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@Baconib

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Africa Forward Summit : l'Afrique anglophone s'en sort-elle vraiment « beaucoup mieux » que l'Afrique francophone ? Ce mardi, le 12 mai sur RTL Matin, François Lenglet a posé une question qui mérite mieux qu'une réponse en trois minutes vingt : pourquoi l'Afrique anglophone s'en sort beaucoup mieux que l'Afrique francophone ? La thèse est stimulante. Mais le format est court pour épuiser ce sujet. Contexte : du 11 au 12 mai 2026, le Kenya et la France ont coorganisé le sommet « Africa Forward » à Nairobi, devenant le premier pays africain non francophone à accueillir le Sommet Afrique-France en 2026 depuis 1973. La symbolique est forte. Trop forte, peut-être. Elle a suffi à relancer une thèse ancienne : la langue de colonisation comme variable déterminante du développement. François Lenglet l’a développée en trois explications à l’écart présumé entre Afrique anglophone et francophone. - Première thèse : le franc CFA, arrimé à l’euro, pénalise les exportations et freine la compétitivité. - Deuxième thèse : l’héritage colonial britannique a produit des institutions plus entrepreneuriales que le modèle français, plus bureaucratique. - Troisième thèse : le Rwanda, passé à l’anglais, en serait la preuve éclatante, avec une croissance « proche de 10 % ». Chacune de ces thèses contient une part de vérité. Aucune ne résiste seule à l’examen des données. Et toutes trois partagent le même défaut de méthode : comparer deux blocs comme s’ils étaient homogènes, alors que l’Afrique est l’un des continents les plus hétérogènes de la planète. C’est précisément ce point de départ qu’il faut corriger avant d’aller plus loin. Car, les données, elles, racontent une histoire plus complexe — sur le PIB par habitant, les zones franc CFA, les performances du Rwanda, le prix des matières premières fixé à Londres, la Françafrique et la realpolitik que Paris, Londres, Pékin et Moscou pratiquent avec la même indifférence calculée. Analyse factuelle et sourcée ici → 👇🏻👇🏻👇🏻 open.substack.com/pub/regardcroi… ------------------------- ////////////////////////// ------------------------- #AfricaForward #FranceAfrique @RTLFrance @AfricaFactsZone @Elysee @jnbarrot @francediplo @EmmanuelMacron @WilliamsRuto @citizentvkenya @kenyanwalstreet @SebLecornu @FrenchResponse @PresidentBOAD @IGIHE @UrugwiroVillage @rutwesdras @UEMOA_Officiel @clement_molin @Forbes_Afrique @papealeniang
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RTL France@RTLFrance

Économie : pourquoi l'Afrique anglophone s'en sort beaucoup mieux que l'Afrique francophone ? L'édito de François Lenglet dans #RTLMatin

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RFI Afrique
RFI Afrique@RFIAfrique·
Agrumes: l'Afrique du Sud détrône l'Espagne et devient le premier exportateur mondial rfi.fr/fr/podcasts/ch…
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esdras ndikumana
esdras ndikumana@rutwesdras·
Pourquoi envisager tout de suite l’enclenchement du processus de destitution, il faut pour cela que 1. Il y ait des faits avérés qui relèvent de la Haute trahison, et 2. Ce n’est pas l’Assemblee qui le destitue mais elle l’envoie devant le Conseil constitutionnel, qui le juge …
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🇸🇳Cohabitation tendue au Sénégal vs Destitution probable du Président Bassirou Ousmane @SonkoOfficiel a été élu ce 26 mai Président de l’ @assembleesn nationale avec 132 voix. Le groupe Pastef dispose d’une large majorité (environ 130 députés sur 165), ce qui lui permet théoriquement d’atteindre la majorité des 3/5 (99 voix) nécessaire pour mettre en accusation le Président de la République pour haute trahison (article 101 de la Constitution). Cependant, contrairement à ce que disent beaucoup, je pense que Sonko n’envisage pas une mise en accusation du Président pour le destituer. Car : - Le vote étant