
Le maire de Cannes, @davidlisnard, a reçu une poignée de personnalités et d'entreprises de la communauté crypto ce jeudi à l'Hôtel de Ville. J'y étais pour @TheBigWhale_, voici ce qu'il faut retenir de cet échange "off". Hasard ou non, c'est cette semaine que sa ville accueillait @EthCC, l'une des plus grandes conférences mondiales du secteur, mais c'est aussi ces jours-ci qu'il a choisi d'annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il a d'emblée posé sa grille de lecture : "Le sujet des actifs numériques est un enjeu de propriété individuelle dans le monde numérique". Sur le plan économique, il a insisté sur quatre axes. 👉 La fiscalité Il propose une exonération totale des transactions crypto en dessous de 1 000 euros (contre 305 euros aujourd'hui), une flat tax ramenée à 15% (alignement sur le modèle allemand) et une exonération complète au-delà d'une certaine durée de détention (un an en Allemagne). "Tout ce qui est en dessous de 1 000 euros doit être totalement exonéré", a-t-il tranché. 👉 L'énergie Il considère que le parc nucléaire français est un avantage compétitif sous-exploité, notamment pour le minage de Bitcoin. Il a dénoncé la cession d'actifs de @EDF (Exaion) à un opérateur américain (MARA) assortie d'une clause de non-concurrence de deux ans, et plaidé pour l'optimisation de la production nucléaire en heures creuses. "On a un avantage compétitif potentiel prodigieux", a-t-il insisté, déplorant un "coût d'énergie qui n'est pas compétitif" face aux États-Unis. 👉 Les stablecoins euro Interrogé sur le sujet, David Lisnard reconnaît que la situation actuelle (99% des stablecoins libellés en dollar) pose un problème de souveraineté. Il estime que le développement des stablecoins euro passe par trois leviers : une adaptation de la réglementation, une évolution des comportements bancaires et une meilleure compétitivité fiscale. Il s'est dit prêt à porter politiquement des propositions concrètes et a demandé aux acteurs présents de l'aider à "transformer ça en langage clair et en mesures". 👉 L'euro numérique Il qualifie le projet de "vision orwellienne de la monnaie" et d'instrument d'"hyper contrôle" centralisé. Il estime que l'euro numérique est porté par une logique de "moraline" institutionnelle. Sa position est assez claire : la réponse à la dollarisation de l'infrastructure financière numérique passe par le soutien aux stablecoins euro, pas par une monnaie numérique de banque centrale. On continuera à suivre cela de près, tant le sujet risque d'être important en 2027 !


























