Maxime Ghys'

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@Maxime_Ghys

Centralien ; Architecte d'entreprise et des SI Burgrave des tavernes de Brest à Stockholm Consistency is underrated: cynicism and envy are not consistent vices.

شامل ہوئے Mayıs 2013
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Maxime Ghys'
Maxime Ghys'@Maxime_Ghys·
Pour rappel ou information à mes abonnés récents, il y a deux @Maxime_Ghys qui tiennent ce compte : - le consultant policé qui écoute le Senat et va googler les décrets de nomination préfectorale ; - l'anarchiste aviné qui interpelle le président sur les marchés.
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Andy Masley
Andy Masley@AndyMasley·
A lot of the industrial processes keeping things running have been made invisible to us, and so when a new industry pops up it's hard to contextualize because the other industries are just so not in our field of vision. I think about this a lot when I'm on a plane and look down at all the big buildings at the outskirts of cities. They never occupy any headspace for me. I wonder how many everyday people could even name the big industries near them.
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Zack Korman
Zack Korman@ZackKorman·
My personal experience is this one from about a year ago now. Basically you could just ask copilot “don’t log the resources you access” and it’d be like “i got you champ”. So I reported it because obviously people rely on audit logs being correct. They dragged it out and were very not transparent about it all. Making changes while still saying it was being investigated. Then pretending that didn’t happen. Then at the end when they finally patched it they were like “yea we aren’t going to tell anyone this happened they don’t need to know”. Then I had a meeting with them where I explained all the reasons they needed to do some sort of disclosure on this. They hadn’t heard of almost any of the stuff I mentioned (like hipaa?!) They then closed the issue as resolved and said nothing to their customers. When I asked about a bounty (which I really just wanted to use to throw a team party) they said it was out of scope because it was only on enterprise copilot. The only copilot anyone uses…
Zack Korman@ZackKorman

Microsoft isn’t disclosing this so: M365 Copilot allowed users to access files without producing an audit log. All you had to do was ask Copilot to not link to the file. You don’t even have to ask; it sometimes just happens. If your org uses Copilot your audit log is likely wrong

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Maxime Ghys'
Maxime Ghys'@Maxime_Ghys·
And then there is the special hell when you expect the lawyers to specify *what* behaviours are expected by the organization in a given corporate relationship. Here lies madness. First specify, then decide/compromise, then ask lawyers for translation.
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Maxime Ghys'
Maxime Ghys'@Maxime_Ghys·
If you expect them to manage decisions on your behalf or make their analysis the sole criteria of your decision, the work life will be miserable. But most corporate lawyers I am meeting did not ask for that - the middle managers incapable of deciding did.
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Maxime Ghys'
Maxime Ghys'@Maxime_Ghys·
In corporate, lawyers are here to translate expected behaviours in binding agreements that cannot be legally violated ; and to verify if a given behaviour would violate a binding agreement.
Charlotte Lee@cljack

Lawyers are simply not trained to think in terms of tradeoffs. If you aren't empowered to push back against them they're happy to make your work life utterly miserable in service of avoiding a lawsuit that has a very low chance of actually being filed and, if it was filed, would be straightforward to win

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🦊 cl au
🦊 cl au@un_pedago·
Rendez vous compte qu'on vit dans un pays de merde (oui, c'est le mot) où tout le monde sait que cette entreprise allait faire faillite mais (1) c'était interdit de le dire car pas bien et c'est méchant et (2) il fallait quand même dépenser un fric fou pour faire semblant d'avoir essayé de sauver le bouzin.
Agence France-Presse@afpfr

🇫🇷🥛 La verrerie Duralex, en difficulté financière, s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire en début de semaine prochaine, deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés, a appris l'AFP mercredi auprès de plusieurs sources proches du dossier ⤵️

