Watnowa retweetledi

Vous allez me détester… mais c’est factuel.
Après avoir subi des pluies records, des inondations d’ampleur et des niveaux de saturation des sols jamais atteints à l’échelle nationale… nous voilà, à peine un mois et demi plus tard, avec des sols superficiels déjà en sécheresse. Ouai, c'est vrai.
La Bretagne illustre parfaitement cette bascule : jusqu’à +200 % d’excédent cet hiver (carte de droite)… puis un déficit proche de -80 % dès le milieu du printemps (carte de gauche).
On est passé en claquant des doigts à des problématiques agricoles d'EXCES d'eau (asphyxie racinaire, accès à la parcelle impossible) à un problème de DEFICITS :
➡️Problème de manque d'eau pour la germination pour les semis en cours (voire décalage de semis ou irrigation au semis).
➡️Difficulté de valorisation de l'engrais car pas assez d'eau dans le sols.
➡️Bon démarrage de la pousse prairiale mais ralentissement à venir de la croissance s'il ne pleut pas prochainement.
➡️Température très élevées et démarrage précoce de la végétation qui pompe de l'eau dans les sols : le combo parfait pour un assèchement rapide !
Alors, la situation n'est bien sûr pas dramatique (enfin pour le moment, à voir s'il va repleuvoir). L'indice hydrique des sols n'est pas records : il est dans les 20% les plus bas sur la période depuis 1959.
Ce poste permet tout simplement d'illustrer une des conséquences de changement climatique : l'accentuation du cycle de l'eau avec des bascules rapides d’un extrême à l’autre. Le “juste milieu” hydrique, qui faisait la stabilité et la performance de l’agriculture française, tend à disparaître.
Heureusement, pour l’instant, le niveau des nappes reste globalement satisfaisant.


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