Loris Chavanette

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@LChavanette

Historien, romancier. Phd @EHESS_fr. Enseigne la Révolution et Napoléon à l’université. Dernier livre : LES FEMMES ENTRENT EN RÉVOLUTION 5-6 octobre 1789 (2026)

Paris, France เข้าร่วม Mart 2019
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Loris Chavanette
Loris Chavanette@LChavanette·
La visite de l’église Saint-Sulpice clôt chaque année mon enseignement à l’@icp_officiel. C’est là que Camille Desmoulins et Lucile se sont unis devant Dieu et Robespierre leur témoin ; là que l’on voit encore, dans le croissant de lune surmontant le portail, la glorification de l’Etre suprême ; là encore que Delacroix offrit à nos yeux émerveillés la Lutte de Jacob avec l’ange, pour laquelle il a tant souffert. Il y a un peu plus de vingt ans, je passais ma licence de droit et commençais mes recherches pour un roman sur la Révolution française se déroulant dans le faubourg Saint-Germain avec pur personnages le trio Desmoulins, Robespierre, Danton. Je m’étais alors fait recruter guide bénévole de l’église la plus italienne de Paris, afin de connaître au plus intime, jusque sur ses hauteurs, cime touchant le ciel, le personnage de pierre de mon roman appelé à devenir , dans mon imagination encore vierge de création, une Notre-Dame de Paris du XXIe siècle. Il n’en fut rien, le roman, travaillé quatre longues années, resta au stade de fœtus et je m’engageais sur le chemin de la thèse d’histoire après un DEA en histoire du droit, à l’issue duquel je soutenais un mémoire sur le procès des Dantonistes. Mon rêve littéraire de Saint-Sulpice s’était mué en science humaine et sociale. Pourtant chaque année, je retourne jouer au guide devant la fontaine Visconti aux vasques léonines, avec mes étudiant(e)s de licence en histoire. J’essaie de leur faire sentir le pouls historique de leur ville, pour la leur faire aimer différemment. Entre deux monologues certainement trop lourds et entremêlés de poèmes que j’emprunte aux plus belles plumes de mon pays - pour le leur faire aimer un peu aussi je crois - je tente de leur faire comprendre que tout s’acquiert, et plus encore se conquiert, avec un peu de volonté et beaucoup de passion. Ils m’ont offert en retour ces sourires, enfants du soleil, baignant dans leur jeunesse que l’on croirait éternelle si l’on n’avait pas fait soi-même l’expérience de la disparition et de la chute. L’espace d’une matinée il m’a été donné d’avoir 20 ans encore une fois.
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Le jour où Mirabeau a dit «Nous ne sortirons que par la forces des baïonnettes», raconté par l'historien Loris Chavanette, dans Parlez-moi d’histoire avec @GuilPerrault
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Le Figaro TV
Le Figaro TV@LeFigaroTV·
«Alexandre Dumas s’est inspiré du destin de Mirabeau pour le personnage d’Edmond Dantès», explique l’historien Loris Chavanette dans Parlez-moi d’histoire avec @GuilPerrault. → l.lefigaro.fr/BsoV
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Loris Chavanette
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@jdomerchet @seriatimfr Un de ces rares romans, avec Splendeurs et misères des courtisanes ou L’homme sans qualités, La montagne magique et quelques rares autres, qu’il faut relire aux différents âges de la vie pour en comprendre tout le suc.
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jean-dominique merchet
jean-dominique merchet@jdomerchet·
#Lectures2026 Qui était l’auteur du « Guépard », l’un des plus grands romans de la littérature européenne ? On imagine volontiers l’auteur sous les traits de Burt Lancaster, qui incarna son héros, le prince de Salina, à l’écran. Erreur ! Dans une exceptionnelle biographie, fort bien documentée et écrite, à l’humour ravageur, Loup Odoevsky Maslov (dont on sait peu de choses) nous dévoile la vie de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Il était un gros bonhomme emprunté et bougon, dans les jupons de sa mère puis marié à une psychanalyste lettonne imposante. Enfant de la vieille noblesse sicilienne de plus en plus désargentée, Giuseppe ne fit rien de son existence : dans son milieu, travailler était déchoir. Rien, si ce n’est, à la fin de sa vie, écrire un chef d’œuvre, qui ne fut publié qu’après sa mort en 1960. Vous avez aimé Le Guépard ? Jetez vous sur la biographie de son auteur. Vous ne serez pas déçu. Loup Odoevsky Maslov « Giuseppe Tomasi di Lampedusa - une biographie » @EditionsSeguier
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Loris Chavanette
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Le château de la Malmaison est un bijou. Après le lit où l’impératrice a rendu l’âme, on suit le dernier souffle de #Napoléon à Sainte-Hélène et découvre, dans la même salle, le visage de Bonaparte à Brienne : s’y dessine un rêve de grandeur. Enfance et mort sont côte à côte !
