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@VertefeuilleR
Ce que vous êtes éclate avec tant de force, que je ne puis entendre ce que vous me dites.(Emerson)



Je souhaite réagir à quelques points dans cet article où, selon moi, l’incohérence est manifeste. 1/ Les signataires invoquent que le « raisonnement pragmatique éclipse la question de fond ; il réduit l’impact de la loi au nombre de personnes ayant perdu leur emploi, sans considérer l’atteinte aux droits fondamentaux. » À mon avis, il est important de souligner qu’ils présentent le débat sous l’angle des droits fondamentaux, mais de façon sélective. Ils mettent de l’avant les droits des éducatrices, notamment leur liberté individuelle d’expression religieuse, ce qui est légitime en soi. Toutefois, cette perspective occulte: - le droit des enfants à évoluer dans un environnement éducatif neutre sur le plan religieux, cette neutralité vise à protéger leur liberté de conscience, à un âge où ils sont en construction et particulièrement influençables. - Le droit des parents de garantir à leurs enfants une éducation neutre, propice au développement de l’esprit critique et affranchie des dogmes. - Et le droit du gouvernement à recourir à la clause dérogatoire. Ainsi, réduire le débat à une opposition entre droits individuels brimés d’une catégorie de personnes, et action gouvernementale abusive simplifie excessivement une réalité plus complexe. 2/ Ils posent une autre question que je trouve pertinente : « S’il y avait assez de personnel, parlerait-on de la loi et de ses conséquences ? » En effet, s’il y avait suffisamment de personnel, ces femmes feraient-elles autant de bruit, profiteraient-elles de la conjoncture de pénurie? ou chercheraient-elles plutôt à conserver leur emploi en se conformant à la loi ? Après tout, ce sont elles qui ont besoin de leur travail, et non l’inverse. 3/ Ils posent une autre question : « Quelles sont les conséquences sur les personnes qui sont les premières ciblées, soit celles qui portent un signe religieux ? » C’est normal que « L’interdiction des signes religieux dans le réseau de l’éducation a des effets discriminatoires sur les femmes musulmanes qui portent l’hidjab » Parce que leur croyance est elle-même discriminatoire envers elles, en n’imposant pas aux hommes les mêmes exigences. C’est leur religion et la lecture qu’elles ont choisi d’en faire qui les discrimine et non pas la laïcité. 4/ Ils soulignent : « Rappelons que cette loi, comme les autres lois sur la laïcité du gouvernement Legault, utilise de façon préventive la disposition de dérogation » Les signataires blâment le gouvernement d’avoir recours à la clause dérogatoire. Pourtant, elles passent sous silence le fait que contester ce recours revient aussi à nier le droit du gouvernement d’exercer les pouvoirs que lui confère la loi. En cherchant à culpabiliser le gouvernement pour avoir exercé un droit prévu, elles tentent paradoxalement de l’en empêcher, Où est la cohérence à revendiquer des droits pour quelques-uns tout en privant les autres ? 5/ Ils affirment que « il permet dans ce contexte de porter atteinte au droit à l’égalité sur la base de la religion et du genre ». Pourtant, en prétendant défendre ce principe, ils cautionnent implicitement une vision très inégalitaire entre les hommes et les femmes. Ce n’est un secret pour personne qu’en islam, la femme n'a pas du tout la même valeur que l’homme, une réalité que j’ai moi-même vécue en recevant la moitié de la part d’un héritage à celle de mon frère. Les signataires peuvent avancer tous les arguments qu’ils veulent, mais parler d’égalité dans ce contexte, j’en doute. Au fond, leur message est clair : ce serait au Québec de renoncer à ses valeurs et de s’adapter, aux enfants de faire une croix sur leur droit à une éducation neutre, et aux familles musulmanes comme non musulmanes qui ont choisi le Québec pour sa laïcité, de voir compromis leur droit à un environnement éducatif qui protège la liberté de conscience de leurs enfants. Tout cela pour accommoder des situations où le respect de la loi permet pourtant déjà de conserver son emploi. Il ne s’agit donc pas d’une contrainte réelle, mais bien d’un refus de compromis et d’une volonté d’imposer une lecture stricte de la religion, sans considération pour l’intérêt collectif. Ce n’est pas la laïcité qui discrimine ces femmes, c’est leur arbitraire. Fatima Aboubakr Citoyenne Québécoise ledevoir.com/opinion/idees/…



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