maxime jacoby
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@saintagil
Épicurien sensible à la beauté. J'aime tellement la langue française que je considère un peu comme une trahison le fait d'apprendre une langue étrangère. Guitry





HUIT ANS DE CAQUISME EN MATIÈRE ÉCONOMIQUE : SIX QUESTIONS POUR CHRISTINE FRÉCHETTE, PREMIÈRE MINISTRE DU QUÉBEC La première ministre du Québec, Christine Fréchette, fera aujourd’hui une annonce qui reprend en partie l’engagement du Parti Québécois de baisser la fiscalité des petites entreprises québécoises. Nous nous réjouissons que la CAQ ait à nouveau puisé dans nos engagements des dernières années. Au-delà des mesures de dernière minute qui tentent vraisemblablement d’effectuer un 180 degrés sur les orientations économiques caquistes, il est impératif aujourd’hui de dresser un bilan de ces huit ans de caquisme dans le cadre desquels Christine Fréchette a été « superministre » de l’économie durant plusieurs années, de même que ministre de l’immigration. Voici quelques questions fondamentales : 1-Si la doctrine économique de la CAQ, avec son bar ouvert de subventions aux entreprises choisies au pif du ministre, était si efficace, pourquoi le Québec a-t-il enregistré l'une des pires croissances du PIB par habitant de tout l'Occident sous leur gouvernement? Quand on regarde la performance économique du Québec sous la CAQ, on constate que l'augmentation du PIB réel par habitant n'a été que de 4,9 % entre 2018 et 2025, ce qui représente une moyenne de 0,7 % par an. Cette performance se classe parmi les plus faibles en Occident. 2- Dans ce bilan économique, comment justifier les 6,4 milliards de pertes accumulées en sept ans dans le Fonds de développement économique, le « véhicule privilégié par le gouvernement pour effectuer des interventions structurantes au bénéfice du développement économique du Québec » ? 3- Comment la Première ministre explique les nombreux fiascos financiers qu'elle a elle-même défendus sur toutes les tribunes et cette manie de favoriser la grande entreprise étrangère au détriment des PME québécoises, alors que plusieurs partis d'opposition mettaient le gouvernement en garde de ne pas jouer au casino avec l'argent des Québécois? o 710 M$ dans Northvolt; o 227M$ dans Lion; o 55 M$ dans Flying Whales; o 365 M$ dans Recyclage Carbone Varennes; o 84 M$ dans Enerkem; o 100 M$ dans Polycor. 4- Comment explique-t-elle l'échec retentissant de la réforme d'Investissement Québec sous la CAQ, qui a abouti à un rendement de 0 % l'année dernière et dont le rendement sur cinq ans a été deux fois moins élevé que celui de son équivalent fédéral, la BDC? 5-Comment expliquer la croissance anémique de la productivité au Québec sous la CAQ, un fait bien documenté par le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal ? Il y a quelques semaines à peine, la politique fiscale en matière d'innovation pilotée par la Première ministre elle-même était qualifiée par le CPP de « réforme fiscale coûteuse à l'efficacité incertaine». 6- Après avoir défendu pendant des années que sa hausse majeure des seuils d’immigration permettrait de combler la pénurie de main-d’œuvre, comment la Première ministre justifie-t-elle sa politique migratoire du « toujours plus » alors qu’il y a toujours pénurie de main d’œuvre et de l’aveu de sa propre formation politique, beaucoup d’enjeux liés au logement, au français et aux services publics? Avec de telles politiques, le Canada s'est plongé dans un « piège démographique» , un phénomène où « aucune augmentation du niveau de vie n'est possible » parce que l'accroissement démographique dépasse la capacité d'absorption de l'économie, au point de la ralentir. Aujourd'hui, Christine Fréchette tentera fort probablement de nous dire que le gouvernement a été trop interventionniste et qu'il doit prendre un virage. Elle dira ainsi exactement le contraire de la politique qu'elle a elle-même menée et défendue bec et ongles à la CAQ jusqu'à tout récemment, alors qu’elle se vantait des milliards dépensés et qu’elle accusait les partis d'opposition qui remettaient en question cette façon d'opérer l'économie québécoise. Il y a cependant longtemps que les Québécois ont cessé de suivre les nombreux changements d’orientation de ce gouvernement. Les manœuvres désespérées d'aujourd'hui arrivent malheureusement trop peu, trop tard. La Première ministre doit maintenant répondre de son bilan et des échecs économiques qu'elle a elle-même pilotés durant tant d'années. Crédit: Olivier Croteau/Radio-Canada


La pire tentative d’annulation de la librairie La Liberté vient de cette prof de Cégep qui a écrit: «J’étais cliente - et bonne cliente. J'exigeais même que mes 125 étudiants par session commandent leurs trois ouvrages obligatoires à La Liberté. C'est terminé.» En littérature, une enseignante devrait former ses étudiants dans l’aversion de l’index et de la censure. Rappeler que la littérature était le seul endroit où on pouvait tout dire. Faire lire Sade, Gide, Miller et Bukowski. On sait tous que l’Inquisition a brûlé le dictionnaire philosophique de Voltaire. Comment cette prof peut aujourd’hui appeler au boycott d’une librairie? J’ai choisi de caviarder son nom. L’objectif n’est surtout pas de la doxxer. J’espère néanmoins qu’elle se reconnaît, fera son mea culpa et invitera ses élèves à continuer de fréquenter la librairie La Liberté.









Il serait bon, lui, comme coanimateur avec Marie-Louise Arsenault. Il a le profil radio-canadien. :-)











