
Benoît Desaulle
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Benoît Desaulle
@tioneb3
Une certaine idée de la politique et de ... la France ! Un regard parfois amusé et trop souvent triste ...











Je crains que la cérémonie des Molière fasse plus de dégâts sur l’image de France TV que le rapport parlementaire. Quand le conformisme de gauche se parle à lui-même et fait la leçon ricaneuse. Tellement déjà vu et entendu, tellement paresseux, tellement monocorde, tellement irrespectueux des contribuables et finalement tellement nuisible au spectacle vivant censé être promu par la cérémonie. Ainsi va hélas la France.




🔴 Le PDG de Total refuse de se présenter en audition devant les députés. Il ose parler de pénurie alors que l'entreprise à plusieurs mois de stock, tout en faisant des milliards de surprofits pendant que le peuple paie. Les pétroliers ont multiplié leurs profits par 4, avec la bénédiction du gouvernement. Quand nous serons au pouvoir, nous bloquerons le prix de l'essence à 1,70e !


































Au sommet sur le nucléaire civil, Emmanuel Macron a expliqué que l’atome est « clé » pour notre souveraineté, le climat et la compétitivité. Il a raison. Mais tout cela était déjà vrai en 2019 quand avec son gouvernement il fermait Fessenheim, abandonnait Astrid, programmait l’arrêt de 14 réacteurs. Il y avait même compétition au sommet de l’Etat pour le revendiquer ! Et quand nous étions un certain nombre à dénoncer cette tragique décision, le dénigrement était immédiat, sans autre argumentation qu’un supposé vent de l’histoire. Quand aussi à Bruxelles @fxbellamy et @ArnaudDanjean notamment y défendaient avec lucidité le droit des Etats membres à choisir librement leur mix énergétique, les députés du camp présidentiel votaient contre le nucléaire et en étaient aussi fiers que leurs mentors président de la République et premier ministre. Aujourd’hui, le Président se drape dans la « souveraineté nucléaire » après avoir été l’un de ses principaux fossoyeurs, tandis que la PPE3 continue de donner la priorité à des renouvelables massivement subventionnés qui forcent le parc nucléaire à des modulations coûteuses. Le changement de discours ne vaut rien s'il n'est pas suivi d'effets concrets. Pendant ce temps, la France - c’est à dire notre industrie, les services et l’agriculture, tous les ménages aussi - paie cher ses errements qui resteront l'une des plus grandes fautes politiques de notre histoire récente.



Sur le nucléaire : concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. Il se prolongera avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs avant 2030.