secret, certains députés Pastef qui restent proches de @PR_Diomaye Faye pourraient voter contre. - Sonko a été très clair dans son discours : « Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. » Il a également exclu tout chaos institutionnel et promis de placer la souveraineté nationale et le contrôle parlementaire au-dessus des règlements de comptes. Enfin, rappelons que le Président par intérim (qui serait Sonko en cas de destitution) ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle qui suivrait. L’intérim doit rester neutre. Le Sénégal est entré dans une période de cohabitation musclée. Que les institutions restent debout et que l’intérêt supérieur du peuple prime. #Sénégal #Pastef #Sonko #Diomaye #Cohabitation

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Jean-Pierre Bodjoko
Jean-Pierre Bodjoko@JPBodjoko·
🚨🎯🚨#Sénégal : « Le Sénégal doit montrer à l’Afrique qu’une crise peut être affrontée sans haine, sans violence et sans effondrement institutionnel. » Premier discours d’Ousmane Sonko (@SonkoOfficiel) comme président de l’Assemblée nationale du Sénégal : ✅️ « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel… pour nourrir de vendetta personnelle. Ce serait trahir notre propre combat. » ✅️ « Le pouvoir est donc un dépôt, une charge, une responsabilité devant les hommes et devant Dieu. » ✅️ « Nous devons prouver qu’un peuple africain peut débattre fermement sans détruire son propre Etat. » ✅️ « Nous devons démontrer que la fidélité aux principes est plus forte que les calculs de circonstances. » ✅️ « L’histoire retiendra moins les postes occupés que les principes défendus dans le moment décisif. » ✅️ « Lorsque le pouvoir nous met à l’épreuve, choisissons-nous le confort ou la vérité ? Pour ma part, je continuerai de choisir la vérité. »
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🇸🇳Cohabitation tendue au Sénégal vs Destitution probable du Président Bassirou Ousmane @SonkoOfficiel a été élu ce 26 mai Président de l’ @assembleesn nationale avec 132 voix. Le groupe Pastef dispose d’une large majorité (environ 130 députés sur 165), ce qui lui permet théoriquement d’atteindre la majorité des 3/5 (99 voix) nécessaire pour mettre en accusation le Président de la République pour haute trahison (article 101 de la Constitution). Cependant, contrairement à ce que disent beaucoup, je pense que Sonko n’envisage pas une mise en accusation du Président pour le destituer. Car : - Le vote étant secret, certains députés Pastef qui restent proches de @PR_Diomaye Faye pourraient voter contre. - Sonko a été très clair dans son discours : « Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. » Il a également exclu tout chaos institutionnel et promis de placer la souveraineté nationale et le contrôle parlementaire au-dessus des règlements de comptes. Enfin, rappelons que le Président par intérim (qui serait Sonko en cas de destitution) ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle qui suivrait. L’intérim doit rester neutre. Le Sénégal est entré dans une période de cohabitation musclée. Que les institutions restent debout et que l’intérêt supérieur du peuple prime. #Sénégal #Pastef #Sonko #Diomaye #Cohabitation
Assemblée nationale du Sénégal@assembleesn

Ousmane SONKO a été élu Président de Assemblée nationale du Sénégal ce mardi 25 mai 2026. Ancien Premier ministre et président de Pastef, il succède à El Malick Ndiaye, dont le passage à la tête de l’institution aura été marqué par d’importantes réformes, une modernisation profonde du fonctionnement parlementaire et une volonté constante de renforcer l’efficacité du travail législatif. Dans son discours, le nouveau président de l’Assemblée nationale a vivement salué son prédécesseur, magnifiant son engagement, sa fidélité, sa loyauté ainsi que la qualité du travail accompli durant son mandat. Un hommage fort qui témoigne de la continuité institutionnelle et du respect républicain. Le président Sonko a également réaffirmé les missions essentielles de l’Assemblée nationale : voter les lois, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques, dans le respect des principes démocratiques et des attentes du peuple sénégalais. #ansen #senegal #Parlement

