Depuis 30 ans, tous les gouvernements promettent de simplifier.
Mais le niveau des normes continue de monter.
Et si l’on changeait de logique ?
Donnons le pouvoir aux citoyens et aux entreprises de demander la suppression d’une norme inutile.
C’est le « droit à la simplification » que je propose.
C’est un renversement de la charge de la preuve : si l’administration ne peut pas justifier une norme, elle doit être modifiée ou supprimée.
Pour découvrir l’initiative ou suivre notre campagne :
👉 jesimplifie.fr
Et vous : quelle est la norme la plus absurde à laquelle vous avez été confronté ?
Merci à @adeguigne et Le Figaro pour cette analyse consacrée à notre proposition de « 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ».
Tout le monde voudrait un choc de simplification. Les politiques le promettent mais très peu de choses se passent.
Comme si l’on tentait de vider la mer avec une petite cuillère tout en laissant les vannes grandes ouvertes.
Notre conviction est simple :
👉 La simplification ne viendra pas d’en haut.
👉 Elle doit devenir un droit concret pour les citoyens, les entreprises, les acteurs de terrain.
Le « 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 » est la possibilité de contester une norme inutile, d’exiger son réexamen par l’administration qui devra prouver son utilité.
Si la norme ne réussit pas cet examen, la norme sera réécrite ou supprimée.
Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est un mécanisme opérationnel.
👉 Pour tout savoir : jesimplifie.fr
𝐋𝐞 « 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 » 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞.
Merci à ceux qui ont réagi.
Dans un premier post, j’ai esquissé une idée simple mais radicale :
👉 faire de la simplification 𝐮𝐧 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭,
👉 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐬,
👉 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧.
Cette esquisse a suscité beaucoup d’intérêt. Et aussi beaucoup de questions légitimes.
❓ Est-ce une proclamation sans lendemain ? Un “yaka-fokon” de plus ?
Le « 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 » n’est pas un slogan. C’est une proposition solide, travaillée, juridiquement fondée.
📄🌐 Vous trouverez l’intégralité de la proposition ici : jesimplifie.fr/le-droit-a-la-…
Juristes, élus, entrepreneurs, fonctionnaires, citoyens : travaillons ensemble pour faire progresser cette cause nationale.
Une exigence suffisamment forte pour devenir incontournable dans les quatorze prochains mois et s’imposer au prochain gouvernement comme à la prochaine Assemblée nationale.
#JeSimplifie#DroitALaSimplification#Simplification
𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐮𝐧 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 ?
Aujourd'hui, l'Opinion consacre un article à ma proposition :
👉 𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.
Depuis trente ans, tous les gouvernements promettent de « simplifier ».
Depuis trente ans, les normes s’empilent.
Le constat est sans appel : la simplification par le haut ne fonctionne pas.
𝐈𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐬.
🔹 𝐔𝐧 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, c’est donner aux citoyens, aux entreprises, aux acteurs de terrain le pouvoir :
- de signaler une norme inutile, inapplicable ou incompréhensible,
- d’en demander la suppression ou la réécriture,
- et d’obliger l’administration à répondre, à justifier, à corriger.
🔹 𝐂𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞 :
ce n’est plus à la société de subir et de s’adapter sans fin,
c’est à l’administration de démontrer la nécessité, la proportionnalité, l’intelligibilité, l’accessibilité et l’utilité des règles qu’elle impose.
Avec les meilleurs experts juridiques, nous défendons une conviction simple :
👉 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐬𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞,
👉 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫, au cœur de l’efficacité de l’État et de la liberté d’agir.
Il ne s’agit pas de fragiliser les règles essentielles de sécurité, de santé ou de protection.
Il s’agit de 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐧 𝐚̀ 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥’𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞.
Il faut faire de ce droit à la simplification une cause nationale, incontournable en 2027.
Cette campagne est désormais lancée.
Et chacun peut y prendre part.
👉 jesimplifie.fr
La simplification n’est pas un confort administratif.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́.
Voilà un livre qui fait du bien.
À celles et ceux qui désespèrent de notre situation politique et économique.
À ceux qui doutent de la capacité française à se relever.
À ceux qui cherchent encore les raisons d’espérer.
Nicolas Bouzou nous rappelle une chose essentielle : la France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle choisit la liberté.