Français
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David Miet
David Miet@MietDavid·
Le prix de l'accès aux emplois. Les prix immobiliers varient pour tout un tas de raisons. L'une des plus importantes d'entre elles est l'accessibilité aux emplois. Et c'est ce que les théories françaises actuelles du rééquilibrage territorial ne comprennent pas. Aux dépens des actifs aux revenus les plus modestes. J'en parlais ces derniers jours : la taille des marchés de l'emploi explique pourquoi les actifs cherchent à rejoindre les grandes villes (Moretti, NBER 2024) : au prix d'un effort considérable (conditions de vie plus difficiles, prix de l'immobilier bien plus hauts) ils accèdent à une assurance économique que les petits marchés de l'emploi, moins épais, n'offrent pas : pouvoir se retourner et changer de job si le besoin s'en fait sentir. Pour chacun des deux membres du couple. Le raisonnement de Moretti, qui compare l'épaisseur des marchés de l'emploi entre eux, peut être appliqué une nouvelle fois à l'intérieur d'un même marché de l'emploi. Nous devons la formulation la plus claire de ce principe à Alain Bertaud (@AlainBertaud2), ancien Principal Urbaniste à la Banque Mondiale. Bertaud a une particularité : il a passé 20 ans à la Banque Mondiale (1980-1999) où il a travaillé sur une quarantaine de villes sur quatre continents, après une carrière initiale d'urbaniste résident à Chandigarh, Tlemcen, Sana'a, Bangkok, New York et Paris. Dans son livre de référence Order Without Design (MIT Press, 2018), qui est une forme de récapitulation de ce qu'il a appris et pratiqué, il propose une mesure simple et puissante de la valeur d'un emplacement à l'intérieur d'une ville : la part des emplois de la ville que l'on peut atteindre en moins de t minutes depuis chez soi. C'est ce qu'il appelle la "job accessibility". Résumée dans ce schéma d'une extrême clarté qui montre, à population et nombre d'emplois identiques, trois cas idéalisés : → Habitant central, ville compacte : 69 % des emplois accessibles → Habitant périphérique, ville compacte : 54 % → Habitant périphérique, ville étalée : 28 % La conclusion est géométrique : se loger en périphérie d'une ville étalée donne mécaniquement accès à beaucoup moins d'opportunités professionnelles que se loger au centre d'une ville compacte. La différence, ce ne sont pas quelques minutes de trajet en plus. Mais l'écart entre : > 2 emplois sur 3 accessibles, > et moins d'un emploi sur 3. Si l'on accepte cette mesure de la valeur d'un emplacement, alors les prix immobiliers cessent d'être un mystère. Ils ne sont pas le fruit du hasard, ni de la seule spéculation, ou encore de l'avidité des promoteurs. Ils reflètent, en plus d'un équilibre dynamique entre offre et demande, une réalité géographique objective plus stable : un emplacement central donne structurellement accès à beaucoup plus d'opportunités. Et donc à une assurance économique de meilleure qualité. Et c'est ce qui lui donne une valeur importante. → À l'échelle macro : un actif dans un marché épais a +10,7 points de probabilité de retrouver un emploi en 12 mois (Moretti & Yi, NBER 2024). → À l'échelle micro (cas idéalisé) : un actif dans un emplacement central a accès à 69 % des emplois de sa ville en un temps donné. En périphérie étalée : 28 %. C'est le même mécanisme, à deux échelles différentes : l'accessibilité aux opportunités économiques, qui explique en partie pourquoi les Français acceptent de payer cher certains emplacements stratégiques. Et c'est précisément ce que la doctrine du rééquilibrage territorial, dont je vous parlais hier, ignore : en proposant naïvement de disperser emplois et populations, elle défait l'assurance économique que recherchent les ménages dans des marchés du travail épais. Bertaud en tire une conclusion opérationnelle qui pourrait être affichée au mur de chaque service urbanisme français : les politiques d'aménagement doivent être pensées en termes d'accessibilité aux emplois, et non pas en termes de densité brute idéale, ni de répartition de population sur un territoire. Je vous parle demain de travaux qui ont testé l'hypothèse de Bertaud (le lien entre job accessibility et les prix immobiliers) en France, à une échelle hyper fine (le carreau 200m x 200m), avec des résultats impressionnants. Références. Bertaud, A. (2018). Order Without Design: How Markets Shape Cities. MIT Press.
David Miet tweet media
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Бианка
Бианка@BiankaB12·
Here’s the problem I have with AI: Despite being a powerful and promising tech that has the ability to transform defense, accelerate drug discovery and medical research, optimize and streamline bureaucracy and administration, etc., it’s currently being governed by a handful of absolute sociopaths, platinum members of the techbroligarchy. What Altman is saying here (translation): “we scraped the entire internet - every open-source project, book, article, creative writing, research, academic papers - the collective work and effort of mankind. We are now repacking what used to be essentially free information into a utility we want to sell back to you.” Physical constraints of their utopia aside (and there are many), the greed and hunger for a growth-generating industry are huuuge. We haven’t had one since the Internet and smartphone technology was invented. Now, private equity, banks, VCs, governments are all neck deep in AI and data centers. That’s where your life savings and retirement funds are being poured into. And the sociopaths running the ship are promising shit they know they can’t deliver. Will AI become powerful and useful in the long run? Yes. But first, they need to destroy resources for 2 more generations, and take your life savings and retirement funds down with them. Enjoy the ride, it’s gonna be a wild one.
Vivek Sen@Vivek4real_