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Loris Chavanette
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J’avais donné pour sujet : #Napoléon et la personnalisation du pouvoir. Suit la traditionnelle correction des dissertations de mon cours d’ #histoire sur le Consulat et le Premier empire à l’université. Certains ouvrent avec #Robespierre, d’autres avec Walter Scott et Beethoven. Tantôt un supplice, confronté à la chute vertigineuse de l’orthographe et de là culture historique. Tantôt un sentiment de fierté devant la rigueur d’une pensée et l’érudition exprimées dans un français remarquable. Il y aura des malheureux et des récompensés, des déceptions et des encouragements, avec cette diversité des talents que l’on trouve dans la nature humaine, même si je crois forcément, avec Aristote et son Éthique à Nicomaque : l’éducation est la clé de voûte de l’humaine richesse.
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J-Christophe Buisson
J-Christophe Buisson@jchribuisson·
Tout n'est pas fichu. #LesRayonsEtLesOmbres de Xavier Giannoli dépassera les 500 000 entrées pour ses 2 premières semaines d'exploitation. Malgré sa longueur (3h15). Malgré les articles misérables de Libé et de L'Humanité et les humeurs d'historiens malveillants. Ou grâce à eux.
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Loris Chavanette
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Comment je dois au peintre Raphaël et à son Ecole d’Athènes l’idée de mon dernier livre : Les Femmes entrent en révolution 5-6 octobre 1789? Postface   C’est en montant les marches du grand escalier de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de ce livre. Devant moi, L’Ecole d’Athènes de Raphaël. Je musardais depuis des semaines dans les rayons sans parvenir à retrouver l’énergie et l’émotion dont j’ai besoin pour écrire sur la Révolution. C’est donc à Raphaël que je dois presque tout.             La fresque raconte l’humanisme lointain des Grecs anciens, savants ou lettrés, astronomes ou philosophes. Chaque fois que je passais devant ce cosmos d’intelligences, je me sentais redevable. Mais ce jour-là, j’ai été percuté par une évidence : dans ce tableau, où l’on peut dénombrer pas moins de cinquante-deux personnages, il n’y avait pas une seule femme. Rien que des hommes ; partout des regards, des cheveux, des mains d’hommes. Cette absence me parut abyssale. Raphaël n’avait pas cherché la parité de toute évidence. Dans sa fresque du Parnasse pourtant, le maître de la Renaissance avait représenté la muse Calliope, mère d’Orphée, associée secrètement à la poétesse Sapho dont le nom était d’ailleurs inscrit en minuscule. D’ailleurs de nombreuses figures féminines trônent au milieu des hommes. Ainsi dans le Parnasse, « la maison de la poésie », les femmes ont toute leur place, mais aucune n’appartient au monde de la science, encore moins à la sphère politique. Pourtant, l’artiste a caché une femme dans L’Ecole d’Athènes.             Au premier plan à gauche, juste derrière Parménide, se tient un personnage à l’apparence androgyne, flottant dans sa tunique blanche de vestale, peint de face, les yeux nous fixant avec une expression vaporeuse. La figure est belle, jeune, les cheveux longs et lisses, avec la raie parfaitement au milieu. Entourée d’hommes barbus à la peau mate et s’agitant, elle appose sa main contre sa poitrine, presque contre son sein. Elle, c’est Hypatie, philosophe et mathématicienne grecque née à Alexandrie, la perle de la Méditerranée, au IVe siècle de notre ère. Reconnue pour ses talents, elle enseignait à l’université, mais parce qu’elle dérangeait politiquement, accusée de semer le trouble entre les autorités publiques et religieuses de la ville, elle fut dénudée puis mise à mort en 415 par des moines chrétiens qui l’ont dépecée et jetée au feu. Il n’était pas de bon ton, même sous la Renaissance, de donner une image négative de l’Eglise, et le Vatican a donc veillé à ce que la jeune femme soit maquillée en homme sous les traits d’un neveu du pape, quitte à ce que celui-ci paraisse quelque peu efféminé. Assassinée pour des motifs politiques de son vivant, Hypatia était encore congédiée, ostracisée de l’art, plus de mille ans après. Lorsque j’ai levé le voile sur cette intrigue, j’ai songé à la solitude de l’artiste obligé de se censurer. Surtout je me suis mis à imaginer le sort cruel cette martyre païenne abandonnant ses élèves, ses livres, ses découvertes, victime de la vieille conspiration des hommes médiocres, jaloux des talents, des vertus et de la beauté d’une femme de valeur supérieure à la leur : ils préfèrent l’étouffer dans son sang plutôt que de la laisser briller. Avec le temps, Hypatie est devenue une des figures féminines les plus célébrées pour son brio et son audace, au point de devenir une des muses du mouvement féministe.