Il nous emmène dans un voyage à travers notre histoire, mélangeant la politique, l’économie et la liberté.
Le mot même de “France” renvoie au peuple des hommes libres. Ce n’est pas un hasard.
Des Gaulois, innovateurs techniques, à la rencontre féconde avec le droit civil romain.
De la révolution agricole médiévale — moulins, socs de fer, grandes charrues — qui multiplie la productivité et permet la France des cathédrales.
Des foires internationales à l’émergence des premières entreprises.
Des Lumières à l’explosion de l’économie libérale.
Du génie du Code civil de Napoléon — rédigé en cinq mois sous l’impulsion de Portalis — à l’Empire libéral de la seconde moitié du XIXe siècle, fondé sur l’offre, le libre-échange et l’esprit d’entreprise.
De la Belle Époque, rayonnante d’inventions, aux Trente Glorieuses.
Et en 1958, le choix courageux du général de Gaulle : Antoine Pinay pour redresser les finances, Jacques Rueff pour libérer l’économie et l’inscrire dans la concurrence européenne.
À chaque époque décisive, la France a choisi l’audace plutôt que le repli.
La liberté plutôt que la peur.
Le mouvement plutôt que l’immobilisme.
Aujourd’hui encore, nous sommes à la veille de bouleversements scientifiques et technologiques majeurs. Intelligence artificielle, biotechnologies, nouvelles énergies…
La question n’est pas de savoir si le monde change.
La question est de savoir si nous voulons en être acteurs.
L’optimisme de @nbouzou n’est pas naïf. Il est historique.
Il repose sur une conviction simple : la France réussit lorsqu’elle fait confiance à la liberté, au droit clair, à l’esprit d’entreprise.
C’est une leçon pour notre temps.
Et peut-être, surtout, un appel au sursaut.
👉 𝐀𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭, 𝐥’𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬.
Le #budget a été adopté au prix de compromis lourds. La page se tourne.
Il est temps d’ouvrir une nouvelle séquence politique.
👉 𝐅𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐮𝐧𝐞 “𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐞”.
Une année où l’on cesse de subir l’impuissance publique.
Une année où l’on prouve, par des actes concrets, que la France sait réussir vite quand elle se libère de ses entraves.
La reconstruction de Notre-Dame l’a montré : lorsque l’urgence est là, l’État, les entrepreneurs, les agents publics et les territoires savent faire.
Cet esprit doit devenir la règle, pas l’exception.
📄 J’ai voulu poser, dans cette tribune, quelques pistes concrètes pour y parvenir.
𝐋'𝐢𝐝𝐞́𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞
➡️ 2026 doit être une année de démonstration, pas de discours.
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𝐐𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐯𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 :
🔓 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐫𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞
Le Premier ministre dispose déjà d’outils puissants : dérogations, expérimentations, mobilisation des préfets. Et d'une procédure de délégalisation (article 37). Utilisons-les pour lancer des projets concrets, grands et petits.
🏗 𝐌𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 “𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞-𝐃𝐚𝐦𝐞”
Des projets exemplaires qui montrent que, lorsque l’on allège les normes et que l’on fait confiance aux acteurs, la France sait aller vite et bien.
🤝 𝐂𝐨𝐧𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬
Des partenariats public privé à l’initiative des entrepreneurs pour exercer telle ou telle mission de l’Etat mieux que lui.
🤝 𝐂𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐚𝐫𝐭𝐮𝐩𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
L’efficacité de l’action publique passe par l’innovation interne pour tirer parti de l’IA et améliorer les services rendus.
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𝐏𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞̀𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝 :
🔄 𝐋𝐞 “𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐭𝐫𝐨𝐜” 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬
Moins de subventions, moins d’aides, en échange de baisses pérennes des impôts. Un échange gagnant à préparer sérieusement dès aujourd’hui.
💡 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐨𝐜 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
On ne vide pas la mer avec une petite cuillère. Il faut changer de méthode : simplifier les normes par le bas.
🏛 𝐔𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐥𝐚𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬
Clarifier les missions, les responsabilités, les financements. Distinguer clairement solidarité nationale et assurance.
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➡️ Les solutions de liberté ne se proclament pas.
➡️ 𝐄𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭
➡️ 2026 peut – et doit – être cette année utile qui redonne confiance à ceux qui croient la France irréformable.
