
Marc ANDRES
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À compter de ce jour, Itamar Ben-Gvir est interdit d'accès au territoire français. Cette décision fait suite à ses agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Smud. Nous désapprouvons la démarche de cette flottille qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires, dont je salue le professionnalisme et le dévouement. Mais nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public. Je relève que ces agissements ont été dénoncés par un grand nombre de responsables gouvernementaux et politiques israéliens. Ils font suite à une longue liste de déclarations et d’actions choquantes, d’incitations à la haine et à la violence à l'encontre des Palestiniens. Comme mon collègue italien, je demande à l'Union européenne de prendre également des sanctions à l’égard d’Itamar Ben-Gvir.


🇳🇴🇷🇺La Norvège se prépare à la guerre. Le pays nordique rentre de plus en plus dans une logique de défense totale en cas de conflit avec la Russie. Ils préparent une défense civile, construisent des abris anti-aériens et préparent la population, notamment dans l'Arctique, à vivre en autonomie en cas d'invasion russe. Ils enchaînent également des exercices grandeur nature d'évacuation de civils dans les zones les plus proches de la frontière russe. L’erreur européenne de ces 30 dernières années a été de croire que la paix était un acquis permanent, permettant de sacrifier progressivement la résilience stratégique au profit d’autres priorités. La Norvège s'est réveillée et a compris qu'elle était en danger. On sait que la frontière russo-norvégienne est déjà largement infiltrée par des espions russes. Des stations radar de l'OTAN en Arctique sont régulièrement ciblées lors d'exercices militaires russes dans la région, ce qui met directement en danger la sécurité des population dans le nord de la Norvège. En cas d'attaque, tout le pays doit tenir : administrations, collectivités, entreprises, chaînes alimentaires, services d’urgence et citoyens eux-mêmes. C’est cette culture de résilience collective qui manque encore à une grande partie de l’Europe occidentale où la guerre reste souvent lointaine et abstraite. La Norvège l'a bien compris et elle se prépare au scénario du pire.













