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@chuvak

clanker commander, product and experience engineer, techno-optimist🛡️

.de Katılım Nisan 2008
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moritz@chuvak·
The strange games we play
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cygaar
cygaar@0xCygaar·
Greatest test of intelligence is asking someone what they think of Elon Musk
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moritz
moritz@chuvak·
@brivael Claude erlaubt, wirklich in die Tiefe der Dinge zu entgehen. Wirklich vieles zu lernen und zu entdecken. Für uns Neugierige ist es ein wunderbares Werkzeug. Aber nur die wenigsten nutzen es wirklich so.
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
La chute de l’empire. Il faudra saluer sa dernière créature Macron, qui aura bluffé tout le monde en 2017. C’était sa prime. J’étais jeune et con, j’ai cru au sauveur de la nation qui avait compris les startups. Que nenni, c’était un énorme mirage communiste. Depuis, j’ai travaillé, beaucoup travaillé, puis j’ai découvert Claude qui permet d’aller dans le fond des choses, vraiment dans le fond des choses. L’escroquerie intellectuelle est terminée, vivement la libération. J’ai jamais été aussi optimiste. Cette fois-ci Palpatine a perdu.
GRM@grm_off

La stratégie mitterrandienne aura tenu 50 ans.

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moritz
moritz@chuvak·
Die wahren Werte einer Organisation sind die Verhaltensweisen, die sie belohnt, und die, die sie sanktioniert. Nichts anderes.
Brivael Le Pogam@brivael

"On ne gère pas un pays comme une entreprise." C'est la phrase préférée de ceux qui n'ont jamais géré ni l'un ni l'autre. Laissez-moi vous raconter l'histoire d'un document de 125 slides qui détruit cet argument, slide après slide. En 2009, Netflix rend public son deck interne sur la culture d'entreprise. Sheryl Sandberg, alors COO de Facebook, le décrit comme le document le plus important jamais sorti de la Silicon Valley. Elle avait raison. Mais pas pour les raisons qu'elle croyait. Le deck commence par une démolition. Les "valeurs d'entreprise" affichées dans les halls d'accueil ne veulent rien dire. Enron avait "Integrity" gravé dans le marbre de son lobby. Les vraies valeurs d'une organisation, ce sont les comportements qu'elle récompense et ceux qu'elle sanctionne. Rien d'autre. Ensuite vient le cœur du réacteur, deux mots: Freedom and Responsibility. Le pari de Netflix est contre-intuitif. Plus une entreprise grandit, plus elle ajoute des process pour contrôler le chaos. Et plus elle ajoute des process, plus les gens talentueux partent, parce que les gens talentueux détestent être traités comme des suspects. Restent les médiocres, qui adorent les process, parce que les process les protègent. La solution de Netflix: au lieu d'augmenter le contrôle, augmenter la densité de talent. Et donner à ces talents une liberté presque totale. Pas de politique de congés. Pas de politique de notes de frais au-delà de cinq mots: "Agis dans l'intérêt de Netflix." Cinq mots qui remplacent des centaines de pages de règlement intérieur. Le deck va plus loin: la liberté n'est pas une récompense, c'est un mécanisme de sélection. La liberté attire les gens responsables. Les gens responsables prospèrent dans la liberté. Et des gens responsables et libres sont plus heureux, plus créatifs, plus productifs. C'est un cercle vertueux auto-entretenu. Maintenant, relisez tout ce qui précède en remplaçant "entreprise" par "pays" et "employés" par "citoyens". Des règles simples plutôt qu'un code de 4000 pages. La confiance par défaut plutôt que le contrôle a priori. La responsabilité individuelle comme contrepartie de la liberté. La sélection par la liberté plutôt que la rétention par la contrainte. Ce système a un nom. Ça s'appelle le libéralisme. Hayek l'avait théorisé: l'ordre n'a pas besoin d'être imposé d'en haut, il émerge spontanément quand des individus libres et responsables disposent du bon contexte. Netflix appelle ça "context, not control". Hayek appelait ça l'ordre spontané. C'est exactement la même idée. Et chaque principe du deck est une institution libérale miniature. Le courage (dire ce qu'on pense même quand c'est inconfortable), c'est la liberté d'expression comme mécanisme de correction d'erreur. La