Aller hop tout le monde dehors

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@Jenesaisplus7

Bonum vinum laetificat cor hominis.

Un si joli petit village Katılım Nisan 2009
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Aller hop tout le monde dehors
@FaycalJelil Je suis maire d'une commune rurale, cela laisse le temps d'avoir un métier derrière, oui les indemnités sont basses mais je n'y suis pas aller pour ça.
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Fayçal JELIL
Fayçal JELIL@FaycalJelil·
Changeons le statut indemnitaire des maires Les indemnités des maires restent souvent trop faibles au regard de la responsabilité, du temps et du stress qu’exige la fonction. Résultat : les élus cumulent les mandats. Prenons l’exemple de David Guiraud. Député, il percevait environ 6 000 € net. Devenu maire de Roubaix — ville de près de 100 000 habitants avec un budget de 200 millions d’euros—, il touche 4 876 € net par mois. Soyons pragmatiques et honnêtes : qui accepterait une diminution de 20 à 30 % de son revenu pour un poste plus exigeant, plus exposé et plus chronophage ? Personne. J'entend déjà l’argument « personne ne l’oblige », ce à quoi je leur réponds « heureusement que certains sont assez "fous" pour franchir le pas ». Il faut revaloriser significativement les indemnités, surtout celles des maires ruraux qui gèrent des communes avec des moyens limités mais des contraintes administratives et réglementaires identiques (ou plus lourdes) à celles des grandes villes. Proposition simple et juste : aligner la grille indemnitaire sur les grilles des administrateurs civils. Un maire devrait percevoir une indemnité de base indexée sur le traitement d’un administrateur expérimenté, modulée selon la strate démographique, le budget et les compétences déléguées. Cela permettrait : - de réduire le cumul des mandats (et donc de favoriser le renouvellement démocratique) ; - d’attirer des profils compétents, issus du privé comme du public, sans qu’ils sacrifient leur niveau de vie ; - de reconnaître enfin la fonction de maire comme un vrai métier de dirigeant territorial. La France a besoin de maires pleinement disponibles, pas de cumulards contraints par l’économie domestique. Ce n’est pas une question de « privilèges », mais de pragmatisme républicain : mieux payer pour mieux exiger, et surtout mieux servir les citoyens.
Bastion@BastionMediaFR

🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — David Guiraud, maire LFI de Roubaix, va percevoir une indemnité supplémentaire de 728 € par mois en prenant la présidence du SIVU Thalassa (établissement public qui gère deux piscines). Contrairement à ses prédécesseurs, il a choisi d’occuper lui-même ce poste, ce qui lui permet de toucher 728 € brut mensuels, au même titre que les vice-présidents. Ces indemnités, pourtant critiquées ces dernières années, ont été maintenues. Leur coût total est estimé à près de 35 000 € par an, soit environ 245 000 € sur un mandat. David Guiraud ajoute donc ces 728 € aux 4.876 € d’indemnité de maire et aux 1.130 € d’indemnité de conseiller métropolitain, pour un total de 6.734 € par mois. (Source : La Voix du Nord)

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Géraldine Woessner
Géraldine Woessner@GeWoessner·
Message reçu à l’instant d’un sénateur… Ce piratage ANTS est impressionnant.
Géraldine Woessner tweet media
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Philippe Dufee
Philippe Dufee@DufeePhilippe·
@MichelF29015597 Il faut leur rappeler que le portrait du président est obligatoire dans toutes les mairies. Que l'on soit de son bord ou non. Sinon il faut destituer ces b0ons à rien.
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Papou M
Papou M@MichelF29015597·
Tous ces cinglés de maires LFI élus lors des dernières municipales avaient juré la main sur le portrait de Mélenchon qu'ils allaient renverser la table et que l'on allait voir ce dont ils étaient capables. Bref après quelques semaines, le seul truc qu'on a vu c'était un décrochage du tableau du président Macron et des fortes augmentations de leurs indemnités.
