RedonnerLaPrioritéAuxPiétons
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RedonnerLaPrioritéAuxPiétons
@DaCinal
Docteur Dr comme tout le monde, ça fait classe. Une question sur le tirage des 8es de la Ligue des Champions? 🥖🥖🍺






"Tu peux te tromper, t'es pas économiste." Cette phrase résume 80% de la pathologie intellectuelle française. L'idée qu'un sujet appartient à une caste. Que pour en parler, il faut un parchemin. Que sans le tampon de la Sorbonne ou de Normale Sup, ta pensée n'a pas de poids. C'est faux. Et c'est même l'inverse. Le diplôme dans 90% des disciplines molles (économie, socio, sciences po, philo politique) n'est PAS une preuve de compétence. C'est une preuve de conformité. Tu as passé 5 à 10 ans à régurgiter le consensus d'un milieu, à ne jamais le contredire sous peine de ne pas avoir ta thèse, à citer les bons auteurs dans le bon ordre. Au bout du tunnel : tu es certifié pour penser comme les autres certifiés. C'est exactement l'inverse de ce qu'il faut pour comprendre un sujet en profondeur. Piketty a un doctorat. Il a construit toute sa carrière sur r > g. Sauf que son "rendement du capital" est un agrégat qui mélange rente foncière, plus-values monétaires et profit entrepreneurial. Trois choses qui n'ont rien à voir. Sa thèse entière repose sur une prémisse statistique pourrie. Mais il a le diplôme. Donc on l'écoute. Les marxistes recyclés en "hétérodoxes" enseignent encore la théorie de la valeur travail. Théorie morte en 1871 avec Menger, Jevons, Walras. 150 ans qu'on sait que la valeur est subjective, dans la tête de l'acheteur, pas dans le travail incorporé. Mais ils ont le diplôme. Donc on les écoute. Pendant ce temps, moi, à 15 ans, j'ai compris l'économie en codant un jeu. Jeu de gestion futuriste. 3000 joueurs par univers. 3 ressources : métal, cristal, deutérium. Aucun PNJ. Aucun "régulateur". Aucun prix fixé par moi. Les joueurs s'échangeaient les ressources librement. Et un taux de change émergeait. Stable. Juste. Auto-correcteur. Si une ressource devenait rare, son prix montait, plus de joueurs en produisaient, le prix se rééquilibrait. La "main invisible" que les profs ricanent depuis 50 ans ? Elle existe. C'est juste le nom poétique d'un phénomène d'émergence dans un système complexe. Et les prémisses qui font marcher tout ça : Liberté des flux. Liberté des stocks. Propriété privée. C'est tout. À 15 ans. Sans diplôme. Par l'observation directe. Pourquoi est-ce que JE peux voir ça et qu'un agrégé d'éco ne peut pas ? Parce que je raisonne en first principles. Comme @elonmusk le fait en tech. Quand Elon a dit "une fusée ne coûte pas le prix d'une fusée, elle coûte le prix des matériaux qui la composent", tous les "experts" aérospatiaux ont ri. Ils avaient 30 ans de carrière, des doctorats, des publications. Ils savaient que c'était impossible. SpaceX existe parce qu'un mec sans diplôme d'aérospatial a refusé leurs prémisses. Quand @JMilei a dit "on supprime 10 ministères, on libère les prix, on dollarise", tous les économistes argentins (et la moitié de la planète) ont prédit le chaos. Ils avaient les diplômes, les revues, les chaires. L'inflation argentine s'effondre. En 18 mois. Milei est économiste, certes, mais autodidacte sur l'école autrichienne qu'on n'enseigne quasiment plus nulle part. Deux mecs. Deux domaines. Même méthode : Ils ont refusé les prémisses du consensus diplômé. Ils ont reconstruit depuis les axiomes. Ils ont gagné. Voilà ce que personne ne veut admettre : Le diplôme prouve que tu as accepté un cadre. Penser, c'est refuser ce cadre quand il est faux. Les deux sont littéralement opposés. Ça ne veut pas dire que les diplômes sont inutiles. En médecine, en physique théorique, en mathématiques pures, le diplôme certifie un savoir technique réel et cumulatif. Mais en économie ? En philosophie politique ? En sociologie ? En "sciences" humaines ? Le diplôme certifie surtout que tu n'as pas remis en cause le dogme du département. Donc quand on me dit "tu peux te tromper, t'es pas économiste", ma réponse est : Tant mieux. C'est précisément parce que je n'ai pas été formaté pendant 8 ans à régurgiter Piketty et Stiglitz que je peux voir ce que les formatés ne voient plus. La question n'est pas "as-tu le diplôme". La question est : tes prémisses tiennent-elles ? Si oui, parle. Quel que soit ton CV. Si non, tais-toi. Même avec trois doctorats.