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ABDOU FALL
ABDOU FALL@ABDUUUFAAAAL·
Discours HISTORIQUE et RESPONSABLE du Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko : « Je veux rassurer que je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le KO institutionnel… Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. »
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Thierry Breton
Thierry Breton@ThierryBreton·
Tous les géants de la tech devraient lire l'encyclique de @pontifex. “Magnifica humanitas” pose une alternative simple: Laisser quelques empires technologiques écrire seuls le catéchisme du monde qui vient — ou reprendre la main. Tribune @LaCroix ⤵️ la-croix.com/a-vif/thierry-…
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Yaga Burundi
Yaga Burundi@YBurundi·
⚖️ Au Burundi, la Constitution sert-elle encore de boussole qu'elle doit être pour un pays ? La loi suprême garantit la liberté de se marier, de circuler, de s’installer librement, de contester une décision administrative ou fiscale, ainsi que la protection de la vie privée. Paradoxalement, plusieurs décisions récentes donnent l’impression que ces droits existent, mais seulement en théorie 🤔 💁🏾‍♂️ Le cas de #Muyinga illustre ce malaise. Un administrateur communal exige désormais « qu’un homme possède une maison en tôle, des avocatiers, une plantation de caféiers ou une certaine capacité financière avant de pouvoir se marier ». Or, ni la Constitution ni le Code des personnes et de la famille ne prévoient de telles conditions. Depuis quand une autorité locale peut-elle redéfinir un droit fondamental garanti par la Constitution ? Et ce n’est pas un cas isolé. Dans certaines autres localités, des restrictions visant les déplacements nocturnes des #femmes ont été imposées, sans base légale claire 🤨 📚 Ce n'est pas tout. Même certaines lois interrogent. La loi sur les violences basées sur le genre pénalise l’union libre, alors que la liberté de se marier implique aussi celle de ne pas se marier. L’adultère peut désormais être poursuivi d’office par le procureur, sans plainte du conjoint lésé. Peu à peu, l’Etat semble s’immiscer dans la sphère privée des citoyens. « A force de tolérer ces entorses, la Constitution risque de devenir un simple texte symbolique », observe l'analyse que nous vous partageons, aujourd'hui. Or, un Etat de droit ne se mesure pas aux discours, mais au respect réel des limites imposées à ses agents ou ses institutions 📑 #Burundi #gouvernance
Yaga Burundi tweet media
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Jeune Afrique
Jeune Afrique@jeune_afrique·
Côte d’Ivoire : comment interpréter la montée en puissance des exportations ?
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Stanis Bujakera Tshiamala
Stanis Bujakera Tshiamala@StanysBujakera·
Intégration africaine : le Congo-Brazzaville supprime le visa pour les ressortissants africains à partir de 2027 Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a annoncé le 25 mai 2026 à Brazzaville la suppression du visa d'entrée pour tous les ressortissants africains, effective à compter du 1er janvier 2027. L'annonce a été faite à l'occasion de la 63ème Journée de l'Afrique, célébrée en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, en présence notamment du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, de la vice-présidente de la Commission de l'Union africaine et du président de la BAD Sidi Ould Tah. Sassou-Nguesso a présenté cette décision comme un pas concret vers la libre circulation des personnes sur le continent et a plaidé pour la promotion d'un passeport africain unique, s'inscrivant dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine.