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Sébastien Tertrais
Sébastien Tertrais@stertrais·
En voyant cette vidéo d’un migrant qui détruit un mur de pierre ancien en Angleterre, juste « parce qu’il voulait passer », j’ai immédiatement pensé à quelques expériences vécues. Peu de gens savent ce que c’est de voir un centre de loisirs pour enfants entièrement saccagé, des excréments étalés sur les murs et les tables, des véhicules incendiés, des lapins brûlés vifs autour des locaux, de l’urine sur son bureau et ses papiers, ou de trouver un doigt humain sectionné dans les fourrés. Peu connaissent cette terrible odeur de fluides corporels faisandés et ferreux mêlés à d’étranges effluves de cuisine. Peu ont vu un gamin grassouillet de six ans fumer clope sur clope, un autre briser le soir de Noël une voiture radiocommandée thermique offerte par un père en permission… condamné pour proxénétisme. Peu ont dû retirer un couteau des mains d’un homme aviné qui s’apprêtait à se couper les doigts « pour toucher la prime d’assurance comme son fils », ou ont assisté à un fils qui, pour une simple remarque, asperge son père d’essence et y met le feu après que ce dernier lui ait dit, par défi, qu’il en serait incapable. Et une seule autre personne en plus de moi sait ce que ça fait d’avoir dans son bureau un mec qui vient de sortir de vingt ans de tôle pour meurtre et, tout en déchirant sa chemise, se tape les tatouages sur le torse en se réjouissant que, de toute façon, « ils » n’ont jamais retrouvé de sa victime qu’un pied dans une chaussure. Pour certains, cette courte liste de faits s’expliquerait par la folie ou des troubles mentaux. Ils se trompent. J’ai découvert qu’il s’agissait d’autre chose, de bien plus inquiétant. Nous ne vivons pas tous dans le même monde. Il faut regarder la réalité en face et se protéger de ceux dont l’humanité semble foncièrement altérée. C’est pour cette raison que je parle sans détour de sujets importants et sensibles, qu’on refuse pourtant d’aborder avec le discernement requis.
Outofnone@Outofnone1

Jean Raspail avait tout vu de ce qui allait arriver...

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ゆうや
ゆうや@worldwide_yuya·
こんばんは世界。 みなさんが最後に保存した画像はなんですか?(説明なし、画像だけ) ↓ゆうやは
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Aller hop tout le monde dehors
Aller hop tout le monde dehors@Jenesaisplus7·
@LeDindonFiscal j'ai quatre petits logements sociaux dans ma commune rurale, un jeune fumeur incommodait les autres habitants, en tant que maire j'ai été le voir et je lui ai expliqué que j'allais lui faire la misère, l'expulser en premier lieu aller voir son patron pour qu'il le vire. Pb solve
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Dindon Fiscal
Dindon Fiscal@LeDindonFiscal·
J’habite dans un immeuble comme celui sur la photo, avec une cour intérieure séparée par un mur entre plusieurs copropriétés. Il y a 3 ans, la ville de Paris a préempté un immeuble pour y ouvrir des logements sociaux. Au rez-de-chaussée vit désormais un locataire sans emploi, dont la seule occupation est de passer sa journée à fumer du cannabis dans sa petite cour privative. Il en fume plus d’une vingtaine par jour. J’habite au deuxième étage en léger décalage, et il nous est impossible d’ouvrir les fenêtres : l’odeur monte et empeste l’appartement. Vous vous dites sûrement qu'il n’y a qu’à aller en discuter avec lui. Malheureusement, cette personne n'en a que faire. L'individu s’est déjà montré violent avec sa compagne, et il impose également des nuisances sonores avec sa musique très forte. Et la police ? « Monsieur, on ne peut rien faire, même si on sent l’odeur, on ne peut pas prouver qu’il s’agit de cannabis. » Nous avons reçu la même réponse de la part de son syndic, qui affirme qu'il est impossible d’intervenir ou de l'expulser pour ce genre de nuisances. 🤡 Nous sommes 30 copropriétaires à nous être plaints de la situation. Nous avons des enfants, et nous ne pouvons même pas ouvrir nos fenêtres l’été pour rafraîchir nos logements à cause d’UNE seule personne. C'est d'autant plus frustrant quand on travaille et qu'on souhaite simplement profiter de chez soi dans le calme. 🤡
Dindon Fiscal tweet media
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Institut des Libertés- Université de l'Epargne
Quand j’étais jeune, une municipalité socialiste avait été élue dans le canton suisse de Bâle-Ville. Sa première décision avait été d’augmenter massivement les impôts « sur les riches ». Lesdits « riches », quelques familles, déménagèrent promptement dans le canton voisin de Bâle-Campagne, de l’autre côté du pont. On se rendit compte alors que ces riches payaient déjà plus de 40 % des impôts. Il fallut donc augmenter brutalement les impôts des « pauvres »… C’est toute l’histoire de l’ISF en France, ce qui n’empêche pas cet impôt stupide de perdurer sous une forme ou une autre. Il faudra bien qu’un jour on se pose une question essentielle : les impôts servent-ils à payer le fonctionnement de l’État, et dans ce cas le but est de trouver le niveau optimal qui gêne le moins la croissance, ou bien sont-ils un système servant à promouvoir on ne sait quelle justice fiscale telle qu’elle est définie par une élite omnisciente et s’apparentant très fortement à la lutte des classes ? Dans le deuxième cas, la plupart du temps, la croissance disparaît et avec elle la seule justice fiscale qui marche : le plein-emploi.
