Gonzague JD

1.4K posts

Gonzague JD banner
Gonzague JD

Gonzague JD

@GonzagueJd

Prof des écoles et scénariste de BD Plaquettes #HerbinièreLebert, barres type #Cuisenaire adaptées au cycle 1, #DécompositionDesNombres et un peu de poésie.

Katılım Mayıs 2019
219 Takip Edilen216 Takipçiler
Sabitlenmiş Tweet
Gonzague JD
Gonzague JD@GonzagueJd·
Voici une brève présentation de ma BD sur Raymond Isidore dit "Picassiette" (1900-1964) qui fit de sa petite maison ouvrière un paradis de mosaïques faites de brisures d'assiettes. Au dessin à l'aquarelle : Benoît Blary. Parution octobre 2025. #Chartres #Picassiette #artbrut
Français
0
0
0
115
Gonzague JD retweetledi
Rutger Bregman
Rutger Bregman@rcbregman·
"Gaza Beach 2030". Peter de Wit wins the annual award for the best political cartoon in the Netherlands.
Rutger Bregman tweet media
English
293
18.8K
51.3K
2.5M
Gonzague JD retweetledi
Michel Goya
Michel Goya@Michel_Goya·
Je crois qu'il est temps de rééditer ce post vieux de treize ans. La voie de l'épée (redif.) : La France aurait pu être la troisième puissance militaire mondiale, à moindre coût...mais finalement non. Chiffre réactualisé (avec l'aide de l'IA), c'est en fait 700 milliards d'euros qui auraient pu être investis en plus dans notre Défense si on avait maintenu l'effort de 1990, avec tous les bénéfices qui en résulteraient, industriels, techniques, commerciaux, fiscaux, mais aussi bien sûr diplomatiques et militaires pour nous et les Alliés que l'on soutient. 👉@LCI @DariusRochebin 👉lavoiedelepee.blogspot.com/2013/09/la-fra…
Michel Goya tweet media
Français
65
316
1.3K
96.1K
Gonzague JD retweetledi
Nicolas Cadène 🌍
Nicolas Cadène 🌍@ncadene·
La proposition de loi LR visant à interdire le foulard/voile via l’interdiction de tout couvre-chef aux personnes de moins de 18 ans de sexe féminin est: -absurde -liberticide -contreproductive -contraire à la laïcité Elle illustre le naufrage du débat politique actuel. Thread 🧵
Nicolas Cadène 🌍 tweet media
Français
185
693
1.5K
105.5K
Gonzague JD retweetledi
Mikaa Blugeon-Mered
Mikaa Blugeon-Mered@Mikaa_BM·
Des journalistes 🇫🇷🇺🇸🇬🇧🇨🇦🇮🇳🇸🇪 m'ont posé aujourd'hui la même question : Reste-t-il UN moyen pour Trump d'acquérir légalement et pacifiquement le Groenland après toute la coercicion exercée ? La réponse est simple : ⛔️ NON ⛔️ Il l'aura par la contrainte ou ne l'aura pas.
Français
6
39
259
15.9K
Gonzague JD retweetledi
Rich Raho
Rich Raho@RichRaho·
NEW: Rare Joint Statement by Cardinals Cupich, McElroy, and Tobin on “Morality of US Foreign Policy”: “We renounce war as an instrument for narrow national interests and proclaim that military action must be seen only as a last resort in extreme situations, not a normal instrument of national policy.”rcan.org/cardinals-stat…
English
47
171
505
19.1K
Gonzague JD retweetledi
Massimo Faggioli
Massimo Faggioli@MassimoFaggioli·
Catholic personnel in the US military could in good conscience consider disobeying orders to attack Greenland, according to the bishop responsible for their pastoral care, Broglio (former president USCCB). @The_Tablet thetablet.co.uk/news/broglio-u…
English
63
511
1.4K
73.8K
Gonzague JD retweetledi
Daniel Schatz
Daniel Schatz@drdanielschatz·
🇺🇸🇬🇱 If the United States attacks, invades or annexes Greenland, it would be the geopolitical equivalent of committing state suicide. This isn’t some distant territory. Greenland belongs to Denmark - a NATO member, an ally. If the U.S. seizes land from a NATO country, this doesn’t trigger “strongly worded statements.” It triggers the end of NATO. Because NATO’s core promise is collective defense: an attack on one is an attack on all. Now imagine the attacker is the United States. In that moment the alliance collapses because the leader becomes the predator. And once that trust is broken, it doesn’t reset in four years. 🧨 What happens next? 1) Europe expels the U.S. militarily Europe will demand closure of U.S. bases across the continent: Ramstein, Aviano, Lakenheath, and more. America’s ability to project power into Europe, the Middle East, and Africa shrinks overnight. 2) It also kills the U.S.’s bilateral defense architecture — the DCAs People forget: after 2022, the U.S. built a whole NATO+ infrastructure through Defense Cooperation Agreements — including Sweden’s DCA. These agreements grant the U.S. access to bases, airfields, ports, stockpiles, logistics routes. Annex Greenland and these deals become politically radioactive. European parliaments will freeze them. Governments will suspend access. The U.S. won’t just lose allies. It loses the physical infrastructure that makes U.S. power possible in Europe. 