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FRANCE 24 – Urgent
FRANCE 24 – Urgent@UrgentF24·
🔴 URGENT - Sénégal : l'économiste Ahmadou ‌Al Aminou Lo nommé Premier ministre après le limogeage de Sonko f24.my/Bwl6.x
FRANCE 24 – Urgent tweet media
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Pope Leo XIV
Pope Leo XIV@Pontifex·
In the era of #ArtificialIntelligence, when human dignity is threatened by new forms of dehumanization, ours is the pressing duty to remain profoundly human. We must lovingly safeguard the grandeur of humanity bestowed upon us and revealed in its fullness in Christ, the splendor of which no machine can ever replace. #MagnificaHumanitas vatican.va/content/leo-xi…
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Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon@JLMelenchon·
Une encyclique papale est publiée. Elle traite de questions à l’ordre du jour des politiques publiques... Il ne faut donc pas écarter le dialogue. Dire ses accords et ses désaccords et les argumenter dans le respect mutuel et la stricte indépendance est un devoir à l’égard des compatriotes qui le partagent tout ou partie. Je l’ai fait pour les précédentes : « Laudato si' » et « Fratelli tutti » du pape François. J’ai déjà noté le propos du pape Léon XIV contre l’appropriation privée du savoir humain. C’est la thèse de la « noosphère », savoir global humain numérisé que je revendique comme un bien commun de l’humanité dans mon livre « Faites mieux ». Autre chose : l'IA est un risque. Mais c’est aussi une opportunité. La peur ne peut rester notre seule motivation à son égard.
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@HollyEude
@HollyEude@HollyEude·
Dans quelle mesure chaque région d'Afrique s'est -elle éloignée de l'agtriculture? 1. L'Afrique est souvent évoquée comme une trajectoire unique. Désagrégée, elle en compte cinq, très différentes. 2. Le graphique ci-dessous retrace la composition sectorielle de l'emploi dans chaque sous-région africaine entre 1990 et 2018. Toutes ont quitté l'agriculture — mais à partir de points de départ très inégaux, et vers des destinations distinctes. 3. Quelques constats ressortent. L'Afrique de l'Est, la plus agricole de toutes en 1990 (83 % de l'emploi), le demeure aujourd'hui à 63 %, malgré le rythme de réallocation le plus rapide du continent. L'Afrique de l'Ouest enregistre la baisse la plus marquée - de 69 % à 43 % - la main-d'œuvre libérée se déversant massivement vers les services marchands plutôt que l'industrie. L'Afrique australe est la plus avancée sur le plan structurel (agriculture à 17 %, services au-delà de la moitié), mais cette maturité s'accompagne de faibles gains de productivité. Quant à l'Afrique du Nord, elle se distingue par une base industrielle et publique large et stable sur toute la période. 4. Le fil commun est ce qui manque dans les cinq panneaux : la part de l'industrie (en bleu) ne bouge presque nulle part - et recule même en Afrique australe. Partout, la main-d'œuvre sortie de l'agriculture est allée vers les services, non vers les usines. 5. Pour qui conçoit des politiques d'emploi ou d'industrialisation, la « transformation structurelle en Afrique » n'est donc pas un problème de politique publique, mais cinq. Un programme calibré pour l'économie encore agricole de l'Est ne conviendra pas à l'économie tertiarisée du Sud. C'est le point de départ qui détermine la contrainte décisive. Volet d'une série, La question de l'emploi en Afrique, fondée sur l'Economic Transformation Database du GGDC/UNU-WIDER (21 économies africaines, 1990–2018). Source : GGDC/UNU-WIDER ETD (2021) ; calculs de l'auteur. | Policy Vector #TransformationStructurelle #ÉconomieDuDéveloppement #Afrique #Emploi #AgroIndustrie
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Pope Leo XIV
Pope Leo XIV@Pontifex·
Humanity, created by God in all its grandeur, is today facing a pivotal choice: either to construct a new Tower of Babel or to build the city in which God and humanity dwell together. In Jesus Christ, this humanity in its grandeur becomes the Way, the Truth and the Life, opening the path for each of us to grow toward fullness. #MagnificaHumanitas vatican.va/content/leo-xi…
