lui a été confirmée, et on lui a dit alors que le Sénégal lui portait bonheur.» Plus tard, dit-on selon Diouf, tout le monde lui conseilla de repartir au Sénégal, «parce que les marabouts sénégalais sont très forts ». Sur la réputation des marabouts sénégalais auprès des chefs d’État africains ou occidentaux, les histoires sont foison, jarbaat ! Il faut noter que les relations ont toujours été bonnes entre Dakar et Washington. Dès le 4 avril 1961, le président John F. Kennedy avait dépêché son vice-président Lyndon B. Johnson pour le représenter à la première célébration de l’indépendance. Depuis, le Sénégal a reçu les présidents Gerald Ford (1975), Bill Clinton, Barack Obama (2013), ainsi que les vice-présidents George H. W. Bush (1982) et Al Gore (1997). Évidemment, selon le Département d’État, chaque «Lion-Président » a rencontré au moins une fois son homologue américain et s’est rendu à plusieurs reprises aux États-Unis, sans toujours rencontrer le POTUS. Le premier fut Léopold Sédar Senghor (5 visites, dont la première le 3 novembre 1961), suivi d’Abdou Diouf (6 visites, dont une comme Premier ministre en 1970). Petite touche personnelle : en 1991, la visite de Diouf m’avait donné l’occasion de serrer la main de George Bush père et de visiter le Bureau ovale. J’étais déjà assez flemmard pour ne pas être impressionné par un simple bureau… même ovale ! 😄 Puis vinrent Abdoulaye Wade (4 visites, dont celle du 28 juin 2001), @Macky_Sall (2 visites, dont celle du 28 mars 2013). Notre président actuel, @PR_Diomaye Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu deux fois aux États-Unis : d’abord les 9 et 10 juillet 2025, sur invitation de Donald Trump à Washington, puis en septembre 2025 pour l’Assemblée générale des Nations unies à New York. 9 Mars 1970 : Inauguration de l'Avenue du Président Lamine Guèye à Dakar par le Premier Ministre Abdou Diouf. Avocat de profession et premier président de l'Assemblée Nationale du Sénégal (1960-1968). Il est décédé à Dakar le 10 juin 1968 à l'âge de 76 ans. 🇸🇳 Il repose au cimetière de Soumbedionne. Si les GPT n’existaient pas j’allais demander à mon plus jeune jarbaat l’ancien nom de cette avenue. Y a encore d’autre « Gambetta » en plus de Pharmacie Gambetta qui est toujours là ?) 29 Mars 1793 : La traite de la gomme arabique du Sénégal est ouverte aux Etats-Unis d'Amérique et aux nations amies de la France. 🇸🇳🇫🇷 Pourtant la gomme arabique mérite une petite conversation ! #kebetu #senegal Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
1
10
33
1.9K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 28 mars : Gabriel d’Arboussier – Bac colonial 28 mars 1958 : Gabriel d’Arboussier élu président du Grand Conseil de l’AOF Né le 14 janvier 1908 à Djenné, au Soudan français (actuel Mali), d’un père administrateur colonial français et d’une mère musulmane, Aminata Ali Koïta — descendante d’El Hadj Omar Tall —, Gabriel d’Arboussier décède le 21 décembre 1976 à Genève, en Suisse. 🇸🇳Gabriel d’Arboussier : le fédéraliste que la balkanisation a trahi Véritable anticolonialiste, ce d’Arboussier qui aurait pu devenir imam, descendant de Cheikhou Oumar Al Foutiyou ! Le Grand Conseil de l’AOF, créé par la loi du 12 août 1947 (avec son pendant pour l’AEF), est une assemblée de 40 conseillers (5 pour chacun des 8 territoires utilisant le franc des Colonies françaises d’Afrique 😃). Un petit pas vers l’autonomie, certes, mais le gouverneur général de l’AOF en fixe encore les sessions et l’ordre du jour. Lors des premières élections à sa présidence, le 3 novembre 1947, le match «Lions» contre «Éléphants» est remporté par Lamine Guèye face à Félix Houphouët-Boigny. Gabriel d’Arboussier devient donc un lointain successeur de son «compatriote» Lamine Coura, né comme lui au Soudan français (jarbaat, comme je suis gentil, je pense que tu sais que Soudan francais, c'est l'actuel Mali !). Sans doute avec son demi-frère