
LA SAGESSE DU CIO Le Comité de sages sur l’identité de genre appelait, dans son rapport déposé en mai 2025, à maintenir des catégories sportives exclusivement féminines, reconnaissant les enjeux d’égalité réelle, d’équité et de sécurité dans les compétitions sportives pour les femmes.[1] C’est la voie qu’a choisie le Comité international olympique (CIO) en annonçant ce 26 mars que, dorénavant, l’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux Olympiques, ou d’un autre événement du CIO, qu’il s’agisse de sports individuels ou d’équipe, est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin.[2] Contexte L’égalité entre les sexes signifie que les femmes bénéficient des mêmes chances de participer aux dimensions sociales, culturelles, politiques et économiques en société que les hommes. Un traitement différent est parfois requis afin d’atteindre et de promouvoir cette égalité. C’est le cas dans le domaine du sport où la création de catégories féminines a donné aux femmes les mêmes chances de participation et de réussite qu’aux hommes. Or, l’inclusion des personne-trans et des personnes porteuses d’anomalies du développement sexuel dans les compétitions sportives féminines, ces dernières années, a ébranlé l’égalité entre les sexes dans le sport. Cela a fait en sorte que des athlètes-femmes ont perdu des occasions de participer et de gravir le podium, au profit de personnes du sexe opposé, dans des domaines aussi variés que l’haltérophilie, le vélo de montagne, l’athlétisme, la natation, le crosscountry, le tir à l’arc, le cyclisme et la boxe. Le CIO se devait d’agir. Avantage physiologique masculin dans le sport Les différences fondamentales entre les hommes et les femmes sont principalement liées à la longue histoire évolutive de nos rôles reproductifs respectifs. Ces différences ont mené à certaines disparités physiques dont celles concernant la structure squelettique, la masse musculaire, la force, la puissance, l’endurance et la capacité aérobie, qui donnent aux hommes un avantage notable dans de nombreuses disciplines sportives. C’est cet avantage physique masculin qui a justifié la création de catégories sportives distinctes et de règles différentes entre les sports masculins et féminins dans les années 1920. Par exemple, dans le 100 mètres haies, les barres pour les femmes sont 15 centimètres en dessous de celles des hommes; le ballon est de plus petite taille en basket-ball et handball féminin et le projectile utilisé au lancer du poids, du javelot, du disque ou du marteau, est plus léger. Certaines disciplines sont également très différentes comme c’est le cas pour la gymnastique artistique où les figures demandées et les agrès utilisés sont, en général, différents. La Charte canadienne Au Canada, le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes s’appuie sur le sexe. La Charte canadienne des droits de la personne stipule, à l’article 28, que « les droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux personnes des deux sexes ». En anglais, on indique « that all rights and freedoms within the Charter apply equally to male and female persons ». Les termes “male” et “female” font indéniablement référence au sexe de la personne. La femme est la femelle de l’espèce humaine, alors que l’homme est le mâle de l’espèce. Il n’existe pas de 3ième sexe. Les personnes dites « intersexes », ou porteuses d’anomalies du développement sexuel, font partie de la diversité des mâles et des femelles. Les tests génétiques proposés par le CIO permettront de diriger ces personnes dans la catégorie sportive appropriée, en fonction de la présence ou non d’un « avantage physiologique » induit par leur sexe. Les nouvelles directives du CIO, qui favoriseront une plus grande égalité entre les sexes dans le sport, apparaissent donc conformes à la Charte canadienne. Espérons que nos gouvernements s’en inspireront pour nos sports locaux. [1]cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/ad… [2]olympics.com/cio/news/annon…