3) EU responds as a bloc The EU has its own mutual defense clause (Article 42.7 TEU). Europe will be compelled to treat the U.S. as an aggressor state. 4) The dollar and U.S. debt become vulnerable America’s global position rests on trust — including trust in the dollar. An imperial land grab against Europe shatters that. Reserve diversification accelerates. Debt costs rise. Inflation becomes structural. 5) Corporate America gets crushed in the world’s richest market This becomes economic war. U.S. companies aren’t “penalized” — they’re treated as enemy-state assets. 6) The EU-US trade agreement package will be frozen or killed The EU is currently debating an EU–US trade agreement package. If Washington turns into a territorial aggressor against a European democracy, Europe won’t “keep doing business as usual.” It will delay, suspend, or cancel the deal entirely. Especially now, when the U.S. has announced tariffs on allies — Denmark, Sweden, Norway, France, Germany, the UK, Finland, and the Netherlands — explicitly tied to the Greenland dispute. And that will hit American consumers first: higher tariffs, higher prices, disrupted supply chains — at a moment when Americans can least afford it. 🔥 And the most insane part? It hands Russia and China the strategic victory of the century. A self-inflicted rupture of the West — achieved without Moscow or Beijing firing a shot. Invading or annexing Greenland is not strength. It’s not leadership. It’s not “America First.” It’s America alone. And it’s the fastest way for the United States to destroy the Western alliance system that made it the most powerful nation on earth. It’s madness. And I say this as someone who loves the United States — and cares deeply about its future.
Daniel Schatz tweet media
English
285
648
2K
132K
Gonzague JD retweetledi
Etienne Marcuz
Etienne Marcuz@Etienne_Marcuz·
☢️🇫🇷 Dissuader les Etats-Unis – l’impensable stratégique ? 🇺🇸☢️ Alors que les menaces de l’administration Trump sur le Groenland, et plus largement l’Europe, se font chaque jour plus concrètes, nous sommes désormais obligés de nous poser une question qui paraissait impensable par le passé : la dissuasion nucléaire française peut-elle fonctionner contre les Etats-Unis ? --- Avant-propos : Le sujet étant sensible, je tiens à préciser que m’exprime à titre personnel et que ces réflexions sont hypothétiques et théoriques. L’objectif est avant tout d’initier les discussions sur la dissuasion nucléaire vis-à-vis des Etats-Unis. Le texte est peut être long pour ce réseau social, mais il m'a semblé nécessaire de prendre le temps de creuser les aspects technologiques, opérationnels et politiques qui forment les trois grands piliers de la crédibilité de la dissuasion. Comme toujours, commentaires et questions sont les bienvenus tant que cela se fait dans le respect et la courtoisie. --- Dès les origines du programme nucléaire militaire français, une éventuelle défaillance de l’allié états-unien fut l’une des principales raisons justifiant les moyens colossaux qui lui furent attribués. La crise de Suez en 1956, durant laquelle les États-Unis ont activement fait échouer une opération franco-britannique en mobilisant leur influence diplomatique et leur puissance financière, est régulièrement présentée comme un catalyseur. Elle a montré de manière ostensible que des pays alliés peuvent avoir des intérêts stratégiques divergents. En choisissant de se doter de l’arme suprême, la France entendait rester seule maîtresse de son destin national au cas où les Etats-Unis refusaient d’intervenir suite à une invasion soviétique de l’Europe. La dissuasion française est dite souveraine et autonome, puisque ni ses moyens ni sa mise en œuvre ne dépendent du bon vouloir d’une autre puissance. Elle est par ailleurs présentée comme « tous azimuts », c’est-à-dire pouvant infliger des dommages inacceptables à n’importe quel Etat menaçant ses intérêts vitaux. Elle a toutefois été taillée sur mesure pour pouvoir affronter dans un premier temps l’URSS, puis la Russie mais également la Chine, les deux pays « dimensionnants » pour notre dissuasion (nombre d’armes, portée, etc.) Ainsi, plus qu’une puissance potentiellement hostile comme la Russie ou la Chine, les Etats-Unis étaient vus dans le pire des cas comme un acteur neutre du fait de leur tendance isolationniste par le passé. Or, depuis sa réélection en 2024, Donald Trump et son administration ne cessent de s’en prendre à l’Europe avec des menaces multiformes, économiques, politiques mais aussi militaires, dans l’objectif de vassaliser leurs anciens alliés. Une telle vassalisation, si elle se concrétisait, ferait peser une menace sur la France en tant que nation souveraine et indépendante et pourrait donc théoriquement entrer dans le champ de la dissuasion nucléaire. Pour autant, la France pourrait-elle dissuader les Etats-Unis avec son arsenal nucléaire ? Il faut ici se pencher sur trois aspects : technologiques, opérationnels et politiques. 