François Sidibé, le jeune Gabriel grandit auprès de sa mère Aminata Ali Koïta. Il est circoncis à 7 ans, comme les enfants de son âge, initié selon les rites mossi à Ouagadougou, et reçoit une éducation islamique avant de partir en France à 10 ans pour poursuivre ses études, notamment à l’ENFOM, afin de devenir, comme son père Henri, administrateur colonial. Mais c’est surtout un homme de gauche — voire franchement communiste 😃! Il entre tard en politique et devient cofondateur du RDA, dont il sera vice-président et secrétaire général, avant d’en être exclu pour s’être opposé à Houphouët-Boigny lorsque celui-ci, en 1950, pousse le RDA à rompre avec le Parti communiste français (on aimerait bien savoir ce qu’en pensait le PAI…). Taxé de «métis rouge» par un journaliste, il est décrit par Houphouët comme un métis qui ne comprend rien à l’Afrique. Comme quoi, en politique, la langue a souvent été… de vipère ! Fédéraliste convaincu, d’Arboussier défend l’unité africaine. Comme l’explique le Pr Ibrahima Thioub, chez lui, «le maintien de l’unité fédérale relève certes d’une option politique, mais aussi de la défense d’un destin individuel intimement lié à l’entité fédérale». Il ira jusqu’à remettre un rapport à De Gaulle pour affirmer que le gaz du Sahara doit bénéficier aux États africains, et pas uniquement à la France. Il se considère même comme le père du concept de «balkanisation de l’Afrique », avant Senghor. D’Arboussier avait compris que la France préparait des micro-États économiquement faibles, politiquement dépendants et incapables de peser sur la scène internationale. Exactement ce que nous vivons encore aujourd’hui avec des États pour la plupart stratégiquement insignifiants. (Je te dis souvent jarbaat que lorsque Xi Jinping reçoit certains de nos chefs d’État, il doit avoir l’impression de rencontrer un chef de quartier de Shanghai… 😏) Né au Mali, député du Gabon, il choisit finalement le Sénégal, où sa cousine Gogo Koïta était l’épouse du respecté guide religieux Seydou Nourou Tall. Gabriel d’Arboussier sera ministre de la Justice du Sénégal entre 1960 (après l’éclatement de la Fédération du Mali) et 1962. Il sera ensuite ambassadeur du Sénégal en France, représentant à @UNESCO, directeur de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (@UNITAR ), puis ambassadeur en Allemagne et en Suisse, où il meurt et est enterré en 1976. Excellent orateur au verbe incisif — comme en témoigne ce discours de 1948 que je recommande à mes jarbaat futur·e·s politicien·ne·s cinearchives.org/catalogue-disc… (@CineArchives, Cinémathèque du PCF et du mouvement ouvrier). On trouve aussi une interview sur la télévision française parlant de l’Algérie et du groupe de Brazzaville (INA) : ina.fr/ina-eclaire-ac…. Il laisse également un manuscrit Le Niger et le Tarn : la recherche d’une voie. # 28 mars 1924 : Création du Brevet de Capacité Coloniale (BCC), équivalent du baccalauréat pour les ressortissants des colonies n’ayant pas le statut de citoyen français. 🇸🇳🇫🇷Cheikh Anta Diop l’obtient en 1945, avant de devenir le savant que l’on connaît. # 28 mars 1792 : Sous la Révolution française, un décret accorde les droits politiques à tous les hommes libres, noirs ou métis. 🇸🇳🇫🇷Les hommes… et seulement les hommes. Jarbaat, ne vous y trompez pas : l’égalité homme-femme est une longue bataille de tous les instants et partout dans le monde ! Et surtout rien n’y est acquis.) #Senegal #Kebetu Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
1
6
438
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