Le Parisien@le_Parisien

Le maire de New York Zohran Mamdani s’entoure des économistes Gabriel Zucman et Joseph Stiglitz pour la taxation des « ultra-riches » ➡️ l.leparisien.fr/xDOn

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💙Giovanni💙
💙Giovanni💙@poicipensoalnik·
Amici di tutto il mondo 🌍🌎🌏 se dico "Italia"🇮🇹 quale è la prima cosa che vi viene in mente?
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Romain Mielcarek
Romain Mielcarek@romainmielcarek·
Pour la première fois, j'ai croisé un fan pas fan. A deux doigts de l'agression physique. Parce que je passe de plus en plus à la télé -et probablement parce que ma tronche de babos mal peigné est atypique-, on me reconnait de plus en plus dans la rue. Jusque là, j'avais deux sortes de personnes qui venaient me saluer. Les premiers travaillent plus ou moins dans les thématiques que je couvre. J'aime bien leurs retours, parce qu'ils confirment la qualité de mon travail. Même lorsqu'ils y ajoutent un : "Je ne suis pas d'accord sur tel ou tel point." C'est encourageant et enrichissant. Les seconds, ce sont des personnes plutôt grand public, qui ont été marqué par un documentaire ou une émission dans lesquelles je suis apparu. Je suis plus mal à l'aise dans ce contexte. Une fois qu'on a confirmé ensemble que j'étais moi-même... Je ne sais généralement pas quoi raconter. Ca donne parfois des scènes cocasses, comme ce type dans le RER qui, de l'autre bout de la rame bondée, me fait de grands signes en me montrant ma gueule sur son portable. Et donc là, pour la première fois, en entrant dans la boulangerie, un Monsieur me reconnait de manière négative. Il fronce les sourcils et interroge : "C'est vous...?" Moi, toujours surpris qu'on puisse me reconnaître: "Moi?" Regard franchement mauvais : "Ouai, c'est vous. Vous allez le regretter." Ma culture de gosse de cité l'interprète comme une menace. Impossible de tracer ma route. Je m'enflamme et le suis jusqu'à la table où il boit son café pour exiger qu'il explicite son propos. Je comprends que ce qu'il veut dire, c'est qu'un jour ou l'autre je regretterai mes propos. Dans le sens où j'aurai des remords. Je me calme et j'essaie de comprendre. Quels propos me reprochez vous ? Quelles positions aurais-je tenues qui seraient inacceptables au point de m'interpeller de manière aussi irrespectueuse ? Le Monsieur est incapable de dire qui je suis et ce que je fais. Quel est mon métier. Les positions qu'il m'attribue sont totalement absurdes au regard de mon travail. Puisque je suis à la télé, c'est que je déteste l'Iran et l'Algérie. Pourquoi l'Algérie ? Aucune idée. Selon lui, je serais sioniste et pro-américain. Alors que je suis régulièrement critique des crimes de guerre israéliens et américains, justement. Même si j'ai plus écrit sur les Etats-Unis que sur Israël, je pense. Même si j'enquêtais sur place, à l'automne dernier, sur la dérive autoritaire du président Trump. Je le corrige. Il n'écoute pas. Il me demande si je parle de "régime" iranien. Je confirme. Parce que le gouvernement iranien n'est qu'une partie du pouvoir. Le Guide Suprême, les Gardiens de la révolution, les instances religieuses, sont tout un écosystème qui contrôle le pays, dans une logique autoritaire. Et qu'effectivement, quoi qu'on pense de la politique israélienne et de ses guerres, c'est