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Pope Leo XIV called for robust regulation of artificial intelligence and for its developers to work for the common good rather than profit, issuing a sweeping manifesto on safeguarding humankind as the technology impacts everything from work to war. apnews.com/article/pope-a…
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The Associated Press
BREAKING: Pope Leo XIV makes historic apology for Holy See's own role in legitimizing slavery and for failing to condemn it for centuries. apnews.com/article/pope-a…
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FOCODE
FOCODE@FOCODE_·
#Belgique : répression transfrontalière ? Les propos de Thérence Ntahiraja inquiètent les réfugiés burundais #FocodeMagazine | 25 mai 2026 Bruxelles. Les propos tenus par l’ambassadeur du Burundi en Belgique, Thérence Ntahiraja, sur la chaîne YouTube Main Switch 257, continuent de susciter de vives réactions dans la diaspora burundaise. En affirmant connaître les adresses de réfugiés burundais en Belgique et suivre certains de leurs déplacements, le diplomate a ravivé les inquiétudes sur leur sécurité. Ces déclarations relancent aussi une question sensible : celle d’une possible répression transfrontalière visant des Burundais critiques du pouvoir de Gitega jusque sur le sol belge. Un ambassadeur qui parle d’adresses. Un représentant d’État qui évoque les déplacements de réfugiés. Un diplomate qui laisse entendre que le silence ne signifie pas l’inaction. Depuis la diffusion de l’entretien, les propos de Thérence Ntahiraja circulent avec insistance dans les milieux burundais de Belgique. Ils inquiètent d’autant plus qu’ils touchent à une peur ancienne : celle d’être surveillé même en exil. 🔴Des propos perçus comme une menace Au centre de la controverse, une phrase retient particulièrement l’attention : « Qu’ils ne pensent pas, parce que nous gardons le silence, que nous ne faisons rien. » Dans le contexte où l’ambassadeur affirme connaître des adresses et suivre certains mouvements, cette déclaration est perçue par une partie de la diaspora comme une menace à peine voilée. Ce n’est pas seulement le ton qui dérange. C’est la nature des informations évoquées : domiciles, déplacements, habitudes. Autant d’éléments qui touchent directement à la vie privée, à la sécurité individuelle et à la protection des personnes réfugiées ou demandeuses d’asile. Dans les milieux burundais de Belgique, le message est compris ainsi : l’État burundais observe, note et suit. Même loin de Bujumbura. Même en Belgique. 🔴Des réfugiés burundais dans le viseur Thérence Ntahiraja a particulièrement insisté sur les Burundais visés par des mandats d’arrêt internationaux émis par Gitega. Ils seraient au nombre de 34. Dans ce groupe figureraient des défenseurs des droits humains, des journalistes, des responsables politiques, des militaires, mais aussi d’autres personnes rangées par le pouvoir parmi ses opposants. Le diplomate a laissé entendre que ces personnes continuent, depuis la Belgique, à s’exprimer librement contre le régime burundais. Il a aussi reconnu que leur remise aux autorités de Gitega reste l’un des points de désaccord avec Bruxelles. Mais l’inquiétude ne concerne pas uniquement ces figures connues. Elle touche aussi des exilés moins visibles : anciens manifestants de 2015, militants associatifs, journalistes, défenseurs des droits humains, simples citoyens soupçonnés d’être proches de l’opposition ou de dénoncer les abus commis au Burundi. Dans la diaspora, plusieurs voix rappellent que les victimes ne sont pas toujours les plus médiatisées. Très souvent, ce sont les plus isolées, celles dont les noms ne circulent ni dans les chancelleries ni dans les rapports internationaux. 