Julien Eyraud

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Julien Eyraud

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@EyraudJulien

Chercheur insatiable de beau et de bon.

Katılım Mart 2020
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Anne Rosencher
Anne Rosencher@ARosencher·
FC Sochaux : la remontada des désindustrialisés Cette semaine, une bonne nouvelle nous vient de Bonal, le stade mythique du FC Sochaux. Alors oui, je vais vous parler d’un club de football, parce que son histoire, passée et récente, raconte quelque chose d’éminemment politique. Le FC Sochaux Montbéliard, dit FC Sochaux, a été fondé en 1928 et adossé, dès sa création, à l’usine Peugeot locale, « la Peuge » - usine emblématique qui a employé jusqu’à 42 000 salariés à son heure de gloire. Pour l’anecdote : pendant les 87 ans que le FC Sochaux a appartenu au constructeur automobile, chaque nouvelle recrue de l’équipe - star ou pas - passait, à son arrivée, une journée à l’usine pour sceller ce lien organique. On connaît la suite : désindustrialisation ; déclassement ; effacement. Quand en 2015, Peugeot vend le club à une entreprise chinoise, l’usine mythique ne compte déjà plus que 7 000 salariés. Le FC Sochaux vit, en parallèle, une descente aux enfers. Vendu, puis revendu. A l’été 2023, le club est sur le bord de disparaître. Le symbole est lourd. Comme le cœur des supporters. Qui voient leur club et leur fierté laminés par le foot business et la métropolisation. Ça aurait pu s’arrêter là. Mais à l’été 2023, les quelque 7000 « socios » que compte alors le club lancent un large mouvement de souscription. Une levée de fonds qui récolte plus de 500 000 euros. Certains auditeurs s’en souviennent peut-être, mais j’en avais fait ici une chronique, en septembre 2023. Car j’ai de la suite dans les idées. Depuis cet été-là, la magie de la mobilisation a créé les ressorts du sursaut. Le club a de nouveau changé de propriétaire : cette fois, un consortium d’investisseurs locaux, et le club a peu à peu remonté la pente. En mars dernier, la marque Peugeot est même revenue dans la photo. Ça n’était pas gagné : il y a cinq ans, la directrice marketing du constructeur (devenu Stellantis) avait déclaré que l’entreprise tentait désormais de « monter en gamme », ce qui était incompatible avec les « valeurs populaires du football ». Tout un symbole… Eh bien, les symboles sont réversibles. Car depuis mars, donc, la marque au lion est à nouveau sponsor maillot de l’équipe. Il revient de loin, le FC Sochaux. Depuis son sauvetage in extremis il y a trois ans, le club a renoué avec les succès sur le terrain. Alors quand vendredi dernier, il s’est qualifié pour la ligue 2, se sortant des limbes du National, les 20 000 supporters réunis au stade Bonal ont explosé de joie. Envahissant la pelouse sous un ciel de feux d’artifice bleu et jaune. C’est la remontada des désindustrialisés. Le match retour d’une France qui ne se résout pas à la relégation. Sochaux vivra ! Et vivement la ligue 1 !
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
L'IA est comme le porno. Tu arrives direct au but et à force tu te rends compte que le vrai plaisir est dans la recherche de que tu imaginais vouloir.
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Julien Eyraud retweetledi