Les débats autour du #MERCOSUR sont affligeants.
La démagogie politique, toutes tendances confondues, qui exploite et entretient les peurs des agriculteurs n’est pas digne de la politique.
Non le MECOSUR n’est pas le raz de marée qui va détruire l’élevage européen et empoisonner nos assiettes.
D’abord, la réalité des chiffres.
Les importations de viandes concernées représentent 99 000 tonnes maximum, soit 1,5 % de la consommation européenne. Rapporté à la France, cela représente 300 grammes par an et par Français.
De quelle viande parle-t-on ?
Pas des morceaux nobles mais de la viande hachée, des abats,… destinés pour large part à l’industrie et même aux pâtés pour nos chiens et nos chats.
C’est un quota « maximum » qui est rarement atteint comme l’ont montré tous les autres accords de libre-échange qui, comme le MERCOSUR, avaient suscité des peurs disproportionnées avant leur mise en œuvre par rapport à la réalité qui a suivi.
Il n’y a pas de quoi déstabiliser tout un secteur.
Et pour le cas où les importations perturberaient les prix et les marchés, le MERCOSUR prévoit des mécanismes de sauvegarde.
Au-delà des chiffres, il y les normes sanitaires dont on laisse volontiers entendre qu’elles ne seraient pas respectées.
Bien évidemment, c’est faux.
Tout produit importé dans l’UE doit respecter ses normes.
Reste la question des normes de production.
C’est l’objet des clauses miroirs qui visent à garantir que les produits importés respectent des exigences équivalentes à celles imposées aux producteurs européens.
Le principe est acté mais convenons qu’il ne doit pas être simple d’imposer aux éleveurs des pays du MERCOSUR le constant alourdissement des charges, des contraintes et des normes imposées à nos agriculteurs par l’Europe.
Le MERCOSUR ne doit pas détourner notre regard sur nos propres responsabilités.
Le problème ici est moins importé d’Argentine que fabriqué à Bruxelles ou à Paris.
J’ai été pendant 30 ans député d’une circonscription agricole. Je connais bien et j’aime les éleveurs. Je sais toutes les difficultés de leur travail. Et ils sont admirables.
Et c’est justement pour cela que je trouve indigne de leur mentir. D’entretenir et d’exploiter leurs peurs.
Cela en dit long sur le triste état du débat public.
𝐅𝐄𝐔𝐈𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐏𝐀𝐈𝐄 : 𝐋𝐀 𝐕𝐄𝐑𝐈𝐓𝐄
Dans la tradition sociale française, le salaire se divise en deux.
𝐋𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐜̧𝐮.
Et 𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞́, 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭, qui est fait de toutes les cotisations payées - que ce soit directement par le salarié ou à travers de l’entreprise - sur la valeur totale de son travail. Il n’appartient pas à l’Etat, il appartient au salarié qui devrait y regarder de plus près.
Exigez d’abord la feuille de paie vérité pour reprendre vos affaires en main.
🎭 𝐋𝐀 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐅𝐀𝐑𝐂𝐄 𝐅𝐈𝐒𝐂𝐀𝐋𝐄 : 𝐋’𝐄𝐌𝐏𝐑𝐔𝐍𝐓 𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄́
Le PS n’a pas réussi à faire voter la taxe Zucman. Raté.
Mais ses dirigeants ont leur drapeau : « 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞𝐬 ».
Ils voudraient éviter d’avoir à censurer le Gouvernement.
Pour éviter une crise à la France bien sûr.
Et aussi pour éviter une dissolution dont ils sortiraient lessivés.
🎯 Il leur faut donc – Matignon le sait – décrocher un trophée de plusieurs milliards.
Avoir l’air de faire payer les riches, un ersatz de taxe Zucman.
L’idée d’un emprunt sur les très riches a germé entre le PS et Matignon.
Quel emprunt ? Un emprunt, de force, sans intérêt, d’au moins 6 milliards.
La durée ? Disons 4 ans.
Combien de personnes ? 20 000 personnes.
Peu importe, ce qui compte, c’est d’afficher de gros milliards. 5-6 milliards, pas moins.
🤝 Le Gouvernement regarde cette idée « 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 ».
Il est « prêt à étudier ses modalités ».
