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Le Prix de la Colère : Autopsie d'un litre d'essence (ou pourquoi bloquer les prix est une fausse bonne idée). Introduction : L'émotion vs La Mécanique Ça y est, le Moyen-Orient s'embrase une nouvelle fois, l'Iran est dans la danse, et le premier indicateur qui flambe chez nous, avant même les dépêches des chaînes d'info en continu, c'est ce grand totem lumineux qui trône à l'entrée de nos villes : le panneau d'affichage des prix de la station-service. La réaction est immédiate, viscérale et, soyons clairs, totalement légitime. Autour de la machine à café, aux repas de famille ou sur 𝕏, la même question revient, chargée d'une exaspération bien compréhensible : "Attends, le carburant qui est dans leurs cuves là, en ce moment, ils l'ont bien acheté le mois dernier à l'ancien prix, non ? Pourquoi le prix à la pompe grimpe à la seconde même où un conflit éclate à 4000 bornes d'ici ?" Face à cette incompréhension qui ressemble à s'y méprendre à de l'injustice pure, le monde politique s'engouffre logiquement dans la brèche. La France Insoumise, avec Manuel Bompard et Aurélie Trouvé en tête, a dégainé une proposition de loi pour exiger le blocage immédiat des prix des carburants, fustigeant les "multinationales" qui "profitent" de la crise. L'intention affichée ? Protéger nos concitoyens et dire "Stop" à la machine. L'idée est séduisante, elle résonne fort et tape pile sur le bouton de l'angoisse du pouvoir d'achat. Mais on va faire un truc de dingue aujourd'hui : on va appuyer sur "Pause". L'idée de ce billet n'est pas de distribuer des bons ou des mauvais points. On ne va pas décerner la palme du méchant de film Marvel à TotalEnergies, ni accuser les politiques de populisme facile. On va plutôt chausser nos lunettes de curiosepticosapioistes et faire de la mécanique. On va ouvrir le capot de ce système complexe pour vérifier s'il suffit réellement d'un décret français, d'un simple coup de tampon à l'Assemblée Nationale, pour enrayer un engrenage géopolitique, logistique et financier mondial. Car, comme le dirait si poétiquement Stéphane : "L'argent on ne le sort pas de son cul". Bloquer un prix, c'est toujours déplacer le coût, jamais l'annuler. L'objectif ici est de vulgariser la chaîne de valeur du pétrole. De la plateforme d'extraction jusqu'au gérant (souvent au bout du rouleau) de votre station-service, on va décortiquer qui gagne quoi, qui taxe quoi, et surtout, comprendre pourquoi cette satanée mécanique des prix réagit d'une manière qui défie, en apparence, le simple bon sens. Partie 1 : De quoi est fait votre litre ? (L'anatomie du prix) Avant d’aller plus loin, il faut tordre le cou au mythe originel : non, quand vous payez 2 € le litre, la pièce de 2 € ne tombe pas directement dans le coffre-fort de TotalEnergies ou d'un émirat pétrolier. Pour comprendre l'absurdité (ou du moins la complexité) de vouloir "bloquer" un prix, il faut d'abord regarder ce qu'il y a sous le capot d'un litre de Sans Plomb ou de Gazole. Grossièrement, votre litre est découpé en quatre tranches bien distinctes : → Le Brut (La matière première) : C’est le nerf de la guerre, littéralement. On parle ici du prix du pétrole brut sur le marché mondial (le fameux baril de Brent de la mer du Nord). C’est la seule partie du prix qui est réellement et violemment soumise à la géopolitique. Quand un missile survole le Moyen-Orient ou qu'un détroit menace d'être bloqué, c'est cette part-là qui s'affole au rythme des traders. Elle représente environ 30 à 35 % du prix final. → Le Raffinage (La cuisine industrielle) : Le pétrole brut, en l'état, ça ne fait pas avancer une Twingo. Il faut le chauffer, le craquer, le purifier dans des installations industrielles titanesques. Contrairement aux idées reçues, la marge nette du raffineur sur un litre est relativement faible (quelques centimes). S'ils gagnent des milliards, c'est par l'effet de volume phénoménal, pas en faisant des culbutes indécentes sur chaque goutte. → Le Transport et la Distribution (La