candeur radicale (le feedback direct, permanent, sans filtre hiérarchique), c'est une presse libre interne. L'information circule sans passer par la censure des middle managers. "Highly aligned, loosely coupled", c'est le fédéralisme: une vision commune, une exécution décentralisée. Et le plus violent: "adequate performance gets a generous severance package". Pas d'emploi à vie, pas de statut, pas de rente de situation. Le marché, à l'intérieur même de l'entreprise. Faites le bilan. Netflix a méthodiquement supprimé tout ce qui constitue un État dans une entreprise: la bureaucratie, le contrôle a priori, les règlements proliférants, les statuts protégés, la rétention d'information par la hiérarchie. Résultat: une boîte de location de DVD par courrier a survécu à trois disruptions technologiques majeures, qu'elle a elle-même initiées, pour devenir un géant mondial du divertissement. La démonstration par A+B que la bureaucratie n'est pas le prix de la grande échelle. C'est un choix. Et c'est le mauvais. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Parce que Netflix a ensuite démontré autre chose, malgré elle: comment un système libéral meurt. Vers la fin des années 2010, la flamme s'éteint. Le wokisme s'installe, et il inverse chaque principe du deck un par un. Le courage de dire ce qu'on pense devient la peur d'offenser. La candeur radicale devient la conformité idéologique, le feedback remplacé par la délation. La densité de talent devient les quotas. "Agis dans l'intérêt de Netflix" devient "agis dans l'intérêt de ta tribu". En 2021, des employés font la grève parce qu'un comédien a fait des blagues. Des activistes internes exigent la censure du contenu de leur propre plateforme. Le système immunitaire de la culture, ce fameux "adequate performance gets a generous severance", ne fonctionne plus: on ne pouvait plus virer les militants, seulement les performeurs. Le wokisme est exactement ce que le deck combattait: une bureaucratie. Pas une bureaucratie de process, une bureaucratie morale. Des règles proliférantes sur ce qu'on peut dire, des commissaires (les DEI officers), des statuts protégés, un contrôle a priori de la pensée. Netflix avait supprimé l'État dans sa boîte. L'État est revenu par la fenêtre, déguisé en vertu. Il a fallu attendre 2022 pour que la direction réagisse, en écrivant noir sur blanc dans le nouveau memo culture: si le contenu vous offense, Netflix n'est peut-être pas l'endroit pour vous. Traduction: démissionnez. Quand une entreprise doit écrire ça dans son document fondateur, c'est qu'elle a déjà perdu la flamme. Elle ne l'a jamais complètement retrouvée. Ce qui nous amène au cas Musk, fascinant parce qu'il résout précisément ce problème, par un chemin opposé. Musk aussi extermine la bureaucratie. Son algorithme est connu: questionne chaque exigence, supprime chaque pièce et chaque process que tu peux, simplifie ensuite seulement. SpaceX et Tesla sont des machines de guerre anti-bureaucratiques. Mais l'architecture est différente. Netflix, c'était l'ordre spontané hayekien: des milliers d'agents libres et un contexte partagé. Musk, c'est un génie omnipotent dans la stack, capable de descendre à n'importe quelle couche du système, du design d'une valve à la stratégie corporate, et de trancher. Et face au wokisme, les deux modèles n'ont pas réagi pareil. Netflix a mis des années à répondre, parce qu'un ordre spontané n'a pas de tête, donc pas de système de défense centralisé. Musk a viré les militants de Twitter en une semaine, parce qu'un despote éclairé n'a besoin de la permission de personne. C'est tout le dilemme. Le système Netflix est une institution: il survit à son fondateur, mais il est capturable. Le système Musk est immunisé contre la capture, mais il ne survit que tant que le génie est réel, présent, et qu'il a raison. Le libéralisme tient sur la durée. Mais il a besoin de gardiens qui ont le courage de défendre la flamme. C'est la leçon que Netflix a payée au prix fort, et que les nations occidentales sont en train d'apprendre en ce moment même. Alors la prochaine fois qu'on vous dit "on ne gère pas un pays comme une entreprise", répondez: vous avez raison. Une entreprise qui traite ses gens comme des suspects fait faillite. Un pays qui fait pareil continue, et vous envoie la facture.