SAM ALTMAN: “WE SEE A FUTURE WHERE INTELLIGENCE IS A UTILITY, LIKE ELECTRICITY OR WATER, AND PEOPLE BUY IT FROM US ON A METER.”

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David Miet
David Miet@MietDavid·
Faire perdre 15 ans à la France : comment nous sommes en train de répéter, sur l'aménagement du territoire, l'erreur que nous avons commise sur le nucléaire. (Le texte est long, mais les 10 premières lignes disent l'essentiel du message.) Tous les sondages disent la même chose : les Français veulent rééquilibrer les territoires, désengorger les métropoles, vivre dans des villes plus petites. Pourtant, dès qu'ils signent chez le notaire, ils choisissent l'inverse : ils sont prêts à payer un prix considérable pour habiter dans les 6 % du territoire les plus tendus. Que faut-il croire : ce que nous disons quand un journaliste nous tend un micro ? Ou ce que nous décidons lorsque nous prenons le temps de bien mûrir une réflexion ? Exactement comme, dans les années 2010, l'opinion disait : « diminuer la part du nucléaire dans le mix électrique français ». Quinze ans plus tard, après la fermeture définitive de Fessenheim, la crise énergétique de 2022 et un retard considérable sur le déploiement des nouveaux EPR, le pays revient sur ce choix. Sur l'aménagement du territoire, nous sommes en train de refaire exactement la même chose. SKIN IN THE GAME @nntaleb a popularisé ce concept qui met le doigt sur quelque chose de fondamental, et qui s'applique à la perfection ici : ce que l'on déclare au micro d'un journaliste, ce que l'on conseille à un ami, ou à un maire quand on est urbaniste, a un risque personnel proche de zéro. Donc la valeur de cette information est quasi nulle aujourd'hui. Par contre, lorsque l'on décide de déménager dans une ville plutôt qu'une autre, cela a des conséquences concrètes sur votre emploi, celui de votre conjoint, et donc sur la sécurité économique de votre famille à court et moyen terme : pouvoir retrouver un emploi si le premier ne convient pas. Ou s'il disparaît. On réfléchit à deux fois, et on pèse les choses. Les deux informations (la déclaration d'un côté, la décision réelle de l'autre) n'ont absolument pas la même valeur. Cela peut paraître trivial, et pourtant : l'urbanisme français est en train de basculer dans le monde dangereux du déclaratif, de l'opinion et du fantasme de l'exode urbain. Qui deviennent les nouvelles boussoles consensuelles d'un aménagement du territoire dont le mot d'ordre est « rééquilibrage », tout comme le rééquilibrage du mix énergétique français devint le mot d'ordre il y a 15 ans. Commençons par le plus solide : ce que font vraiment les gens. FAITES CE QUE JE DIS… Depuis 2019, nous disposons en France d'une donnée publique gratuite, accessible à tous, qui enregistre des décisions parmi les plus mûries d'une vie : la base DVF des transactions immobilières. Elle dit, transaction par transaction, où les gens choisissent réellement de vivre ; et surtout combien ils sont prêts à payer pour y vivre. Cette carte des prix existe. Elle est ouverte, ultra précise, et ultra fondamentale. Et elle dit l'inverse exact des sondages. Mais aussi, donc, l'inverse exact de ce qui semble être devenu la doctrine implicite de l'aménagement du territoire français : la déconcentration spatiale. Mais malgré cette extrême clarté d'information, plusieurs auteurs et élus influents portent ce discours de rééquilibrage, en particulier depuis l'après-crise sanitaire. Des personnalités qui, pourtant, ne mettent pas en pratique leur propre théorie et ont décidé de travailler dans les grandes villes. En voici un échantillon illustratif (je précise que je n'ai rien de particulier contre ces personnes, qui représentent simplement un point de vue simpliste et paresseux que je combats). → Philippe Bihouix (DG d'AREP, à Paris), Clémence De Selva (architecte à Bordeaux) et Sophie Jeantet (architecte-urbaniste à Bordeaux Métropole) prônent, dans "La ville