27 Mars 1964 : Inauguration de la Grande mosquée de Dakar en présence de Senghor et du Roi Hassan II du Maroc. La journée avait été clôturée par la prière du vendredi dirigée par El Hadj Abdoul Aziz SY, Khalife général des Tidianes. La cérémonie de pose de la première pierre avait eu lieu le 3 mai 1961 et avait été présidée par Mamadou DIA en présence d'El Hadji Seydou Nourou Tall, petit-fils de Cheikhou Oumar. (Source : SenegalDates) 🇸🇳🇲🇦 Senegal – Maroc: on se chamaille pour mieux se retrouver à l’ombre du minaret ? Sais-tu Jarbaat que la Grande Mosquée comme la Cathédrale de Dakar sont édifiées sur des sites qui étaient des cimetières de la communauté léboue ? Nous ne saluerons jamais assez la générosité de ceux qui ont offert ces deux terrains sur lesquels des prières se font chaque jour. C’est d’ailleurs pour cela que je voulais proposer — très sérieusement hein 😄— qu’on précise dans le code électoral que tout candidat à la mairie de Dakar doit prouver son ascendance léboue ! J’entends déjà vos récriminations… Bon, l’histoire de la Mosquée n’est pas difficile à connaître, même dans Tiktok. C’est la preuve concrète de l’amour entre les peuples du Maroc et di Sénégal, et comme toutes les histoires d’amour, la dispute n’est jamais loin. 1. 😃Relations séculaires bien avant l’islam entre les deux espaces 2. 😄Relations suivies entre Mohammed V et Senghor/Mamadou Dia entre 1950 et 1960, dans le cadre de la lutte pour l’indépendance et le développement d’une coopération Sud-Sud 3. 😡Brouille de 1962 avec le rappel de l’ambassadeur du Sénégal, Me Babacar Sèye, dont j’ai déjà parlé ici (mais tu as sûrement oublié 😄 (x.com/MadembAS/statu…) 3. 😄Apothéose avec le minaret de la Grande Mosquée inauguré par Hassan II, fils de Mohammed V 4. 😄Accord unique en son genre entre les deux pays, dont je vous ai déjà parlé ici même, conclu un 27 mars 1964 mais signé plus tard (voir lien ci-dessus) 5. 😡Brouille autour du Sahara avec la nomination du Pr Ibrahima Fall — jarbaat, celui-là, il faut l’écouter et le lire ! — comme ministre des Affaires étrangères. On connaissait ses positions sur l’autodétermination des peuples. Brièvement (est-ce possible avec moi ? 😄) : un ambassadeur sénégalais, oubliant qu’il représentait le Sénégal, avait estimé que la question du Sahara occidental devait être revue dans toutes ses dimensions, y compris celle de l’indépendance. Colère du roi Hassan II. À tel point qu’il fallut l’intervention du Premier ministre français Jacques Chirac pour tenter d’arrondir les angles. Pas suffisant. En bon njambuur-njambuur, et très au fait des subtilités culturelles entre les deux pays, Abdou Diouf envoya carrément une délégation auprès de Hassan II, conduite par le ministre des Forces armées, Médoune Fall — le seul ministre que Diouf ne connaissait pas personnellement, nommé sur suggestion de Serigne Abdoul Ahad Mbacké — et comprenant… son épouse, Élisabeth Diouf. Pourquoi la Première Dame (et on n’en avait qu’une 😄) ? Parce que Hassan II l’estimait beaucoup, sans doute pour sa religion, sa culture et sa discrétion. Tout se passa très bien… sauf que, en bon roi peu enclin à la contestation, Hassan II exigea de Diouf qu’il limoge Ibrahima Fall. Refus catégorique. Fall restera ministre des AE de 84 à 1990. Finesse diplomatique sénégalaise : Abdou Diouf se fera toujours représenter par Médoune Fall — diplomate reconnu — sur la question du Sahara, jamais par Ibrahima Fall, qui avait soutenu, dans ses écrits universitaires, le droit des Sahraouis à l’autodétermination. 6. 😡Brouille version CAN : supporter en prison, décision de la CAF de nous retirer notre coupe… Bon jarbaat, sur ce point, tu es plus informé que ton njaay 😄Je me suis contenté d’un post sur X et Facebook le 17 mars : «Le TAS dira tout bêtement que l’arbitre, maître de l’application des règles, n’a pas constaté un forfait, le match ayant été joué du début à la fin ! Ou bien ce n’est pas si simple ?» Je n’aurais jamais imaginé autant de lectures et de commentaires pour un simple post ! 27 Mars 1885 : Ali Khodia BA, neveu de Maba Diakhou BA, marabout djihadiste du Rip, est assassiné par le fils de ce dernier, Saer Maty BA, qui l'accusait d'intelligence avec l'ennemi français. 