
Pontien Sakindi
1.4K posts

Pontien Sakindi
@Pontianusa
Africa's son. Qui sait d'où il vient va où il veut.








Les mêmes contre-vérités continuent d'être répétées, encore et encore, jusqu'à finir par prendre les apparences de la vérité. Puis, il y a toute cette jeunesse qui n'a pas vécu ces périodes et qui, faute de repères solides, se retrouve exposée à des récits approximatifs, parfois orientés, qu'elle finit par intégrer comme des faits établis. Tenez : => Il n'existait pas d'armée congolaise (ou zaïroise) véritablement forte que le processus de brassage aurait "démantelée". Dès les années 80, l'armée zaïroise n'était plus une force militaire structurée et efficace. A l'arrivée de l'AFDL (et donc des rwandais) en 1996, l'armée zaïroise était déjà profondément affaiblie de l'intérieur. Continuer à affirmer que l'AFDL (et par extension, les rwandais) aurait "tué" l’armée congolaise, est juste cette tendance récurrente chez le Congolais qui consiste à trouver des boucs émissaires à tout. => Joseph Kabila prend le pouvoir en janvier 2001. Contrairement à son père (qui ne voulait pas d'un dialogue avec les rebelles), il accepte la reprise du Dialogue intercongolais. Le BRASSAGE/MIXAGE n'a jamais été une invention personnelle de Joseph Kabila. C'était une formule approuvée et actée par l'ensemble des belligérants impliqués dans la crise congolaise de 1998-2002, dans le cadre des Accords de Sun City. À l'époque, chaque acteur majeur possédait une véritable armée, bien structurée et fortement équipée. Le RCD-Goma disposait de plus de 45.000 hommes, le MLC alignait environ 25.000 combattants et tous les mouvements issus des scissions du RCD (RCD-KML, RCD-N, etc.) comptaient également des dizaines de milliers de soldats. Sans brassage/mixage, que fallait-il faire de ces dizaines de milliers d’hommes armés? Croyez-vous sincèrement que ces mouvements rebelles allaient accepter de déposer les armes, rester à l'écart, pendant que seuls leurs cadres politiques viendraient siéger à Kinshasa dans les institutions de transition? Évidemment non. => Le brassage/mixage dans une armée nationale unifiée (qu'on appellera FARDC) était un passage obligé pour éviter une reprise du conflit. Les négociateurs de Sun City avaient d'ailleurs eu l'idée ingénieuse d'accompagner le brassage/mixage d'un programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), destiné à encadrer ceux qui décidaient de quitter définitivement la vie militaire pour réintégrer la société civile. C’était le rôle de la CONADER (Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) qui, malheureusement et comme trop souvent chez nous, a été gérée à la congolaise (des millions de dollars évaporés, engloutis dans les poches de quelques-uns, sans jamais vraiment servir la cause à laquelle ils étaient destinés). => L'état-major actuel des FARDC, les responsables militaires dans les provinces doivent leur essor au sein de l'armée congolaise grâce aux opérations de brassage/mixage. Constant Ndima, Gabriel Amisi (Tango Four), Jacques Chaligonza, John Tshibangu, tous généraux aujourd'hui, sont le fruit des opérations de brassage/mixage. Autrement dit, ces opérations, souvent critiquées, ont aussi contribué à façonner une partie significative de la hiérarchie militaire actuelle.





























This morning in Washington, D.C., President Kagame and First Lady Jeannette Kagame join close to 3,500 guests including US Cabinet members, US Congress members, the diplomatic corps in Washington, UN diplomats, & US and foreign business leaders, for the National Prayer Breakfast, an annual event convening the political, social, and business leaders to assemble and pray together.






