Ubuntu Umurundi
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Wa mwanya mwiza 🍿 Bandugu, This is a safe place Sesa umucerii 🔥 ngl.link/umuhirwa42












Nk'umuryango wacu, turakeje cane, Umukuru w'Igihugu Nyenicubahiro Général Major Evariste Ndayishimiye @GeneralNeva, kuba agiye kurongora ibihugu vy'ubumwe bwa Africa. Tumwipfurije kuzororanirwa muri ayo mabanga mashasha yizewemwo, Imana izomuhe inkomezi n'amagara meza yo kurangurana ubwira n'umwete ibikorwa azokora.




#Sebibazo Doit-on aimer son président ? Est-ce qu'un peuple doit aimer son dirigeant ? C'est une question qu'on ne pose presque jamais, parce qu'on nous a habitués à confondre respect et amour, autorité et adoration. Non,Un peuple n'a pas besoin d'aimer son dirigeant. Un peuple a besoin que son dirigeant fasse son travail. Diriger un pays, ce n'est pas une affaire de sentiments. C'est une affaire de responsabilité. Le président n'est pas un père, ni un dieu, ni un sauveur. C'est un employé. Un employé du peuple. Et comme tout employé, il a un cahier de charge. (Construire des routes, des écoles, des hôpitaux. Créer des emplois, stabiliser la monnaie, entretenir la sécurité, renforcer la diplomatie) C'est ça son boulot. Il est élu, nommé ou mandaté pour faire ça. Pas pour être applaudi, pas pour être adoré, pas pour être aimé. Quand un médecin soigne son patient, on ne se met pas à l'aimer pour autant. On lui fait confiance tant qu'il fait bien son travail. Mais s'il commence à mal diagnostiquer, à négliger notre santé, on change de médecin. C'est pareil avec un président. On ne doit pas l'aimer. On doit l'évaluer. Le problème en Afrique, c'est qu'on a remplacé la conscience citoyenne par la loyauté émotionnelle. On n'élit plus des dirigeants. On choisit des idoles. On les acclame quand ils coupent un ruban. On les remercie quand ils inaugurent une école. Comme si c'était un cadeau, pas un devoir. Mais un président qui construit un pont n'a rien offert. Il a juste utilisé l'argent du peuple pour faire ce que le peuple lui a demandé de faire. C'est ça le contrat, c'est ça le deal, c'est ça la République. Quand un président fait bien son travail, il mérite le respect. C'est vrai, mais pas l'adoration. Et quand il le fait mal, il mérite la sanction, pas la pitié. Mais chez nous, en Afrique, dès qu'on critique le dirigeant, on est traité d'ingrat, d'opposant, de traître à la nation. Vous êtes envoyé par la France. Non, le patriotisme, ce n'est pas aimer le président. C'est aimer la vérité, la justice et le bien du peuple. Aimer son dirigeant, ce n'est pas une obligation. Et même, dans bien des cas, c'est dangereux. Parce que quand on commence à aimer aveuglément, on cesse de juger lucidement. On pardonne l'incompétence, on justifie la corruption, on ferme les yeux sur les abus. Et petit à petit, on ne vit plus dans une démocratie, mais dans une religion politique où le président devient le prophète. Et toute critique devient un blasphème. Un peuple libre ne cherche pas à aimer son dirigeant. Il cherche à comprendre ses décisions, à surveiller ses actes, à exiger des comptes. Il ne cherche pas des promesses. Il demande des résultats. Il ne cherche pas des discours. Il demande des preuves. Alors non, nous n'avons pas à aimer nos présidents. Nous n'avons pas besoin. Vous pouvez le faire, mais ce n'est pas indispensable. Nous avons à les observer, à les évaluer, à les rappeler à l'ordre. Parce que dans le contrat social, le président n'est pas au-dessus du peuple. Il est à son service. Et quand le service n'est pas rendu, le peuple a le droit et même le devoir de changer de prestataire. Un président qu'on aime, c'est un danger. Mais un président qu'on respecte parce qu'il travaille, c'est une bénédiction. La différence entre les deux, c'est la maturité politique. Et c'est peut-être ça que nous devons enfin apprendre. A cesser d'aimer nos dirigeants pour mieux aimer notre pays.


Toute ma solidarité avec mon frère Faustin Ndikumana, militant anti-corruption et Directeur national de @ParcemBurundi, qui a fait objet d'attaques d'une rare violence dans le discours du Président Ndayishimiye, avant hier (05.11.2025), à #Matongo. #Burundi