🇸🇳Franchement j’avais l’intention de vous causer de geste de Saer Maty Ba en me basant notamment sur «States, Conflict and Islam: A Reconsideration of Jihād in the Gambia River Region, 1850–1900» de David E. Skinner. Mais nak malheureusement pas moyen dávoir 30 minutes pour ce faire ! Mais j’ai le temps pour profiter de cette date pour donner une complément d‘information sur Moustapha Lo dont j’ai parlé ici ( x.com/MadembAS/statu…). Un frère de Maba Diakhou, Abdoulaye Ba qui a survécu ala bataille de Somb, est le grand-père maternel de la maman de Moustapaha Lo). J’en profite aussi (décidément ! ) pour poster deux photos de Moustapha Lo qui démontrent bien qusa vrai image était loin celle que Senghor et les media ont voulu graver dans la mémoire des Sénégalais. 27 Mars 2002 : Décès à l'âge de 64 ans à l'Hôpital Principal de Dakar de Cheikh Abdoulaye Dièye, Secrétaire Général du Front pour le Socialisme et la Démocratie/Benno Jubël (FSD/BJ). Son œuvre politique sera continuée par son fils Cheikh Bamba Dièye qui sera député et maire de Saint-Louis (2009-2014). 27 Mars 1995 : En Afrique du Sud, le président Nelson Mandela congédie du gouvernement son épouse, Winnie 🇸🇳🇿🇦Un processus douloureux dans l’histoire de la libération de l’Afrique de lutte si considère le rôle de Winnie Mandela dans cette lutte) 27 Mars 1996 : Yigal Amir, reconnu coupable de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, est condamné à la prison à vie. 🇸🇳🇵🇸🇮🇱Cet assassinat a durablement empêché toute construction du processus de paix entre les Palestiniens et les Israéliens) #Senegal #kebetu #Maroc Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet mediaMademba Aas Njaay tweet media
Français
0
11
44
3.5K
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Bon, pour ne pas faire trop long comme d’habitude, je vais poster plusieurs textes (Dia – Mosquée Dakar) séparément. Et si 1 seul.e me jarbaat me dit qu’elle.il préfère un seul post groupant tous les textes même long, je retourne aux réchauffés longs, longs longs. 27 mars 1974 : Libération effective de tous les détenus politiques, parmi lesquels l’ancien Président du Conseil, Mamadou Dia, condamné à la perpétuité au lendemain de la crise politique de décembre 1962. Il purgeait sa peine à Kédougou. 🇸🇳1 / 27 mars 1974 : Mamadou Dia libre, mais sans compromis Jarbaat, que dire de plus ? Plusieurs conversations déjà ici ou ailleurs. Mamadou Dia et ses compagnons (Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye, Alioune Tall) n’ont jamais accepté le chantage de Senghor : reconnaître avoir fait un coup d’État, lui demander la grâce et s’interdire toute activité politique. Ce « message » a été transmis le 29 mai 1972 dans une cellule pénitentiaire de l’hôpital Le Dantec par Roland Colin, Breton français, ancien élève de Senghor à l’ENFOM et fidèle parmi les fidèles de Mamadou Dia, dont il fut directeur de cabinet puis conseiller personnel. Colin est fasciné par le spectacle qu’il découvre : Mamadou Dia dirigeant la prière (Timis ou Isha ?) dans sa cellule, tandis que tous les gardiens se tiennent derrière la grille pour suivre leur imam. Après la prière, le message est transmis. Dans son livre, Colin rapporte la réponse de Dia : «Je préfère vivre en prison plutôt que prisonnier dehors (…) On peut renoncer à ses droits, mais comment renoncer à ses devoirs ? Le pouvoir n’a jamais été une obsession pour moi. Je n’ai jamais rien sollicité, ni pour moi-même ni par moi-même.» Dia lui remettra également un message pour Houphouët-Boigny, qui lui parviendra par le biais de Cheikh Hamidou Kane, alors patron de l’UNICEF à Abidjan.