1. Technologiques La France a toujours fait le choix de ne dépendre d’aucun moyen étranger pour concevoir les systèmes d’armes à l’œuvre dans la dissuasion nucléaire. Par exemple, ni les porteurs (sous-marins lanceurs d’engin (SNLE), Rafale), ni les vecteurs (M51, ASMPA-R) ne dépendent du GPS pour leur positionnement. Ils utilisent pour cela des centrales inertielles ultra précises, pouvant être recalées par des moyens autonomes comme des capteurs d’étoiles. Il en va de même pour les systèmes de commandement, de contrôle et de communication nucléaires (NC3) permettant la transmission des ordres de tir même dans les conditions les plus dégradées comme une guerre nucléaire totale. Par ailleurs, les vecteurs des armes nucléaires françaises sont parmi les plus modernes au monde. Le missile de croisière supersonique à charge nucléaire ASMPA-R est par exemple unique en Occident. Toutefois, plus que l’ASMPA-R, ce serait plutôt le missile balistique mer-sol M51 tiré par les SNLE français qui serait le vecteur privilégié face à un adversaire comme les Etats-Unis, tant en raison de sa portée que de sa capacité à pénétrer les défenses adverses. On estime la première supérieure à 8 000 km et varie selon les versions du missile – le nouveau M51.3 a vu sa portée et sa précision améliorées – mais également selon son chargement. Un missile n’emportant qu’une ou deux têtes nucléaire(s) océanique(s) (TNO) ira plus loin que s’il en vectorise le double ou plus. Cela permet à un sous-marin en patrouille dans l’Atlantique Nord d’atteindre l’ensemble du territoire nord-américain. La pénétration des armes, soit la capacité à déjouer les défenses adverses, est quant à elle assurée tant par la vitesse des TNO que par leur nombre – la saturation – mais également par les aides à la pénétration (ALAP). Ces leurres sont largués par l’étage supérieur en même temps que les TNO pour masquer les vraies têtes. On reviendra sur ce point dans la partie opérationnelle. Cette indépendance mais aussi cette excellence technologique font parties des principales garanties de la crédibilité de la dissuasion française aux yeux de ses compétiteurs stratégiques. Par conséquent, d’un point de vue technologique, la dissuasion nucléaire française est parfaitement à même de dissuader les Etats-Unis. 2. Opérationnels La dissuasion nucléaire française repose notamment sur le principe de représailles assurées. Cela signifie que, même en cas d’attaque surprise ou de décapitation - l’enlèvement du président Vénézuélien Maduro est un excellent exemple de « décapitation » non cinétique - par un adversaire, celui-ci doit être certain qu’il s’expose à des dommages inacceptables. Rappelons ici que les plans de frappes français ne visent pas les villes en tant que telles mais les centres de pouvoirs politiques, économiques et militaires adverses. Le but n’est pas de maximiser le nombre de morts mais de détruire ce qui fait la puissance d’un Etat, soit, par exemple, ses structures gouvernementales, son industrie, notamment militaire, son système énergétique ou encore ses centres de commandement. Cela repose notamment sur au moins un SNLE évoluant en permanence dans les profondeurs océaniques, le rendant théoriquement invulnérable une fois dilué. Le chargement complet d’un SNLE, représente probablement à lui seul entre 50 et un peu moins de 100 TNO, selon le chargement des missiles. Un SNLE est à même d’infliger des dégâts majeurs à un nombre conséquent de cibles, même durcies. Pour mémoire, suite au déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine, la France avait trois SNLE en patrouille en mer, représentant un pouvoir de destruction considérable. Toutefois, plus que l’augmentation des dommages encourus, le nombre de SNLE à la mer est principalement dicté par la posture défensive de l’adversaire. L’idée est une fois de plus de garantir à l’exécutif français un niveau de dommages qui sera infligé à l’agresseur. Côté états-unien, les seules défenses antimissiles sont actuellement situées sur la façade Ouest du pays, pour faire face à des tirs nord-coréens voire chinois. Les grands centres urbains de la côte Est, qui concentrent un nombre conséquent de cibles potentielles, sont donc