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🇪🇺 🚫20è PAQUET DE SANCTIONS EUROPÉENNES 🇷🇺: POURQUOI L’URANIUM RUSSE EST LE SEUL INTOUCHABLE ? (#Thread) 1/10 — L’angle mort = ROSATOM L’UE a récemment adopté son 20ᵉ #paquet de sanctions contre la #Russie, couvrant l'énergie, les services financiers & les échanges commerciaux 🚫 Sur le plan énergétique : #Rosneft (pétrole brut) et #Gazprom Neft (gaz) ? Transaction totalement interdite. - Services maritimes ? Sanctionnés. - Flotte fantôme pétroliers ? 640 navires listés. - GNL russe ? Ban total à partir de janvier 2027 Mais l'uranium et #Rosatom ? TOUJOURS PAS SANCTIONNÉS. 🤯 Comment expliquer que le secteur qui fournit ~25 % de l’électricité européenne reste l’éternel intouchable ? Décryptage complet dans ma dernière vidéo : youtu.be/fp5uT-N_w28?si… Ce choix de Bruxelles met en lumière un décalage persistant entre les ambitions de souveraineté et les réalités techniques du parc nucléaire européen. Résumé dans ce thread👇⤵️ @UEFrance
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

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Parti socialiste
Parti socialiste@partisocialiste·
⚫️Immense émotion à l’annonce du décès de Lionel Jospin. Premier ministre socialiste et de la gauche rassemblée, il a su offrir un débouché politique à de nombreuses luttes sociales : 35h, CMU, parité, PACS… Sa constance dans son engagement, son intégrité, resteront un exemple.
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

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Dominique de Villepin
C’est avec gravité que la Vᵉ République perd aujourd’hui un Homme d’État, un homme de rigueur et de conviction. Homme de lettres, d’esprit et de principes, Lionel Jospin avait fait de la méthode une vertu et de la clarté une exigence. Il incarnait cette politique qui refuse l’outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat. J’ai découvert, au fil d'une cohabitation exigeante mais respectueuse, un homme ouvert à la confrontation des idées et des visions, capable de travailler sans anathèmes pour faire avancer l'intérêt général. Nous partagions ce même souci de l’équilibre juste et de nous rendre utiles aux Français. Ministre de François Mitterrand puis Premier ministre de Jacques Chirac, porte-voix d’un Parti socialiste qui mettait en actes sa pensée, il emporte avec lui l’élégance d’une époque où la politique avait encore à cœur d’être utile. J’adresse mes pensées à ses proches, à ceux qui l’aimaient, comme à la famille socialiste qui perd une boussole et une sentinelle. Dominique de Villepin ©️ Lionel Jospin, à Paris, le 5 Février 2010. Bruno Levy pour Le Monde.
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

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INA.fr
INA.fr@Inafr_officiel·
L'ancien premier ministre Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans le 22 mars 2026. ⏪ En 2023 et 2024, il avait accordé un long entretien à l’INA dans le cadre de la collection "Passé composé, figures du siècle".
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Raphaël Enthoven
Raphaël Enthoven@Enthoven_R·
Je me souviens de la joyeuse campagne de 1995 en plein concours de l'ENS ("le demi à deux francs, le cannabis pour tous les socialistes !") et d'un débat élégant contre Chirac, Je me souviens du 1er ministre courageux, caillassé à Beir Zeit pour avoir dit que le Hezbollah était terroriste, Je me souviens que, quand il a été nommé à Matignon, Jospin portait toujours sa cravate de travers, Je me souviens d'un honnête homme, qui fut le vrai chef d'une "gauche plurielle", Je me souviens de la calamiteuse campagne de 2002 avec son slogan sournois qui laissait entendre que "l'autre" était menteur ("Présider autrement") et de sa désertion en rase campagne après le "coup de tonnerre", Je me souviens d'avoir compris, grâce à Jospin, que les qualités pour se faire élire n'étaient pas les qualités pour gouverner, Je me souviens de Julien Dray le 21 avril, prenant les paris dans l'atelier de Jean-Paul Gaultier ("on va finir 1ers !"), Je me souviens d'être entré au PS dans la foulée de cette catastrophe, en croyant sincèrement qu'on allait pouvoir tout changer, et d'y avoir trouvé le pire de la politique. Probablement parce que le meilleur venait d'en partir.
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

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L’ancien Premier ministre de la dernière cohabitation à ce jour, Lionel Jospin est décédé ce lundi 23 mars à l’âge de 88 ans ➡️ go.publicsenat.fr/Jfa
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