logistique) : Le carburant raffiné ne se téléporte pas. Il emprunte des oléoducs (les pipelines), dort dans des dépôts pétroliers de haute sécurité, voyage dans des camions-citernes, pour finir dans les cuves de la station. Il faut aussi payer l'entretien de la station, le terminal de paiement, et le gérant (on y reviendra, mais lui ramasse les miettes). Tout cela pèse pour environ 10 à 15 % du prix. → L’État (Le passager clandestin) : C'est la révélation qui pique le plus quand on s'y penche. Le plus gros bénéficiaire de votre plein, ce n'est pas le producteur, c'est Bercy. L'État représente environ 50 à 60 % du prix que vous payez, via un combo fiscal redoutable : ▪ La TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques) : C'est le socle. Son montant est fixe par litre (autour de 68 centimes pour le SP95, un peu moins pour le gazole). Que le baril soit à 40 dollars ou à 120 dollars, l'État prendra toujours ses 68 centimes. C'est une taxe sur le volume, totalement insensible aux crises mondiales. ▪ La TVA (20 %) : C'est là que la magie fiscale opère. La TVA s'applique sur le produit (brut + raffinage + distribution)... mais aussi sur la TICPE ! Oui, vous avez bien lu : en France, on applique une taxe de 20 % sur une autre taxe. C'est une sorte d'Inception fiscale qui garantit des revenus colossaux à l'État. Le bilan de l'autopsie : Sur un litre affiché à 2 €, plus d'1 € est totalement incompressible car prélevé directement par l'État. Sur l'euro restant, la majeure partie est dictée par un marché mondial sur lequel la France n'a absolument aucun poids, et le reste sert à payer des infrastructures logistiques lourdes. Dès lors, la question se pose d'elle-même : si un député décide de "bloquer" le prix à 1,50 € alors que le brut flambe, sur quelle tranche va-t-on rogner ? L'État va-t-il renoncer à ses taxes ? Ou va-t-on demander aux distributeurs de vendre à perte (ce qui est illégal et suicidaire) ? Partie 2 : Le Mystère du Stock (Pourquoi ça monte tout de suite ?) C'est LA question qui fâche. Celle qui fait grincer des dents chaque automobiliste qui voit le prix grimper de 10 centimes dans la nuit, alors qu'il n'a vu aucun camion-citerne venir ravitailler la station. Le raisonnement semble implacable : "Le gérant a acheté cette essence il y a trois jours, quand le baril était moins cher. S'il augmente son prix aujourd'hui sur ce vieux stock, c'est qu'il se met la différence directement dans la poche. C'est du vol !" Vu comme ça, c'est logique. Sauf qu'en économie, la logique du passé (prix d'achat) perd souvent face à la logique du futur (prix de renouvellement). Bienvenue dans le monde impitoyable du Coût de Remplacement. L'Analogie du Boulanger (ou la survie par la trésorerie) Imaginons un boulanger. Il a acheté un sac de farine à 10 €. Avec ce sac, il fait des baguettes qu'il vend pour récupérer 15 € au total. Il garde 5 € pour vivre, et il utilise les 10 € restants pour racheter un sac de farine le lendemain. La boucle est bouclée. Mais voilà : une guerre éclate dans le pays du blé. On annonce ce matin que le prix du sac de farine passe instantanément à 20 €. Notre boulanger a encore son "vieux" sac acheté 10 € dans son arrière-boutique. → Option A (La "Juste") : Il vend ses baguettes au prix habituel. Le soir, il a 15 € dans sa caisse. Il appelle son grossiste pour racheter de la farine... et là, c'est le drame. Le sac coûte 20 €. Il lui manque 5 €. Il ne peut pas racheter de stock. Il ferme boutique. → Option B (La "Réaliste") : Dès l'annonce de la hausse, il augmente le prix de sa baguette, même si elle est faite avec la vieille farine. Le soir, il a 20 € dans sa caisse. Il peut racheter son sac de farine au nouveau prix. Il a sauvé son commerce. Pour une station-service, c'est exactement la même mécanique, mais avec des sommes colossales. L'objection du "Oui, mais ils paient à 30 jours !" C'est souvent là qu'un expert des réseaux sociaux débarque avec l'argument ultime : "N'importe quoi, ton explication ne tient pas, les stations paient leurs fournisseurs à 30 