La manœuvre ? Cousue de fil rose : lâcher quelques milliards aux socialistes en échange de leur complaisance finale.
🔎À regarder de près, l’État emprunte 6 milliards.
Mais aux riches, et de force, à taux zéro, remboursable dans quatre ans.
Qu’y gagne l’État ? Pas 6 milliards, il devra les rendre.
Il gagne… les intérêts qu’il ne versera pas.
À 2,37 %, c’est-à-dire 142 millions par an, c’est 7 000 euros par personne.
C’est tout, c’est maigre, mais c’est 𝐝𝐮 𝐭𝐡𝐞́𝐚̂𝐭𝐫𝐞.
🎬 Un récit que chacun pourra vendre.
Gagnant-gagnant, croit-on.
Le PS : « nous avons fait payer les riches »,
le Gouvernement, en aparté aux riches : « ne vous inquiétez pas, vous vous en sortez bien ».
❌ En réalité 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐚𝐧𝐭-𝐩𝐞𝐫𝐝𝐚𝐧𝐭 : le monde entier y voit que la France est un pays qui fait payer les riches non pas pour ce qu’ils font mais pour ceux qu’ils sont.
Il est temps que le Gouvernement et les parlementaires mettent un terme à ces farces et attrapes.
La France y perd : elle attend qu’on baisse les dépenses et qu’on favorise la croissance.
Les plus faibles et les plus vulnérables, ce qui souvent semblent se résigner à leur sort, sont en fait ceux qui ont perdu le pouvoir d’agir sur leur vie.
La vraie justice sociale ne consiste pas à distribuer des droits mais ouvrir des possibilités, à offrir des libertés.
Cette approche doit être la nôtre dans l’agencement même de nos institutions et notre société. La bonne institution n'est pas celle qui corrige après coup les inégalités, mais celle qui s'organise en amont pour donner aux plus faibles et aux plus vulnérables le maximum de chances.
Pour chaque grand choix public, nous retrouvons ici notre question « si j’étais à leur place, est-ce que j’aimerais que cette institution fonctionne ainsi ? »
Puisqu’il nous faut réinventer l’Etat et nos protections sociales, faisons de cette question le test de la justice sociale.
𝐀𝐋𝐎𝐑𝐒, 𝐓𝐀𝐗𝐄𝐑 𝐋𝐄 𝐂𝐀𝐏𝐈𝐓𝐀𝐋 𝐎𝐔 𝐋𝐄 𝐏𝐀𝐑𝐓𝐀𝐆𝐄𝐑 ?
L’idée de taxer le capital, celle du professeur Zucman, Piketty et d’autres part d’un constat : 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐯𝐢𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬.
C’est indiscutablement vrai aujourd’hui.
Et ce n’est qu’un début. Dans l’économie de l’exponentielle, nous voyons – et nous allons le voir de plus en plus – les bâtisseurs du futur accumuler d’immenses fortunes.
Alors, taxer le capital au profit de l’Etat avec le risque de le freiner ? Ou le partager, en permettant à tous de devenir copropriétaire du nouveau capitalisme ?
Si l’on veut que tous profitent de l’élan du super capitalisme, il n’y a qu’une bonne réponse : 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥.
Certains suggèrent de taxer l’IA, les robots ou les grandes entreprises, et même de placer les résultats de ces ponctions fiscales dans un grand fonds capitaliste d’Etat pour pouvoir verser un revenu de base à chacun.
Ceci ne ferait que renforcer l’Etat providence et promouvoir une société d’assistance.
Des idéologues de la Silicon Valley y voient même le moyen d’assurer une paix sociale entre les nouveaux maîtres du monde et de nouveaux ilotes. Charmante perspective.
La seule voie compatible avec la responsabilité, la liberté et l’innovation, c’est de partager le capital.
Alors comment partager ?
On pense bien sûr aux 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 qui sont l’outil privilégié de cet accès au capital.
Il ne reste qu’à les mettre en œuvre en France.
Mais dans ce nouveau monde, il ne s’agit pas seulement de préparer sa retraite.
Il faudra surement aller plus loin. Et 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐮𝐥𝐞𝐬.
Chacun devrait pouvoir, à côté de ses activités, faire travailler un capital, en disposer et en toucher les dividendes à sa guise.