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Il y a une indéniable capacité à saisir la psychologie et l’environnement de son personnage dans le Joséphine de Françoise Wagener, où le talent de conteuse complète l’érudition de l’historienne. Est-ce parce qu’elle fait entendre d’emblée que les historiens ayant croqué l’Impératrice ont manqué d’empathie envers leur sujet ? Ah ! il est vrai, la méthode historique réprouve ce genre de procédé où psychologie et objectivité feraient mauvais ménage. Pourtant, combien il est plus plaisant encore de lire une oeuvre où l’historien est aussi un peu narrateur entre les lignes. Artiste-peintre parmi les fantômes du passé. Joséphine, l’être normal par excellence plongé dans des circonstances qui ne le sont certes pas (comment ne pas faire le lien avec la lecture de Marie-Antoinette du grand Zweig !), en ressort embellie des parures de la littérature et de l’histoire, car, oui, l’historien, lui aussi, a droit d’avoir un certain don d’imagination pour se glisser dans la peau de son personnage et endosser ces tuniques que l’on croyait fanées avant qu’il ne les défroisse et leur donne une seconde vie. Et puis, enfin, qui a encore du style et de l’audace, c’est à dire un certain penchant pour l’indépendance d’esprit et la liberté de créer du beau, du vrai ? Wagener a tout cela, ainsi de ce bonbon de phrase où s’immisce l’analyse la plus fine : « Ce qui avait commencé, rue d’Antin, comme un trépidant vaudeville, s’achevait aux Tuileries, quatorze ans plus tard, dans la solennité, poignante d’une tragédie antique. La baronne de »Turcaret » et son petit général énamouré s’étaient métamorphosés devant l’Europe interdite, en un Titus et une Bérénice que leur sacrifice magnifiait encore… Évolution inouïe, avouons-le ! » Avouons que l’écriture de l’histoire à la française a du panache derrière elle et peut s’enorgueillir de n’avoir rien de fade tant que l’historien est aussi écrivain. L’historienne aussi une remarquable écrivaine. Ainsi les paysages de mon pays intime et profond défilent sous mes yeux en même temps que ces phrases au charme de vignes grimpantes et de cerisiers en fleurs. S’exhale un parfum de France dans la wagon, dans lequel je médite un instant sur ce jugement de Wagener : « #Napoléon sans Joséphine ne serait pas tout à fait Napoléon. »
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Raymond Aron a toujours raison… Ma tribune sur le vice originel de notre démocratie enfantée par notre révolution si singulière est en accès libre @Le_Figaro « La démocratie moderne, conçue à l’origine comme le mètre étalon de l’esprit de tolérance par la garantie de la libre expression des opinions permettant la compétition électorale, s’est révélée l’école d’apprentissage de la détestation de l’autre. » @FigaroVox @RonanPla @AlexDevecchio @vtremolet @GTabard #histoire #politique #municipales #démocratie #révolution lefigaro.fr/vox/histoire/l…
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Mon dernier essai LES FEMMES ENTRENT EN RÉVOLUTION en couverture du Figaro littéraire Les femmes d’octobre 1789 à l’honneur, pour le meilleur et pour le pire… Oui mais dans quelles proportions ? La réponse chez @Ed_Tallandier #histoire #révolution #violence
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Une France coupée en deux avec les #municipales, où le médiocre prédomine. Et je découvre cette accroche d’une dissertation, où les fautes d’orthographe sont légion. Pauvre Versailles… Quels électeurs demain? Le professeur peut-il s’abstenir de noter comme le citoyen de voter?
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