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"À la hauteur de ce qu'il a apporté au pays" : sur LCI, Olivier Faure appelle à un hommage national pour Lionel Jospin ➡️ l.tf1info.fr/Pak
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Décès de Lionel Jospin, ancien membre du Conseil constitutionnel Le Conseil constitutionnel a appris avec une profonde tristesse le décès de Lionel Jospin, ancien membre du Conseil constitutionnel de 2015 à 2019. 🔗 conseil-constitutionnel.fr/actualites/dec…
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François Hollande@fhollande

J’éprouve à l’annonce de la disparition de Lionel Jospin une immense émotion et une infinie tristesse. J’avais travaillé pendant des années à ses côtés au sein du Parti socialiste, et l’avais accompagné avec fierté et reconnaissance comme Premier secrétaire alors qu’il gouvernait la France de 1997 à 2002. Lionel Jospin incarnait l’exemplarité en politique. Premier ministre, il avait tenu à respecter scrupuleusement les promesses avancées par la gauche plurielle. Chacun a en mémoire les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU et tant d’autres réformes devenues des acquis de notre République. Homme d’État, il a fait preuve d’une conception élevée de l’action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité. Son retrait de la vie politique après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 en a été l’illustration la plus convaincante. Socialiste, il avait rejoint François Mitterrand dès les années 1970, convaincu que la gauche avait besoin d’une force centrale pour réussir l’alternance. Il avait, après 1981, durant l’exercice du pouvoir, conjugué la loyauté avec l’éthique et il n’a jamais cessé d’être un homme engagé. Bien plus tard, et jusqu’à récemment, il continuait à exprimer les idées qu’il jugeait pertinentes pour aider sa famille politique. Comme ami, il attendait de ses proches ce qu’il exigeait de lui-même, de la cohérence, de la droiture et de la fidélité. Il ne distinguait pas les principes socialistes sur lesquels ses convictions reposaient des valeurs de la République auxquelles il était farouchement attaché. Au-delà de la gauche qui pleure l’une de ses plus éminentes figures, la France sait qu’un de ses plus grands dirigeants vient de s’éteindre. J’adresse à Sylviane, son épouse, à Eva, Hugo et Daniel, ses enfants, mes condoléances les plus affectueuses.   François Hollande