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Aryan
Aryan@justbyte_·
This looks accurate 😂😀
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moritz
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zcash:native Big Chart
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Jack Stettner
Jack Stettner@JackStettner·
If your ai startup is called General _, Standard _, or Applied _, congrats on the $100M round
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Andreas Moser
Andreas Moser@AndreasMoser007·
- Mandanten erstellen mit KI einen Ehevertrag. - Anwälte: Das ist grober Unfug. Lasst das lieber die Profis machen. - Mandanten gehen mit ihrer Version zum Notar. - Notar: So einen Rotz beurkunde ich nicht. => Anwälte lachen sich kaputt und verlangen jetzt das Dreifache.
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ハヤシモン|AI × 個人開発
Claude Fable 5でどこまで表現できるのか、あえて難しいお題を投げてみた。 インクが流体みたいに溶け合う演出。 これは厳しいかなと思って限界を見にいったんだけど、普通に形になってしまった。 デザイン表現力もかなりすごい。 実際にこちらで遊べます👇 suminagashi-fjdbyyqi.manus.space
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Astur
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@Alexintosh It’s really not that hard to unlock, i’m from Spain and I have it enabled😅
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alexintosh
alexintosh@Alexintosh·
iPhone Mirroring is banned from the EU because of the monstrosity of the Digital Markets Act. So I built my own. Works on WiFi at 60fps over AirPlay, mouse and keyboard support.
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moritz
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@brivael Pessimismus ist ein Luxus für Zuschauer!
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Hier un ami m'a dit: "le UK, c'est fini." On me dit souvent la même chose de la France. "La France, c'est fini." Je comprends d'où vient ce sentiment. Les chiffres de l'immigration, la dette, les rues de Londres et de Paris, les institutions capturées. Le constat est largement exact. Mais la conclusion est une erreur. Et pas une petite erreur d'analyse. Une erreur mortifère. Voici pourquoi. Dire "le UK c'est fini" ou "la France c'est fini", ce n'est pas un diagnostic local. C'est une capitulation globale que vous n'avez pas encore avouée. Parce que le UK et la France ne sont pas des pays comme les autres. Ce sont deux des trois matrices de l'Occident. La common law, l'habeas corpus, le Parlement de Westminster. Les Lumières, les droits de l'homme, le Code civil. Si ces deux-là tombent définitivement, vous ne perdez pas deux pays. Vous perdez la preuve que le modèle fonctionne. Et le mécanisme est implacable: si le wokisme, qui n'est que le communisme après sa mutation des années 70, gagne en Europe, il ne s'arrête pas en Europe. Une idéologie qui a survécu à la chute de son propre empire ne s'arrête pas à une frontière. Elle a déjà traversé l'Atlantique une fois, en 1966, par Johns Hopkins. Elle retraversera dans l'autre sens. L'Occident tient ensemble ou tombe ensemble. Regardez la carte de ce qui est en jeu. Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Irlande. La France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Benelux, la Suisse, l'Autriche. Les pays nordiques. La Pologne, les Baltes, la Tchéquie, toute cette Europe centrale qui a déjà payé pour savoir. Et les avant-postes: l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, Israël. Ce n'est pas une liste de pays. C'est une seule civilisation distribuée sur quatre continents. Abandonner un nœud, c'est affaiblir tout le réseau. Maintenant, le point que tout le monde oublie quand il désespère. Les plus grands d'entre nous ont désespéré aussi. Peter Thiel a raconté la scène dans son interview au New York Times. Un dîner avec Elon, pendant la campagne de 2024. Thiel lui dit: si Trump perd, je quitte le pays. Et Elon répond: "There's nowhere to go. There's nowhere to go." Il n'y a nulle part où aller. Thiel rentre chez lui et comprend deux heures plus tard ce qu'il vient d'entendre: Elon ne croyait plus en Mars. Plus comme projet politique. Parce qu'il avait compris que le gouvernement socialiste et l'IA woke le suivraient jusque sur Mars. L'homme qui construit des fusées pour fuir la Terre avait conclu que la fuite était impossible. Et qu'a-t-il