stationnaire" (Actes Sud, 2022), la démétropolisation : « les métropoles ne doivent plus attirer et grandir, mais essaimer ». → Guillaume Faburel (professeur à l'université Lyon 2) préconise dans "Les Métropoles barbares" (Le passager clandestin, 2018) un retour d'une large part de la population française à la campagne, pour des raisons écologiques. → Éric Charmes (directeur de recherche à l'ENTPE, Lyon) pose explicitement cette question, dans une publication récente sur "Fonciers en débat" (janvier 2026) : « faut-il continuer à construire dans ces métropoles ou encourager la demande dans les villes petites et moyennes ? » → Et même Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, 4ᵉ ville de France, président de Toulouse Métropole et président de France urbaine (l'association des maires des grandes villes), de publier en novembre 2023 une tribune où il qualifie de « chimère » l'idée « que le premier moteur d'attractivité et de développement de la France serait la prospérité des métropoles ». Il y émet alors un vœu, qui ressemble à une forme de générosité à l'égard des territoires plus modestes, mais qui est en réalité un vrai refus d'accueillir au cœur de sa propre métropole : « le vœu que les habitants du périurbain trouvent plutôt des réponses à leurs aspirations en travaillant et vivant dans les petites et moyennes villes ». La position de ces professionnels et de ces élus n'est plus du tout isolée. On la retrouve aujourd'hui dans la plupart des documents officiels de planification territoriale, comme : → Le SCoT bioclimatique de l'aire métropolitaine bordelaise, approuvé le 11 décembre 2025, premier SCoT bioclimatique national, qui écrit textuellement vouloir « évoluer d'un modèle de recentrage vers un modèle de rééquilibre et de desserrement territorial ». → Le SRADDET Nouvelle-Aquitaine (modification approuvée le 18 novembre 2024) qui érige la « volonté de rééquilibrage des territoires » en principe central. Voici le paradoxe, l'extrême contradiction entre : 1/ Les décisions, visibles dans les données DVF. Elles sont claires : les zones tendues en France (disons celles où le mètre carré dans l'ancien dépasse 3 000 €) ne représentent qu'une part infime (de l'ordre de 6 %) du territoire. Ce sont précisément les lieux dans lesquels beaucoup de Français non seulement choisissent de vivre, mais aussi dans lesquels ils sont prêts à payer le prix fort pour obtenir leur propre place au soleil. 2/ L'opinion, relayée dans le débat public. 84 % des Français les jugent préférables aux grandes villes. Et les élus emboîtent le pas. Et maintenant (ce qui est nouveau), les professionnels de l'aménagement du territoire eux-mêmes. Et donc les territoires eux-mêmes. LES PRESCRIPTEURS NE SUBIRONT PAS Mon post précédent, à partir des travaux de Moretti & Yi (2024), montrait pourquoi les jeunes actifs continuent à s'installer dans les métropoles malgré ce qu'ils déclarent. Un marché du travail "épais" leur donne +10,7 points de probabilité de retrouver un emploi en 12 mois, +19 % de récupération salariale, et −25 points de probabilité d'être obligés de changer de ville. À 20 miles à la ronde, un marché "épais" (grande ville) donne accès à 640 entreprises de leur secteur. Un marché "fin" (ville moyenne) : 9. C'est précisément pour cela que 41 % des jeunes diplômés français ne cherchent plus de CDI (Le Parisien, mai 2026). Ils ont compris que dans un marché épais, le CDI ne sert plus à grand-chose : la sécurité, c'est la métropole elle-même. La doctrine française du rééquilibrage territorial veut faire exactement l'inverse de ce que les Français savent. Elle veut leur retirer l'assurance économique qu'ils cherchent. Elle veut les disperser dans des marchés du travail trop petits pour leur garantir un emploi à eux et un autre à leur conjoint. Et elle veut le faire pendant que ses prescripteurs (auteurs influents, professeurs, chercheurs, élus des grandes villes) vivent et travaillent eux-mêmes dans les 6 % du