On peut penser, parmi d’autres moyens, à la création de 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬. Des fonds individuels qui vous suivent toute votre vie, alimentés en permanence et investis dans la croissance du super capitalisme mondial.
De tels fonds devrait être indépendants de l’Etat. Car nous avons besoin d’acteurs en concurrence pour obtenir les meilleures performances possibles.
Cette indépendance de gestion est essentielle aussi pour éviter toutes les injonctions étatiques visant à privilégier telles ou telles catégories d’investissements au détriment de la performance.
L’utilité collective et sociale de ces fonds est évidente et ils se devraient donc d’être pleinement défiscalisés. A la sortie bien sûr, car l’Etat n’a pas à profiter de l’effort personnel d’accumulation des Français. A l’entrée aussi car il faut d’urgence favoriser l’accumulation primitive du capital. S’il devait y avoir une taxation à l’entrée, elle se devrait d’être différée.
𝐀𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐚𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐨̂𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐜𝐨𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐬 𝐝𝐮 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞.
Nous y travaillons.
Si vous êtes intéressés, dites-le nous !
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𝐔𝐍𝐄 𝐍𝐎𝐔𝐕𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐀𝐏𝐏𝐑𝐎𝐂𝐇𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄
À l'aube de la grande transformation du monde, l'idée même de justice sociale se transforme. Voici qu'elle s'inscrit dans le film d'un progrès économique et social sans précédent.
Mariant la morale et l'efficacité, elle s'appuie sur 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞𝐬 : maximiser à la fois la croissance et les chances offertes aux plus faibles et aux plus vulnérables.
Maximiser la croissance. La justice sociale a besoin de la croissance, et la croissance a besoin de libertés. Nous savons d'expérience que les libertés politiques et économiques sont le socle de la prospérité.
Concrètement, cela signifie que les droits fondamentaux constitutifs d'une démocratie libérale -comme les libertés de créer, de travailler, de produire, d'échanger, de contracter et de s'associer- se doivent d'être protégés et respectés.
Nous savons aussi que dans la grande mutation du monde, l'idée même de croissance se transforme. Les indicateurs du PIB ou de la productivité reflètent mal la réalité d'une société d'innovations accélérées qui transforment le travail et développent aussi des richesses non marchandes.
𝐌𝐚𝐱𝐢𝐦𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐯𝐮𝐥𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬. La morale se construit dans la relation avec l'autre. C'est ce qu'avaient pressenti naguère quelques philosophes et ce que l'on découvre aujourd'hui avec les sciences du cerveau.
Lorsqu'une personne souffre, les zones de son cerveau qui s'activent s'allument aussi en partie dans le nôtre. La morale commence lorsque l'émotion de l'autre devient un peu la nôtre. C'est de cette résonance commune que naît la conscience morale.
Il existe une « règle d'or » de la morale que l'on retrouve dans tous les temps, sur tous les continents, dans toutes les religions - le confucianisme, le judaïsme, l'évangile, l'islam, le bouddhisme... comme dans les morales laïques. Elle nous dit : « Ne fais pas à l'autre ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse » ; « Agis comme si l'autre était toi ».
« Se mettre à la place de l'autre », c’est l’idée morale féconde qui va nous aider à construire la justice sociale de notre nouveau monde.
Dans la transformation accélérée du monde, nous rencontrerons bien des difficultés, et nous devrons relever bien des défis. Nous aurons plus que jamais besoin de sécurités sociale. Si la nouvelle croissance va nous facilitera cette tâche, les progrès de la science et des technologies vont enrichir l’idée même de justice sociale.
D’abord parce que ces progrès font reculer chaque jour un peu plus 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐨𝐧 𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐢𝐭 𝐢𝐫𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬, celles de la naissance et des accidents de la vie.
Nous entrons dans un monde où l’on ne se contente plus de soigner la maladie : on répare le corps, on régénère les cellules, on rajeunit les tissus, on corrige l’ADN, on protège le cerveau et on prévient avant meme que la maladie n’apparaisse…
Il y a aussi 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐮𝐥𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 : un chômage violent, une séparation qui dévaste, la santé qui lâche ou la dépendance qui s’impose, un enfant qui décroche, une dépression qui étouffe, une pauvreté qui s’installe.