jours fin de mois ! Donc la trésorerie immédiate, ils s'en foutent !" C'est une erreur de raisonnement classique qui confond délai de paiement et magie financière. Avoir le droit de payer une dette dans 30 jours ne fait pas disparaître la dette. Si le gérant vend son stock actuel et encaisse 25 000 €, mais que la facture de sa nouvelle livraison (qui tombera dans 30 jours) s'élève à 30 000 € à cause de la hausse du baril, il va les sortir d'où les 5 000 € manquants le jour J ? Ils ne vont pas spawner spontanément sur son compte bancaire. Vendre à l'ancien prix sous prétexte qu'on a un délai de paiement, c'est simplement choisir la date exacte de sa faillite sur le calendrier : dans 30 jours. La trésorerie doit être sécurisée au moment de la vente, pas au moment où l'huissier frappe à la porte. L'Effet "Fusée et Plume" Reste un phénomène qui, lui, est bien réel et frustrant : l'asymétrie des prix. Les économistes appellent ça l'effet "Fusée et Plume" (Rockets and Feathers). → À la hausse (La Fusée) : Quand le brut monte, le prix à la pompe décolle comme une fusée. Réactivité totale et immédiate pour protéger la trésorerie et anticiper le coût de remplacement. → À la baisse (La Plume) : Quand le brut chute, le prix à la pompe descend doucement, en flottant comme une plume. Pourquoi ? Parce que les distributeurs essaient de reconstituer les marges rognées pendant la crise, et parce que l'incertitude incite à la prudence ("et si ça remontait demain ?"). C'est aussi là que l'absence de concurrence féroce dans certains coins joue à plein. C'est asymétrique ? Oui. C'est mécanique ? Absolument. Partie 3 : Qui sont les acteurs ? (Gentils, Méchants ou juste Rouages ?) Dans l'imaginaire collectif, quand le prix de l'essence monte, il y a un gros monsieur en costume à rayures qui allume un cigare avec un billet de 500 € en riant machiavéliquement. La réalité est un peu plus complexe (et moins cinématographique). L'écosystème de la distribution de carburant est composé d'acteurs aux intérêts radicalement opposés. On va trier tout ça en trois catégories. 1. Les Majors (TotalEnergies, Shell, BP...) : Le syndrome de l'entonnoir C'est la cible numéro un de la colère populaire, et de la proposition de loi LFI. Pourquoi ? Parce qu'ils affichent des profits records (des dizaines de milliards) pile au moment où vous saignez à la pompe. Le raccourci est vite trouvé : ils s'en mettent plein les poches sur votre dos, à la station. Sauf que c'est une illusion d'optique liée à leur structure. Ces mastodontes sont dits "intégrés". Ils font tout, de A à Z. → L'Amont (Exploration/Production) : Ils extraient le pétrole. Quand le prix du baril flambe à cause d'une guerre, cette branche-là imprime littéralement de l'argent. Le pétrole qu'ils extraient pour 20 ou 30 dollars le baril se vend soudainement à 90 dollars sur le marché mondial. C'est là que se font les superprofits. → L'Aval (Raffinage et Stations-service) : C'est là que vous intervenez. Quand le brut est super cher, la branche raffinage de Total doit l'acheter (souvent au prix fort) pour le transformer. Et la station-service galère à écouler un produit devenu hors de prix. En réalité, quand le baril flambe, la branche "station-service" des Majors souffre ou fait des marges ridicules. → Le verdict : Les Majors ne vous "volent" pas à la pompe. Elles s'enrichissent à la source, sur le marché mondial du brut. Bloquer le prix à la pompe en France ne les empêchera pas de vendre leur brut à prix d'or à la Chine ou aux États-Unis. 2. Les Grandes Surfaces (Leclerc, Intermarché, Système U...) : L'appât du gain (ailleurs) Ils distribuent plus de 60 % du carburant en France. Eux, leur métier, ce n'est pas le pétrole. C'est de vous vendre des coquillettes, du Nutella et des télés en promo. Pour eux, l'essence est ce qu'on appelle un "produit d'appel". Ils le vendent avec une marge quasi nulle, voire parfois "à prix coûtant" lors d'opérations spéciales. Leur objectif n'est pas de gagner de l'argent sur votre plein, mais de vous faire venir sur leurparking plutôt que sur celui du concurrent. Une fois que vous avez le pistolet dans le réservoir, les statistiques montrent que vous allez probablement faire un tour dans le magasin pour lâcher 150 € de courses sur lesquelles ils font leur vraie marge. Le verdict : Les supermarchés détestent les hausses de carburant. Pourquoi ? Parce que chaque euro supplémentaire que vous mettez dans votre réservoir, c'est un euro de moins de pouvoir d'achat que vous allez dépenser dans leurs rayons. Ils ne profitent absolument pas de la crise, ils la subissent frontalement. 