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The quantum freeze debate is funny because depending on how you phrase the goal you come away with two kinda-opposite views.
“Ensure people are able to keep their coins” and “don’t allow for any freezing of peoples coins” sound like the same goal, but in fact they’re opposite!
The first one says that you should freeze with the maximum possible ways to recover (BIP 32+seedphrase proofs for new wallets, pre-Q-day commitments to allow patoshi to retain ownership without spending immediately, PQC migration with a disable-EC path, etc).
The second one actually minimizes the number of people who get to keep their coins, maximizing theft exposure but in doing so avoids any forks with philosophical challenges.
English

@P3b7_ Zero-knowledge proof of possession of a BIP-39 seed phrase parenting a private key is appealing nevertheless does not seem trivial, since the mnemonic -- BIP39 --> xprv -- BIP32 --> privk path induces more complex calculations than a "simple" zk-proof of preimage.
English

BIP-361 (bip361.org) in one sentence: it tackles the incentive problem of the Post-Quantum migration, how you actually get holders to move, without trying to settle the technical parameters of it (which signature scheme, which output type). Those are deferred to other BIPs.
It defines three phases:
- Phase A (~3 years after activation): new outputs to ECDSA/Schnorr addresses are forbidden. You can still spend from legacy, but only into post-quantum scripts. The vulnerable surface stops growing.
- Phase B (2 years after Phase A): a flag-day that makes ECDSA/Schnorr spends invalid altogether. Unmigrated UTXOs are effectively frozen.
- Phase C (TBD): a recovery path for legitimate owners of those frozen funds.
The A → B logic is clean: cap the exposure, then sunset it. Phase C is where it gets interesting.
In a post-quantum world, "knowing the private key" is no longer proof of ownership, a CRQC can derive it from the public key just as well as the legitimate owner. Recovery therefore needs a secret quantum computers cannot reach.
The elegant idea hinted at in the BIP is a zero-knowledge proof of BIP-39 seed phrase ownership. The BIP-39 → BIP-32 derivation is a one-way hash chain, quantum-secure: a CRQC can invert ECDSA, but it cannot invert the seed derivation. The owner proves "I know the seed behind this UTXO" without revealing it; the chain verifies the proof and releases the funds. This ZK would have to be Quantum resistant to avoid arbirary proof forgery (STARK is our friend).
This is doubly attractive: it solves recovery, and it forces Bitcoin to natively verify ZK proofs, unlocking a much broader design space (validity-rollup settlement, succinct proofs, privacy upgrades).
There's a catch, though, that the BIP itself acknowledges. BIP-39 was only introduced in 2013, and BIP-32 in late 2012. UTXOs created before then, including most P2PK coins, whose public keys are already exposed on-chain, were generated from raw, individually managed private keys. There is no seed phrase to prove. For these coins, ZK recovery is structurally impossible, and the BIP-361 authors explicitly fall back on an Hourglass-style mechanism (rate-limited spending) to handle them.
So BIP-361 is, in my view, the right scaffolding. But Phase C is where the real political and ethical questions of the migration actually live, and ZK-of-seed only solves the easier half.
English

I factored the number RSA1024-1 using my home-built QPU stack; alarming sign that RSA1024 will soon be broken.
I'm choosing Full Disclosure, in the interest of transparency and Science advancement: gist.github.com/veorq/25bee6ef…
Non-ZK proof that the correct RSA1024 was used: #RSA-1024" target="_blank" rel="nofollow noopener">en.wikipedia.org/w/index.php?ti…
@yuvadm your move
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@Math_files Rolle is also a Swiss village known for the sunny vineyards. The wine has ups, downs, and horizontalities. Coincidence? We think not.
English

Michel Rolle, a 17th-century French mathematician who was born in 1652. He is best known today for Rolle’s theorem, a fundamental result in calculus that connects the values of a function to its derivatives and helps explain why smooth curves must have horizontal tangents under certain conditions.
Rolle also made important contributions to algebra, especially in the study of equations.
He worked on methods for solving polynomial equations and developed techniques for handling systems of algebraic equations.
One of his approaches, often called “Rolle’s method,” was used to analyze the roots of equations and to show that certain types of equations must have real solutions.
In particular, he helped establish that polynomial equations of odd degree always have at least one real root.
Although Rolle was initially skeptical of the emerging ideas of calculus, his work later became an essential part of its foundation.
Today, his contributions continue to be widely taught and used in mathematics.

