
#Niger 🛢SONIDEP ⛽️ 12 millions de litres d’essence disparus Près de 12 millions de litres d’essence ont disparu entre la SONIDEP, le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur et le palais. Des documents internes consultés et archivés, mettent en cause le général Toumba, l'inspecteur Ali Seibou Hassane, DG de la SONIDEP, et le colonel Maidagi pour le compte du Palais. En effet, l’État alloue un budget à la Défense pour le carburant de l'armée, versé directement sur le compte de la SONIDEP afin d’assurer un approvisionnement régulier, pour que chaque litre de carburant destiné à l’armée soit tracé et comptabilisé, garantissant transparence et contrôle. Mais depuis l’arrivée de ces pétro-kidnappeurs au pouvoir, ce mécanisme a été détourné. En lieu et place du circuit budgétaire normal, un ancien système de délivrance de bons, de pratiques opaques du socle T3, a été dépoussiéré et remis en circulation. Des correspondances des ministères de l’Intérieur et de la Défense adressées à la SONIDEP autorisant la délivrance de carburant sur la base de ces bons, contournant ainsi les mécanismes de traçabilité et de contrôle. Le système a d’abord fonctionné comme un cercle restreint, entre l’inspecteur Ali Seibou Hassane DG Sonidep, par ailleurs cousin du général Toumba, le général Toumba lui-même, le lieutenant des FAN Harouna Sala Abdoulaye, directeur des marchés publics au Ministère de l’Intérieur, et le colonel Maidagi, pour le compte du Palais. Le scandale éclate lorsque certaines unités militaires dénoncent des difficultés d’approvisionnement en carburant, là où elles recevaient 50 litres, elles n’en reçoivent plus que 20. C'est alors que le général Mody découvre des irrégularités dans le circuit d’approvisionnement du carburant, au ministère de l’Intérieur À l’absence du général Toumba, alors en déplacement médical à l’étranger, le général Mody met fin aux fonctions du lieutenant des FAN Harouna Sala Abdoulaye et d’un de ses collègues au ministère de l’Intérieur, et ordonne l’ouverture d’une enquête interne. Le dossier est confié au colonel Bala Arabé de la DGDSE. Deux cadres de la SONIDEP sont arrêtés, par la suite. Mais l’affaire prend une tournure putschiste. À son retour, le général Toumba conteste auprès de Tiani les décisions prises en son absence, par son intérimaire le général Mody d'écarter ses collaborateurs sans son aval. Il se dit aussi déjà sidéré par la suspension à titre conservatoire et l’arrestation de son frère, Moussa Madougou Dakaou, chef de canton de Sokorbé, suite à ses propos stigmatisants et incitant à la haine ethnique. De l’autre côté, Ali Seibou DG de la SONIDEP, manœuvrait aussi pour la libération de deux cadres de la SONIDEP arrêtés, précédemment mentionnés. C’est dans ce contexte qu’apparaît le nom du Lieutenant Aziya, décrit par ses collègues du renseignement comme le relais entre Bala Arabé et Ali Seibou, le DG de la SONIDEP. Des sources internes à la DGDSE affirment même que le lieutenant Aziya s’était rendu à la SONIDEP, le mois dernier, une trentaine de fois… et est soupçonné d’y faire circuler d’importantes sommes d’argent entre les deux boîtes. C’est à ce moment que Bala Arabé bascule dans le circuit, sous l'influence du lieutenant Aziya, transformant ce qui était initialement un circuit restreint en un système de fraude beaucoup plus étendu et difficile à contenir… Une fois mis dans le bain, le DG de la SONIDEP lui fait comprendre que les personnes arrêtées sont ses hommes et qu’elles connaissent le fonctionnement du circuit. Les deux cadres de la SONIDEP sont finalement relâchés, pour étouffer l’affaire, malgré le fait que, tout récemment, un autre conseiller ministériel impliqué dans le circuit ait été remercié. Tous les acteurs ci-haut cités sont impliqués dans ce détournement, selon une source interne de la boîte qui trace les aller-retours du lieutenant Aziya à la SONIDEP. ......//......1️⃣











