Mohamed Farhat retweetledi

Dans le secret de la communication israélienne dans sa guerre au Liban. A Paris, un militaire lève le voile.
« J’observe que les autorités israéliennes confrontées à un dommage collatéral (comme la mort après un tir de Merkava d’un casque bleu indonésien, dimanche au sud du Liban) commencent, dans le mécanisme de déconfliction qui existe, à réfuter leur responsabilité, et à mettre un tel dommage collatéral sur le dos du Hezbollah. Ensuite quelques heures plus tard, quand la Finul (Force des Nations unies au Liban) déclare ce dommage collatéral, l’armée israélienne explique en long en large et en travers que ce n’est pas eux, et quelques jours plus tard, quand la Finul a rassemblé les preuves, comme cela avait été le cas lors du tir sur le bataillon ghanéen de la Finul le 6 mars, là ils minimisent en disant que c’était un tir en riposte à un tir du Hezbollah. Sauf que ce jour-là, le 6 mars, il n’y a pas eu un mais trois tirs israéliens en sept minutes. Leur communication est bien huilée. Quand c’est à chaud, ils enfument tout le monde en jurant que c’est pas eux. Quand c’est tiède, ils vont faire une enquête. Et quand leur responsabilité devient avérée, ils nous expliquent que c’est un dommage collatéral lié à la présence du Hezbollah. Leur rhétorique est parfaitement calibrée et très opportuniste. Elle est dans un rapport de forces écrasant en leur faveur, puisque la Finul ne peut pas se permettre de dire n’importe quoi, elle doit documenter tout ce qu’elle affirme. Les Israéliens ont systématiquement un temps d’avance, alors que la Finul reste dans une communication plutôt minimaliste des années 70. Elle ne publie jamais des photos et des images alors qu’elle en dispose en quantité à l’appui de ses accusations. Si la Finul est victime aujourd’hui de ces dérives dangereuses, c’est aussi en partie de sa faute », conclut ce militaire.
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