


𝕭𝖆𝖈𝖔𝖓𝖎𝖇 𝕭𝖑𝖆𝖎𝖘𝖊
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@Baconib
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Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.


Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.


Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.

Lionel Jospin (1937–2026) : l'exigence républicaine et ses limites Les hommages affluent aujourd'hui sur X. L'actuel président @EmmanuelMacron salue « une haute idée de la République ». L'ancien Premier ministre @Villepin — qui fut son adversaire respectueux durant la cohabitation 1997–2002 sous Chirac — rend hommage à « un Homme d'État, un homme de rigueur et de conviction », saluant « cette politique qui refuse l'outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat ». @JLMelenchon, son ancien ministre de l'Enseignement professionnel (2000–2002), évoque « un modèle d'exigence et de travail » et lui garde « un souvenir reconnaissant ». Sa famille politique, @partisocialiste, parle d'« intégrité » et de « constance dans l'engagement ». Et l'ancien président, @fhollande — Premier secrétaire du PS durant toute la période de gouvernement de Jospin — évoque « l'exemplarité en politique », rappelant les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, autant d'acquis sociaux durables. Mais deux hommages méritent une attention particulière. Celui de Jean-Pierre @chevenement, d'abord, qui écrit que Jospin « avait toutes les qualités pour l'emporter » — avant d'ajouter qu'il lui a manqué « la résolution de s'affranchir vraiment du social-libéralisme ». Une critique glissée dans l'éloge, d'autant plus piquante que Chevènement est lui-même l'un de ceux qui, en se portant candidat en 2002, ont contribué à l'élimination de Jospin au premier tour. Et celui, inattendu, de @MLP_officiel, qui salue en Jospin « un homme de gauche intègre » et souligne son courage d'avoir dénoncé, seul au lendemain du 21 avril 2002, « le mensonge éhonté du péril fasciste agité frénétiquement par la droite et la gauche entre les deux tours ». Quand l'adversaire politique d'hier rend un tel hommage, cela dit quelque chose de la stature de l'homme. Car c'est là la leçon douloureuse que ce décès remet en lumière. La dispersion des candidatures en 2002 — Chevènement, Taubira et d'autres — a morcelé un électorat qui, uni, aurait suffi à qualifier Jospin. Il ne s'agit pas de les condamner : ils avaient leurs convictions, leur légitimité. Taubira elle-même, qui publie aujourd'hui un hommage personnel et sincère, portait les voix d'une gauche antillaise et écologiste que la gauche plurielle n'avait pas su pleinement intégrer. Au-delà des divisions, c'est donc aussi ce décrochage de la gauche sur les préoccupations populaires concrètes — l'insécurité, l'immigration, largement esquivées durant cinq ans de cohabitation — qui a ouvert la brèche et favorisé le vote d'extrême droite dans les classes ouvrières. Mais, quoi qu'il en soit, il y a eu un manque évident de discernement collectif — l'intérêt général devrait primer sur toute ambition personnelle ou politique. Vingt-cinq ans plus tard, le même scénario se profile. Le second tour des municipales d'hier, le 22 mars 2026 l'a encore démontré : la dispersion des voix de gauche profite mécaniquement à l'extrême droite. Socialistes et LFI n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente, tant Mélenchon s'est radicalisé depuis qu'il a quitté le gouvernement de celui qu'il honore aujourd'hui. Une partie du PS aussi s'est radicalisée. Fragmentée, parfois arc-boutée sur des sujets identitaires, la gauche peine encore à entendre ce que les citoyens expriment sur la sécurité du quotidien et la maîtrise de l'immigration — sans que cela signifie céder à la rhétorique d'extrême droite. Ignorer ces enjeux, c'est abandonner le terrain aux populistes. Qu'ils ne disent plus qu'ils ne savaient pas. Un second tour face à l'extrême droite en 2027 n'est plus une hypothèse : c'est un risque visible et documenté. Sa victoire serait une première dans l'histoire de la République — et une défaite dont la gauche porterait une large responsabilité. Jospin, lui, s'était retiré immédiatement après le 21 avril 2002, sans négocier ni monnayer sa défaite. Un geste que même Marine Le Pen salue aujourd'hui. Il laisse deux leçons : celle d'un bilan social concret et d'une probité exemplaire, et celle, plus amère, d'une gauche qui tarde encore à choisir la lucidité collective plutôt que la fragmentation stérile. En 2027, cette surdité pourrait coûter très cher à la République avec la victoire de l'extrême droite.