3. Le Gérant de Station (Indépendant ou locataire-gérant) : Le punching-ball C'est le gars ou la fille derrière la caisse blindée. C'est lui qui se fait insulter par les clients quand le prix prend 10 centimes. Beaucoup de gens confondent l'enseigne (le logo Total ou Esso) avec le propriétaire du fonds de commerce. Ce gérant, c'est le maillon faible de toute la chaîne. Sa marge nette sur un litre de carburant se situe généralement entre 1 et 2 centimes. Le carburant, c'est juste le truc liquide qui fait venir les voitures. Sa véritable survie économique, il la fait sur le lavage auto, la boutique, le café à 2 € et les paquets de chips. Le verdict : Si une loi passe demain pour "bloquer les prix" et l'obliger à absorber la hausse du coût de remplacement, il ne tiendra pas trois semaines. Il fait faillite, il ferme, et on se retrouve avec des déserts géographiques sans aucune station à 30 kilomètres à la ronde. Partie 4 : La Proposition de Loi (L'Analyse Critique) Revenons à notre point de départ : la proposition de loi de la France Insoumise. L'idée centrale est claire : face à la hausse des marchés internationaux, l'État doit intervenir et geler les prix à la pompe par décret. Fin de la récréation, on bloque le compteur. C'est une volonté politique d'une limpidité redoutable. Le problème, c'est que l'économie mondiale se contrefiche des décrets français. Si on décide que le litre ne doit pas dépasser 1,50 € alors que son coût de revient (achat du brut, raffinage, transport, taxes) s'élève à 1,80 €, il y a un "trou" de 30 centimes. La question n'est pas de savoir sion doit payer ce trou, mais qui va le payer. Face à ce trou, il n'y a que deux scénarios possibles. Ni plus, ni moins. Scénario A : Le Blocage Sec (La Pénurie) L'État tape du poing sur la table et oblige les distributeurs à vendre à 1,50 €, point barre. Le distributeur (qu'il soit une Major ou un indépendant) doit donc absorber la perte. Le souci, c'est que la vente à perte est non seulement illégale en France (pour éviter de tuer les petits commerces), mais surtout, elle est économiquement suicidaire. Si une station perd de l'argent sur chaque litre vendu, que va-t-elle faire ? C'est très simple : elle arrête d'en vendre. Elle ferme les vannes, ne commande plus de nouveaux camions-citernes, et attend que l'orage passe. → La conséquence immédiate : La pénurie. On troque une crise du pouvoir d'achat contre une crise de l'approvisionnement. Le carburant n'est plus cher, il est tout simplement introuvable. Retour aux scènes de panique, aux files d'attente à 4 heures du matin et aux rationnements par plaque d'immatriculation. Scénario B : La Compensation par l'État (L'Illusion) Pour éviter la pénurie, l'État décide de bloquer le prix pour le citoyen à 1,50 €, mais s'engage à payer les 30 centimes de différence directement aux distributeurs pour qu'ils ne vendent pas à perte. C'est le principe de la "remise à la pompe" ou du fameux "bouclier tarifaire". Sur le ticket de caisse, c'est magique. Mais à l'échelle macroéconomique, il faut se rappeler ce principe fondamental, formulé avec une poésie brutale et définitive par Stéphane : "L'argent ne sort pas de son cul". L'État n'a pas d'argent propre. Son argent, c'est le vôtre. S'il signe un chèque de plusieurs milliards aux compagnies pétrolières pour maintenir le prix artificiellement bas, il le fait avec vos impôts actuels, ou en creusant la dette (ce qui correspond à vos impôts futurs, ou à ceux de vos enfants). → La conséquence