Bien sûr il y a les filets de sécurité que nous avons construits au fil du temps. Mais trop souvent ils enferment dans l’assistance plutôt que d’aider à rebondir.
Alors revient notre question : « Et si c’était moi dans une telle situation – qu’est-ce que j’aimerais que l’on fasse pour m’en sortir vraiment ? »
« Et si c’était mon enfant coincé dans une école qui ne lui convient pas – qu’est-ce que je voudrais faire pour lui ? »
« Et si c’était moi ou un proche qui devait attendre trois mois pour une consultation vitale, qu’est-ce que j’aimerais pouvoir faire ? »
On ne se demande pas alors « qu’est-ce que j’aimerais recevoir à sa place ? » mais « qu’est-ce que je voudrais pouvoir faire ? ».
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𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐒𝐀𝐍𝐒 𝐙𝐔𝐂𝐌𝐀𝐍
Dernier texte dans notre série sur les « drôles de calculs » du professeur @gabriel_zucman.
La taxe Zucman n’a pas été votée. Certes. Mais la question de la justice sociale demeure.
D’ailleurs nombreux sont ceux qui rivalisent de propositions pour « taxer les riches ».
Le débat n’est pas clos, il ne fait même que commencer.
Je n’ai pas de leçons de justice sociale à recevoir.
La taxe Zucman est un projet politique, pas un projet social.
Ce qui compte avant tout, c’est l’efficacité sociale.
Je défends ici une justice sociale dynamique qui offre un maximum de croissance et un maximum de chances pour les plus faibles et les plus vulnérables.
Comment partager le capital ? Telle est la bonne question.
Vous trouverez mes réponses.
Likez, commentez, partagez.
#zucman#taxman
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Il faudrait presque dire merci au professeur Zucman d’avoir réouvert le débat de la justice fiscale et sociale.
Certes sa taxe a été rejetée mais le débat n’est pas clos.
Pour gagner, le Gouvernement a invoqué deux arguments : elle serait inconstitutionnelle et elle rapporterait moins qu’on ne le croit.
C’était peut-être suffisant pour remporter un vote à l’Assemblée. Ce n’est pas suffisant pour gagner la bataille de la justice sociale.
Le débat reste plus que jamais ouvert.
Que disait le professeur Zucman ?
« Les milliardaires paient moins d’impôts qu’une infirmière »
« Les milliardaires paient deux fois moins d’impôts que les Français »
Ces deux raccourcis sont faux comme nous l’avons montré (voir posts précédents).
Qu’importe, ils font mouche.
La gauche y a trouvé là un étendard qu’elle n’est pas prête d’abandonner.
Pour elle, désormais, « 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 ».
Faire croire que « les riches paieront » est la meilleure recette pour poursuivre le « toujours plus » de dépenses publiques et toutes ses belles promesses.
Conspuer le grand capital est le plus sûr moyen de faire grossir le capital électoral d’une gauche accusée d’avoir trahi les classes populaires.
La piège se referme : nombreux sont ceux qui, à droite et au centre, voulant se racheter d’avoir contré la taxe Zucman, rivalisent de propositions pour avoir l’air - eux aussi - de taxer les riches.
Le débat sur la justice sociale mérite mieux !
𝐏𝐀𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐄𝐂𝐎𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐒𝐎𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄 𝐀 𝐑𝐄𝐂𝐄𝐕𝐎𝐈𝐑
Non, il n’y a pas d’un côté ceux qui auraient une conscience sociale et de l’autre les prétendus défenseurs des milliardaires.
Au plus profond de eux-mêmes, les libéraux ressentent les douleurs d’une France meurtrie. Celles des galères quotidiennes, des fins de mois difficiles, des travailleurs pauvres, des parents honteux de ne pouvoir offrir à leurs enfants un meilleur sort…
Ils les ressentent d’autant plus qu’ils ont dénoncé avant bien d’autres les causes profondes de la panne de l’ascenseur social, des bas salaires et de la smicardisation de la société.
Ils savent que nous aurions pu éviter beaucoup de ces malheurs si nous avions engagé la réforme de l’Etat et la refondation sociale. Si nous n’avions pas fait peser sur nos entreprises une surcharge fiscale et réglementaire qui a étouffé la croissance.
Les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui ne sont pas le résultat de réformes libérales mais le produit de leur absence.
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