vulnérables à une attaque balistique venant de l’Est, même si cela pourrait changer à plus ou moins long terme avec le projet « Golden Dome ». Bien que théoriquement protégée, la côte Ouest serait dans les faits très exposée à une attaque saturante par des missiles aux ALAP complexes. Si les Forces aériennes stratégiques (FAS) ont déjà par le passé montré leur capacité à mener un raid nucléaire sur une distance de 10 000 km, aller simple, une attaque du territoire continental états-unien depuis la métropole française serait dans les faits très complexe, notamment en raison de l’exposition du raid à une interception durant sa phase de transit transocéanique. Reste que l’ASMPA-R pourrait être utilisé contre des cibles militaires, comme un groupe aéronaval ou des bases militaires, par exemple de détection antimissiles, dans le Grand Nord. Théoriquement, la dissuasion nucléaire française est donc bien crédible d’un point de vue opérationnel vis-à-vis des Etats-Unis. Si nos forces stratégiques pourraient difficilement anéantir l’Etat états-unien à elles seules, elles causeraient très probablement des dommages colossaux, suffisants pour le paralyser pour une période de plusieurs années, le rendant vulnérable à une action prédatrice d’un autre compétiteur stratégique comme la Chine ou la Russie. Néanmoins, il faut ici rappeler que la France, et plus largement l’Europe, font actuellement face à une menace sur deux fronts. Si l’hostilité des Etats-Unis concentre l’attention ces derniers jours, la Russie reste la menace principale pesant sur la France. La Chine reste quant à elle une menace plus diffuse et relativement lointaine. Malgré des débuts compliqués pour la Russie, la guerre d’invasion en Ukraine se poursuit et le pays se réarme au-delà de ses besoins pour ce conflit, faisant peser une menace importante sur le flanc Est de l’Europe. Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis s’invitent désormais au tableau des adversaires potentiels à court/moyen terme, possiblement devant la Chine, en menaçant le flanc Ouest du continent. Cela fait peser sur la dissuasion française la contrainte majeure de devoir potentiellement tenir tête à deux adversaires majeurs ouvertement hostiles. Ce « défi des deux forts » Etats-Unis/Russie, n’est pas sans rappeler le « two-peers challenge » Russie/Chine qui occupe les stratèges états-uniens depuis plusieurs années. Tout stratège devant envisager le pire, une certaine coordination entre les Etats-Unis et la Russie, sous la forme par exemple d’un partage de l’Europe, pourrait passer par une coopération pour neutraliser les dissuasions française et britannique. Cela pourrait également signifier que la posture et l’arsenal actuels ne sont pas suffisants, nécessitant une possible évolution à la hausse, en particulier du nombre de têtes nucléaires. Ces risques, rappelons-le théoriques pour l’heure, pourraient être atténués par une participation de nos alliés à la protection de nos forces stratégiques. Nos alliés nordiques excellent dans la lutte anti-sous-marine, même si leurs matériels sont en majeure partie d’origine états-unienne. D’autres pays pourraient également fournir des moyens de défense antiaérienne et antimissiles. Tout cela dépend toutefois du dernier volet : la capacité politique à dissuader les Etats-Unis. 3. Politiques Beaucoup l’oublient lorsqu’ils brandissent fièrement les armes nucléaires françaises à chaque regain de tensions internationales : leur utilisation signifierait l’échec de la dissuasion mais surtout l’anéantissement de la France en représailles, que l’adversaire soit russe, chinois ou états-unien. Si la crédibilité de la dissuasion a un volet technico-opérationnel significatif, c’est avant tout la crédibilité politique qui domine. Brandir la menace nucléaire à la moindre action adverse ne fait qu’affaiblir le discours dissuasif. Ainsi, même si la dissuasion française à une « dimension européenne » et que seul le Président de la République en exercice peut en décider, il serait très probablement inenvisageable de menacer les Etats-Unis de frappes nucléaires en cas d’annexion du Groenland, ou la Russie en cas d’invasion limitée d’un territoire d’Europe de l’Est. Seule une attaque massive mettant en jeu l’existence de l’Etat français peut justifier de telles frappes, dont l’objectif est d’emmener l’adversaire dans la tombe. Le cas groenlandais doit inviter à la prudence et à la réflexion. Les velléités états-uniennes pourraient en effet s’étendre à certains de nos territoires d’outre-mer comme la Guyane, avec son port spatial stratégique idéalement situé près de l’équateur, ou