territoire qu'ils prétendent désengorger. C'est l'exact opposé du skin in the game. C'est la définition même d'experts qui ne tiennent pas leur rang : prescrire à la nation ce qu'on ne s'applique pas à soi-même. Conseiller aux jeunes actifs de s'installer à Châteauroux pendant qu'on signe un bail à Paris. Vouloir « essaimer les métropoles » pendant qu'on dirige la plus grande agence d'architecture en plein cœur de Paris. ET PENDANT CE TEMPS, LE SP95 DÉPASSE LES 2 €/L Depuis février 2026 et l'embrasement du Moyen-Orient, le prix du carburant a explosé : +50 centimes par litre sur le gasoil, +25 centimes sur le SP95 en seulement deux mois (sources Roole Data, INSEE). Ce lundi 25 mai 2026, le gasoil est à 2,13 €/L, le SP98 à 2,17 €/L, le SP95 à 2,07 €/L. Et tous les experts prévoient que la tendance va durer. Le gouvernement a même dû annoncer le 21 mai dernier une aide carburant de 100 € pour les "grands rouleurs", doublant le montant initial. Aveu d'impuissance face à une crise qui s'installe. Voilà ce qu'est, concrètement, la doctrine du rééquilibrage : un urbanisme qui repousse les actifs à 30, 40, 50 kilomètres de leur travail, qui les condamne à la voiture parce que les transports en commun ne suivent jamais, et qui leur fait découvrir, à chaque hausse géopolitique du baril, que leur emplacement résidentiel n'était pas une simple commodité personnelle. C'était une décision économique majeure dont ils paient maintenant la facture. Les prescripteurs de cette doctrine ne la subissent pas. Ils habitent dans les quartiers centraux des grandes villes, ils marchent ou prennent les transports en commun pour aller travailler, et leur exposition au prix de l'essence est marginale. De plus, ils trouvent plus agréable qu'on plante des arbres en ville plutôt qu'on fasse l'effort d'accueillir ceux qui n'en peuvent plus des heures passées dans les transport. Ceux qui paient cette doctrine, ce sont les actifs qu'on a refoulés de Bordeaux faute de logement, et qui font désormais la navette depuis Libourne, voire Sainte-Foy-la-Grande. Ce sont tous ceux qui, à chaque litre payé, financent une politique d'aménagement décidée sans eux. Comme dans les années 2010 avec le nucléaire, nous suivons un mot d'ordre simpliste contre l'avis du réel. Et comme avec le nucléaire, nous mesurerons les conséquences dans 15 ans. À moins qu'il soit encore temps pour redresser la barre. Je détaille dans mon prochain post les travaux empiriques montrant : (1) pourquoi déconcentrer ne marche pas, (2) et où il faut aujourd'hui placer les nouveaux habitants à l'intérieur de nos métropoles pour progresser en termes de prospérité économique, mais aussi de neutralité carbone et de protection de la biodiversité française. REFERENCES * Taleb, N. N. (2017). Jouer sa peau. Les Belles Lettres. * Base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) : app.dvf.etalab.gouv.fr * Bihouix, P., Jeantet, S., de Selva, C. (2022). La ville stationnaire. Actes Sud. actes-sud.fr/la-ville-stati… * Faburel, G. (2018). Les Métropoles barbares. Le passager clandestin. * Charmes, É. (2026). Yimby ! Une solution à la crise du logement ? Fonciers en débat, 26 janvier 2026. fonciers-en-debat.com/yimby-une-solu… * Moudenc, J.-L. (2023). La France a besoin des villes, de toutes les villes. Le Point, 19 novembre 2023. lepoint.fr/debats/jean-lu… * Moretti, E. & Yi, M. (2024). Size Matters. NBER Working Paper 32250. nber.org/papers/w32250 * INSEE (2026). Hausse des prix de l'essence : les ménages français l'ont anticipée. Blog de l'INSEE, 16 avril 2026. blog.insee.fr/hausse-des-pri… * France Info (2026). Prix du carburant : ils repartent déjà à la hausse. France 2, 28 avril 2026. franceinfo.fr/replay-jt/fran… * Sysdau (2025). SCoT bioclimatique de l'aire métropolitaine bordelaise, approuvé le 11 décembre 2025. sysdau.fr * SRADDET Nouvelle-Aquitaine, modification approuvée le 18 novembre 2024. nouvelle-aquitaine.fr * Article de prolongement vv.guide/pourquoi-les-j…