(Tu connais la Grand Royale, jarbaat ? Cherche pas dans TikTok) Bon, mes jarbaat, ce qui a suivi — le rôle de Houphouët et des autres, celui de l’Internationale socialiste — on en a déjà causé ici. Mais comme je sais que vous avez voté, pour la majorité (et même plus 😄), pour Diomaye sous le slogan Diomaye mooy Sonko, allez jeter un coup d’œil dans l’histoire de Mamadou Dia et de Senghor. Vous verrez comment la réalité constitutionnelle peut parfois se heurter à la réalité politique du terrain. Évidemment, Diomaye n’a de commun avec Senghor que la «sereeritude », et Sonko avec Dia que leur passage à Ndar. En apprenant de la grande Histoire, vous éviterez les petites histoires ! « Hugh, j’ai dit ! » comme disait je ne sais quel chef guerrier indien dans les bandes dessinées que nous dévorions (et que nous continuons à lire en cachette 😄), quand il n’y avait ni télé, ni Internet… et donc pas TikTok ! (Merci Samba Mangane, j’ai encore chipé des photos dans ton livre 😄) 27 Mars 1984 - Décès à Dakar à l'âge de 81 ans d'Isaac FORSTER, premier Africain authentique à occuper le poste de Président de chambre à la Cour d'appel de Dakar en 1957 et premier juge d’Afrique sub-saharienne élu à la Cour Internationale de Justice (1964-1982). Avant l'indépendance du Sénégal il.a travaillé entre 1952 et 1956 dans le cabinet des présidents français Vincent AURIOL et René COTY. (De ce juge, j’en ai déjà cause ici : x.com/MadembAS/statu…) #Senegal #kebetu Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
1
6
16
667
Mademba Aas Njaay
Mademba Aas Njaay@MadembAS·
Par un 25 et 26 mars : Un khalife, une talibé, un futur président Évidemment du réchauffé ! 🇸🇳 Deux figures emblématiques du Parti socialiste et de Dakar ont quitté ce monde un 26 mars : Adja Arame Diène en 2005 et Mamadou Diop en 2018. Ces deux personnalités ont tellement marqué leur époque que leurs noms étaient devenus, à eux seuls, des titres : « Mère du parti » (appellation donnée par le président Abdou Diouf) pour Adja Arame, et « Diop-le-Maire » pour l’autre. Si Adja Arame fut la première à s’exprimer en wolof à l’Assemblée nationale, Mamadou Diop, alors lieutenant, faisait partie, le 29 novembre 1961, des premiers Sénégalais à exercer un commandement au sein de la Gendarmerie nationale. Ces deux Lébous ont vécu la politique avec passion, sans jamais se soucier d’accumuler des richesses. 25 Mars 1957 : Rappel à Dieu à Tivaouane de Serigne Ababacar SY (72 ans), premier Khalife général des Tidianes à la suite du rappel à Dieu en 1922 de son père El Hadji Malick Sy. 🇸🇳 1/4 - Titre religieux, encore un stigmate de la colonialisme ? En fait, il semble que le titre de « Khalife général » n’ait été véritablement institué qu’après son rappel à Dieu, par Pierre Auguste Lami, premier président du Conseil de gouvernement du Sénégal en 1957/1958 (cf. S. Mangane). D’autres sources indiquent toutefois que ce titre aurait commencé à être utilisé juste après le rappel à Dieu de Maodo et de Serigne Touba. Je n’ai pas vu, personnellement, un document datant d’avant 1957 avec le terme « Khalife Général ». Ce qui est certain, c’est que ce ne sont pas les confréries soufies elles-mêmes qui ont donné ce titre à leurs guides spirituels, appelés simplement «Khalife de…». Le titre de «Khalife général» apparaît ainsi comme une construction du logiciel colonial, dans sa logique centralisatrice et assimilationniste, visant à éviter toute dispersion de l’autorité religieuse — et donc la multiplication des interlocuteurs et des oppositions. En tout état de cause, on ne peut écrire l’histoire politique du Sénégal colonial sans tenir compte de l’influence de ces khalifes, notamment celui qui, durant 35 années à la tête de la confrérie tidiane, en a façonné durablement le visage, notamment à travers la structuration autour des dahiras. Ce doomu Ndar, dont on chantait le « bonnet carré », a été, avec son contemporain khalife général des mourides, un soutien décisif à Senghor, ce catholique enraciné dans la ruralité (mais aussi attentif à la classe ouvrière urbaine, comme te le rappellerait ton Nijaay Buuba Diop), face à Lamine Guèye, le musulman urbanisé. On raconte d’ailleurs que, tout en laissant la liberté de vote à ses taalibés, Seydi Ababacar Sys’était présenté vêtu