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron@EmmanuelMacron·
Lionel Jospin est un grand destin français : Premier secrétaire du PS de François Mitterrand, ministre de l’Education nationale, Premier ministre, membre du Conseil Constitutionnel. Par sa rigueur, son courage et son idéal de progrès, il incarnait une haute idée de la République.
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Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Je vois beaucoup trop de gens chez mes amis libéraux qui ont une analyse trop grossière de l’intervention étatique en matière industrielle. Ils pensent trop souvent que l’État se plante forcément quoi qu’il fasse. Cette vision des choses s’appuie sur des exemples réels mais en généralisant à outrance, elle nous prive d’outils de puissance majeure. Il faut vraiment distinguer les types d’interventions étatiques, des plus foireuses à celles qui marchent : 1. Le truc toujours foireux : créer des champions « européens » à coup de subventions Le réflexe classique : « on est trop petit face aux Américains, faisons un consortium européen ». Non seulement ça crée des trucs pas compétitifs par construction, mais en plus personne ne pilote. Quand on pense aux projets qui mettent vraiment la honte, on pense le plus souvent à des projets de cette catégorie : Unidata, consortium informatique CII-Siemens-Philips, dissout en deux ans ; Quaero, 200 M€ cramés pour un moteur de recherche franco-allemand que personne n’a jamais utilisé ; Gaia-X, le cloud « souverain » européen noyauté immédiatement par AWS, Azure et Google. C’est le pire cas parce que les subsides deviennent eux-mêmes l’enjeu. Personne n’optimise pour faire un bon produit, tout le monde optimise pour capter sa part, dans un contexte de lutte entre entreprises et entre pays. Chaque décision technique devient une négociation diplomatique. Le produit, s’il sort, n’a aucune chance d’être compétitif, puisqu’il n’a pas été pensé pour ça et doit porter des sur-coûts politiques et organisationnels massifs. Astuce : dès qu’on entend « l’Airbus de machin », c’est très probablement que l’on est face à un truc méga-foireux. Ce qui est drôle est qu’Airbus n’a jamais été un « Airbus de l’aviation ». Airbus est un projet entrepreneurial, qui n’a pas essayé de remplacer Boeing, mais au contraire de répondre au besoin dans les années 70 d’un biréacteur moyen-courrier économique que personne ne proposait. Au début ils utilisaient des moteurs General Electric américains parce que Rolls-Royce avait pris du retard. Leur directeur commercial pendant 23 ans, John Leahy, était américain, ancien de Piper Aircraft. L’objectif c’était un produit compétitif dont le marché avait besoin, pas « construire l’Europe ». Résultat : 12 à 15% d’avantage de coût sur Boeing dans les années 90, une vraie entreprise qui fait des avions compétitifs, utiles, et avec un marché pour de vrai et qui peut construire ensuite sur ces bases solides. 2. Le truc le plus souvent foireux : subventionner ses géants locaux en espérant que les subventions les transforment en mégastar d’un nouveau secteur. Variante moins catastrophique mais souvent même résultat : on prend un acteur national de grande taille dont on suppute qu’il saurait vaguement faire ce dont on a besoin et on le perfuse en espérant qu’il innove. Spoiler : il n’innove pas beaucoup, mais en revanche il optimise beaucoup pour garder la perfusion. Les échecs français répétés dans le cloud de type Cloudwatt et Numergy qui ont reçu des centaines de millions d’euros pour que les grandes stars du CAC40 créent des rivaux à AWS et Google sont des cas d’école d’autant plus cruels qu’au même moment, un OVH devenait le premier acteur européen du cloud sans un euro d’argent public. Ces configurations ont peu de chance de marcher car les grands groupes ont des structures de coût massives qui boivent la subvention comme le sable l’eau et surtout un problème insoluble : on leur demande de concurrencer des solutions existantes, plus avancées, dont tout le monde est très content, en se lançant avec 10 ans de retard. Même pour des entrepreneurs de génie ce serait un défi majeur. Pour une grande administration complexe, c’est une mission quasi impossible. Le point commun entre les cas 1 et 2 : l’argent public finance l’offre en espérant que la demande suivra. La demande ne suit jamais. 3. Le truc qui fonctionne pour de vrai : créer une demande captive, s’assurer qu’elle est captée par des acteurs nationaux. Si ces derniers sont nazes, assurer le transfert de technologie depuis l’étranger. Le seul modèle qui marche vraiment historiquement en France, que les Chinois ont copié et aujourd’hui tous les pays ambitieux comme l’Inde. Quasiment tous les succès français sont sur ce modèle : Framatome : en 1958, la France n’a aucune compétence en réacteurs à eau pressurisée. L’État achète une licence Westinghouse, commande 58 réacteurs en 25 ans à partir de 1975. Pas d’argent gratuit mais des bons de commande et un cahier des charges. Framatome maîtrise la technologie, l’améliore et l’exporte. Le marché captif a créé la compétence. TGV : en 1974, la France n’a pas de train à grande vitesse. Pompidou approuve le projet, la SNCF commande 87 rames à Alstom en 1976. Le prototype tournait aux turbines à gaz, le choc pétrolier force le pivot vers l’électrique. Pas grave : on itère sur commande, on cherche à répondre à un besoin, pas à une capacité abstraite. Mise en service Paris-Lyon en 1981. Le réseau national (2 700 km de LGV) donne à Alstom le volume pour amortir sa R&D. Résultat : export en Espagne (AVE), au Royaume-Uni (Eurostar), en Corée (KTX), aux États-Unis (Acela). La Chine copiera exactement ce schéma vingt ans plus tard, en forçant Alstom à transférer la technologie en échange de l’accès à son marché. Ariane : en 1973, l’Europe dépend des Américains pour mettre un satellite en orbite. La France prend le leadership, le CNES garantit les commandes institutionnelles (satellites militaires, scientifiques, télécoms). Ce socle captif permet à Arianespace de développer le lanceur et d’atteindre la fiabilité nécessaire pour attaquer le marché commercial. Résultat : plus de 50% du marché mondial des lancements commerciaux pendant vingt ans. Rafale : dans les années 80, la France quitte le programme européen Eurofighter (cas 1 : consortium, disputes de part de subvention, compromis techniques) et décide de faire son avion seule. L’État ne subventionne pas Dassault : il lui passe commande de 234 avions via la DGA, avec un cahier des charges et un calendrier. Le volume domestique finance 40 milliards d’euros de programme. Les exports viennent après, une fois l’avion mature : Égypte, Qatar, Inde, Grèce, Croatie, Indonésie, Émirats. Aujourd’hui le plus gros succès commercial de Dassault. Sans les 234 commandes françaises, le Rafale n’existerait pas. Carte à puce : invention française (Roland Moreno, 1974). Dans les années 80, l’État pousse les banques à adopter la carte à puce comme standard national, dix ans avant le reste du monde. 60 millions de cartes bancaires, puis des millions de cartes SIM. Ce marché captif domestique fait de Gemplus et Oberthur les deux premiers fabricants mondiaux. La France domine le secteur pendant vingt ans. Pas de subvention aux fabricants : un standard imposé qui crée la demande. Il est crucial de comprendre la différence entre ces trois cas. Car sinon on réagit de façon épidermique à toute ambition stratégique de l’état, échaudé par les cas 1 et 2, alors que le cas 3 est la seule solution existante pour construire des nouvelles filières industrielles quand on part avec des décennies de retard. Oui on peut juger avec euphémisme que le système fiscal et social français n’est pas idéal pour les entrepreneurs. Mais même avec une fiscalité et un coût du travail de niveau singapourien en France pendant deux siècles, cela ne serait pas suffisant pour créer des GAFAM français ou une industrie nationale du GPU. Nous entrons dans une période spéciale de notre histoire économique, une période où la question du rattrapage technologique et de la maîtrise souveraine des chaînes d’approvisionnement critiques deviennent des impératifs géopolitiques non négociables. Il est donc indispensable de réactualiser notre manuel de la puissance, nous rappeler les outils qui sont à notre disposition, et ne pas laisser de coté nos armes les plus puissantes au prétexte que depuis 30 ans nombre de dirigeants se sont plantés dans les grandes largeurs sur leur application.
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Joan Larroumec@larroumecj