🔴Une peur ancienne dans la diaspora Ces déclarations ne tombent pas dans le vide. Depuis plusieurs années, des Burundais vivant en Belgique disent craindre la présence d’informateurs dans leur communauté. Ils parlent de personnes infiltrées dans les associations, les réunions communautaires, les groupes politiques ou les cercles de discussion. Certains se présenteraient comme opposants au régime. D’autres comme de simples réfugiés. Mais, selon des témoignages régulièrement évoqués dans la diaspora, leur rôle serait tout autre : identifier les personnes, localiser leurs domiciles, connaître leurs fréquentations, observer leurs déplacements et rapporter leurs activités. C’est dans ce climat que le FOCODE a, au début de cette année, dénoncé la présence sur le sol belge d’un officier burundais au parcours controversé : le lieutenant-colonel Claver Nahimana, alias Gakanya, actuellement, selon cette organisation, en procédure de demande d’asile en Belgique. Ce cas a ravivé les soupçons au sein de la diaspora. Il pose une question sensible : comment des personnes associées à l’appareil sécuritaire burundais peuvent-elles se retrouver dans les mêmes espaces de protection que ceux qui disent avoir fui cet appareil ? Jusqu’ici, ces craintes restaient difficiles à documenter. Elles circulaient souvent à voix basse, dans les réunions privées, les conversations de couloir ou les récits déposés dans les dossiers d’asile. Les propos de Thérence Ntahiraja leur donnent une autre portée. En affirmant publiquement connaître les adresses des réfugiés et suivre certains de leurs déplacements, le représentant de Gitega alimente lui-même les soupçons d’une surveillance organisée. 🔴La question de la répression transfrontalière Au-delà de la polémique, cette affaire relance le débat sur la répression transfrontalière. Le terme désigne les pratiques par lesquelles un État chercherait à surveiller, intimider ou faire taire ses opposants réels ou présumés bref toutes les voix dissidentes au-delà de ses frontières. Pour des Burundais établis en Belgique, cette crainte touche désormais leur quotidien. Elle nourrit la méfiance dans les réunions, les associations, les cérémonies communautaires et même les conversations privées. Qui écoute ? Qui rapporte ? Qui transmet les noms, les adresses, les photos ou les déplacements ? La Belgique devait être un refuge. Un lieu où l’on peut parler sans crainte, se réunir librement, témoigner, critiquer ou reconstruire sa vie. Or, les propos de l’ambassadeur viennent fissurer ce sentiment de sécurité. Lorsqu’un représentant officiel affirme savoir où vivent des réfugiés et suivre certains de leurs mouvements, la frontière entre observation politique, intimidation et menace personnelle devient floue. 🔴La Belgique interpellée La sortie médiatique de Thérence Ntahiraja interpelle directement les autorités belges. Les personnes concernées vivent sur leur territoire. Certaines ont obtenu l’asile. D’autres attendent encore une décision. Toutes devraient bénéficier d’une protection effective. Si un ambassadeur affirme connaître les adresses de réfugiés burundais en Belgique et suivre certains de leurs déplacements, la Belgique peut-elle faire comme si de rien n’était ? Peut-elle considérer ces propos comme une simple polémique ? Peut-elle ignorer ce que plusieurs exilés décrivent comme une menace sur leur sécurité ? Ces déclarations pourraient également peser dans l’examen des demandes d’asile. Elles mettent des mots publics sur une crainte souvent difficile à prouver : celle d’être observé, fiché, suivi et exposé, même après avoir fui. Elles posent aussi une question de souveraineté. Sur le territoire belge, des réfugiés doivent pouvoir vivre, se réunir, parler, critiquer ou militer sans craindre d’être surveillés par l’État qu’ils ont fui. 🔴Une parole diplomatique lourde de conséquences Un ambassadeur ne parle jamais seulement en son nom. Ses mots engagent l’État qu’il représente. C’est ce qui rend les propos de Thérence Ntahiraja aussi sensibles. En évoquant les adresses et les déplacements des réfugiés, il a déplacé le débat. Il ne s’agit plus seulement d’une polémique entre Burundais. Il s’agit d’une question de protection, de droit d’asile, de sécurité individuelle et de respect de la souveraineté du pays d’accueil. Au fond, cette affaire soulève une question simple : jusqu’où un État peut-il suivre ses opposants à l’étranger ? Et à partir de quand le suivi devient-il intimidation ? À partir de quand l’intimidation devient-elle répression transfrontalière ? 