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🚨 Aujourd'hui, pas de géopolitique parce que ce qui s’est passé ces derniers jours sur les marchés n’a rien d’anecdotique. Au dela des problématiques Trump-UE et le Groenland, le vrai point de rupture est obligataire et il vient du Japon. 🇯🇵 Dans le tweet attaché, je disais que lorsque le 10 ans japonais s'approcherait des 2.5-3%, le marché commencerait à se poser des questions. Nous y sommes et c'est un choc. Pourquoi ? Parce que le Japon est construit depuis plus de vingt ans sur des taux durablement bas, une banque centrale omniprésente et une dette publique gérable uniquement grâce à cette anesthésie monétaire permanente. Quand les taux longs se tendent brutalement, c’est le marché qui commence à remettre en cause le régime lui-même. 🏢 Le déclencheur de tout cela est politique. L’annonce d’élections anticipées et la montée en puissance des discours budgétaires expansionnistes de Sanae Takaichi ont réveillé un traumatisme bien connu des marchés obligataires : la perte de crédibilité fiscale. Des promesses de baisses de taxes, un soutien massif au pouvoir d’achat et des dépenses publiques mal financées dans un pays ultra-endetté suffisent à faire exploser la prime de risque sur les taux longs. Mais là où ça devient mondial, c’est quand on comprend le rôle du Japon dans la plomberie financière mondiale. 💰 Le Japon est la colonne vertébrale du financement mondial et le yen est la devise de financement par excellence. Pour rappel, le fameux "Yen Carry Trade", dont je parle depuis 2 ans, consiste à emprunter en yen à très faible coût et investir ailleurs dans des actifs plus rémunérateurs (actions US, crédit, tech, etc). Tant que le yen est stable, que les taux japonais sont ancrés au plancher et que la volatilité est faible, le système fonctionne mais quand les taux longs japonais montent vite, tout change. C'est ce qui se passe aujourd'hui, du coup, on réduit le levier, on coupe des positions, on vend des actifs risqués. ⚠️ Toute l'intervention de Bessent hier s'explique, surtout quand il insiste sur le rôle du Japon dans les mouvements récents parce que celui-ci finance une partie invisible des marchés financiers. 🤔 Pendant ce temps-là, le Japon est lui-même dans une situation économiquement très inconfortable. On parle de stagflation et l’inflation est devenue structurellement gênante en grande partie via les importations et la faiblesse du yen alors que la croissance reste molle et les salaires réels peinent à suivre. Du coup, politiquement la tentation est énorme de soutenir l’économie par le budget alors que monétairement la marge de manœuvre est étroite. 🤷♂️ La Bank of Japan est donc coincée entre deux risques systémiques. D’un côté, laisser les taux monter et risquer un choc obligataire domestique avec des effets de contagion mondiaux via le carry trade. De l’autre, intervenir massivement pour plafonner les taux, au risque d’affaiblir le yen, d’alimenter l’inflation et de perdre toute crédibilité. 🇬🇧 J'ai l'impression de revivre la situation du Royaume-Uni en septembre 2022. Quand Liz Truss a lancé son mini-budget en pleine inflation, le marché obligataire a explosé et la Bank of England a dû intervenir en urgence avec la planche à billets pour sauver les fonds de pension malgré une inflation à plus de 10%. 💸 Pour le Japon, il y a deux solutions mais je n’en vois qu’une à court terme : la fuite en avant avec des achats massifs de dette et de la création monétaire pour stabiliser le marché obligataire comme au UK. Une solution qui fragilise encore plus le yen, entretient l’inflation importée et reporte le problème à plus tard. 🧐 Quand je vois les taux japonais ce matin, je me dis que des banques japonaises ont déjà commencé à intervenir mais d’autres communications ne devraient pas tarder. Au vu de l’état des marchés obligataires de la planète, je me dis que dans quelques mois/années, le Yield Curve Control sera sur toutes les lèvres.