bien une démocratie. A la limite, je peux entendre le débat. Mais il ne me parait pas fondamental, en l'occurence. Il bascule sur Gaza. Je confirme ne pas utiliser le terme "génocide". Je comprends qu'on puisse me le reprocher. Je suis trop incertain de la conclusion à adopter dans ce débat juridique que je trouve complexe. Je ne suis ni juge, ni spécialisé en droit. Je reste prudent. Peut-être à tort. Je suis mal à l'aise. Au regard du carnage, la manière de qualifier ne me paraît pas le plus urgent. Je n'ai aucun problème à parler des crimes de guerres et des massacres commis par Israël. Je suis conscient des limites de mon positionnement. Mais le fait est que nous sommes donc encore une fois plutôt d'accord, de ce que je comprends, sur le fond. Au cours des échanges, le Monsieur reste énervé. Malgré le fait qu'il n'ait aucune certitude sur mes positions, il s'autorise à m'accuser de racisme et d'islamophobie. Je lui demande plusieurs fois de cesser les injures. Son fils, plus jeune, à ses côtés, commence par suivre son paternel. Il est plus ouvert à la discussion, parvient à m'écouter, à échanger. A un moment, il doute : "Papa, t'es sur qu'il raconte tout ce que tu dis ?" Papa ne cesse de grogner méchamment. Je poursuis la discussion avec le fils. Il pose des questions. "C'est vrai que Netanyahou est mort et que ce sont des vidéos de lui avec de l'IA depuis deux semaines, parce que s'il meurt l'Occident s'effondre ?" Je ne connaissais pas cette théorie. Je ne comprends pas bien en quoi la mort de Benyamin Netanyahou embêterait qui que ce soit gouvernant en Europe. Mais le jeune homme n'a pas confiance en les médias. Il préfère regarder des vidéos sur Youtube. Je l'invite à la prudence, faute de pouvoir faire mieux. "Vous croyez qu'on peut parler d'une guerre à Gaza ? Puisqu'il n'y a pas d'armée du côté des Palestiniens." Je ne vois pas ce qui empêcherait d'utiliser ce terme. Le fait est qu'il y a bien un groupe armé qui combat côté palestinien, contre les forces israéliennes. Je relève qu'il est même parvenu à tuer plusieurs centaines de soldats israéliens. Cette observation fait sortir le père de ses gonds. Il se lève, me fonce dessus en hurlant "ça suffit, laissez nous tranquilles" ! Le fils essaie de le calmer. J'ai tenté d'inviter à la réflexion et à un exercice d'esprit critique. On peut tout à fait me reprocher mes positions ou débattre de ma posture, qui se veut la plus distancée possible avec les sujets. Mais encore faut il savoir ce que je raconte. Et savoir s'écouter. Je ne vais pas non plus me battre pour cela. Je m'éloigne. Je craint que le Monsieur continue de regarder sa télé sans écouter ce qu'il s'y dit, n'entendant que ce qu'il imagine que l'on défend. Alimentant sa propre rancune en écoutant des gens dont il est convaincu qu'ils le haïssent. Alors qu'il ne comprend même pas ce qu'ils racontent. Je craint que le fils continue de regarder des vidéos Youtube où on lui raconte que des présidents fantômes contrôlent le monde en coulisses, avec la complicité de médias racistes. Je me sens bien démuni. Je ne vois pas bien comment aider ces gens à mieux s'informer. Comment les convaincre d'ouvrir un journal de temps en temps. De fuir les menteurs qui racontent n'importe quoi sur les plateformes ou les réseaux sociaux. Mais je crois que je suis impuissant.