encore la Nouvelle-Calédonie, pouvant constituer un point d’appui stratégique pour des opérations sur le théâtre indo-pacifique dans le cadre d’un conflit entre Washington et Pékin. Sans compter sur le fait que les deux territoires possèdent d’importantes ressources en matières premières. Or, les Etats-Unis pourraient faire peser une menace systémique sur la France si elle était isolée, et ce même sans avoir à utiliser ses forces armées dans des opérations cinétiques, par exemple en imposant un blocus et/ou des sanctions. Notre pays deviendrait rapidement moribond, tandis que le niveau de vie de ses habitants chuterait, menant probablement à des troubles internes majeurs. Même si cela reste possible, il est difficilement envisageable que la dissuasion nucléaire française soit actionnée dans un tel cas, en raison là encore des représailles massives qui s’en suivraient. Ainsi, si la France est forte par sa dissuasion nucléaire, elle l’est presque tout autant par ses alliances, qui lui assurent une résilience économique, politique et militaire. L’avenir de la France dépend notamment de celui de ses alliés et ainsi que de leur soutien dans l’adversité, expliquant en partie la « dimension européenne » de sa dissuasion et possiblement l’activisme de Paris dans la crise actuelle autour du Groenland. L’Europe peut tenir tête militairement à la Russie, notamment grâce aux dissuasions nucléaires française et britannique, mais aussi à d’importantes forces conventionnelles allemandes, polonaises, etc. L’équation est toutefois beaucoup plus complexe vis-à-vis des Etats-Unis. Le Vieux continent, hormis la France, a fait le choix au cours des huit dernières décennies de dépendre de manière croissante de son partenaire Outre-Atlantique, aussi bien dans le domaine militaire qu’économique ou technologique. De ce fait, de nombreuses forces armées européennes du continent dépendent des Etats-Unis pour la maintenance de leurs matériels militaires, toujours plus complexes à entretenir et requérant des mises-à-jours fréquentes. Néanmoins, si l’asymétrie entre les Etats européens et les Etats-Unis sur le domaine militaire est importante, il existe une dépendance mutuelle sur le volet économique. Celle-ci constitue un levier important, et c’est uniquement à l’échelle européenne, et non à celle des Etats individuels, que les Européens seront en mesure de tenir tête aux Etats-Unis sur ce point. L’objectif d’une telle confrontation économique serait de maximiser le coût d’une agression états-unienne, qui forcerait Washington à choisir entre l’apaisement ou une escalade horizontale dans le domaine militaire. Or, une telle escalade ne pourrait rester cantonnée à une « simple » annexion d’un territoire aux marges du continent européen mais devrait être beaucoup plus étendue. Outre l’incertitude autour d’une intervention qui consommerait une partie significative du potentiel militaire états-unien, une telle agression militaire massive pourrait cette fois-ci directement menacer les intérêts vitaux français, et donc exposer de manière plus crédible les Etats-Unis à des représailles nucléaires. Pour conclure, bien que hautement improbable, il est possible d’envisager des scénarios dans lesquels la France serait amenée à mettre en jeu sa dissuasion nucléaire face aux Etats-Unis de manière crédible, aussi bien techniquement, qu’opérationnellement mais surtout politiquement. Toutefois, cela ne pourrait se faire que dans le cadre d’actions coordonnées avec nos partenaires européens, incluant dans un premier temps des sanctions économiques massives. Il est cependant urgent pour l’Europe de regagner sa souveraineté dans les domaines économiques et militaires, en diminuant rapidement sa dépendance envers les technologies et équipements états-uniens. C’est à ce prix que le contient pourra regagner de la flexibilité et éloigner le risque de coercition de la part des Etats-Unis, mais également de la Russie ou de la Chine. 📸 🇫🇷Rafale des Forces aériennes stratégiques (FAS) accompagnant un bombardier stratégique à capacité nucléaire états-unien 🇺🇸B-52H lors d'un transit au-dessus du territoire français / Crédits: Armée de l’Air et de l’Espace via @EscadronsChasse
Etienne Marcuz tweet media
Français
52
135
486
47.2K
Gonzague JD retweetledi
Mikaa Blugeon-Mered
Mikaa Blugeon-Mered@Mikaa_BM·
Je vois qu'il y a beaucoup de confusion ce matin dans la presse sur l'exercice militaire "Arctic Endurance" en cours au Groenland, auquel la France participe. Donc, voici un mini-thread pour redonner le contexte et expliquer la situation simplement. On y va ? ⤵️
Simon@Simon672491