fait de ce désespoir? Il n'a pas émigré. Il n'a pas abdiqué. Il a compris que puisqu'il n'y a nulle part où fuir, il n'y a qu'une option: se retourner et combattre. Ici. Maintenant. C'est exactement le bon raisonnement, et il vaut pour le UK et pour la France: il n'y a pas de sortie, donc il n'y a que la reconquête. Et la reconquête a déjà commencé. Ouvrez les yeux sur ce qui s'est passé en trois ans. L'idéologie qui semblait invincible en 2020 est en train de crever de partout. Les programmes DEI démantelés les uns après les autres dans les plus grandes entreprises américaines. Les universités forcées de rendre des comptes pour la première fois en cinquante ans. La censure qui régnait sur les réseaux, brisée. Les électorats occidentaux qui, élection après élection, rejettent le logiciel. Ce qui se vendait comme le sens de l'Histoire se révèle pour ce que c'était: une mode portée par la peur, et la peur a changé de camp. Et au centre de ce retournement, un fait sans précédent: l'homme le plus riche de l'histoire de l'humanité, en route pour devenir le premier trillionaire, a décidé de consacrer sa fortune, ses plateformes et ses machines à détruire cette idéologie. Pas à s'en accommoder. Pas à acheter la paix. À la détruire. Jamais, dans toute l'histoire de la guerre froide, le monde libre n'a eu un atout pareil. Les dissidents soviétiques écrivaient des samizdats à la machine à écrire. Nous, nous avons les fusées, les modèles d'IA et le réseau de distribution mondial de l'information entre les mains de gens qui ont choisi notre camp. Alors non, le UK n'est pas fini. La France n'est pas finie. Une nation n'est finie que le jour où ses bâtisseurs le décrètent, et le décréter, c'est précisément le but de guerre de l'adversaire. Le déclinisme n'est pas de la lucidité. C'est l'idéologie ennemie qui tourne dans votre propre tête, qui vous fait faire son travail gratuitement. Il n'y a jamais eu autant d'espoir pour le monde libre. Le vrai. Pas le mirage de 1989, quand nous avons célébré la victoire sur une adresse vide. Cette fois, nous savons où est l'ennemi, nous savons comment il fonctionne, et les hommes les plus capables de la planète sont enfin entrés dans la bataille. Le pessimisme est un luxe de spectateur. Nous ne sommes pas des spectateurs. Au travail.
Brivael Le Pogam tweet media
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Péter Szilágyi
Péter Szilágyi@peter_szilagyi·
The scary part about Anthorpic's Fable nerf is not that it refuses to answer biology or cryptography. It's that it foreshadows what's coming. A world where a couple companies decide what you can and cannot do. They're building a new ruling class and you're not in it...
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moritz@chuvak·
@Ralf_Hoecker @Koeln Wir leben doch in einer Demokratie. Warum lassen wir vielen uns das von diesen paar wenigen bieten?
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Ralf Höcker
Ralf Höcker@Ralf_Hoecker·
Liebe Stadt @Koeln, die Zustände am Friesenplatz sind nicht mehr tragbar: Offener Drogenkonsum, Gewalt, Fäkalien und ständiges aggressives Gebrüll. Wenn das Rolltor unserer Tiefgarage ausnahmsweise funktioniert, weil gerade einmal niemand gegen die Elektronik gepinkelt hat, fallen einem Abhängige entgegen, sobald es sich öffnet. Die Rolltreppe zur U-Bahn ist heute außer Betrieb, weil sie zur Darmentleerung genutzt wurde. Unser Aufzug wurde auch schon einmal entsprechend „umfunktioniert“. Vor einiger Zeit war ich Zeuge in einem Strafverfahren, weil ich einen Abhängigen dabei beobachtet habe, wie er einem anderen seine Krücke über den Kopf gezogen hat. Und zwar mit der schweren Griffseite. Zwei- bis dreimal die Woche werde ich vor meinem Büro oder beim Verlassen der Tiefgarage angepöbelt und beleidigt. Ich habe ein dickes Fell, aber langsam liegen die Nerven nicht nur bei mir blank. Wann tut sich etwas?
Ralf Höcker tweet mediaRalf Höcker tweet mediaRalf Höcker tweet media
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moritz
moritz@chuvak·
That’s what separates reality from the great stories. There is no evil puppet master pulling the strings. Everyone gets up in the morning believing they’re doing the right thing. The human psyche is capable of justifying almost anything.