d’un élégant manteau laissant subtilement deviner son inclination politique, lors des élections législatives — probablement celles du 2 janvier 1956 — remportées par Senghor et Mamadou Dia avec 75 % des voix face à Lamine Guèye. D’une certaine manière, la laïcité telle que conçue dans la Constitution de 1963 est le fruit de la lecture que Senghor fit, dès 1946, de ses relations avec les deux puissants khalifes de l’époque Serigne Babacar Sy, premier khalife d’El Hadj Malick Sy, et Serigne Falilou Mbacké, le deuxième khalife de Serigne Touba. Ainsi, bien que la Constitution de 1963 s’inspire des textes français, elle se garde d’adopter une laïcité de stricte neutralité, du type : «la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte». Au contraire, Senghor conçoit une laïcité sénégalaise : fondée sur une liberté religieuse pleine et assumée, reconnaissant de facto le rôle des confréries, et excluant toute forme de propagande hostile aux religions. Conscient de leur influence, il a même recommandé à son successeur de ne jamais passer trois mois sans rencontrer chacun des khalifes. ➡️ Abdou Diouf appliquera scrupuleusement cette consigne. ➡️ Abdoulaye Wade ira jusqu’à afficher une proximité spectaculaire avec son marabout — au point d’inspirer au philosophe Ousseynou Kane ce texte resté célèbre dans @walfadjrisn : «La République couchée». ➡️ @Macky_Sall , lui, investira massivement dans des infrastructures visibles dans les foyers religieux et les autoroutes menant à Touba et Tivaouane. ➡️ Et @PR_Diomaye , malgré les procès en «salafisme» faits à son camp, montre aujourd’hui qu’il s’inscrit pleinement dans cette tradition de reconnaissance de l’autorité confrérique. En réalité, les cinq présidents du Sénégal depuis 1960 ont tous su prendre le pouls religieux du pays, y compris dans sa composante catholique, en entretenant des relations suivies avec khalifes et archevêques. Ils savent gagner leurs élections par les urnes mais sont conscients aussi que la stabilité du pays dépend en grande de la fonction régulatrice des grands leaders religieux ! Khalifa Babacar est un doomu Ndar. Et tout jarbaat ou sët doit prier Maam Sokhna Rokhaya Daba SY, fille de Serigne Babacar Sy, et de Mamaat Sokhna Seynabou Diagne, fille de Ibrahima. Je vous balance ce texte sur « Xalifa Mbaye mi fi nekoon’’, aperçu dans le statut Whatsafsapp d’une grande journaliste pour qui j’ai beaucoup d’estime et qui s’assure que le débat parlementaire est bien transmis aux citoyennes et citoyens ! « Sy Malick Ndiogou fama Bakari ak Daraaman Arame Ló Maam Koumba Caam Mbañ Faatim, Mak Penda, Buguma Penda, Xaar Yàlla bokkul coor Sy Sawandé, Sy Alpha Mayoro. Ali Michel sambay naar Welle, Nabu Njaay, Xalifa, Yaay Daba Njaay Fa Géy Demba misi Jaawar. » Bon je stoppe ici car c’est bien plus long que cet extrait (Pas le temps de faire contrôler la transcription wolof par Aaji, Koddu ou Basiir) # 26 Mars 2005 : A Dakar de Adja Arame Diène (79 ans), présidente de l'Union régionale des femmes socialistes du Cap Vert (Dakar) depuis 1973. Entrée en politique en 1945, elle avait rejoint le Bloc Démocratique Sénégalais (BDS) à sa création en 1947. Régulièrement élue à l'Assemblée nationale de 1983 à 2001. 🇸🇳 2/4 : Adja Arame Diène militante, pas influenceuse ! Si Caroline Diop et Maïmouna Kane resteront comme les premières figures féminines du pouvoir législatif et exécutif post-1960, la figure de militante politique est incontestablement Adja Arame Diène. Présente sur la scène politique depuis 1946, militante du BDS de Senghor-Dia-Ndaw, elle a été présidente de l’Union régionale des femmes de l’UPS en 1973, alors que Senghor dirigeait le parti. Cela traduit la reconnaissance — certes un peu tardive — du leadership de cette femme, qui deviendra, par son militantisme altruiste, la « mère du parti », un titre bien plus important que toute fonction officielle, y compris celle de présidente du