@Mikaa_BM Ca s'organise aussi vite que ça ? Ou c'était déjà prévu ?

Français
24
199
478
101K
Gonzague JD retweetledi
Mikaa Blugeon-Mered
Mikaa Blugeon-Mered@Mikaa_BM·
Cette personne ne connaît pas le sujet. 1) On connaît très bien le modèle économique de la 1ere mine possible de terres rares 🇬🇱 : Kuannersuit. J'ai publié dessus en 2019 et l'enseigne depuis. 2) Il est rentable. 3) À 59°N, les conditions d'exploitation ne sont pas arctiques.
BFM@BFMTV

Groenland: en cas d'acquisition, Donald Trump "ne pourra pas faire ce qu'il veut", selon Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine #BFM2

Français
3
32
129
15.3K
Gonzague JD retweetledi
Branislav Slantchev
Branislav Slantchev@slantchev·
To the idiots blabbering blithely about Greenland and “US doesn’t need NATO,” do us all a favor and check what US power projection requires and what losing our presence in Europe, with all the bases and logistical infrastructure to support global deployments, would entail. Next check what it would cost us to man all the resulting gaps in the Atlantic and Arctic defense, and explain where we’re going to build substitute ports and bases if we wish to retain a foothold in the Middle East. I know you people seem to think that the U.S. magically teleports entire brigades thousands of miles away or that aircraft carriers can just float around for years on their own, but this is truly unserious bullshit. If you thought America was spending “too much” on defense because of NATO, just wait until you learn what we would have to spend without NATO to maintain even a fraction of our global influence. Losing NATO — which is what will happen if we attempt to coerce Denmark (read Article I) — will be the surest and fastest way to global decline. Now, if you are Russia or China, you would surely welcome this. But if you are an American, you wouldn’t. The administration is either bluffing or they are incomparable idiots the likes of which we have never seen in our history, or we will have to revisit that kompromat idea that I have always resisted.
English
546
1.3K
6K
308.4K
Gonzague JD retweetledi
Olivier Schmitt
Olivier Schmitt@Olivier1Schmitt·
Ceci, 1000 fois! Toutes les prétentions FR à avoir une forme d'ascendant sur les questions de sécurité européenne se heurtent immédiatement à nos multiples contradictions qui décrédibilisent d'entrée la position FR: - on s'est complètement plantés sur l'analyse de la menace russe (spoiler: ça décrédibilise) - on prétend renforcer l'industrie européenne de défense mais seulement si des industriels FR sont les premiers bénéficiaires (spoiler: ça énerve) - on prétend aider l'Ukraine mais avec une aide extrêmement limitée (spoiler: ça fait pas sérieux) - on prétend être une puissance militaire sans consentir aux investissements nécessaires par peur de toucher à notre modèle social et par impossibilité de continuer à s'endetter (spoiler, ça fait rire) - on prétend donner des lecons de démocratie avec une classe politique qui multiplie les scandales de corruption sans qu'elle se remette en cause et avec un RN (lui-même un beau parti de truands et d'escrocs) aux portes du pouvoir (spoiler: ça fait pitié). Et malgré ca, on a des diplomates et militaires remarquables qui font ce qu'ils peuvent, mais clairement, le déclassement international est évident. Et en soi, ce n'est pas grave, mais il va bien falloir l'admettre, car la contradiction entre nos ambitions et nos capacités n'est pas juste béante, elle est surtout très visible pour tout le monde, et en premier lieu nos partenaires européens. Mais il va aussi falloir expliquer aux électeurs que leur niveau de vie n'est pas gratuit, qu'il dépend de la stabilité de notre environnement et des conditions macro-économiques, et que si l'on n'accepte pas de se donner les moyens de tenter d'orienter l'environnement à notre avantage, on le subit. Et encore une fois, c'est le lot de la plupart des pays dans l'histoire et certains s'en sortent très bien à ce jeu. Mais il faut être honnête et l'admettre, et avec le culte imbécile autour de De Gaulle et du "rang" de la France dans ce pays qui paralyse tout débat honnête sur l'adaptation de nos ambitions aux moyens réels que l'on veut consacrer à notre statut international, on est très loin de cette admission.
Elie Tenenbaum@ElieTenenbaum