🥶🤧 La ministre de la Citoyenneté "favorable au port du casque obligatoire pour les cyclistes" rmc.bfmtv.com/actualites/soc… via @RMCinfo




Teaching in the age of LLMs: I failed 4 students, for the first time ever. I also gave more A+'s than ever before. In previous years, students realized after the first or second HW that they weren't in Kansas anymore and needed to work hard. No more. Just solve it with LLMs. But then the midterm arrives, and they can answer 0 of 40 questions. Do they reform their ways? Nah, they just decide to "give up" on class, assuming they'll get a B, or a C, or whatever, because they submitted HW and got decent grades on those. And never before have they encountered a professor who will dare fail them. The flip side is that the most "agentic" students now have the world's best tutor at their disposal. They deeply understand the material and aced my (intentionally very difficult) exams. As if we live in "The Diamond Age". Inequality galore. From my vantage point, "the permanent underclass" appears to be about agency, not assets.


@brivael Vous comparez BHL à Bourdieu ?... Vraiment ?...








Les trottinettes électriques représentent seulement 0,2% des kilomètres parcourus, mais 15% des blessés avec séquelles durables, en hausse de 27% sur un an.






Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.





Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.


Je me rappelle au lycée, j'avais une prof de français qui me répétait : « Rousseau, c'est mon auteur préféré. » À l'époque, j'étais complètement illettré, je n'avais pas lu un roman. Depuis, j'ai rattrapé un peu le retard. Et force est de constater : Rousseau est lui aussi un poison pour l'esprit français. Tu as raison de remonter à lui. Le geste fondateur est là. L'homme naît bon, c'est la société qui le corrompt. La propriété, la hiérarchie, la tradition, l'institution, tout ce qui structure une civilisation devient suspect. Le mal n'est plus dans l'homme, il est dans l'ordre. Donc il suffit de défaire l'ordre. De cette intuition découle tout le reste. La Terreur, qui croit pouvoir régénérer l'homme par le décret. Le socialisme utopique, qui croit pouvoir abolir l'égoïsme par l'organisation. Le wokisme, qui croit pouvoir purifier la société en démantelant ses normes. À chaque fois la même logique : l'homme est innocent, l'institution est coupable, donc il faut casser l'institution. C'est faux. L'homme n'est pas né bon. Il est né pulsionnel, ambivalent, capable du meilleur et du pire. Les institutions n'oppriment pas une nature angélique, elles canalisent une nature ambiguë. Détruire les institutions ne libère pas un bon sauvage, ça libère un homme livré à ses pires instincts. Foucault, Derrida, Deleuze n'ont fait que radicaliser Rousseau avec les outils du XXᵉ siècle. La matrice est la même : soupçon de toute autorité, dissolution de toute hiérarchie, fantasme d'un état originel pur que les structures auraient trahi. Donc oui, le péché originel commence avec lui. Et la France a une double dette : avoir donné Rousseau au XVIIIᵉ, et avoir donné la French Theory au XXᵉ. Deux fois le même poison, juste recombiné. Au travail.