immédiate : C'est un simple jeu de bonneteau comptable. On déplace la douleur du portefeuille (à la station) vers la feuille d'impôt ou la dette nationale. On n'a pas annulé la hausse mondiale, on l'a juste mutualisée et reportée. La Vraie Question Politique (Le choix tragique) Au final, cette proposition de loi met le doigt sur un paradoxe politique majeur, bien plus complexe qu'une histoire de "méchants profiteurs de crise". Le vrai débat, celui qu'on évite soigneusement d'avoir, est le suivant : → Soit on subventionne massivement les énergies fossiles pour protéger le pouvoir d'achat immédiat des classes moyennes et populaires (qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser), mais on tire une balle dans le pied de la transition écologique en encourageant la consommation de pétrole. → Soit on laisse le marché agir (et les prix flamber), ce qui est excellent pour forcer la transition écologique et nous sevrer du pétrole, mais qui condamne une partie de la population à l'asphyxie financière dès le 15 du mois. Ce n'est pas un problème qu'on règle avec un "clic" magique à l'Assemblée. C'est un choix de société tragique. Conclusion : La complexité est l'ennemie du populisme On a démonté le moteur, regardé l'état des durites et vérifié la jauge d'huile. Le constat est sans appel : un litre de carburant est un millefeuille géopolitique, logistique et surtout, massivement fiscal. Il ne s'agit pas ici de défendre l'indéfendable ou de verser une larme émue sur le sort des multinationales. Reconnaissons-le avec une totale franchise : la situation est profondément violente et injuste pour le consommateur final. Devoir vider son compte en banque pour un produit de première nécessité, indispensable pour aller gagner sa vie, simplement parce qu'un conflit explose à l'autre bout de la planète, c'est rageant. L'émotion est valide, la colère est plus que justifiée. Mais c'est justement quand la colère monte et que le portefeuille saigne qu'il faut garder l'esprit critique affûté. Les solutions simplistes du type "Y'a qu'à bloquer les prix", aussi séduisantes soient-elles sur un plateau télé, dans un tweet vengeur ou sur un texte de loi fait à la va-vite, se fracassent systématiquement sur le mur du réel. Elles ignorent de manière flagrante les lois de la physique économique : on ne décrète pas l'arrêt d'un flux mondial, on ne gèle pas le besoin vital de trésorerie d'un petit gérant, et on n'efface jamais une facture, on se contente de la déplacer vers vos impôts de demain. En économie, comme en thermodynamique, rien ne se perd, rien ne se crée, et surtout, la magie n'existe pas. Être curiosepticosapioiste, c'est refuser de troquer une réalité douloureuse contre une dangereuse illusion. Il faut toujours se méfier des slogans politiques qui promettent de raser gratis en pleine tempête : en général, le barbier a un rasoir rouillé, et c'est toujours vous qui finirez par payer la bétadine.



"La France est relativement protégée": les prix de marché de l'électricité augmentent moins qu'en Allemagne (grâce au nucléaire et aux renouvelables) l.bfmtv.com/kjxm

Terrifiant 😱 L’accueil de Rima Hassan hier soir à Sciences Po Lyon




Ce rejet systématique de LFI est de plus en plus clair…Les bourgeois ont peur pour leur portefeuille..les petits comme les grands..





Il sera parfois moqué à la fin de sa vie. Qui pour se souvenir alors du jeune juif polonais, obligé d'arrêter ses études pour vivre? Du communiste, FTP-MOI, arrêté le 23 mars 1943? Du brave qui, torturé devant sa mère, ne dit rien et survit à 2 ans de déportation? Henri Krasucki.

Sur le groupe FB "La grande H", dont il est admin, Julien Théry a partagé des posts antisémites & des publications de P-E Blanrue, antisémite notoire publié par Soral. Figurent aussi des vidéos de Dieudonné et de Soral ("Soral avait raison" / "Bravo monsieur Soral") 🧵⤵ 1/10

Municipales 2026 à Lyon: la députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi officialise sa candidature. Pourriez-vous voter pour elle ? A. Oui B. Non