Excellent thread à dérouler ! Mais la position FR serait un tantinet plus crédible si on dépensait effectivement quelque M€ pour l’Ukraine 🇺🇦 : je crains que l’on ne se soit rendus inaudibles par la faiblesse des notre aide 🪖

Français
5
164
451
56.8K
Gonzague JD retweetledi
Cédric Labrousse
Cédric Labrousse@CdricLabrousse·
Il faut, pour comprendre le retournement de Trump ce soir (et cela même s'il y a quelques frappes à terme), et la désillusion de bien des gens qui n'ont pas voulu y croire, qu'il y a aussi tout un environnement régional hostile à une chute du régime iranien. Faisons le point. 1/
Français
29
194
518
140.4K
Gonzague JD retweetledi
Mikaa Blugeon-Mered
Mikaa Blugeon-Mered@Mikaa_BM·
Des mots absolument historiques du Naalakkersuisut Siulittaasuat (Chef du Gouvernement 🇬🇱), Jens-Frederik Nielsen: "Si nous devons choisir entre le Danemark et les États-Unis ici et maintenant, nous choisissons le Danemark. L'OTAN. L'UE."
Clash Report@clashreport

Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen: If we have to choose between the United States and Denmark here and now, we choose Denmark. We choose NATO. We choose the Kingdom of Denmark. We choose the EU.