Mouvement des femmes. D’une fidélité absolue envers Senghor puis Diouf, elle sera élue députée en 1983, avec d’autres femmes dites « analphabètes », simplement parce qu’elles n’avaient pas fréquenté l’école française ! Adja Arame Diène fit alors ce qui était, pour elle, naturel et légitime : s’exprimer en wolof/lébou à l’Assemblée nationale. Une révolution. Plus tard, Lobatt Fall viendra, lui aussi, y parler pulaar (j’en ai déjà causé). Évidemment, Senghor et Abdou Diouf n’ont jamais manqué de la consulter pour promouvoir les femmes sénégalaises, au sein comme en dehors du parti. Je laisse ses pairs du Musée de la Femme Henriette Bathily — toi jarbaat juriste, tu as déjà visité ce lieu ? — vous décrire cette fervente talibé de Serigne Babacar Sy (rappelé à Dieu un 25 mars, voir ci-dessus): « Adja Arame Diène était une grande dame, forte et élégante. On ne la voyait jamais sans “tusngël” (khôl) sous les yeux ni sans son inséparable “uppu kaay” (éventail africain). Calme et posée, elle incarnait des valeurs morales telles que le respect de la parole donnée, la générosité et la fidélité. » Vous, jeunes jarbaat, vous ne serez jamais des militantes à la dimension humaine d’Adja Arame Diène! Aujourd’hui, vous parlez beaucoup au nom des femmes… elle,la Médinoise, agissait pour elles. Adja Arame Diène ne s’occupait pas des causes médiatisées, mais de la cause des femmes “ci barke Serigne Babacar Sy”, formule qu’elle a répété des milliers de fois dans sa vie. 🇸🇳 3/4 Naissance de Bassirou Diomaye Diakhar Faye à Ndiaganiao en 1980. Cinquième président du Sénégal, In shaa Allah. Ci-dessous, ce que j’avais écrit en 2024 (Titre ajoute quand même en 2026 !) « Sereer vs Hal Pulaar au palais… et le système qui rigole en coulisses » Élu le 24 mars 2024, à 44 ans, pour succéder à Macky Sall, son aîné de 19 ans. Le Sereer Faye pourra dire au Hal Pulaar Sall : « Pousse-toi, ton roi arrive. » Le Hal Pulaar répondra au Sereer : « Toi, ton seul programme, c’est de manger du couscous au palais ! » Tous les deux vont rigoler, prier l’un pour l’autre et pour le pays. Et l’exception sénégalaise, faite de crises surmontées, de vraies-fausses tensions, de maturité électorale, de kàll, de gámmu, de njuuc-njaac et de transhumance politique, en sortira renforcée — même si cette exception n’est plus si exceptionnelle que cela. En attendant de savoir de quel titre grandiloquent va l’affubler El Hadj Mansour Mbaye, après le « Abdou Diouf, gardien de la Constitution », le « Abdoulaye Wade, président de tous les Sénégalais » et le « Macky Sall, président de l’espoir des Sénégalais ». Le système a les reins solides, et sa stratégie de « wër ndombo », d’endiguement — ou de "containment", pour faire English — sera rapidement à l’œuvre pour éviter toute (vraie) rupture préjudiciable à ses intérêts. On peut changer de président, mais le système, lui, connaît toujours les recois ou se cacher dans les Institutions, attendant de se réinstaller apres les 100 premiers jours nouveau chef. InshAllah… car le Conseil constitutionnel n’a pas encore dit son dernier mot ! Ne capturez pas ce tweet nak 😅 — si Diomaye n’est pas président, dama koy effacer ndax ragal dugg ngun siin ! # 4/4 25 Mars 2013 : Rappel à Dieu du Grand Serigne de Dakar El Hadji Bassirou DIAGNE Marème Diop (85 ans). N'étant pas un descendant de la lignée paternelle de Dial Diop (à laquelle appartenait sa mère), il avait vu son intronisation en 1985 contestée par une partie de la communauté Lébou. Le premier Grand Serigne installé en 1795 s’appelait Dialy Ngoné Mbengue Diop dit Dial Diop, fils de Massamba Diop, un noble de l'ancien royaume du Cayor 🇸🇳Jarbaat, à propos du Grand Serigne, je vous avais déjà renvoyé, dans notre conversation du 23 mars 2024, a un excellent article de @SenePlus) #Senegal #Kebetu #25mars #26mars Source des éphémérides : SenegalDates de Atoumane Mbaye
Mademba Aas Njaay tweet media
Français
0
6
9
574