Romain Mielcarek tweet media
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るんちゃん🦋
るんちゃん🦋@ENJU1123PIPI·
日本🇯🇵には 「いただきます」という言葉がある🌿 食事の前に 食材・料理人・自然への感謝を込めて言う言葉 他の言語には 同じ意味の言葉がないらしい あなたの国には 食事前に言う言葉ありますか❓🌍
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🅶🅾🆁🅺
🅶🅾🆁🅺@Raclure03·
Bafouille du jour … "De mon premier vélo à ma première DeLorean" Je suis né en 1972. Le monde tournait plus lentement. Les voitures avaient des phares jaunes, on fermait les portes avec une clé, et dans les cuisines, ça sentait le café filtre, la soupe du soir, et parfois le plastique chaud de la radio posée sur le frigo. Le téléphone trônait dans le couloir, relié par un fil qu’on tirait jusqu’à la limite du mur pour parler en cachette. La télé avait trois chaînes, un bouton qu’on tournait en faisant "clac", et ce petit point lumineux qui restait après l’extinction hypnotisait les enfants. Ce point, c’était un soleil miniature. Le dernier avant la nuit. Chez moi, on écoutait Joe Dassin, Claude François et Michel Sardou. Mais aussi un peu de Beatles et de Simon & Garfunkel, quand mon père branchait le vieux Teppaz et que le son grésillait comme une cheminée. Le dimanche, c’était "La Piste aux étoiles". On riait sans trop savoir pourquoi. Les années 70, c’était ma première bande-son. Mon premier vélo Peugeot bleu ciel, je l’ai eu pour mes six ans. Avec ses petites roues, j’étais invincible. Un cow-boy sur deux pneus. Le roi du trottoir. Puis un jour, mon père les a enlevées. Persuadé d’être Han Solo, j’ai enfourché mon faucon millenium et filé tout droit dans le rosier de la voisine. Les genoux en sang. Le sourire jusqu’aux oreilles. J’étais libre. L’après-midi, je m’installais devant "Récré A2". Goldorak, Capitaine Flam, Candy, Albator … Des univers entiers débarquaient dans le salon. On mangeait des BN, on suçait des glaces à l’eau, et on jurait de ne jamais grandir. Il y avait "Les Visiteurs du mercredi", "L’île aux enfants" avec Casimir, et les pubs de l’époque. "Si j’ai bien compris, tu veux un BN ?" "On se lève tous pour Danette". "Banania". Des phrases devenues des morceaux de mémoire. Le samedi soir, mes parents regardaient "Intervilles" ou "Le Schmilblick". Je faisais semblant de dormir sur le canapé, bercé par les rires du public et les spots de variété. Chaque sortie cinéma était un événement. "Les Dents de la mer" m’a fait craindre la mer. "Rocky" m’a donné envie de boxer mon oreiller. "Star Wars" a ouvert une porte dans ma tête qui ne s’est jamais refermée. Les salles sentaient le pop-corn rassis, la moquette humide et le parfum bon marché. L’été, c’était les colonies de vacances. Les jeux dans la forêt. Les veillées autour du feu. La chasse au dahu. Les histoires qui faisaient peur. Et les parties de foot qui semblaient durer huit heures. Le soir, les moniteurs grattouillaient "Hotel California" à la guitare. Les étoiles avaient l’air plus proches. Les repas au self. Le pain en libre-service. Les lettres écrites à la maison sur du papier à carreaux avec un stylo Bic mâchouillé. Les années 80, c’est l’explosion des couleurs et des rêves. Mon walkman Sony jaune Sport était un trésor. Le clic du bouton "play" était un bruit magique. Les piles ne tenaient pas, mais j’écoutais mes cassettes jusqu’à les user. On s’échangeait des compilations enregistrées à la radio. Avec toujours le présentateur qui commençait à parler avant la fin. Queen. Michael Jackson. Madonna. Goldman. Et parfois "Take On Me" en fin de face B. Et puis il y avait "La Dernière Séance". Chaque mardi soir, avec mon père, c’était notre rendez-vous sacré. Il éteignait la lumière. On s’installait dans le canapé avec un bol de pop-corn fait maison. Et le générique ouvrait la porte du passé. Eddie Constantine. John Wayne. Des films noir et blanc qui sentaient la poussière et l’Histoire. Mon père commentait les scènes comme un guide dans un musée. Il parlait d’acteurs disparus, de doublages mythiques, de répliques devenues légendes. C’est là, dans