

Martin Vettes
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@MartinVettes
Avocat au barreau de Paris//Membre du comité directeur @assoADAP



Plaider-coupable en matière criminelle : excellente tribune du professeur de droit Jean-Baptiste Perrier. La procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR), que nous allons proposer au Parlement, a été pensée par des avocats et des magistrats, pour renforcer le respect dû aux victimes et les replacer au cœur de la décision. Cette nouvelle procédure, qui s’ajoute à celles existantes et qui n’est en rien obligatoire, est guidée par deux principes : donner une plus grande place aux victimes dans leur parcours judiciaire et lutter contre la victimisation secondaire (pour laquelle nous sommes condamnés par la CEDH). Une plus grande place aux victimes, car cette procédure ne pourra être actionnée sans l’accord unanime de toutes les parties : elle repose sur la volonté des victimes, sans aucune forme d’automaticité ou d’obligation. Une lutte contre la victimisation secondaire renforcée, également, pour épargner à celles qui le souhaitent de revivre un traumatisme ou de se confronter à la violence d’une audience. lemonde.fr/idees/article/…








On parle de “plaider-coupable”, mais en réalité ici on ne plaiderait pas. Une quinzaine de lois ont été adoptées ces dix dernières années, sans que les délais ne s’améliorent réellement. Ce nouveau texte poursuit la même logique en voulant mettre à la charge des avocats la résorption des stocks d’affaires, là où la justice a besoin d’abord de moyens et d’une réflexion de fond sur le sens de la peine. À force d’empiler les procédures, on en oublie l’essentiel : juger, débattre et décider.

Gérald Darmanin a présenté mercredi en conseil des ministres son projet de loi sur la justice criminelle, qui comporte notamment l'introduction d'une procédure de "plaider-coupable" pour les crimes, dont la peine encourue sera alors inférieure d'un tiers.


🔴 Attention aux fake-news ! Le projet de « plaider-coupable » criminel prévoit : - une audience publique : pas de huis-clos ! - la présence obligatoire de l’avocat pour accepter le plaider-coupable - l’accord de la victime pour engager la procédure - une vraie audience où chacun pourra s’exprimer et expliquer sa position sur les faits - la validation de la culpabilité et de la peine par 3 juges indépendants Le débat est possible mais dire que les droits de la défense ou que la place de la victime ne seraient pas respectés est une contre-vérité.



#Narcotrafic : une décision du Conseil constitutionnel qui interroge. Dans sa décision QPC du 13 mars 2026, le Conseil constitutionnel censure la confiscation obligatoire de biens liés au trafic de #stupéfiants. Au nom de l’individualisation des peines et du droit de propriété. Conséquence : l’un des outils les plus efficaces contre l’économie criminelle est affaibli. Or la lutte contre les organisations de narcotrafic repose d’abord sur la saisie et la confiscation des avoirs. En limitant cet instrument le Conseil constitutionnel entrave l’action des policiers et magistrats qui combattent ces réseaux au quotidien. La question mérite d’être posée : le contrôle constitutionnel est il devenu un obstacle structurel à la lutte contre la criminalité organisée ?








"Déplaisant", "incohérent"… Le procès en appel des complices de l'assassin de Paty, raconté par les avocats l.marianne.net/bC