Français
20
147
522
34K
Gonzague JD retweetledi
Cédric Labrousse
Cédric Labrousse@CdricLabrousse·
Ahmad Chalabi : l'expérience irakienne que tout le monde a oublié... Depuis quelques semaines, mais ce fut le cas déjà en juin 2025 ou encore en 2023, Reza Pahlavi est dans toutes les boucles médiatiques alors que le sordide régime iranien est contesté. Comme du déjà vu... 1/
Cédric Labrousse tweet media
Français
11
44
139
22.5K
Gonzague JD retweetledi
Romain Mielcarek
Romain Mielcarek@romainmielcarek·
Donald Trump: "Nous serons toujours là pour l’OTAN, même si elle n’est pas là pour nous." Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir invoqué l'article 5 de l'Otan, suite aux attentats de septembre 2001. L'Otan avait alors estimé, par la voix de son secrétaire général : "S'il est établi que cette attaque est dirigée depuis l’étranger contre les États-Unis, elle sera assimilée à une action relevant de l'article 5 du traité de Washington." Les Alliés l'avaient reconnu, à l'unanimité : l'attaque avait été menée par le groupe Al Qaeda et coordonnée depuis le territoire afghan. De nombreux Alliés, ainsi que d'autres pays, ont participé à une mission de l'Otan (ISAF) pour soutenir les Etats-Unis dans leur guerre contre Al Qaeda et ses soutiens en Afghanistan. Etaient présent lors de l'invasion initiale: France, UK, Canada, Allemagne, Italie, ainsi que, hors Otan, l'Australie et la Nouvelle Zélande. Un tiers des pertes humaines de la coalition sont celles des alliés des Américains. 1159 hommes et femmes. Sans compter les blessés, par milliers. Ce sont 90 morts pour la France. Mais aussi 457 Britanniques, 62 Allemands ou encore 159 Canadiens. On pourrait également citer l'invasion illégale de l'Irak, en 2003. Si plusieurs pays clefs de l'Otan s'y sont opposés, d'autres ont soutenu Washington dans cette guerre. Etaient notamment présents: UK, Pologne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Roumanie... ou encore le Danemark, aujourd'hui menacé par les Etats-Unis. Et là encore, des centaines de morts : 179 Britanniques, 23 Polonais, 13 Hongrois... Malgré les oppositions à cette guerre de la France et de l'Allemagne, l'Otan a déployé en Irak une mission de formation, en appui à l'opération américaine, pour tenter de contribuer à la stabilisation et à la reconstruction du pays. L'Allemagne a même mis en place une formation à destination des policiers irakiens. L'Ukraine, méprisée par Donald Trump, a perdu 10 hommes en Afghanistan et 18 en Irak. Dans le même post, le président américain reproche à la Norvège de lui avoir refusé "bêtement" le Prix Nobel de la Paix. Le Nobel est attribué par un comité indépendant, dont les membres sont nommés par le Parlement. Ce n'est pas une compétence de l'exécutif. Il est completés d'experts, des juristes, des chercheurs... Sources: OTAN, presse, Donald Trump sur Truth Social.
Romain Mielcarek tweet mediaRomain Mielcarek tweet mediaRomain Mielcarek tweet media
Français
34
562
2.6K
261.2K
Gonzague JD retweetledi
Michel Goya
Michel Goya@Michel_Goya·
Donald Trump: “We will always be there for NATO, even if they won't be there for us.” Puisque monsieur parle d'abord pognon, c'est entre 400 et 600 milliards d'euros qui ont été dépensés pour tous les pays de l'OTAN hors Etats-Unis en soutien de ces derniers en Afghanistan de 2001 à 2021. Mais surtout : Royaume-Uni : 457 morts Canada: 160 France : 90 Allemagne : 62 Italie : 53 Pologne : 44 Danemark : 43 Espagne : 35 Roumanie : 27 Pays-Bas : 25 République tchèque : 14 Norvège : 10 Estonie : 9 Hongrie : 7 Suède : 5 Lettonie : 4 Slovaquie : 3 Finlande : 2 Portugal : 2 Lituanie : 1 Belgique : 1 Bulgarie : 1 Albanie : 1 Monténégro : 1 Avec sensiblement autant de mutilés et le double de blessés moins graves.
The White House@WhiteHouse

We will always be there for NATO, even if they won’t be there for us. The only Nation that China and Russia fear and respect is the DJT REBUILT U.S.A. MAKE AMERICA GREAT AGAIN!!! - President Donald J. Trump 🇺🇸

Français
45
425
1.1K
60.5K