la lumière bleue du téléviseur, que j’ai compris que le cinéma n’était pas qu’un divertissement. C’était une mémoire vivante. Un lien entre les générations. Ma chambre était un autel pop culture. Posters de Stallone en "Rambo". Schwarzy dans "Commando". Bruce Lee en plein coup de pied. Un E.T. plié en quatre, punaisé au mur. Les étagères croulaient sous les BD. Astérix. Tintin. Pif Gadget et ses gadgets improbables. Les "Strange" pour les super-héros Marvel. Le bureau sentait la colle Cléopâtre et la poussière de gomme. À la télé, c’était l’âge d’or. "L’Agence tous risques". "K2000". "Magnum". "MacGyver". On croyait qu’un briquet et un bout de scotch pouvaient sauver la planète. Côté japanimation. "Dragon Ball". "Cobra". "Les Chevaliers du Zodiaque". "Olive et Tom" et ses terrains de foot infinis. Le samedi soir, c’était "Champs-Élysées" ou "Sacrée soirée". Le dimanche, "Téléfoot" avec Thierry Roland et Jean-Michel Larqué. Au cinéma, c’était la fête. "E.T.". "Gremlins". "Retour vers le futur". "Top Gun". "Indiana Jones". "Les Goonies". "Karate Kid". Chaque film était un totem. Une claque. Un rêve éveillé. Puis le vidéoclub est arrivé. Une cathédrale moderne. Je passais une heure à hésiter entre "L’Arme fatale" et "Ghostbusters". Entre "Predator" et "Crocodile Dundee". Les jaquettes plastifiées. Le bruit du clapet. L’autocollant "Pensez à rembobiner". Le magnétoscope avalait la cassette comme une promesse. L’été, c’était la Renault 21 bourrée de valises. La glacière rouge sur la banquette. Sur l’autoroute, les panneaux "Marina Baie des Anges". "Galeries Lafayette". On jouait au "Qui suis-je ?". On chantait France Gall. Le vent chaud entrait par les fenêtres entrouvertes. Les années 90 ont accéléré le tempo. Nirvana. Pearl Jam. IAM. NTM. Mais aussi Guns N’ Roses, Metallica, AC/DC, Rage Against the Machine, Aerosmith, Bon Jovi, et un peu de Red Hot Chili Peppers. Les CD remplaçaient les cassettes. Les jeans 501 régnaient. Les chemises à carreaux faisaient cool. Les survêtements Adidas envahissaient les cours de lycée. Le cinéma bombardait fort. "Terminator 2". "Jurassic Park". "Pulp Fiction". "Heat". "Matrix". Chaque film était un électrochoc. Canal+ crypté. Les soirées à deviner le film à travers les formes floues. "Friends". "X-Files". "Hélène et les garçons" pour le fun. "South Park" et "Les Simpson" qui cassaient tout. Internet débarquait avec son modem 56k qui hurlait comme un insecte électronique. Caramail. Napster. Emule. On téléchargeait un MP3 en trois heures. Mais on se sentait pirates. Les Nokia 3310 arrivaient. Envoyer un SMS était presque un exploit. On jouait à Snake entre deux bus. Et puis l’été 1998. Il y a eu elle. J’aurais voulu être Cabrel pour lui écrire des chansons qui sentent le vent chaud et la mer salée. Mon seul et unique grand amour. San Francisco. Le soleil descendait derrière le Golden Gate. La brume glissait sur la baie. Tout paraissait suspendu. On marchait sur les quais en mangeant des glaces qui fondaient trop vite. On riait pour rien. Elle avait ce rire qui faisait vibrer l’air. Et une façon de regarder le monde comme si elle en connaissait le secret. On écoutait "Creep" de Radiohead. Parfois "November Rain". On rêvait de traverser les États-Unis en décapotable sans jamais revenir. Le soir, on s’asseyait face à l’océan. Les cheveux dans le vent. Je me disais que si le temps pouvait s’arrêter, ce serait là. Je me souviens de son pull trop grand. Du bruit des tramways sur Market Street. Des odeurs de hot-dogs et de pluie tiède. Des lettres pliées en quatre dans le sac à dos. Des mots maladroits. Des promesses fragiles. C’était plus qu’un été. C’était un film qu’on n’a jamais vraiment terminé … En 2002, j’ai 30 ans. J’ai traversé trois décennies où la pop culture n’a pas été un décor. Elle a été ma boussole. Les vinyles. Les K7. Les VHS. Les CDs. Les DVD. Les films qui ont forgé mon imaginaire. Les chansons qui ont accompagné mes hivers. Les matchs de foot qui