
Les OCA. L'arme préférée des entreprises en difficulté pour piller leurs actionnaires en toute légalité.
Traduction pour ceux qui n'ont jamais entendu ce mot : Obligations Convertibles en Actions.
Sur le papier c'est joli : une entreprise émet une obligation, elle te verse un coupon, tu la détiens quelques années, et si le cours de l'action monte au-dessus d'un prix fixé, tu peux la convertir en actions et empocher la plus-value.
Sur le papier.
En vrai, sur les 10 dernières années, les OCA ont surtout servi à recapitaliser Casino, Atos, Solocal, Orpea, Vallourec, Genfit, Nanobiotix...
Toutes ces entreprises ont un point commun : leurs actionnaires historiques se sont fait diviser par 10, 20, parfois 100.
Pourquoi ? Parce que quand une entreprise en difficulté émet des OCA à répétition :
🔹 Elle crée des millions de nouvelles actions à chaque conversion
🔹 Chaque action existante représente une part plus petite de l'entreprise
🔹 Le bénéfice par action s'effondre (dans notre exemple : 10 € → 8,33 €)
🔹 Le cours de l'action chute mécaniquement
🔹 Les investisseurs OCA convertissent, vendent, empochent
🔹 Les actionnaires historiques regardent leur portefeuille fondre
Le tout parfaitement légal. Prévu par le prospectus. Voté en Assemblée Générale.
Règle d'or : si t'es actionnaire d'une entreprise qui émet des OCA, pose-toi UNE seule question :
Qui paie la dilution ?
Spoiler : souvent toi.
Ce qu'il faut retenir :
🔹 Les OCA sont un outil légitime pour les entreprises SAINES (levée de capitaux à moindre coût)
🔹 Elles deviennent un piège pour les actionnaires des entreprises FRAGILES
🔹 Toujours lire le prospectus intégral avant d'investir
🔹 Toujours vérifier la santé financière de l'émetteur
Les OCA ne sont pas mauvaises. C'est la santé de l'entreprise qui décide si tu vas y gagner ou te faire dépouiller.
Sources : AMF, prospectus émetteurs, Boursorama Finance et Pédagogie.

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