Brivael Le Pogam@brivael

J'ai regardé des centaines d'analyses sur le déclin de l'Occident. 99% finissent par tomber dans le même piège, et c'est le plus vieux piège de l'humanité : le bouc émissaire. Donnez-nous un nom, un visage, une famille, un milliardaire, une organisation. Le cerveau humain exige un coupable comme l'estomac exige du pain. Girard a passé sa vie à documenter ce réflexe. Quand une communauté traverse une crise qu'elle ne comprend pas, elle ne cherche pas une explication : elle cherche une victime. Le sacrifice soulage, mais il ne soigne rien. Et voilà l'ironie suprême : les analystes anti-système qui hurlent un nom reproduisent le rituel le plus archaïque du système qu'ils prétendent combattre. J'ai eu une chance rare : côtoyer beaucoup d'élites. Des fondateurs, des financiers, des politiques, des hauts fonctionnaires. De toutes origines, de toutes religions, de plusieurs continents. Et ma plus grande leçon, celle qui m'a d'abord glacé puis libéré, tient en une phrase : il n'y a aucun pilote dans l'avion. Pas de cockpit. Pas de plan. Chacun dans la pièce croit que quelqu'un d'autre a le plan. Le régulateur de Bruxelles croit protéger les citoyens. La DRH qui déploie sa formation croit réparer une injustice. Le journaliste croit défendre la démocratie. Le militant croit sauver la planète. J'ai cherché le méchant de cinéma pendant des années. Je n'ai trouvé que des gens qui se lèvent le matin convaincus de faire le bien. C.S. Lewis avait prévenu : de toutes les tyrannies, la plus oppressive est celle qui s'exerce sincèrement pour le bien de ses victimes. Car le bandit finit par dormir, mais ceux qui nous tourmentent pour notre bien ne s'arrêtent jamais : leur conscience les approuve. Alors comment un système aussi destructeur peut-il exister sans concepteur ? Exactement comme une langue. Personne n'a conçu le français : des millions de locuteurs, des siècles, des emprunts, des fusions, et un ordre est apparu. Personne ne pilote une nuée d'étourneaux : dix mille oiseaux, des virages parfaits, zéro chef. Les idées fonctionnent pareil. Elles naissent séparées (une thèse de Foucault, un concept de Marcuse, une culpabilité puritaine américaine), elles fusionnent, elles mutent, elles se sélectionnent. Celles qui survivent ne sont pas les plus vraies : ce sont les plus contagieuses et les mieux défendues. Au bout de trois générations, ça donne un socle culturel que personne n'a choisi et que tout le monde respire. Hayek a un mot pour ça : les ordres spontanés. Le résultat de l'action humaine, mais pas du dessein humain. Et voici le retournement que presque personne ne fait : le complotiste et le planificateur soviétique commettent exactement la même erreur. Tous les deux croient qu'un système complexe a forcément un pilote. L'un veut le démasquer, l'autre veut prendre sa place. Les deux n'ont rien compris à la complexité. Il n'y a pas de pilote à démasquer, et c'est précisément pour ça qu'il n'y a jamais eu de pilote à installer. Soljenitsyne, depuis le Goulag, avait écrit la phrase définitive : la ligne qui sépare le bien du mal ne passe ni entre les États, ni entre les classes, ni entre les partis. Elle passe au milieu de chaque cœur humain. Celui qui ne cherche le mal que chez les autres a déjà perdu. Et maintenant la bonne nouvelle, parce que c'en est une, immense. S'il y avait un pilote, il faudrait un coup d'État, et vous n'y pouvez rien. Mais contre des idées ? Tout le monde peut tout. Une idée se réfute à un dîner. Se remplace dans une salle de classe. Se déloge dans un post, un livre, un film, un modèle d'IA. Le champ de bataille n'est pas un palais gardé : il est partout, dans chaque conversation, et chacun de nous y est déjà enrôlé. On ne décapite pas un brouillard. On le dissipe. Avec de la lumière. C'est pour ça que cette série attaque des idées, des livres, des dates, et jamais des hommes. Les hommes meurent, les idées restent. Foucault est mort en 1984 : son logiciel tourne encore. Pour tuer un logiciel, il n'y a qu'un moyen : écrire le meilleur programme. Il n'y a pas de pilote dans l'avion. Alors prenez les commandes. Au travail.

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signüll
signüll@signulll·
in today's keynote, apple produced this really interesting graphic that ironically outlines the core mechanics for a new type of operating system (for perhaps a new class of devices). you can see how this moves the world from an app based ecosystem to an intent centric world. i.e. you roughly do not need third party applications in this world at all esp when ai has the ability to construct & deconstruct interfaces / experiences on demand.
signüll tweet media
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