semblaient durer une vie. Les odeurs de salle de classe, de vidéoclub, de gymnase. Les gadgets Pif. Les cartes Panini. Les goûters BN. Les premières consoles. Les nuits blanches sur Mario, Zelda et Street Fighter II. Les posters punaisés de travers. Les piles de magazines "Joystick", "Tilt" et "Player One". Parfois, je donnerais cher pour revenir en 1987. Un samedi soir. Hésitant dans un vidéoclub entre "Rambo II" et "Cobra". Un paquet de fraises Tagada dans la main. Avec cette sensation que tout était encore possible. Le monde était petit. Mais les rêves, eux, étaient immenses. Illustration du grand Rachid Lotf 🎞️
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Aller hop tout le monde dehors
Aller hop tout le monde dehors@Jenesaisplus7·
@jon_delorraine Le RN est un parti socialiste en terme d'économie mais qu'un pays avec 35000 milliards de $ de dette vienne nous faire la leçon n'interpelle personne ?
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Jon De Lorraine
Jon De Lorraine@jon_delorraine·
🔴🇫🇷🇺🇸 FLASH : Selon une enquête de Reuters, des responsables américains ressortent peu convaincus après des échanges avec le Rassemblement national sur l’économie française. Malgré sa position de premier groupe à l’Assemblée et sa dynamique en vue de 2027, le RN peine encore à rassurer sur sa crédibilité économique : déficit, attractivité des investissements étrangers et stratégie de croissance restent jugés flous ou insuffisamment détaillés. Plusieurs points inquiètent côté américain et chez les investisseurs : – un discours jugé contradictoire entre interventionnisme étatique et volonté affichée pro-business – l’absence, à ce stade, d’un programme économique structuré – des incertitudes sur la réduction du déficit dans un contexte de dette élevée (~115% du PIB) – des positions sensibles comme la remise en cause de la réforme des retraites de 2023 – et des signaux jugés négatifs pour les entreprises américaines (ex : soutien à une hausse de la taxe sur les services numériques) En interne, le parti apparaît encore partagé entre une ligne plus dépensière portée par et une approche plus pro-marché incarnée par , ce qui alimente le flou perçu par les milieux économiques. Résultat : si le RN progresse politiquement, sa crédibilité comme futur gestionnaire de la 2e économie de la zone euro reste un point de vigilance majeur pour les acteurs économiques et internationaux. (Source : Reuters)
Jon De Lorraine tweet media
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Matthieu Valet
Matthieu Valet@mvalet_officiel·
Je vais vous le dire comme je pense. Je n’ai aucune pitié pour le terroriste islamiste Salah Abdeslam, membre du commando du 13 novembre 2015. Aujourd’hui, il se plaint de ses conditions de détention : isolement, parloirs derrière une vitre et un hygiaphone… et ? Bon sang, il a été condamné à la perpétuité pour sa participation au massacre de 130 victimes à Paris. Certains l’ont déjà oublié ? Sa détention nous coûte déjà une fortune : environ 433 000 euros par an. Et malgré cela, son ex-femme aurait réussi à lui transmettre une clé USB contenant, selon le Parquet national antiterroriste, des documents liés à la propagande de l’État islamique ou d’Al-Qaïda. Et pourtant, le tribunal administratif de Lille a exigé d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam, décidées par le chef de la prison, à qui j’apporte mon soutien 🇫🇷. Sérieusement ? On marche sur la tête !
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Гылкой в глаз
Гылкой в глаз@ValeryGilka·
В вашей стране водители bmw тоже не включают поворотники?
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ササミ氏
ササミ氏@torimuneoniku·
@usolt 日本もやります!こうやって三角に畳むとたくさん収納できます(^o^)/"
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Александр Усольцев
Интересно, а у всех в мире есть дома пакет с пакетами или это только в России такая особенность?
Александр Усольцев tweet media
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