English

Récemment j'étais à un dîner à Paris. Table mixte. Entrepreneurs, cadres, investisseurs, quelques profils tech. Des gens intelligents. Des gens qui ont réussi selon les standards français. Et j'ai eu une révélation assez violente.
Personne dans cette pièce ne pratique le pay it forward.
Le pay it forward, c'est un concept simple. Tu aides quelqu'un. Pas parce que tu attends un retour. Pas parce que tu calcules ce que ça va te rapporter. Tu aides parce que tu crois que la valeur que tu injectes dans le réseau finira par revenir, sous une forme ou une autre, à un moment ou un autre. C'est le fondement de l'écosystème de la Silicon Valley. C'est pour ça qu'un mec qui a vendu sa boîte 500 millions prend deux heures pour conseiller un fondateur de 22 ans qu'il ne reverra peut-être jamais. Pas par charité. Par conviction que le réseau est un jeu à somme infinie.
À ce dîner, c'était l'inverse exact. Chaque conversation était un calcul. Chaque information partagée était dosée. Chaque contact donné était une monnaie d'échange. Tu sentais physiquement que chaque personne évaluait en temps réel ce qu'elle pouvait extraire de l'autre. Pas créer ensemble. Extraire.
Et c'est là que j'ai compris quelque chose de profond sur la France.
Ce n'est pas un problème de personnes. C'est un problème de système. Quand tu vis dans une économie où l'état capture 57% du PIB, où chaque euro de valeur créée est immédiatement ponctionné, redistribué, fléché, administré, tu crées mécaniquement un jeu à somme nulle. Le gâteau ne grandit plus. Ou si peu que ça revient au même. Et quand le gâteau ne grandit plus, les humains cessent de coopérer et commencent à se battre pour les parts.
C'est Girard en version macroéconomique. La rivalité mimétique à l'échelle d'un pays entier. Quand il n'y a plus de croissance, quand il n'y a plus d'espoir que demain soit plus grand qu'aujourd'hui, chaque interaction sociale devient un combat de territoire. Mon bout de gâteau ou le tien. Mon poste ou le tien. Mon deal ou le tien.
Hayek avait formalisé ça en 1945. L'information dans une économie est dispersée entre des millions d'individus. Personne, aucun planificateur central, ne peut l'agréger. Quand tu laisses les individus échanger librement, l'information circule, les prix se forment, les ressources s'allouent efficacement. Quand tu mets un état hypertrophié au milieu, tu bloques les signaux. Tu crées du bruit. Tu empêches les humains de se coordonner naturellement.
Et le résultat, c'est ce dîner. Des gens brillants, capables, ambitieux, qui ne savent plus coopérer. Pas parce qu'ils sont mauvais. Parce que le système dans lequel ils évoluent a tué la possibilité même de la coopération généreuse. Quand chaque euro est une bataille, tu ne donnes plus rien gratuitement. Quand l'administration te prend la moitié de ce que tu crées, tu protèges le reste comme un territoire. Quand la croissance est à 0.7%, le pay it forward devient un luxe que personne ne peut se permettre.
Mises appelait ça le problème du calcul économique. Dans un système centralisé, les signaux de prix sont détruits. Les individus ne peuvent plus évaluer la valeur réelle des choses. Ils ne peuvent plus faire de paris rationnels sur l'avenir. Alors ils se replient. Ils protègent. Ils accumulent. Ils cessent de prendre des risques.
Résultat concret : la France n'a pas de Google. Pas de Apple. Pas de SpaceX. Pas de Stripe. Pas un seul géant technologique mondial. Pas parce qu'il manque du talent. Il y a plus de médaillés Fields par habitant en France que partout ailleurs. Les ingénieurs français sont recrutés par toute la Silicon Valley. Le talent est là. La créativité est là. L'intelligence est là.
Ce qui manque, c'est l'oxygène. L'espace pour que le jeu à somme infinie puisse exister.
À Y Combinator, la première chose qu'on apprend, c'est : aide les autres fondateurs du batch. Sans calculer. Sans compter. Parce que le réseau YC est un jeu à somme infinie. Chaque boîte qui réussit rend le réseau plus fort, ce qui rend ta boîte plus forte, ce qui rend le réseau encore plus fort. Boucle vertueuse. Feedback positif. Croissance composée de la confiance.
À Paris, la première chose qu'on apprend, c'est : protège ton deal. Ne partage pas trop. Méfie-toi. L'autre fondateur est un concurrent potentiel. L'investisseur a un agenda caché. Le mentor veut quelque chose. Boucle négative. Feedback négatif. Érosion composée de la confiance.
Ce n'est pas culturel. C'est structurel. Mettez les mêmes Français dans un écosystème où le gâteau grandit, où la fiscalité laisse respirer, où la croissance crée de l'espoir, et regardez ce qui se passe. Les Français de San Francisco pay it forward autant que les Américains. Parce que le système le permet. Parce que quand tu sais que le gâteau va grossir, donner un morceau aujourd'hui n'est pas une perte. C'est un investissement.
Voilà pourquoi le débat n'est pas culturel. Il est économique. Il est systémique. Si vous voulez que la France produise des géants, ne changez pas les gens. Changez les règles du jeu. Créez des espaces où la croissance est possible. Où l'espoir est rationnel. Où donner sans compter n'est pas de la naïveté mais de la stratégie.
Le pay it forward n'est pas une vertu morale. C'est un signal économique. Quand les gens le pratiquent, ça veut dire qu'ils croient au futur. Quand ils ne le pratiquent plus, c'est que le système a tué l'espoir.
Ce dîner à Paris m'a appris une chose. Le problème de la France, ce n'est pas le talent. Ce n'est pas l'ambition. Ce n'est pas l'intelligence. C'est que le système a transformé 67 millions de joueurs d'un jeu à somme infinie en gladiateurs d'un jeu à somme nulle.
Et le jeu à somme nulle finit toujours de la même manière. Tout le monde perd.
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@Anthony_Bonato That the set of useless things in mathematics is bounded and has no maximal element.
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The mystery of Satoshi Nakamoto, the pseudonymous inventor of Bitcoin, has remained unsolved for 17 years. Not anymore. Read my 18-month investigation to find out who Satoshi really is. nytimes.com/2026/04/08/bus…
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@lesjoiesducode BB84 est davantage un système de distribution de clefs symétriques qu'un système de chiffrement.
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Google estime que dès 2029, un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait casser les systèmes de chiffrement classiques qui protègent l'essentiel de nos communications. C'est ce qu'on appelle le "Q Day".
Face à cette menace, il existe un système de chiffrement qui ne repose pas sur la difficulté d'un calcul mathématique, mais sur les lois de la physique : si quelqu'un tente d'intercepter la communication, le simple fait d'observer les photons trahit immédiatement sa présence. Ses inventeurs, Charles Bennett et Gilles Brassard, viennent de décrocher le prix Turing 2025, le "Nobel de l'informatique" (et son million de dollars). lesjoiesducode.fr/prix-turing-20…
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