
Timothy Meyer
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Timothy Meyer
@TimothyAMeyer
Econ PhD student @UniBonn, @kielinstitute & @MacroFinanceLab


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@TimothyAMeyer This paper introduces a new dataset tracking valuation gains on the U.S. foreign asset position across countries and derives a sufficient statistic that translates those gains into welfare effects.










Bien que d'accord sur la plupart des sujets avec l'ami Sylvain Catherine, je crois qu'il y a plusieurs erreurs d'analyse dans son thread ici. Of course, le débat est ouvert et toute contradiction argumentée est bienvenue si vous voyez des erreurs de raisonnement chez moi. « D'une situation où, en 1986, le patrimoine net médian des plus de 70 ans ne représentait que 36 % de celui des actifs en fin de carrière (les 50-59 ans), ce ratio est passé à 102 % en 2018. » Cette phrase laisse entendre qu'il y aurait une anomalie au fait que les plus de 70 ans aient plus de patrimoine que les actifs en fin de carrière. En réalité, jusqu'à la première guerre mondiale, les plus de 70 ans étaient toujours plus riches que les actifs en fin de carrière, si l'on en croit les données de Piketty. (Source, Piketty) Comme le montre le tableau ci-dessous, le patrimoine moyen des personnes âgées de 70-79 ans et des plus de 80 ans était respectivement supérieur de 78% et 157% ( !!!!!) à celui des 50-59 ans en 1912. Soit bien plus que les 102% aujourd'hui. À l'époque, il n'y avait pas de système par répartition. Simplement, les vieux avaient nécessairement plus de patrimoine que leurs cadets actifs, car ils avaient eu le temps d'épargner plus longtemps, ils recevaient l'héritage de leurs parents et - plus important - ils s'abstenaient de le dilapider dans l'espoir de transmettre cet héritage à leurs enfants à leur mort. Dans le tableau juste au-dessus, on voit que c'est à partir de la première guerre mondiale que la part des patrimoines hérités dans le patrimoine total s'effondre, alors qu'elle était très élevée au XIXe siècle. Contrairement à ce que soutient l'hypothèse standard du cycle de vie, la retraite n'est qu'une motivation mineure dans l'accumulation patrimoniale. « Les motifs de perpétuation familiale du capital ont toujours joué un rôle central », rappelle Piketty. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que les plus vieux sont détrônés de la hiérarchie des patrimoines (voir tableau 1) Pourquoi ? Parce que « La guerre agit comme une remise à zéro – ou une quasi-remise à zéro – des compteurs de l’accumulation patrimoniale et conduit mécaniquement à un grand rajeunissement des fortunes. (...) Il s’agit là de l’explication centrale pour le niveau exceptionnellement bas du flux successoral dans les décennies de l’après-Seconde Guerre mondiale : les personnes qui auraient dû hériter dans les années 1950-1960 n’ont pas grand-chose à hériter, car leurs parents n’ont pas eu le temps de se remettre des chocs des décennies précédentes et meurent avec peu de patrimoine. » (Piketty). En 1986, les plus de 60 ans (ceux qui sont nés au début du XXe siècle et qui avaient entre 30 et 50 ans pendant les grandes boucheries) n'ont pas eu le temps de se remettre des grands chocs du XXe siècle. C'est pourquoi ces gens forment l'une des rares générations à terminer leur vie avec moins de patrimoine que leurs cadets. Mais il s'agit là d'une anomalie exceptionnelle. Il n'y a pas lieu de faire de cette situation une norme à travers laquelle on évaluerait la situation actuelle. En période de paix, sans les destructions, les taux d'inflation et les mesures confiscatoires qui vont généralement avec la guerre, il est donc normal que les vieux retrouvent leur place dans la hiérarchie des patrimoines. Cela n'a pas grand chose à voir avec le système par répartition. Car répétons-le, les inégalités patrimoniales intergénérationnelles étaient encore plus fortes quand le système par répartition n'existait pas. Ensuite. « Si ces héritages sont transmis aux enfants à la mort de leurs parents, ce seront des ménages eux-mêmes proches de la retraite qui en bénéficieront, étant donné que l'âge moyen au décès de la mère dépassera 60 ans vers 2040. ». Là encore, cette remarque mérite d'être nuancée. La réalité, c'est qu'on assiste à la montée en puissance des donations entre vifs pour équilibrer les effets de l'augmentation de l'espérance de vie. (Source : Nicolas Frémeaux et Marion Leturcq, « Prenuptial agreements and matrimonial property regimes in France (1855-2010) Donc oui, nous allons vers une société d'héritiers. Mais cette société d'héritiers est la norme qui advient naturellement en période de paix, quand les générations successives s'abstiennent de détruire le patrimoine légué par leurs ancêtres. Ce dont il faut se réjouir. Ce n'est pas le poids croissant de l'héritage dans les patrimoines qui fragilise la croissance économique. Ce poids était bien plus élevé durant la belle époque, ce qui ne signifiait pas que la société était statique à ce moment-là : « Il faut toutefois souligner qu’il existe toujours dans de telles sociétés [où le poids de l'héritage dans les patrimoines est significatif], à tous les niveaux de fortunes, une part significative des détenteurs de patrimoines – entre 10 % et 20 % – qui ont accumulé leur fortune à partir de rien. Il ne s’agit pas de sociétés immobiles [...] . Il existe à cette époque de nombreuses innovations techniques et industrielles – la voiture, l’électricité, le cinéma, et ainsi de suite – dont beaucoup ont d’ailleurs leur origine en France » (Piketty). En conclusion : - Le vieillissement des patrimoines n'est pas une caractéristique de notre régime de retraite par répartition. C'est un processus naturel en temps de paix et en l'absence de choc durable sur les patrimoines. - Idem pour l'augmentation des flux successoraux et du poids du patrimoine hérité - La principale injustice intergénérationnelle qui concerne notre époque est que la fortune des seniors repose désormais sur le prélèvement arbitraire de l'épargne de leurs enfants quand ce n'était pas le cas avant (jadis, les seniors fortunés ne pouvaient compter que sur leur épargne et celle de leurs parents, mais nullement celle de leurs enfants...). Mais il est probable que même en l'absence d'un système de répartition spoliateur, les dynamiques patrimoniales auxquelles nous assistons aujourd'hui seraient peu ou prou les mêmes, voire seraient plus fortes encore si l'on permettait aux jeunes actifs d'épargner et de capitaliser davantage : si le salarié moyen capitalisait l'intégralité des cotisations qu'on prélève chez lui aujourd'hui, il arriverait probablement à la retraité avec un très gros patrimoine, et pourrait léguer davantage à ses enfants à sa mort, ce qui augmenterait les flux successoraux, sans rien changer au fait que les plus vieux ont bénéficié plus de temps pour accumuler de l'épargne ! Moralité : ne pas tout mélanger ! Corrections bienvenues si besoin ;)



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