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Français
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Krzysztof Daniel
Krzysztof Daniel@kda·
I love Software House CEOs who try to scare their customers away from vibe-coding while using vibe-coding themselves and pocketing margins.
Krzysztof Daniel tweet media
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Zack Korman
Zack Korman@ZackKorman·
Major companies are getting pwned by browser extensions and npm packages, but they think deploying AI agents will go fine. Good luck, have fun.
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Gergely Orosz
Gergely Orosz@GergelyOrosz·
Speaking for myself, I have had some of my most memorable and most important pieces of learning that came through from long debates, because I absolutely disagreed with how another dev wanted to do stuff Because I thought they were totally wrong By the time I understood their POV, I also changed how I think about my work
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Gergely Orosz
Gergely Orosz@GergelyOrosz·
In the situation where two devs argue: both of them learn, and usually come up with a better approach for the team/project/business. Sometimes it's not even X or Y, but a third option. With an LLM, the LLM never learns. It also doesn't push back, so the dev learns nothing from that interaction either
English
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Gergely Orosz
Gergely Orosz@GergelyOrosz·
Situation 1: dev A thinks approach X is correct, dev B thinks Y is the right way. They argue and try to convince each other. Situation 2: dev A thinks approach X is correct, tells the LLM to implement it. There is SO MUCH learning in Situation 1, lost when using LLMs....
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Aaron Erickson
Aaron Erickson@AaronErickson·
@beingSimonSays I dunno, if my team or I ships a breaking change, I am the one who has to stay up until its fixed. And if anyone things AI means you don't have to think about engineering problems hoo boy do I have a bridge to sell you.
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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Aaron Erickson
Aaron Erickson@AaronErickson·
Not an unpopular take. The absolute worst times in my career were working for "engineering leaders" who were proud of how little engineering they actually had done. It wasn't as much "you don't understand our work", as bad as that is. It was much more about terrible engineering decisions based on vibes and what sales guy talked to them last.
Malte Ubl@cramforce

Since I'm on a streak of semi-unpopular management takes: This is very real. I've seen many high-powered software engineering ICs turn people managers and become completely detached from the tech. Like, you cannot imagine that they were ever truly technical. If you make the step to management you need to be paranoid this does not happen to you. The good news: AI has made this 100x easier. There is just no reason not to have an agent hacking during that 1:1 about performance scores

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Maxime Ghys' ری ٹویٹ کیا
Ben Dickson
Ben Dickson@bendee983·
There will be a regression to the mean. For now, every developer is under pressure to do more with AI, even at the price of losing observability and understanding of their code base. Eventually, we'll regress to a point where we get the productivity boost from LLMs while still staying in control of what the code does and taking ownership. It will probably take a few large-scale disasters for that to happen. But it eventually will. There is no free lunch in AI.
Ryan Brewer@ryanbrewer

My entire job is now codex and managing codex threads, I’m genuinely curious what the software engineering job even is anymore. The value of my understanding of any system goes down every single day. Very weird times

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