Bon, je lis comme d'habitude des tonnes de remarques totalement à l'Ouest sur les raisons de l'échec d'implantation d'un supercalculateur. Non le problème ce n'est pas le montant des subventions, la commission, l'Allemagne, le marché européen de l'énergie, la CGT ou le résultat des municipales. (Même si on aurait beaucoup de choses à dire sur tout ça.) Le problème c'est l'absence de marché. Une entreprise s'installe là où il y a des clients. FluidStack est parti parce qu'Anthropic, un seul client américain, lui a offert un contrat plus gros que tout ce que la France proposait. La France n'a pas de demande organisée assez grosse pour justifier l'installation de centres de calcul IA de cette taille. Mais comme je l'explique dans cet excellent article que je vous encourage à lire ( le sale petit secret oublié de la puissance x.com/larroumecj/sta… ) cela peut se régler assez facilement. Étape 1 : un programme militaire d'IA à 2 milliards par an. C'est un sixième du coût de la dissuasion nucléaire, pour une technologie du même niveau de criticité. Ça crée un premier client garanti. Étape 2 : rendre obligatoire, sans dérogation, l'hébergement souverain pour toutes les données sensibles de l'État et des opérateurs d'importance vitale (énergie, transport, santé, défense). Aujourd'hui c'est théoriquement requis par la doctrine « Cloud au centre », mais en pratique tout le monde prend la dérogation. Quand c'est réellement obligatoire, c'est plusieurs milliards de commandes redirigées d'un coup. Étape 3 : étendre aux entreprises publiques. EDF, SNCF, La Poste, banques régulées. Et rappellons que si on peut faire tout ça, c'est grâce à l'article 346 du Traité de Rome négocié par De Gaulle en 1957 (oui, à peu près 100% des trucs qui font que la France peut s'en sortir en 2026 viennent d'un mec né au XIXe siècle.) Le chemin est clair, simple, évident. Il nous reste à avoir le courage de l'emprunter.

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House Republicans
House Republicans@HouseGOP·
The terrorist regime in Tehran has spent 50 years attacking America. 🚩 1979: 444-day Iranian Hostage Crisis 🚩 1983: Beirut Marine Barracks bombing w/ 241 killed 🚩 1996: Khobar Towers bombing targeting the U.S. Air Force in Saudi Arabia 🚩 2003-11: 600+ U.S. troops killed by Iran-backed IEDs in Iraq 🚩 2020: Ballistic missile strikes on Al-Asad airbase 🚩 2024: Multiple plots to assassinate U.S. officials, including President Trump
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وزارة الداخلية
الآن تتعامل الدفاعات الجوية مع تهديـد صاروخي، يرجى البقاء في مكان آمن ومتابعة التحذيرات والمستجدات على المواقــع الرسميـة. Air defense systems are currently dealing with a missile threat. Please remain in a safe place and follow warnings and updates on the official channels.
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A strong result for Slovenia’s pro-European centre. Robert Golob and the Freedom Movement have confirmed that responsible, liberal and democratic politics remain a powerful force, even in a highly polarised contest. At a time when populism is on the rise across Europe, this is an encouraging sign of resilience, balance and political credibility.
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