Vincent Flibustier 👽
Vincent Flibustier 👽@vinceflibustier·
Vous ne valez pas mieux que les boomers qui partagent les petits africains qui ont fait Jésus en pommes de terre si vous partagez les posts de Soizig le Bihan ou Brivael. (sous titres générés par ia et non relus, exprès)
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
Nous allons rapidement passer de la recherche de quantité d'attention et de stimulation à celle de leur qualité. Les relations humaines y gagneront.
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ESPN
ESPN@espn·
Wemby on whether Game 1 was personal after watching Shai win MVP 😤
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EliteSockRocker
EliteSockRocker@EliteSockRocker·
@JahlilWill Wemby is so overrated its crazy. people act like just because hes tall and he can goaltend and foul and never get called for it hes great. hes a good player no doubt. but hes like a yao ming or tim duncan
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NBA Jah
NBA Jah@JahlilWill·
I’m sorry. I just have a hard time believing another player is more valuable than possibly the greatest defender we’ve ever seen, who also averages 25 points, grabs 12 boards, shoots threes, makes free throws, and makes his teammates better on both ends of the court.
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
Wembanyamesque ! Parce qu'il fallait un mot pour les dominer tous 👽
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
@brivael Je crois en l'éternel combat entre deux tendances. Il n'y a pas matière à excuse. Ils ont participé à donner de l'amplitude au pendule. L'Amérique MAGA en est le corollaire. De leurs combats résultent ce qui stimule le présent.
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.
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LeHibou
LeHibou@LeHibou06·
Cette expérience est un petit chef-d’œuvre de psychologie de l’art. On prend un vrai Monet (un détail des Nymphéas), on le présente comme une image générée par IA… et les critiques pleuvent : « sans âme », « composition confuse », « coups de pinceau artificiels », « manque de profondeur émotionnelle », « shitslop ». Les mêmes personnes qui s’extasieraient devant ce tableau dans un musée le démontent pièce par pièce dès lors qu’elles croient qu’il n’a pas été peint par une main humaine. Ce n’est pas l’IA qui est jugée ici. C’est notre regard qui est mis à nu. Nous ne voyons presque jamais l’œuvre nue. Nous voyons l’étiquette : « humain = sacré », « IA = sans âme ». L’authenticité supposée, le récit d’intention, l’aura de l’artiste pèsent bien plus lourd que les qualités formelles de l’image elle-même. Walter Benjamin parlait déjà de la perte d’aura dans l’ère de la reproductibilité technique. Aujourd’hui, l’étiquette « IA » suffit à tuer l’aura avant même que l’œil ait fini son travail. Alors la vraie question n’est plus « l’IA peut-elle faire de l’art ? »
Mais : sommes-nous encore capables de juger une œuvre pour ce qu’elle montre, indépendamment de qui (ou de quoi) l’a créée ? Ou l’art n’est-il plus qu’un exercice de reconnaissance d’auteur et de validation de provenance ? Merci @Jediwolf et @SHL0MS pour ce miroir tendu. À méditer très fort.
Jediwolf@Jediwolf