🔴Un aveu involontaire ? Thérence Ntahiraja voulait peut-être rassurer son camp, montrer que l’État burundais reste informé et actif. Mais l’effet produit est tout autre. En parlant des adresses, des déplacements et d’un travail mené dans le silence, le diplomate a donné du poids aux accusations formulées depuis longtemps dans la diaspora. Il a mis des mots publics sur une peur souvent difficile à documenter. Ce qui se disait à voix basse devient désormais une question publique. Une question de sécurité. Une question de protection. Et, pour plusieurs exilés, ces propos rappellent pourquoi ils disent avoir fui : la peur d’un pouvoir qui ne les lâcherait pas, même au-delà des frontières. 🔴Une peur désormais publique L’histoire politique du Burundi est faite de retournements. Ceux qui, hier, menaçaient les réfugiés ont parfois fini par demander eux-mêmes protection. Ceux qui parlaient au nom du pouvoir se sont parfois retrouvés, à leur tour, sur les chemins de l’exil. Dans la diaspora, cette mémoire reste vive. Elle rappelle que le pouvoir passe, mais que les blessures demeurent. Pour l’heure, les propos de Thérence Ntahiraja continuent d’alimenter les discussions. Une interrogation revient avec insistance : si l’ambassade connaît les adresses, qui les lui donne ? Si des déplacements sont suivis, par qui ? Et jusqu’où cela peut-il aller ? La réponse ne concerne plus seulement la diaspora burundaise. Elle concerne aussi la protection des réfugiés, le droit d’asile et la souveraineté de la Belgique. Une chose est désormais claire : ce qui était longtemps raconté à voix basse n’est plus seulement une peur difficile à prouver. C’est devenu une question publique, une question de sécurité, et peut-être l’un des signes les plus visibles d’une répression transfrontalière qui ne dit pas son nom. #FocodeMagazine | La Rédaction @GeneralNeva , @KwaNtare , @NtareHouse , @BurundiGov , @MAEBurundi , @NtahirajaThren1 , @nshingamateka , @Burundi_senat , @DefendDefenders , @AfricaDefenders , @CIVICUSalliance , @NEDemocracy , @KIOSFoundation , @hivos , @TournonsLaPage , @hrdburundi , @hrw_fr , @UN_HRC , @EurAc_Net , @achpr_cadhp , @AmnestyEARO , @amnestyvl , @amnestybe , @omctorg , @WGEID
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🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣 Tant que les gestionnaires de ces travaux inachevés ne seront pas traduits devant la justice ... il continuera cette blague de fausse colère ... rien ne changera !
IWACU Burundi@iwacuinfo

À Karusi, @GeneralNeva dénonce des chantiers inachevés, des détournements et la corruption. Après sa colère au Centre naisseur de lapins, le patron de l’OBUHA a été destitué. Un audit des 2,391 milliards BIF dépensés est annoncé. iwacu-burundi.org/les-denonciati…

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esdras ndikumana
esdras ndikumana@rutwesdras·
C’est peut-être ceci qui explique cela (le pays progresse parce que la presse n’aborde plus les sujets qui fâchent et donc ne s’attire pas les foudres du pouvoir) : une bonne analyse, très lucide sur la liberté de la presse au #Burundi
Yaga Burundi@YBurundi

📰 Le recul de la liberté de la #presse ne se manifeste pas toujours par des fermetures spectaculaires de #médias ou des arrestations visibles. Parfois, il s’installe plus discrètement à travers les silences. Le #Burundi a gagné 6 places au classement de RSF (Reporter sans frontières). Pour autant, la liberté de la presse se porte-t-elle bien ? La réponse est nuancée 🤔 🇧🇮 Au Burundi, certains sujets semblent progressivement sortir du débat public : gouvernance, #justice, corruption, pauvreté, gestion des ressources publiques ou libertés citoyennes. Lorsque les #journalistes travaillent sous pression, dans la précarité ou avec la peur de franchir des lignes invisibles, l’autocensure devient un mécanisme de survie. #LiberteDExpression

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