Simone Harari retweetledi

Dans « L’Abandon », Vincent Garenq se place d’emblée au plus près du réel pour ne plus s’en départir. Pas d’esbroufe, pas de posture, pas de facilité, pas d’amalgame. Intrigues et manipulations islamistes, réseaux sociaux pyromanes, lâcheté de certains – mais pas de tous – l’appareil d’État égaré, débordé, et un monde politique incapable de prendre la mesure d’une réalité sinistre, la nôtre. L’État n’empêche pas l’assassinat barbare d’un professeur laissé seul et sans défense. C’est déchirant. Il faut voir les reproches de quelques collègues pitoyables et d’une hiérarchie qui ne veut pas de vague...
Car Samuel Paty était un professeur intègre aux qualités professionnelles et humaines indiscutables. La plupart de ses élèves et de leurs parents ne se sont pas laissés tromper.
« L’Abandon » refuse le pathos auquel pouvait conduire le récit d’une réalité tragique et poignante. Le film illustre parfaitement la grandeur, la nécessité et l’immense difficulté du métier de professeur.
Antoine Reinartz (Samuel Paty) est magistral, tous les acteurs sont impeccables, et notamment Emma Boumali (Bachira), Nedjim Bouizzoul (Kader Saidi), Emmanuelle Bercot (dans le rôle de la principale), Marie-Sohna Condé (la gardienne du collège)…

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