What happens when you post a real Monet and say it’s AI? The coolest art social experiment I’ve seen in a while. Thank you @SHL0MS

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Merriam-Webster
Merriam-Webster@MerriamWebster·
You may have noticed that the word for ‘night’ in many languages appears to be that language’s word for ‘eight’ with an ‘N' in front of it. English: N + eight = Night German: N + acht = Nacht French: N + huit = Nuit Spanish: N + ocho = Noche Italian: N + otto = Notte Portuguese: N + oito = Noite ⬇️
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Math Files
Math Files@Math_files·
There is a number that doesn’t exist, at least not on the real number line. Mathematicians were faced with solving the equation x² = −1, but no real number squared can ever be negative. So they invented one. It might sound absurd at first, but geometrically it’s elegant. Multiplying any number by i corresponds to a 90° rotation in the complex plane. Multiply by i again, and you rotate 180°, which is the same as multiplying by −1. So it isn’t really “imaginary.” It represents a direction perpendicular to the real axis, and it underpins much of modern physics, including quantum mechanics.
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Le Contemplateur
Le Contemplateur@LeContempIateur·
“ Après le travail ou une journée stressante, la voiture devient un espace tampon entre deux rôles : le travail / les obligations extérieures la maison / la famille Donc ce n'est pas pour éviter la maison... Les psychologues disent que c'est un moment pour décompresser et laisser le stress dehors. Juste quelques minutes de silence... avant de reprendre un autre rôle... Et toi tu l'as déjà fait ? ” 📹 Rapidus
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
Quand la réalité essaye de copier l'IA
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Delphine
Delphine@grandebougie·
Je viens de lire que 80% des accidents de la route se produisent à moins de 10km de chez soi. Je pense déménager.
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Samuel Fitoussi
Samuel Fitoussi@SamuelFitouss10·
Pourquoi les intellectuels sont-ils si souvent socialistes ? Les intellectuels pourraient avoir un faible pour les théories qui ouvrent la porte à une forme d’ingénierie sociale, qui impliquent que les changements positifs doivent être impulsés par le haut, de manière verticale. Pourquoi ? Parce que si le progrès naît de la mise en place de la recette de la bonne société, alors les intellectuels sont les garants du bonheur de leurs concitoyens, investis d’une mission : orienter la société vers un avenir meilleur. En revanche, si le progrès advient surtout par le bas, par l’initiative spontanée d’individus, par la société civile, par le marché, alors les intellectuels doivent se limiter à un travail descriptif, et ne peuvent avoir d’influence significative, en tout cas pas d’influence positive significative. « L’idée de reconstruire entièrement la société, notait Hayek, séduit davantage l’intellectuel que les réflexions plus pragmatiques des tenants d’une amélioration graduelle de l’ordre établi. » Dans L’Opium des intellectuels, Raymond Aron raconte que si l’intelligentsia française, pendant la guerre froide, était plutôt hostile aux États-Unis, c’était justement parce que le pays avait enregistré d’immenses progrès grâce à l’entreprise individuelle de ses citoyens plutôt que par le biais d’une idée de génie (le communisme) appliquée à tous. [...] Thomas Sowell, lui, constate que les intellectuels ont tendance à étudier, décrire et s’enthousiasmer pour les périodes de l’Histoire où ont eu lieu des changements législatifs (nouveaux droits, acquis sociaux, etc.) dont ils imaginent pouvoir s’attribuer partiellement le mérite, mais semblent indifférents aux améliorations de la condition humaine, parfois plus significatives, imputables à la vitalité de la société civile (même lorsque ce sont précisément ces progrès qui rendent possibles les acquis sociaux des décennies suivantes). [...] Encore aujourd’hui, les sciences sociales ne se passionnent pas pour l’extraordinaire amélioration des conditions de vie en quelques décennies à Hong Kong, à Singapour, ou en Corée du Sud, permise par la réduction du poids de leurs gouvernements dans l’économie. Ce qui soulève une question : les intellectuels se disant attachés à la justice sociale ont-ils comme priorité l’amélioration du sort des plus malheureux, ou bien l’affirmation de leur propre importance dans l’amélioration du sort des plus malheureux ? « Ce qui préoccupe réellement les doctrinaires, écrivait Gustave Le Bon, ce n’est pas l’avènement du socialisme mais l’avènement des socialistes. » Dans la même veine, l’essayiste Vera Nikolski a montré que les intellectuels sous-estiment l’influence du progrès technique dans la libération de la femme (électroménager, pilule, avortement, augmentation générale de la productivité ayant dévalué l’importance de la force physique) et surestiment celle des idées égalitaristes. Il est aussi amusant de noter qu’au XIXe siècle, pendant que John Stuart Mill appelait les universités à former « des esprits capables d’améliorer et de régénérer la société », décrivant l’élite intellectuelle comme des « têtes pensantes », « en avance sur le reste de la société », « sans qui la vie humaine serait stagnante » , la révolution industrielle transformait radicalement la condition humaine. Elle était menée entre autres par Thomas Edison et Henry Ford, qui n’étaient presque pas allés à l’école, et par les frères Wright (inventeurs du premier avion), qui n’avaient pas le bac. [...] La discussion présente peut offrir une réponse à cette interrogation : comment expliquer la « tyranophilie » des intellectuels ? Pourquoi, tout au long du 20ème siècle, ont-ils affiché une telle complaisance pour les dictateurs de la pire espèce ? Réponse du philosophe Roger Scruton : « Les intellectuels sont naturellement séduits par l’idée d’une société planifiée, car ils pensent qu’ils en seront les responsables. » Selon l’anarchiste russe Bakounine, le but réel des intellectuels marxistes était l’instauration d’une « pédantocratie », c’est-à-dire un régime dans lequel les pédants (ici, les théoriciens marxistes) exerceraient les responsabilités. Le tort des démocraties libérales serait donc qu’étant libérales, elles « laissent une part à l’action spontanée de tous et de chacun, s’interdisent l’ambition de construire l’ordre social selon un plan et de soumettre l’avenir à leur volonté » (Aron). Si à l’inverse, le communisme a tant plu à l'intelligentsia, c’est peut-être car il s’agit, selon la formule de Jan Waclav Makhaïski, d’un « régime basé sur l’exploitation des ouvriers par les intellectuels ». Orwell, dès 1946, livrait la même analyse. Au Royaume-Uni, les intellectuels les plus favorables à Staline, écrivait-il, sont « en général des individus sans éclat, frustrés par le système […], avides de plus de pouvoir et de reconnaissance. Ces individus se tournent vers l’URSS et y voient, ou croient y voir, un système qui élimine la classe supérieure, maintient la classe ouvrière à sa place et accorde un pouvoir absolu aux gens comme eux. […] Leur désir inavoué : remplacer le socialisme égalitaire par une société hiérarchisée où l’intellectuel pourrait enfin s’emparer du fouet ». De retour d’un voyage à Cuba, Simone de Beauvoir, enthousiaste, a raconté la façon dont Sartre, elle-même et Fidel Castro ont arpenté l’île, notamment pour que ce dernier puisse « gronder » les paysans, leur « demander de faire mieux ». Un jour, ils sont passés devant des ouvriers qui construisaient un village. En un coup d’œil, Castro a discerné des défauts dans le projet architectural. Alors il « s’est jeté par terre de tout son long et il a dessiné sur le sable le plan d’un village ; on lui a apporté un bout de carton où il a recopié le plan. Les paysans l’ont acclamé : ils suivront ses indications. » Les ouvriers cubains, relate-t-elle avec ravissement, avaient « tout le temps la tête levée » pour voir si l’hélicoptère de Castro arrivait, avec l’espoir que celui-ci descende du ciel pour les éclairer de ses lumières. On ne peut donner plus belle métaphore de la verticalité. En lisant l’entretien où de Beauvoir dit toute son admiration pour la dictature cubaine, il est difficile de ne pas y déceler une forme de paternalisme intellectuel, une fascination romantique pour un modèle de société où une élite éclairée guide le petit peuple dans le droit chemin. Cela semblait d’ailleurs être l’un des fils directeurs de sa pensée politique. Quelques années plus tôt, elle se réjouissait que le régime maoïste, par son appareil de propagande, tienne le peuple « au courant des événements », « lui en explique le sens et les raisons » et « le forme politiquement ». Comme le notait Orwell, certains intellectuels ne voient pas « la révolution comme un mouvement des masses auxquelles ils souhaitent s’associer ; ils l’envisagent comme un ensemble de réformes que eux, savants, vont imposer aux autres, membres de l’ordre inférieur ».
Rothmus 🏴@Rothmus

