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Certains économistes éco socialistes ou communistes révèlent aujourd’hui une dérive inquiétante : face à un État qui taxe déjà trop, la réponse n’est jamais de réduire son emprise, mais de chercher ce qui lui échappe encore. Mais les citoyens ne le comprennent pas. Explication :
Sous couvert de « justice fiscale », ces économistes désignent le capital, l’épargne et la transmission comme des anomalies à corriger. Le citoyen qui travaille, épargne, investit ou transmet devient suspect dès lors qu’il conserve une part trop visible de ce qu’il a construit.
C’est précisément le danger de ces mesures illibérales : elles déplacent la frontière entre l’État et l’individu au détriment de ce dernier. La propriété privée n’est plus un droit solide, mais une tolérance conditionnelle. Le patrimoine n’est plus le fruit d’un effort, d’un risque assumé et d’une abstention volontaire de consommation immédiate, mais une réserve disponible pour financer une dépense publique jamais remise en question.
L’exemple du patrimoine immobilier illustre parfaitement ce risque. Aujourd’hui, on présente la taxation des « grandes fortunes mobilières » comme une mesure ciblée et raisonnable.
Mais une fois le principe admis, celui de taxer un patrimoine simplement parce qu’il existe, pourquoi s’arrêter aux portefeuilles d’actions ? Demain, la même logique s’appliquera tout aussi naturellement à la maison familiale, à l’appartement mis en location, au terrain hérité ou au petit immeuble acquis pour préparer sa retraite.
On invoquera alors la « capacité contributive dormante » de ces biens, même lorsqu’ils ne génèrent pas les liquidités nécessaires pour acquitter l’impôt. Le propriétaire sera riche sur le papier, mais souvent pauvre en trésorerie. Il possédera un actif, sans disposer forcément de l’argent pour payer chaque année une taxe calculée sur une valeur estimée par l’administration.
Résultat : il devra vendre, s’endetter davantage ou transmettre moins à ses enfants. C’est le glissement illibéral classique : l’État ne se contente plus de taxer ce que vous gagnez, il taxe ce que vous avez patiemment construit. Et s’il n’y a pas assez de liquidités, il vous pousse progressivement à vous dessaisir de votre propre bien.
Le plus inquiétant n’est donc pas le taux annoncé, souvent présenté comme modeste. C’est le principe. Une fois admis que l’État peut taxer la simple détention d’un patrimoine, les seuils peuvent baisser, les taux augmenter et la surveillance fiscale s’étendre.
Ces « économistes » ne veulent pas seulement corriger un déséquilibre fiscal. Ils veulent soumettre progressivement toute richesse privée à l’appréciation du pouvoir politique. C’est une logique de contrôle, pas de liberté.
Ce qui commence par « taxer les grandes fortunes » finira par menacer ceux qui ont simplement travaillé, remboursé un crédit pendant trente ans et voulu mettre leur famille à l’abri.
Le vrai courage ne consiste pas à inventer de nouveaux impôts. Il consiste à réduire l’État, protéger la propriété, alléger le travail et rendre aux citoyens la maîtrise de ce qu’ils gagnent.