J’éprouve à l’annonce de la disparition de Lionel Jospin une immense émotion et une infinie tristesse. J’avais travaillé pendant des années à ses côtés au sein du Parti socialiste, et l’avais accompagné avec fierté et reconnaissance comme Premier secrétaire alors qu’il gouvernait la France de 1997 à 2002. Lionel Jospin incarnait l’exemplarité en politique. Premier ministre, il avait tenu à respecter scrupuleusement les promesses avancées par la gauche plurielle. Chacun a en mémoire les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU et tant d’autres réformes devenues des acquis de notre République. Homme d’État, il a fait preuve d’une conception élevée de l’action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité. Son retrait de la vie politique après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 en a été l’illustration la plus convaincante. Socialiste, il avait rejoint François Mitterrand dès les années 1970, convaincu que la gauche avait besoin d’une force centrale pour réussir l’alternance. Il avait, après 1981, durant l’exercice du pouvoir, conjugué la loyauté avec l’éthique et il n’a jamais cessé d’être un homme engagé. Bien plus tard, et jusqu’à récemment, il continuait à exprimer les idées qu’il jugeait pertinentes pour aider sa famille politique. Comme ami, il attendait de ses proches ce qu’il exigeait de lui-même, de la cohérence, de la droiture et de la fidélité. Il ne distinguait pas les principes socialistes sur lesquels ses convictions reposaient des valeurs de la République auxquelles il était farouchement attaché. Au-delà de la gauche qui pleure l’une de ses plus éminentes figures, la France sait qu’un de ses plus grands dirigeants vient de s’éteindre. J’adresse à Sylviane, son épouse, à Eva, Hugo et Daniel, ses enfants, mes condoléances les plus affectueuses. François Hollande



Bon, je lis comme d'habitude des tonnes de remarques totalement à l'Ouest sur les raisons de l'échec d'implantation d'un supercalculateur. Non le problème ce n'est pas le montant des subventions, la commission, l'Allemagne, le marché européen de l'énergie, la CGT ou le résultat des municipales. (Même si on aurait beaucoup de choses à dire sur tout ça.) Le problème c'est l'absence de marché. Une entreprise s'installe là où il y a des clients. FluidStack est parti parce qu'Anthropic, un seul client américain, lui a offert un contrat plus gros que tout ce que la France proposait. La France n'a pas de demande organisée assez grosse pour justifier l'installation de centres de calcul IA de cette taille. Mais comme je l'explique dans cet excellent article que je vous encourage à lire ( le sale petit secret oublié de la puissance x.com/larroumecj/sta… ) cela peut se régler assez facilement. Étape 1 : un programme militaire d'IA à 2 milliards par an. C'est un sixième du coût de la dissuasion nucléaire, pour une technologie du même niveau de criticité. Ça crée un premier client garanti. Étape 2 : rendre obligatoire, sans dérogation, l'hébergement souverain pour toutes les données sensibles de l'État et des opérateurs d'importance vitale (énergie, transport, santé, défense). Aujourd'hui c'est théoriquement requis par la doctrine « Cloud au centre », mais en pratique tout le monde prend la dérogation. Quand c'est réellement obligatoire, c'est plusieurs milliards de commandes redirigées d'un coup. Étape 3 : étendre aux entreprises publiques. EDF, SNCF, La Poste, banques régulées. Et rappellons que si on peut faire tout ça, c'est grâce à l'article 346 du Traité de Rome négocié par De Gaulle en 1957 (oui, à peu près 100% des trucs qui font que la France peut s'en sortir en 2026 viennent d'un mec né au XIXe siècle.) Le chemin est clair, simple, évident. Il nous reste à avoir le courage de l'emprunter.

The siren has been sounded . Citizens and residents are urged to remain calm and head to the nearest safe place.

تتصدى حالياً الدفاعات الجوية الكويتية لهجمات صاروخية وطائرات مسيرة معادية. تنوه رئاسة الأركان العامة للجيش أن أصوات الانفجارات إن سمعت فهي نتيجة اعتراض منظومات الدفاع الجوي للهجمات المعادية. يرجى من الجميع التقيد بتعليمات الأمن والسلامة الصادرة عن الجهات المختصة. #الجيش_الكويتي