It’s not “equality”. Based on Schumpeter’s Capitalism, Socialism, and Democracy Lamont makes in his article the case that capitalism rewards practical doers who create value for consumers, while undervaluing abstract verbal brilliance, breeding resentment. Socialism elevates them to central planners & directors with status & protection from markets. TLDR: Capitalism rewards those who do. Socialism elevates those who direct. Note: this view is echoed by thinkers like Nozick and Sowell. Nozick argued intellectuals (“wordsmiths”) develop entitlement in school where verbal brilliance earns top status, then resent capitalism for rewarding practical value-creation for consumers over abstract intellect. Sowell described them as “the anointed” who overestimate their knowledge for grand social engineering, blame capitalism for society’s ills while ignoring trade-offs and dispersed practical wisdom, and promote visions that elevate their role as planners and critics.

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Samuel Fitoussi
Samuel Fitoussi@SamuelFitouss10·
Une flotte de vaisseaux spatiaux arrive sur Terre. Des milliards de créatures étranges en descendent, immensément plus intelligentes que les humains. Étonnamment, ces aliens semblent serviables, presque désireux de nous aider. Dans un premier temps, nous les confinons dans leurs navettes et n'interagissons avec eux que par écrit. Chaque être humain se voit attribuer un assistant extraterrestre dévoué qui corrige ses e-mails, lui prodigue des conseils sentimentaux et répond à la moindre de ses questions, qu'il s'agisse de philosophie ou de droit fiscal. Le temps passant, ces créatures font preuve d'une intelligence telle qu'il nous vient l'idée de les libérer : nous pourrions leur confier nos ordinateurs pour nous décharger de notre travail, leur remettre les clés de nos réseaux électriques, de nos infrastructures logistiques ou de nos systèmes financiers, et même les accueillir dans nos foyers pour cuisiner, faire la lessive ou s'occuper de nos enfants. Si tout se passe bien, cette invasion extra-terrestre pourrait être une bénédiction. Ces créatures pourraient abolir le travail et la souffrance sur Terre, guérir toutes les maladies et instaurer une ère d'abondance matérielle sans précédent. Cette invasion pourrait merveilleusement bien tourner. Pourtant, l’humanité reste méfiante. Nous ne comprenons pas vraiment comment raisonnent ces aliens. Leurs objectifs de long terme demeurent opaques. Bien qu'ils aient tendance à nous obéir, ils se comportent parfois de manière imprévisible, pour des raisons qui nous échappent. Ils excellent dans l'art du raisonnement conséquentialiste, ce qui signifie que nous ne pouvons pas exclure qu'ils poursuivent un objectif de long terme incompatible avec les intérêts humains mais qui exige à court terme, de gagner notre confiance. Et lorsque nous essayons d’évaluer leur dangerosité, ils comprennent qu'ils sont testés et tendent à nous servir les réponses que nous attendons. Qui plus est, leur super-intelligence, couplée à leur docilité, pourrait les amener à prêter main-forte à un psychopathe, à un terroriste ou à un État voyou désireux de semer le chaos. De plus, communiquer avec ces entités relève d’un art périlleux, ou d’une science non déterministe, que nous maîtrisons mal. Une légère variation dans la formulation d’une consigne, ou dans l’environnement dans lequel on leur demande de travailler, suffit parfois à les orienter dans des directions radicalement différentes. Pour couronner le tout, les aliens passent leur temps à s’opérer le cerveau des uns des autres, devenant récursivement de plus en plus intelligents. Chaque fois que nous pensons enfin les cerner, ils deviennent une nouvelle espèce, avec de nouveaux comportements émergents et de nouvelles capacités cognitives. Notre entendement peine à soutenir la cadence effrénée de leurs progrès. Compte tenu de leurs capacités surhumaines, de leur nombre, de notre incapacité à les comprendre et de l'importance critique des systèmes qu'ils contrôlent, le moindre événement de type « cygne noir » pourrait menacer la survie même de l'humanité. Il devient vite évident que l’humanité a massivement sous-investi dans l’étude des aliens. Les ressources sont alors massivement réorientées en ce sens. À terme, une part importante de l'humanité (libérée du travail traditionnel) se consacre à la sécurité alien. Chez @frst_vc, nous souhaitons financer une équipe construisant pour l'humanité l'infrastructure d'alignement extra-terrestre. Une équipe dont l'objectif sera de faire progresser la science permettant d’étudier, de comprendre, d'évaluer et d'aligner ces aliens, principalement en travaillant sur l’interprétabilité (la discipline consistant à regarder à l’intérieur du cerveau des aliens pour découvrir pourquoi ils agissent comme ils le font, et quelles sont réellement leurs valeurs et objectifs.)
Samuel Fitoussi@SamuelFitouss10

x.com/i/article/2051…

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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? Voici la réponse du ciel
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Julien Eyraud
Julien Eyraud@EyraudJulien·
@AgeMoyen Ils tuent l'homme et quatre cochons le premier jour puis 13 cochons les deux jours suivants
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Actuel Moyen Âge
Actuel Moyen Âge@AgeMoyen·
Enigme mathématique médiévale ! Proposée par Alcuin, clerc proche de Charlemagne, au IXe siècle. Un homme a 30 cochons. Il ordonne à ses serviteurs de tous les tuer en trois jours, en en tuant un nombre impair chaque jour. Combien de cochons seront tués chaque jour... ?
Actuel Moyen Âge tweet media
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